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13/01/2010

Action ou vérité ?

Billet pas forcément rigolo. Pour le pouet pouet tagada faudra repasser demain.

Mais j'aime aussi parler de choses sérieuses de temps à autres.

 

Lundi soir dans le RER qui me ramenait de la banlieue prolétaire où je travaille vers les prix exorbitants de Paris intra-muros (oui j'habite à Paris et je vais travailler en banlieue c'est hype), une bande de zyvas relativement excités de 12 à 15 ans traverse le wagon plusieurs fois.


Mue par un instinct de survie liée à plusieurs incidents antérieurs dont un récent arrachage de portable, je range tout ce qui traîne et surveille leur allées-venues du coin de l'oeil.

Oui, c'est du délit de faciès. Absolument. Le jour où un type en costard-cravate me fera les poches, on en reparlera.


La bande s'éparpille, se reforme, palabre, on dirait que les gars cherchent un truc.

Je me dis qu'ils ont repéré un gusse d'une bande rivale et que le gusse en question risque de passer un mauvais quart d'heure.


Jusqu'au moment où ils disparaîssent tous au fond du wagon et que s'élèvent les cris hystériques d'une fille.. Au bout de quelques instants, une dame réagit et demande aux hommes présents d'intervenir.

Se lèvent deux d'entre eux, qui partent également au fond du wagon. Finalement quelqu'un hors de mon angle de vision à la bonne idée d'appeler par l'interphone le conducteur de la rame, qui annonce dans le haut-parleur qu'il va prévenir la police.


La rame arrive en gare, les mômes bondissent hors du wagon et s'éparpillent suivis par la fille hurlante et un ou deux gars courageux qui les poursuivent.


Evidemment pas de policiers en vue. Et les habituels badauds qui s'attroupent pour regarder.

Un des poursuivants arrive a choper un des minots qui crie qu'il n'a rien fait. Ses cris se mêlent à ceux de la fille qui hurle qu'ils lui ont arraché son portable d'après ce que je peux comprendre.


C'est là que j'ai quitté la scène du crime et poursuivi mon chemin.


Car je n'ai rien fait.

 

D'autres ont réagi avant moi. Et je les ai laissé sans même esquisser un geste.

Sans parler d'intervenir physiquement au risque de me prendre un mauvais coup, je me dis que j'aurais pu au moins appeler le 15 pour signaler l'agression aussi. Voire, comme la dame, exhorter les hommes présents à intervenir.


J'ai plutôt honte.

 

Mais je dois bien l'avouer, un des rares trucs devant lequel je ne suis pas très téméraire est une bande de jeunes gars qui se remontent le bourrichon les uns et les autres. On ne sait jamais jusqu'où ils peuvent aller pour impressionner leurs collègues...


De cet incident je tire quelques conclusions.

Pour avoir vécu des scènes du même ordre plusieurs fois, grosso-modo ce sont toujours les mêmes qui réagissent :

  • les africains et les maghrébins qui ont une notion de solidarité encore assez élevée. L'identité nationale n'est donc pas toujours où on la situe
  • Et/ou les femmes qui font souvent jouer la solidarité féminine quand une fille est agressée.

Les hommes blancs d'âge moyen se bougent rarement les fesses, il faut bien le constater.


Si je ne suis absolument pas pour le tout-répressif, je ne suis pas pour un angélisme béat non plus. Le-pauvre-gamin-qui-vient-d'un-milieu-défavorisé-et-qui-a-grandi-sans-limites, j'y crois partiellement..  Ceux qui font des conneries doivent être punis. Mômes compris. Mais en leur expliquant que ce sont des conneries. Et que s'ils recommencent ils vont prendre un bon coup de pied là où ça fait mal.


Oui, je suis une affreuse réactionnaire trouillarde. On en reparlera quand une bande de loulous de 14/15 ans vous aura dépouillé en vous laissant sur le quai de la gare en slip et en chaussettes.

 

RER%20E.jpg

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : rer, délinquance, vol | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Je ne suis pas non plus téméraire

Écrit par : Angélita | 13/01/2010

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Je ne suis pas beaucoup plus courageuse non plus (et je cours très vite). Mais je pense que c'est parce que je suis dans une peau de fille assez vulnérable. Si j'étais un gars bien costaud je pense que je n'hésiterai pas à intervenir.

