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31/05/2010

Je m'en contrefoot


Il y a quelques jours, la nouvelle est tombée.


La France va accueillir l'Euro 2016.


Quel bonheur intense.


Oui vous allez avoir l'occasion d'accueillir dans vos villes respectives des hordes de bourrins embierrés gueulant... alllezzzzz alllezzzzz allezzzz en 15 langues différentes. Venus encourager 22 clampins en shorts moches courant après une baballe sur une moquette synthétique verdâtre.


Clampins qui selon mon avis ne sont en plus que des chochottes en crampons. Sinon pourquoi se rouleraient-ils par terre à la moindre pichenette. Sans parler des buts ou c'est carrément la gay pride.


Oui vous allez avoir la joie non seulement d'accueillir les représentants de toute l'Europe qui swingue et qui pétille et qui vont vomir dans vos caniveaux, pisser dans vos rues, péter vos vitrines et vous empêcher de dormir avec leur sirènes hurlantes et leurs chansons de corps de garde...


Mais vous allez également avoir la joie de mettre largement la main au portefeuille. Car non content de rénover les stades existants, il va falloir construire 4 stades à Lille et Bordeaux notamment. Pour un coût total de 1,7milliards d'euros dont 150 millions financés par l'Etat et 530 millions par les collectivités locales. Donc par vous.

 

Et ne me dites pas que les retombées économiques compenseront largement ces investissements. On sait fort bien que ce n'est que très rarement le cas.


Or personnellement, je n'ai aucune envie de payer pour un sport qui me déplaît aussi profondément. Et dont on nous abreuve jusqu'à la nausée, que vous soyez d'accord ou pas. Ce n'est pas tant le sport en lui-même, dont en fait je n'ai rien à dire, car je n'y comprends rien. C'est l'ambiance qui règne autour : le fric et les dérives nationalo-racistes  qu'il engendre. Je déteste ces ambiances de supporters hurlants et prêts à en découdre avec le premier qui se risquerait à critiquer leur équipe. Je déteste cette hystérie collective autour des grandes compétitions. Hystérie d'ailleurs récupérée fort à propos par certains gouvernements pour faire oublier les vrais problèmes.


Panem et circenses. Les romains avaient déjà tout compris : du pain et des jeux et les gens se tiennent tranquilles.


Chaque coupe du monde j'allume un cierge à Saint-glinglin-du-sacré-pompon pour que l'équipe de France perde rapidement et qu'on soit plus ou moins tranquilles pendant un mois. Taxez-moi d'anti-patriote si vous voulez, d'un je m'en cogne totalement, deux mon patriotisme se situe ailleurs que dans un short ridicule et des chaussettes moches qui marquent des buts de la main..


Laissez-moi donc la liberté de ne pas hurler "allez les bleus" avec tout le monde.


En attendant pour juin 2016 je vais mettre des sous de côté pour me payer un mois dans un pays paradisiaque et dont les habitants considèrent le football autant que nous le curling (si si ça existe)


Parce que vraiment et définitivement, L'euro en France, je m'en contrefoot..

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Vous pouvez également aller lire les billets d'Olympe et de 'L'Hérétique sur le même sujet.

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (43) | Tags : football, euro 2016 | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/05/2010

Tous les chats de ma vie..


Pour une fois je suis une chaîne. Je peux même dire que celle-ci je l'ai réclamée à corps et à cris..


Car elle me permet d'écrire une fois encore sur une de mes passions : le félin domestique. Et de présenter aux yeux de ses nombreux fans la divine Cannelle, star des chats blogosphériques (avec Mimo, bien sur).


C'est Le Priviégié qui m'a passé le temoin de cette "chaîne des animaux" et je l'en remercie. Elle concerne les moeurs animalières des blogueurs pour savoir s'ils ont des chiens ou chats (ou autres)  ? Si oui, combien, et éventuellement quelle est leur race ?



D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé les chats. Kif de pure esthète d'abord : je trouve que le félin grand ou petit est probablement une des plus belles choses au monde : une ligne magnifique, un pelage incomparable, des pattes de velours qui se transforment en un instant en armes meurtrières (l'adage une main de fer dans un gant de velours prend ici tout son sens) et surtout des yeux.. Des yeux .. Qui semblent sonder les replis de votre esprit quand vous plongez dedans.


Un de mes rêves secrets est d'approcher un jour de près ces grands chats qui me fascinent.


En attendant je me contente des petits. Mes compagnons de vie. Outre leur physique fascinant, leur caractère me renvoie sans cesse à mon propre comportement : indépendant, paresseux, égoiste, capricieux, attaché à son territoire, parfois cruel et pour les femelles mère attentive mais vite lassée, je considère le chat comme mon alter-ego animalier.

