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14/05/2008

La honte du siècle

J'ai vécu deux grands moments de solitude dans ma vie.

Il y a désormais prescription, je peux donc vous les offrir en pâture pour en rire ensemble.

 

Fumer nuit gravement à la santé :

Dans la rue, envie d'une petite clope. Mon briquet est un luxueux mini-bic blanc qui est toujours enfoui sous le fourbi de mon sac de fille. Je farfouille en regardant d'un oeil distrait, trouve enfin l'objet oblong et blanc l'extrait de mon sac et appuie sur la mollette. Pas de flamme. Et pour cause, je m'escrimais depuis 10 secondes à allumer un... tampon .... en plein milieu de la foule. C'est long 10 secondes, quand vous avez une bonne partie de la population masculine de Paris qui vous regarde avec curiosité !

 

Ne sous-estimez jamais une petite envie :

En congrès à Strasbourg, je me dis qu'il faut quand même que je visite. Je quitte le Palais des Congrès pour me diriger vers le centre-ville sans être passée aux toilettes (notez bien, ce détail a son importance) et pars en vadrouille. Une heure plus tard ma vessie commence à me rappeler à l'ordre. Je n'aime pas trop les toilettes publiques, je décide donc de passer outre. Le froid aidant (nous sommes au mois de novembre), la gentille petite envie se transforme en torrent impérieux. Je me précipite vers la station de taxis la plus proche pour rentrer le plus vite possible à mon hôtel... Et là après 10 bonnes minutes d'attente ... pas de taxis en vue.

Le torrent impérieux devient un tsunami tel que je suis à la limite du malaise. C'est horrible, je suis prête à baisser ma culotte dans n'importe quel coin sombre. Sauf que, de coins sombres, il n'y en a pas. Et je repère - car dans ces cas d'urgence, votre radar fonctionne en surmultiplié - un café avec toilettes A L'ENTREE. Je me rue comme une folle dans le petit coin salvateur en bousculant un serveur qui se trouvait sur mon chemin.

Je lui referme la porte dessus et arrache quasiment ma jupe et mon collant...

Trop tard... ma vessie commence à se vider non pas dans le receptacle prévu a cet effet, mais sur mes jambes et par terre... Je me jette sur la cuvette pour finir, pendant que le garçon de café tambourine à la porte en gueulant : "madame, madame, sortez...". Je finis de purger ma pauvre vessie martyre et m'aperçois de l'étendue du désastre : j'avais inondé les cabinets. 

Pendant ce temps, le serveur avait quand même arrêté de tambouriner à la porte.

J'essuie comme je peux les dégâts avec du papier toilette et sors piteusement des cabinets sous le regard courroucé du patron qui se tenait derrière le bar. Je me dirige vers lui la tête basse et lui dit que je m'excuse, que j'ai eu un petit souci, mais que je suis prête à consommer quelque chose en retour. Le cerbère se radoucit et me dit (texto) "non, bon, je comprends, ce n'est pas la peine, mais vous savez, on se fâche parce que des gens pas très nets rentrent et SALISSENT LES TOILETTES, mais vous c'est différent".

Je balbutie un vague merci et m'enfuit piteusement avant que le cafetier ait le temps de constater les dégâts.

Mais mon martyre n'est pas terminé.

En retournant vers la station de taxi, je m'aperçois que ma jupe et mes collants sont horriblement trempés et que mes chaussures font floc-floc à chaque pas. Heureusement, ce coup-ci, le taxi arrive rapidement. Je me rue à l'intérieur du véhicule salvateur et... une pensée horrible jaillit : "je vais laisser une trace sur la banquette" ! J'ai donc fait le trajet accrochée aux poignées intérieures et à moitié accroupie pour éviter de toucher le siège arrière. Arrivée à destination j'ai litteralement jeté mon argent à la figure du chauffeur qui n'a rien compris et me suis ruée hors du taxi pour rejoindre le hall de l'hôtel.

J'ai encore dû passer devant la réception avec mes chaussures qui faisaient floc-floc, avant d'arriver enfin à ma chambre.

Là, après m'être débarassée de mes vêtements transformés en serpillières, je me suis écroulée sur le lit submergée par la honte... et écroulée de rire en réalisant le côté totalement pathétique de cette aventure...

Ne sous-estimez jamais une petite envie ! 

Cette note a été fait pour le concours de Lili...

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09:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : honte, strasbourg | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Autant la première honte est limitée, autant la seconde est franchement terrible. Tu as osé retourner à Strasbourg depuis ?

Écrit par : Jérôme | 14/05/2008

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Coucou, juste pour te dire que les votes sont ouverts sur mon blog pour le concours de mises en scène doudouesque ;-)
http://doudouxcie.hautetfort.com/archive/2008/05/06/les-mises-en-scene-doudouesques.html

Écrit par : missbrownie | 14/05/2008

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Mais enfin je suis écroulée de rire!
Heureusement que je suis allée faire pipi avant sinon...:-D

Écrit par : pivoine | 14/05/2008

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Ma pauvre Manu. Moi il m'est arrivé un truc 15 fois pire dans le même genre que ta 2è histoire... je vous laisse imaginer les filles...

Écrit par : PetitPagne | 14/05/2008

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Je crois que les histoires tournant autour des envies de pipi font légion chez les filles ! C'est par exemple toujours au moment où l'on se décide à aller aux toilettes que le médecin que vous attendait depuis 30 minutes dans une super salle d'attendte se décide à vous appeler... mais ça à côté de ton histoire c'est de la rigolade !

Écrit par : acgs | 14/05/2008

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Ah, je connais ces envies, je suis une véritable pisseuse, surtout le matin. C'est pathétique. Lorsque je pars en voiture, obligée de m'arrêter toutes les heures au grand dam de mon homme et ma fille

Écrit par : angelita | 14/05/2008

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M'enfin ? C'est qu'à Strasbourg on boit de la bière et il parait que ça fait pissou-pissou....

Écrit par : mi-souris | 14/05/2008

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j'adore l'histoire du tampon ;-)
Par contre j'ai souffert pour toi pour la seconde !

Écrit par : Madison | 14/05/2008

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Les deux histoires sont vraiment bien racontées ! J'ai beaucoup aimé la première, par contre la deuxième je n'aurai pas aimé la vivre...

Écrit par : Touwity | 14/05/2008

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Les commentaires sont fermés.