Et je confirme: ceux qui se lève pour laisser leur place, ceux qui donne un coup de main dans l'escalier pour porter la poussette et ceux qui prennent ta défense quand tu te fais emmerder ce ne sont jamais les français de souche blancs et catholiques

Écrit par : MaO | 13/01/2010

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Tu exprimes tellement bien ce que nous ressentons toutes, tous les jours...

Écrit par : Sandrine | 13/01/2010

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je ne pense pas non plus que je serais intervenue, mais j'aurais poussé les hommes présents à le faire !
Quand ils sortent comme cela en meute, et que toi tu es seule...eh ben tu fermes ta gueule sauf si tu as envie de de débarrasser de ton portable ou de ton sac...

Écrit par : AmeliMelo | 13/01/2010

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Pour avoir vecu dix ans à paris et avoir été agressée en pleine rue ,je comprends bien ta trouille et celle des gens dans le metro,c'est vrai que quand tu vois arriver une bande tu te fais toute petite en éspérant qu'ils ne te voient pas.

Écrit par : vannina | 13/01/2010

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Je crois que je me serai levée quand même . J' aurais fait dans mon froc mais je me serai levée .
Y en ras le bol des loulous qui jouent les terreurs !

Écrit par : Frannso | 13/01/2010

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j'aurai adopté la même attitude que toi... suis pas vraiment téméraire surtout depuis que mon filleul pour aider une jeune fille qui se faisait malmener sur un bateau en rentrant de corse c'est pris un coup de couteau !!!! ça calme et traumatise m^me !

Écrit par : Virginie B | 13/01/2010

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@Angélita : personne ne l'est. Les grands héros te diront tous qu'ils ne sont pas courageux.
@MaO : pareil. Si j'étais un gars bien bâti, je pense que j'hésiterais moins à intervenir. A voir ceci dit.
@Sandrine: merci. Je crois qu'on est toutes coincées entre le j'y vais et le j'y vais pas.
@Amélimélo : la meute fait peur. C'est bien pour ça que les gosses se déplacent toujours en troupeau. Un loulou tout seul impressionne rarement son monde.
@Vannina : je crois que tous les gens qui se sont fait agresser, même de façon mineure, ne réagissent plus de la même façon après l'agression.
@Frannso : je crois surtout que la réaction vient en fonction des circonstances et de l'impulsion du moment
@Virginie : ah oui, ça calme carrément. J'espère que ton filleuil va mieux !!

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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Je crois que personne ne peut te reprocher d'avoir eu cette attitude ... sauf éventuellement des gens qui n'auraient jamais vécu ça et qui se prendraient encore pour des héros!

Écrit par : shaya | 13/01/2010

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Ton article fait froid dans le dos (même si j'avais déjà un peu froid avant...).
Dans des proportions différentes, il est arrivé quelque chose de similaire récemment. Je prenais le bus, guillerette (je sortais de l'esthéticienne avec un corps de déesse...), quand deux jeunes interpellent le chauffeur pour monter dans le bus. Le chauffeur s'arrête et laisse monter les deux passagers. Le premier grande gueule au possible, s'est mis à insulter le chauffeur (car il ne s'était visiblement pas arrêté assez vite).
J'ai voulu intervenir pour défendre le chauffeur, puis je n'ai rien dis, j'avais peur.
Avant je l'aurais peut être fait, je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, au grand désespoir de mon Clark à qui je fais visiblement peur au vu des choses qu'ils pourraient arriver ensuite.
Il me contraint à tourner sept fois ma langue dans ma bouche pour évaluer "les risques".
Je comprends tout à fait ton attitude et rejoint Virginie B en ce qui concerne le couteau.
Ceci dit, moi j'ai toujours mon couteau suisse dans mon sac à mains, alors... ^^

Écrit par : Petula | 13/01/2010

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bon, c'est le moment de toucher du bois... *tripote tripote tripote*

voir des gens en bande, ça me stresse, indépendamment de l'âge du capitaine ou de la couleur du bateau...

ce qui est con, c'est que pris individuellement, c'est le genre de mômes qui ici se lèvent dans le bus ou le métro pour laisser la place à un vieux ou une femme enceinte...