Si j'étais animiste, l'animal serait clairement mon totem.


Sans parler de tous les chats que j'ai pu croiser, j'en ai possédé (si on peut parler de posséder un chat) trois.


Le premier était un mâle tigré roux. Cadeau et surprise de mon oncle pour Noël. Il était adorablement gentil et câlin. Et dormait enroulé dans mon cou quand il ne sortait pas chasser le soir. Il déposait alors méticuleusement le matin deux souris sur le pas de porte du bar qui occupait le rez-de-chaussée de notre immeuble. Pas une, pas trois, invariablement deux. Nous avions à l'époque un piano qui occupait notre couloir d'entrée, perché dessus, il attendait immobile que toute la famille soit rentrée. Ce n'était que lorsque le dernier membre avait franchi la porte qu'il consentait à descendre de son perchoir. Quand j'étais malade, il ne quittait pas mon lit. En revanche, lorsque nous l'amenions à la campagne, il disparaîssait. Il nous est arrivé au moment du retour de nous dire que nous l'avions définitivement perdu. Pour le retrouver invariablement quelques minutes avant notre départ installé devant ou sur le capot de la voiture. Mystérieux instinct de l'animal. Malheureusement, comme indiqué plus haut, il sortait chasser la nuit en ville. Evidemment, un jour il n'est jamais rentré. Nous sommes restés inconsolables. Aujourd'hui encore, des décennies plus tard,  nous en parlons avec avec mes parents. Je n'ai pas de photo sous la main (elles doivent dormir dans les archives de mes parents), mais il ressemblait plus ou moins à ceci..

MINOU.jpg


 

La deuxième était une femelle noire. Comme Cannelle. Mais avec un poil plus ras et des yeux verts. Elle a été ma compagne d'adolescence. Ma confidente des bons et des mauvais jours et le premier temoin de mes émois amoureux. Elle avait un redoutable mauvais caractère, et une redoutable intelligence. C'était également une redoutable diva. Quand nous avions des invités, il n'était pas question qu'ils l'approchent, non. Mais elle arrivait, se plantait au milieu du salon et si personne ne s'intéressait à son cas commençait à se rouler par terre et à faire des cabrioles jusqu'à devenir le principal sujet des conversations. Elle parlait énormément, et tenait de véritables conversations argumentées en utilisant une palette d'intonations étonnantes. Et savait parfaitement se faire comprendre et obtenir ce qu'elle voulait. Nous avons failli la perdre prématurément deux fois. Elle a été très malade. La deuxième fois, nous l'avons amenée à la campagne en nous disant qu'au moins elle y mourrait en liberté. Vacillante, très affaiblie et très amaigrie, nous l'avons posée dans le jardin après quelques hésitations elle est partie en chancelant. Et a disparu. Nous pensions qu'elle était morte. Elle est réapparue quelque jours après en quasi-pleine forme. Une cure de souris chassées et de grand air lui a sauvé la vie.  Elle nous a finalement accompagné 16 ans. Ma mère, qui n'est pourtant pas une folle de bestioles loin de là, ne s'est jamais remise d'avoir du la faire euthanasier.

 

Aujourd'hui c'est Cannelle, que les fidèles de ce blog connaissent bien. Recueillie auprès d'une association de protection des animaux, elle a probablement été enlevée trop tôt à sa mère. En découle un comportement crétin et totalement caractériel. Elle connait trois personnes au monde : mes fils et moi. Mon mari la terrorise et hors de question qu'il approche. Elle lui crache dessus. Comme sur la plupart des gens qui franchissent le seuil de notre appartement. Nous avons renoncé à la faire vacciner tellement elle devenait une furie incontrolable dans le cabinet du vétérinaire : trois adultes en pleine possession de leur moyens n'arrivant pas à la maîtriser. Elle est passée par la fenêtre du 4ème étage en voulant aller prendre l'air. Malgré quelques bobos, elle s'est parfaitement remise. Nous, non. Elle chie par terre à chaque fois qu'un membre de la famille s'absente un peu trop longtemps à son goût. Elle vient de nous flinguer un aspirateur neuf, bouché par ses poils. Nous avons un canapé qui semble sortir d'une décharge mais que nous hésitons à changer car madame se fait les griffes dessus et que nous avons peur qu'elle fasse pareil sur le nouveau. Elle fait des caprices, c'est une star égocentrique et insupportable. Mais je l'aime. Et je lui passe tout. Quitte à me transformer en folle aux chats.


Ce qui est vraisemblablement mon futur destin pour mes vieux jours.


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Et je passe la chaîne à qui veut bien la ramasser..




