Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/05/2008

Le concours à Manu - Les oeuvres des participants - Les textes

Voici la catégorie "textes". Demain, dernière publication : les objets félins...

 Angélita - une petite fille féline


"Cette histoire tient en peu de mots, car ce sont des souvenirs, des flashs, des histoires racontées. Mais, je pense, que les adultes gardent des images marquantes de leur enfance. Tel est mon cas.

Je me rappelle la maison de mes grands-parents, à la campagne. Il y avait assez souvent des portées de châtons car les chats vagabondaient dans la nature et au hasard des rencontres, des bébés arrivaient. Je me les rappelle angora, roux, tout soyeux. Je me faisais une joie de leur apporter du lait, de les caresser, de les prendre dans mes bras.

Petite fille, j’avais deux chattes, une en peluche (toute petite et noire) et une en chair et en os qui s’appelait Juliette. Devinez comment s’appelait la peluche avec laquelle je dormais. Donc, ma vraie chatte était adorable. Elle jouait avec notre chien, un caniche. Ils faisaient des parties de cache-cache mémorables. Elle lui sautait dessus mais sans lui faire mal. Une fois que nous étions allés chez ma grand-mère (la mère de mon père) qui elle aussi habitait à la campagne, Juliette est partie se promener. Au moment de partir, ma mère l’a appelée, elle n’est pas revenue. Une semaine sans la chatte, beaucoup d’angoisses. La semaine suivante, nous sommes revenus. Qui est arrivé à fond de train des bois ? Juliette, bien entendu. Une autre fois, nous l’avions emmenée avec nous dans les Landes car mon père assistait à un spectacle, nous avions laissé la chatte dans la voiture avec ce qu’il faut pour pouvoir respirer. Retour à la voiture, plus de chatte, elle était passée par l’ouverture.Cette fois-ci, c’était difficile de revenir une semaine après la rechercher. Ma mère l’a appelée. Notre chatte est arrivée en courant. Nous habitions dans un appartement et elle s’installait sur le rebord de la fenêtre. Elle n’est jamais partie, ni tombée. Elle est toujours restée jusqu’à sa mort. D’ailleurs, je reprends un peu l’article en cours car ma chatte m’a laissé un souvenir sur la joue, une petite cicatrice due à un coup de patte. Après avoir eu des chiens, ma mère a maintenant deux chats chez elle, la mère et le fils qui reviennent de loin puisque ce sont des animaux errants. La chatte a voulu très souvent partir. D’ailleurs, il ne faut pas que les fenêtres soient ouvertes. Le chat, lui, ce n’est pas pareil. Ma mère me raconte que très souvent, ils s’amusent et courent dans l’appartement. Bon, là, franchement, je ne pourrais pas. Chez moi, je n’ai pas d’animaux car il nous a été déconseillé pendant très longtemps d’en avoir à cause de ma fille et mon homme est allergique."

 

Twinkle - Cali, PPDA, Al Gore et Kurosawa

Cali était un chat téléphile. Il partageait son appartement avec deux étudiants, quatres plantes vertes une peluche de Porcinet, et bien sûr la télévision. Un bon vieux poste à l'ancienne, avec image récalcitrante, écran rebondi et angles arrondis. Dès que les étudiants mettaient le nez dehors, Cali se faufilait nonchalamment jusqu'à la télécommande, l'air de rien. Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, un frisson de moustaches et hop, capture de l'instrument, coup de patte, début du zapping. Il appréciait tous les programmes, surtout les émissions musicales.

A force de regarder la télévision, il finit par lui ressembler: récalcitrant, rebondi, un peu arrondi.

Hélas, un soir comme tant d'autres où les humains défaisaient le monde, le voyant de la télévision clignota obscénement devant l'oeil militant de l'étudiante.

  • Tu te rends compte! La télé en veille consomme autant qu'allumée, on est en train d'exploser nos émissions de CO2! Comment tu veux qu'on impose des restrictions aux chinois si on ne donne pas l'exemple. C'est naze!

L'étudiant approuva prudemment. Une nouvelle case apparue dans le planning des tâches ménagères: éteindre la télévision.

A partir de ce jour, la vie de Cali devint un enfer. Sa chère télé ne marchait plus. Il se traînait lamentablement toute la journée, attendant qu'un étudiant daigne enfin regarder le JT, une série Z, un match de volley, n'importe quoi. Mais les étudiants avaient bien d'autres choses à faire: discuter, lire, jouer, ou même étudier.

La situation devint si terrible que Cali se résolu à partir. Il découvrit très vite les dangers et les inconforts de la ville, décidant alors de ne quitter qu'à demi l'appartement. Dehors la journée, dedans la nuit tombée, lui paraissait un compromis honnête et raisonnable.

Durant ces pérégrinations, Cali découvrit vite un endroit étonnant et très beau. Une télévision géante abritée par une des maisons voisines. Oh, bien sûr, elle n'était ni rebondie ni arrondie, plutôt grise, rectangulaire, plate et démésurément haute. De nombreux humains se la partageaient, qui allaient et venaient sans se soucier de rien. Un paradis pour chat.

Cali trouva rapidement son rythme. Il prit même l'habitude de ramener dans l'appartement des papiers de la grande télévision, comme un cadeau peut-être. Les étudiants virent fleurir sur leur parquet des programmes machouillés, des tickets déchiquetés, sans bien comprendre d'où ils venaient. Ils découvrirent ainsi qu'à deux pas de chez eux se trouvaient un cinéma d'art et d'essai, allèrent y faire un tour, virent deux ou trois films, et un jour, pour s'y offrir deux abonnements ils vendirent la télévision.

Cali ne se rendit même pas compte que sa télé avait disparu. La peluche de Porcinet par contre la regretta amèrement, mais tout le monde s'en moquait.

C'est ainsi et tant pis pour lui.

 

Gazelle - LE CHAT (égocentrique)


Il était une fois un chat, qui était amoureux d'un lapin.

Le chat, tenté par ces grandes oreilles affutés, tenta de lui faire un draguage.

Le chat perché sur son tabouret,

Lui tint à peu prés ce langage:

Oh regarde comme mon poil luit, comme je suis beau

Sans mentir, mon image, et ma tchatche,

Sont aussi beaux que vos moustaches

C'est plus beau des chats, c'est moi..

A ces mots, le lapin, il fait la grimace

Et il commence à monter la voix:

Ferme ton bec, lui dit il plein d'effroi

 Ma carotte, tu l'aura pas.


Le chat égocentrique, repenti,

tout dragueur vit aux dépends de celui qui l'écoute

Cette leçon, m'a refroidi le foison.

Le chat, Honteux et humilié

Jura que plus tard,il réussirait.

La leçon de cette histoire, c'est qu'un chat, ça se la raconte, mais en plus c'est têtu.

Rendez-vous sur Hellocoton !

19:09 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | |

Les commentaires sont fermés.