Écrit par : Daydreamer | 13/01/2010

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Je ne sais pas comment je réagirai... ici, dans la cambrousse profonde, on n'a pas encore ce genre de problèmes....

Écrit par : eddie | 13/01/2010

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Je refuse de porter un quelconque jugement sur ta réaction: jusqu'au moment où on se trouve face à se genre de situation, selon le jour et l'humeur, qui peut prétendre dire s'il sera un "brave" ou un moins téméraire?? J'ai déjà subi une agression physique légère sans être capable d'émettre un son, et une autre fois la voix méconnaissable qui est sortie de ma bouche a fait fuir les susdits loulous.
Après, sûr que je comprends ton malaise, on aimerait toujours être mieux au milieu d'un monde meilleur. Mais c'est la vie: il y a des jours moins anodins que d'autres. Au milieu de ça on fait de son mieux, toujours.

Écrit par : Nekkonezumi | 13/01/2010

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@Shaya : celui qui prétend être un héros n'en est généralement pas un.
@Petula : comme toi, le problème que j'ai, c'est que quand on m'agresse "physiquement" j'ai tendance à péter un boulon et à oublier totalement qui j'ai en face de moi. Au risque de m'en prendre une sévère.
@Daydreamer : contrairement à toi, je ne suis pas certaine qu'individuellement les pt'its gars soient forcément très urbains.
@Eddie : urban jungle
@Nekkonezumi : je suis inconditionnellement et totalement d'accord avec toi. On ne peut jamais savoir à l'avance comment on va réagir et on essaie toujours de faire de son mieux..
@Chouyo : tu sais de quoi tu parles. Effectivement tu as côtoyé ce genre de profil de près.

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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Ce n'est pas du tout réac, Manu, c'est juste réaliste : quand on fait une connerie, il faut assumer, et quand tu vois des gamins excités empressés de commettre une connerie, tu te méfies, tu ranges tes affaires et tu restes à distance. C'est logique, et faire l'inverse serait plus idiot qu'angélique.

Ces gamins, je les ai eus en face de moi comme prof. Certains moments sont aussi difficiles, car on est seule dans une classe, sans aucun surveillant à la ronde, et la violence, l'envie de faire une connerie et surtout le phénomène de groupe est palpable, réellement. Et la peur que l'on ressent aussi. Et le RER ensuite, tu baisses la tête et tu comptes les stations.

Une fois, j'ai levé la voix, bravement, dans le métro contre une bande comme ça : j'ai tout aussi bravement passé la station suivante à me faire envoyer des boulettes dessus et à subir des quolibets, personne ne disant rien (ils avaient douze ans à tout casser) je suis descendue dignement à l'arrêt, tremblante de rage et de crainte, ce n'était pas ma station... Une autre fois, un homme m'a ennuyée (sa main sur mon genoux, plusieurs fois), je suis descendue, il m'a suivie et j'ai réussi à remonter dans le métro à la fermeture des portes lui est resté sur le quai : personne n'a fait quoi que ce soit, mais j'ai entendu une mère dire "tu vois ce qui arrive...".
Rien de grave heureusement.

Mais agir seul ne sert à rien dans ces cas-là, et je pense que ne pas bouger, ne rien dire c'est un réflexe de survie normal ; si tu avais senti que les dix personnes autour de toi allaient faire quelque chose, tu y serais allée, avec eux, non pas que tu ne sois pas courageuse mais seule face à des excités ne ferait que les exciter encore plus.

Effectivement, les messieurs antillais, africains, maghrébins ou arabes, mais aussi les femmes d'origine africaine sont beaucoup plus prompts à remettre les excités dans le rang. On aimerait parfois lancer un tonitruant "messieurs-dames, levons-nous tous ensemble et mettons-les dehors". Ce serait chouette.

Écrit par : Chouyo | 13/01/2010

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J'aurais fait de même, t'inquiète. l'instinct l'emporte souvent sur la raison ... Quant au fait d'avoir appelé ou non, quelqu'un, dans ton histoire, le conducteur de la rame était prévenu ...