06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : chats, cannelle | |  Facebook | |  Imprimer | |

28/05/2010

F**K me, I'm Influent


Ne me parlez plus d'influence.

Ou je vous attache avec des menottes sur un tarmac et je fais rouler un boeing 747 sur vos parties intimes.


Arrêtons de nous astiquer le nombril et remettons quand même les choses en perspective  : la blogosphère et ses habitants sont un microcosme dont la grande majorité des français ignore totalement l'existence et les activités.

(dit comme ça on a l'impression que je parle d'une secte mystérieuse et néfaste)


Dites "bloggeur influent" à Madame Michu, ménagère de moins de 50 ans (non pas vous les filles) habitante de Bouzy-les-Foins, elle va vous demander si c'est une nouvelle marque de lessive.


La supposée "influence" de la blogosphère est donc très relative, sortie de ses propres frontières,  n'en déplaise à certains qui feraient mieux de se dégonfler le melon rapidement.

 

Et n'en déplaise surtout à Wikio.

Qui commence à me brouter délicatement le capital nerveux d'ailleurs. Car après avoir notablement modifié et pas toujours en bien le comportement des bloggeurs pour avoir voulu mesurer justement leur "influence", Wikio débarque sur twitter, ce qui va nous valoir une pelletée de RT (retweets pour les non-initiés) pourris et inintéressants.


Le seul classement officiel valable à mes yeux sera donc désormais le mensuel Kiféleyoyo de Noisette the Fabulous. Et Wikio,  tu peux aller jouer à l'influence dans ton coin. De toutes façons, si le site Wikio me ramène deux visites par jour c'est bien le maximum.


Et si je veux mesurer mon influence, c'est clair simple et rapide : elle est nulle. A part mon marchand de journaux qui me tend Voici en tremblant le lundi matin et mes 4 fans citées dans la colonne de droite (et qui ne se privent pas d'ailleurs de m'engueuler quand le besoin s'en fait sentir), je n'ai aucune emprise sur qui que soit.


De plus vu le manque consternant de ligne éditoriale de ce blog et mon TOC exaspérant qui consiste à tirer à vue sur tout et n'importe quoi en râlant à jet continu, il est peu probable qu'une marque ou une agence se risque à me confier la tâche d'influencer quelqu'un.


Le seul point sur lequel j'aimerais pouvoir changer le cours des choses serait d'aider à piétiner le nain. Si j'arrivais à convaincre ne serait-ce qu'un seul de ses électeurs de virer de bord, je pourrais tout arrêter et mourir le sourire au bord des lèvres.


Sinon, influencer c'est bien, mais réfléchir avec ses propres neurones au dedans de son cerveau, c'est encore mieux.

Enfin c'est ce que pense. Ne me dites surtout pas "oui, tu as raison" sinon la note qui précède n'a plus aucune raison d' être...

 

Mouahahahahahhha


Et à propos de pietiner le nain, amusez-vous vous aussi à le bombarder de bouteilles d'eau sur le site http://www.sarkeauzy.com/

 

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (63) | Tags : blog, influent, wikio | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/05/2010

Portnawak et compagnie


Entre les interviews, Roland Garros et Nouvelle Star à la télé et le reste, je suis overbookée.


Je note d'ailleurs au passage avec la plus grande tristesse que personne ne m'a proposé des places en loge pour Roland Garros même contre échange de menus services seskuels. C'est dommage, une certaine expérience de ma part vous aurait permis de passer un bon moment, enfin bref..



Je saurai m'en souvenir quand j'aurai le pouvoir : Roland-Garros me sera entièrement réservé. A moi et aux personnes qui me flatteront suffisamment.

Et je pense que vu mes récentes incursions dans la sphère politique, je ne devrais plus trop tarder à l'avoir, le pouvoir, méfiez-vous.


Je disais donc que j'étais overbookée, pas le temps pour creuser des sujets de fond comme qui couche avec qui, la liste des gens que je n'aime pas (j'ai réussi à trouver 4 bloggeurs/euses + quelques personnes dans la vraie vie) ou ma vie, mon oeuvre et ma pensée en dedans de mon cerveau.

 


Du coup c'est open. Vous pouvez faire n'importe quoi sur cette note : montrer vos seins, dire des âneries, me faire des propositions malhonnêtes, exprimer votre indignation, vous mettre en grêve pour les retraites, dauber sur votre voisin, raconter votre vie, etc..


Et si tu es Suédois, blond, musclé avec des tablettes de chocolat tu peux aussi me laisser ton numéro de téléphone.


Pour terminer dans le n'importe quoi je profite du passage de Lady Gaga à Paris pour dénoncer un honteux plagiat de sa part. Cette personne qui braille des chansonnettes à moitié nue a odieusement pompé mon look. Je pense d'ailleurs faire un recours en justice.


