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09/02/2008

VIVE LA GENERALE

Reçu par mail (merci Jacques), un peu long à lire, mais pas mal pensé...

Société Générale - Comité de direction la semaine dernière ...
"- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.
- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.
- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Charles-Hubert ?
- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal digérer la purée de céleri.
- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.
- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance personne !
- Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à renvoyer des cadres dirigeants. Le plan social, on le fera sur le dos des guichetiers. Non, sérieusement, faut trouver un clampin pour porter le chapeau rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.
- Oui, monsieur le président, mais qui ?
- J'sais pas moi, je suis pas là pour tout faire, non plus. Y'a personne que vous voulez virer ? Un minus, mais avec une bonne gueule de psychopathe, qu'on pourrait montrer la télé en disant "tout est de sa faute" ?
- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs pêchés avant de l'envoyer dans le désert...
- Charles-Hubert, vous faites chier avec vos histoires de cureton. C'est pas parce que vous avez pass 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque CoDir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke, de la banque centrale américaine a compris qu'il était dans la merde après la crise des prêts immobiliers. La prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.
- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuler.
- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?
- Ici, monsieur le président.
- Ces tronches de nases qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous n'avez jamais pensé donner des consignes, genre "éviter d'embauchés des demeurés" ? On va pas s'en sortir, là, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurninghe, vos en dites quoi ?
- Il est conseiller clientèle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards cause de lui.
- Même en magouillant avec la Suisse ?
- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.
- Mouais, va falloir taper ailleurs. Celui-là, Marc Brice, votre avis ?
- Directeur financier d'une sous-filiale de spécialistes dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.
- Faites le malin, Jean-Edouard, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tête de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous me le mouillez à mort. Jean-Guy, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, a vous connaît, non ?
- Oui, on peut magouiller un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?
- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée.. On dirait des hamsters sous acides, tous autant qu'ils sont ! Allez, celui-là paiera pour les autres.
- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce minus, personne n'y croira jamais !
- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, que 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un vélléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en back-up, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du Champ', je propose une petite fiesta avec les nouvelles stagiaires de la com' pour fêter ça..
.

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00:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Société Générale | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Rien à voir, mais le défi-mot vient de passer en phase de vote sur le forum VIB, c'était juste pour te prévenir que tu peux lire le textes de tous les participants et voter aussi ^^

c'est tout.

Écrit par : Lili | 09/02/2008

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Le plus drôle dans cette histoire, c'est qu'il doit y avoir beaucoup de vrai...

Écrit par : PetitPagne | 09/02/2008

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tout est dit !!

Écrit par : kitty241 | 09/02/2008

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