Écrit par : Faustine | 13/01/2010

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Mon homme qui est tunisien, je peux t'assurer qu'il est toujours le premier a aidé...
Dès qu'il voit une femme tombée, il court à son secours. Il aide aussi toutes les mamans en difficulté avec leurs poussettes face à des escaliers ou les vieilles dames avec leurs courses.
Je suis certaine qu'il aurait réagi dans ce wagon

Écrit par : MissBrownie | 13/01/2010

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Je me suis faite agressée il y a plus de 10 ans dans le métro un soir en allant à une soirée étudiante, ils étaient 3 et j'étais seule. Ils ont sorti leur couteau et m'ont collée au mur, m'ont "demandé" ma tune, mon sac et mon blouson, j'ai réussi à garder les clés de chez moi. Personne n'est intervenu. Les gens passaient devant moi, comme ça. Personne n'a bougé. Je suis rentrée flippée en espérant que si j'avais été violentée quelqu'un aurait quand même bougé ... mais je n'en suis pas certaine du tout...

Écrit par : maman@home | 13/01/2010

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Je dois avouer que je suis heureux d'habiter à Bouzeland pour avoir la chance de ne pas être confronté à ce genre de situation. Dans un pareil cas, l'homme blanc d'âge moyen que je suis ... bah je ne sais pas comment il réagirait ... je n'ai jamais été confronté à telle agression. Les caïds du coin ont du crottin sous la semelle de leurs Nike et le regard bovin.

Écrit par : Till the Cat | 13/01/2010

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Honnêtement impossible de dire comment j'aurais réagi dans une telle situation... En général je parle trop quand je vois une injustice sous mon nez et souvent on me dit que je ne me rends pas compte, qu'un jour quelqu'un va ma frapper parce que j'aurais parlé et que ça ne me regarde pas... bref, à ta place, mais sans y être, je ne sais pas quelle aurait été ma réaction... l'impulsion nous fait parfois faire des choses et la peur d'autres choses et impossible de les prévoir...

Écrit par : Carole | 13/01/2010

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Je viens du 93, des quartiers dits "chauds".
Ca m'est rarement arrivé que qui que ce soit intervienne en cas d'agression. J'en ai plutôt pour ma part développé des réflexes de "évite les situations qui pourraient se révéler dangereuses".
Les réflexes de base, ne pas prendre les transports en commun seule et tard, allez dans le wagons bourrés de monde, privilégier ceux remplis de femmes, éviter au maximum les bandes...
Ce genre de trucs. Et puis, je ne suis jamais loin de la sonnette d'alarme aussi. Au cas où...
Bouh, tu m'as foutu un petit coup de bof...

Écrit par : Marlène | 13/01/2010

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Franchement, dans ces situations, chacun fait comme il peut, pas comme il veut.

Écrit par : Madame Kévin | 13/01/2010

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Je te comprends et je ne sais pas toujours comment j'aurais réagi.
J'ai travaille plus de dix ans en collège dans des classes spécialisées (SEGPA) avec des élèves "chauds chauds"!!! Mais tout se passait bien malgré une certaine lassitude face à la violence et au cadre ferme à mettre en place avec eux!!!

Puis, pour me rapprocher de chez moi, j'ai changé de collège. Je suis arrivée comme une nouvelle dans un collège toujours aussi chaud, dans des classes toujours aussi difficiles. Et ce fut l'agression, une quinzaine de jours après la rentrée, c'était le 19 septembre 2009. Agression violente, jugement, 45 jours de prison avec sursis, etc... Il avait 15 ans!!!!

Oui, ce qui est à craindre, c'est le groupe!!! Car pour se faire valoir ils sont prêts au pire!

Écrit par : Le Journal de Chrys | 13/01/2010

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Pas évident d'intervenir face à une bande de jeunes, surtout quand on ne sait pas qui nous suivra ou assistera sans rien dire à notre cassage de gueule.
J'ai en effet constaté que les jeunes blancs sortent leur journal dans ce cas, ou regardent ailleurs.
C'est nul.
Mais ces lascars foutent les boules, peuvent très bien comme tu dis sortir l'arme blanche pour impressionner les potes.

Écrit par : Aude Nectar | 13/01/2010

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Je n'aurais pas fait "mieux", je l'aurais joué discrète, ça me fout la trouille, ce genre de bande, et de situation.

Écrit par : Kahlan | 13/01/2010

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@Faustine : oui, le bon côté de mon histoire c'est qu'au moins quelques personnes se sont bougées. Le mauvais c'est la banalisation d'une certaine violence ordinaire.
@MissBrownie : je n'en doute pas une seule seconde.
@maman@home : malheureusement, je n'en suis pas sure du tout NON PLUS. Il parait que la seule manière de faire réagir les gens c'est de crier "au feu" dans ce cas là.
@Till The Cat : j'ai eu des échos sur le fait que certains "caïds" de campagne comme tu dis peuvent être assez durs aussi, malgré ce qu'on pourrait penser.
@Carole : exactement c'est ce qu'on disait avec Nekkonezumi, tout dépend du moment en fait. Tu ne peux jamais prévoir à l'avance comment tu vas réagir..
@Marlène : boh, faut pas. Sinon on ne vit plus..
@Madame Kevin : aussi. On fait tous ce qu'on peut. Mais certains plus et certains moins que d'autres.
@Le Journal de Chrys : waouh. Toi on peut dire que tu sais de quoi tu parles. Et je suis comme toi, je pense que le danger c'est le groupe. Le groupe est TOUJOURS une force dans quelque sens que ça aille : mauvais ou bon.
@Aude : exactement. Le problème du groupe c'est l'escalade. Ou ce que j'appelle la posture du Gorille : qui se tapera le plus fort sur la poitrine pour impressionner les autres et être le mâle (ou la femelle) dominant(e)
@Kahlan : ça fout la trouille à tout le monde, je te rassure.

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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Ca calme..

Et pour avoir été (à très moindre échelle) dans le cas de la fille qui se fait emmerder (genre il y a des années je me suis fait menacer dans le bus) je peux te dire que ca fait mal de voir qu'autour personne ne réagit..

Mais je ne juge pas.
Moi mm je ne pense pas que j'aurais été voir ..trop dangereux pr une "faible" femme
C'est con mais cest vrai..

Par contre, ca me met en rogne les gens qui matent et qui ne bougent pas.
Comme ce jour où jai croisé une fille dans le metro, accoudée à un mur, en transe, limite en train de suffoquer.
J'ai été la seule à m'arrêter pr m'assurer qu'elle allait bien..

La solidarité féminine dont tu parlais surement.

En tt cas sans continuer dans une longue tartine, je suis assez d'accord avec tout ce que tu as écrit.
Et gloups tout de mm d'avoir été témoin de ça..

Écrit par : KRiSS | 13/01/2010

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@Kriss : oui, gloups comme tu dit. Ca met vraiment mal à l'aise.. A défaut d'intervenir on ne peut rester indifférent..

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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Ma grande gueule et moi avons déjà subi les revers de mes défauts, alors je ne crois pas que j'interviendrais aujourd'hui dans un cas similaire.
De toutes manières à 1 contre une dizaine, c'est no way.

Pour l'anecdote, mon chéri qui a l'option défense de la veuve et l'opprimé chevillé au corps et ancien para de formation (autrement dit, il sait se battre) est un jour intervenu pour arrêter une agression au couteau dans le métro, et bien le comble c'est qu'il s'est fait agonir d'injures par l'agressé qui lui a reproché qu'il aurait pu se prendre (lui) un coup de couteau.

De même que la fois où, voyant débouler dans la rame une bande de jeunes dans le style de la tienne, j'ai voulu faire ma maligne et sauter du train avant l'arrêt, me suis ramassée copieusement la tronche sur le quai, et ce sont eux qui m'ont ramassé en s'inquiétant de savoir si j'allais bien (ok, c'était il y a 25 ans)

Pour en revenir à ton délit de faciès, là par contre j'ai déjà eu des surprises, notamment le fait que chaque fois que j'ai eu droit à une main aux fesses ou à une branlette spectacle, c'était un costume trois pièces attaché case qui donnait la représentation.

Écrit par : Dom | 13/01/2010

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@Dom : oui, il y a 25 ans peut-être que les gars te ramassaient. Aujourd'hui il te finissent à coup de pied et partent avec ton sac en prime (je grossis le trait, mais bon..). Quant au délit de faciès il concerne plutôt les agressions. En ce qui concerne le côté "coucou la voilà" ou "tu la sens ma grosse.." c'est vrai qu'on est parfois surprise par la dégaine de l'agresseur...

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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Tu viens de filer l'envie de raconter ce qui m'est arrivé il y a quelques mois.
Je vais essayer d'y mettre des mots mais c'est difficile...

Écrit par : Lili | 13/01/2010

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j'ai laissé ce billet ouvert toute la journée, je voulais trouver un truc pertinent à dire, mais j'ai rien trouvé.
juste que moi aussi, souvent, ça m'arrive ce genre de situations, et je sais jamais comment réagir. j'ai tendance à vouloir m'en mêler, et je sais que c'est une connerie, donc en général, je fais un peu l'autruche, mais j'ai honte.

Écrit par : Camille | 13/01/2010

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Bon. J'ai les boules là. Beau billet Manu. Quoi dire, que tu dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ces gamins, cest p'tits cons, j'ai souvent envie de leur foutre une claque et de leur dire "c'est comme ça que tu remercies ta mère de t'avoir mis au monde (connard)"
Mais évidemment je ne le fais pas.
Je suis du genre pas téméraire, j'ai passé de longs trajets dans ma jeunesse dans les trains de banlieue, une fois, on m'a tiré mon portefeuille, je m'en suis rendue compte et j'ai gueullé dans le wagon "tu me rends ça tout de suite", et le mec me l'a rendu ! Mais j'ai eu du bol et j'ai eu la gerbe pendant des heures après.
Dans ton cas, j'aurai sans doute au mieux fait comme la dame. Et je serai intervenue "après" en tant que secouriste en fait.

Écrit par : e-zabel | 13/01/2010

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Nous ne sommes pas des héros, ça fait bien longtemps que je l'ai compris.
Les actes de violence physique me terrifient, me paralysent, j'en ai une peur incontrôlable. Quant à la réaction que j'aurais dans un cas pareil, aucune idée, on agit souvent par pulsion. C'est ainsi que je me suis retrouvée courant aux basques d'un type qui avait volé un produit dans le magasin où je travaillais. J'ai piqué un sprint de folie, rattrapé le gars, et épaulée par deux jeunes d'une quinzaine d'années, visiblement admiratifs "Tu cours hyper vite, Madame!".
Je me suis aussi faite braquée à un distributeur, enceinte de six mois, menacée par une seringue contenant le sida (ça, j'ai pas vérifié..), je n'ai pas réfléchi, je n'ai rien voulu donner et me suis retrouvée les 4 fers en l'air sur une avenue très passante. Personne ne m'a aidé à me relever.
Bon allez, je sors, je ne vais pas te raconter ma vie non plus, hein?

Écrit par : Sophie L | 13/01/2010

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Je pense que tu as raison quand tu dis qu'on ne sait pas comment on peut réagir dans ce genre de situation. Je sais par contre qu'on peut faire de grosses bêtises également. Dans ce registre, je me suis faite voler mon sac posé sur le côté passager. Deux voleur sur moto m'ont suivi et à l'arrêt, avec un coup de marteau, l'un des deux voleurs a cassé la vitre. Je te raconte pas ce que j'ai fait car ça me donne encore de la nausée mais je peux te dire que c'est de la pure bêtise. J'aurai pu me prendre le marteau dans la figure.

Écrit par : Oum | 13/01/2010

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@Lili : mais si tu y es arrivée !! J'ai été lire ton billet...
@Camille : ben voilà, tu viens de trouver un truc pertinent à dire..
@e-zabel : ça rejoint ce que beaucoup de commentateurs ont déjà dit : on réagit vraiment en fonction des circonstances...
@Sophie : et bé... ! Enceinte, ce n'est vraiment pas le moment où j'aurais pris un risque, comme toi.. Et évidemment que tu vas raconter ta vie.. Les blogs c'est fait pour ça, non ?
@Oum : quand tu es dans le feu de l'action, tu ne réalises pas le danger.. C'est une fois que tout est terminé que tu prends conscience du risque que tu as pris et que tu commences à prendre peur..

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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Ca m'est arrivé deux fois de me faire agresser dans le metro (pour vol de sac + coup de poing au visage) par des petits jeunes de cet age la. Donc je pense savoir ton ressenti vis a vis de ca ! puis pour avoir aussi été temointe de ca je n'ai pas reagi non plus vu que d'autres l'avaient fait avant moi. Courageuse comme on dit mais pas temeraire non plus ! On va pas se mettre au milieu et prendre pareil :s
Et je suis tout a fait d'accord sur ce que tu dis sur les personnes qui reagissent le + et qui ne sont pas celle que l'on croit

Écrit par : farfadette | 13/01/2010

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@Farfadette :aie prendre un coup de poing, ce n'est déjà pas anodin.. Mis à part quelques mains aux fesses et autres attouchements, je n'ai jamais subi, et heureusement de violences physiques importantes. Le pire qui m'est arrivé ce sont, il y a très longtemps, deux petits cons qui m'ont pourchassé en me pelotant dans un bus et jusque chez moi. Et un mec qui a voulu me sauter dessus en me suivant dans mon ascenseur qu'il a tenté de bloquer entre deux étages. Je l'ai fait fuir en hurlant... et à coups de baguette de pain..

Écrit par : emanu124 | 13/01/2010

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"à coups de baguette de pain"
D'où l'importance de bien choisir son boulanger, et ses baguettes. Mie tendre sous une croute qui tient. Le pain de mie, en cas d'agression, ça ne sert à rien. Tiens, vl'an, un paquet de pain Harrys, tant pis pour mes croque-monsieur, ce serait ridicule. Pour les quartiers très difficiles, on peut suggérer le gros saumon ou le gigot congelé.

Écrit par : Suzanne | 14/01/2010

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Je n'ai jamais assisté à une telle scène mais j'imagine que j'aurais été dans ton cas à ne pas vraiment oser bouger... La dame a bien fait d'essayer de réveiller les hommes présents dans ton wagon car le nombre d'histoire où des femmes se font violer dans le métro ou le RER et où personne ne réagit, c'est assez terrifiant...

Écrit par : Malira | 14/01/2010

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@Suzanne : pour les quartiers difficiles, je suggererais même la boite de conserve du style cassoulet maxi format.
@Malira : c'est terrifiant et ça n'arrive vraiment pas qu'aux autres..

Écrit par : emanu124 | 14/01/2010

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Ecoute, j'ai un point de vue tout à fait différent ; voilà : face à un évènement "exceptionnel", il parait (je ne sais plus où j'ai lu ça) que la réaction "normale", soit la plus fréquente est une sorte de paralysie. Dans les films quand il y a le feu ou un tremblement de terre on voit les gens courir mais il parait que ça n'est pas le réflexe, le réflexe c'est d'abord une hébétude, une paralysie, des blocages. D'où la nécessité des entrainements militaires ou même de self défense, qui nous habituent à réagir et à ne pas être paralysés.
Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'y ait pas, après cette période de paralysie, un mouvement de tout le monde pour réagir. Moi, la seule fois où j'ai réagi (après une période de sidération), j'ai du passer pour une folle auprès de tout le wagon, car j'ai ralé après les gamins ; encouragé les gens à réagir ; puis voyant qu'ils baissaient tous la tête j'ai râlé en me donnant en spectacle et en disant aux gamins "allez-y, allez-y, vous avez raison, ce sont des moutons!" ; et après j'ai fui le wagon. Après, j'ai évité de prendre la ligne de train car la honte m'est retombé dessus (après coup). Donc j'ai réagi, certes certes, mais ça a été inutile et ridicule.

Écrit par : Aurèle | 14/01/2010

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@Aurèle : ce n'est pas faux. Face à une aggression, le ridicule vient souvent EN PLUS en double cadeau bonux de la peur et de l'éventuelle violence physique. Au-delà de ce fait, si des études ont prouvé que la paralysie était la première réaction face à une aggression, alors..

Écrit par : emanu124 | 14/01/2010

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