La preuve.


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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : n'importe quoi, lady gaga, roland garros | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/05/2010

L'interview Star - Alain Lambert Sénateur UMP


Le CSA m'obligeant à rétablir la parité, après l'interview de Benoit Hamon la semaine dernière, je devais donner la parole à un membre de l'UMP.


Franchement, il y a encore quelques jours, je n'aurais jamais imaginé  autoriser à parler ici un droitiste umpesque. Mais la rencontre virtuelle d'Alain Lambert a réussi à me persuader qu'il y avait AUSSI des gens sympathiques et intelligents à droite. Et qu'un Sénateur n'est pas uniquement quelqu'un d'ennuyeux.. Prenez le temps de tout lire, c'est loin d'être barbant et vous apprendrez plein de choses.


Je vous rappelle néanmoins qu'être de gauche améliore la vie amoureuse, rend beau, intelligent et attractif amicalement et socialement.


1. Alain Lambert, vous êtes une star intergalactique. Pour les quelques moines trappistes, anachorètes Kazakhs et déficients mentaux qui ne vous connaitraient pas, pourriez-vous vous présenter..


Je me sens plutôt moine que star ! Un brin studieux et réputé (à tort ?) austère. Plus intéressé par le fond que par la forme, par le résultat que par l’apparence. J’ai connu 4 séquences principales dans ma vie : -Une enfance très heureuse dans une famille bien modeste (mon père était cordonnier) dans un petit village de Mayenne. – Une vie familiale épanouie, marié depuis bientôt 40 ans, 4 enfants et 7 petits enfants. - Une vie professionnelle inespérée, j’ai épousé la belle fonction de notaire à Alençon (Orne) et j’ai eu la chance de siéger jusqu’à la présidence des notaires de France. – Une vie politique exaltante : de simple conseiller municipal en 1983, je suis devenu ministre en 2002, en passant par le rapport général et la présidence de la Commission des Finances au Sénat où nous avons, avec Didier Migaud, inventé la LOLF, notre nouvelle constitution financière de la France.



2. Très bien. Mais pour atteindre votre degré réussite, évidemment il faut coucher. Avec qui ? Soyez factuel  : noms, adresses, numéros de téléphones. Ca peut servir.


Si l’on m’avait suggéré ce mode d’emploi, j’aurais probablement « sauté » sur l’occasion, mais mon charme n’opérait principalement que sur les vielles dames ce qui m’a, sans mérite, classé dans le camp de la vertu. S’agissant du siècle dernier vous comprendrez que les infos ne sont plus dans les annuaires mais dans les cimetières. Puis reconnaissez qu’il est difficile de séduire avec mon vocabulaire quotidien : déficit, dette, rigueur etc. Je consacre donc ma vie de moine à proposer, comme Sénateur, des voies de redressement de nos finances publiques. Cela n’intéresse visiblement personne. Alors je me ressource souvent à l’étranger pour parler des finances des autres puisque les nôtres nous sont indifférentes. Puis j’ai une assez bonne expérience des fonctions locales puisque j’ai siégé à tous les niveaux territoriaux, ce qui me vaut de m’occuper au Sénat des collectivités locales. Un Sénat qui, au passage, se féminise, ce qui n’a aucun rapport avec le relèvement du taux de fécondité en France. Je vous le confirme.



3. Une dernière question où je fais semblant de m'intéresser à votre cas : des gens, des rencontres qui vous ont particulièrement marqué ? (à part moi bien sur)


La seule rencontre qui restera inoubliable sera évidemment celle-ci avec VOUS ! Pourtant en 40 ans de vie active, je crois avoir rencontré tout le gotha dont la presse parle. Les gens dont on se souvient ne sont pas obligatoirement les plus connus. Parler finances en tête à tête avec des Présidents de la République laisse moins de souvenirs que recueillir, comme notaire, les confidences d’une personne qui va mourir. A Bercy, je voyais les artistes, sportifs et autres qui avaient des problèmes avec le fisc. A Alençon, des rmistes qui cherchaient du boulot. Chaque histoire est unique. Mais le plus beau souvenir restera d’avoir « mis au monde » une nouvelle constitution financière avec mon ami Didier Migaud alors député socialiste, en pleine cohabitation.


4. Venons-en maintenant au cœur du sujet : flattez-moi.



Nous pourrions faire tellement de choses ensemble : vous êtes gauchère, je suis droitier. Vous êtes bloggeuse, je suis blogueur. Vous êtes twitteuse, je suis twitteur. Nous avons le même âge. (Pardon, je vous promets, je ne le ferai plus !) Belle complémentarité. Puis la politique, c’est comme la technologie, on n’arrête pas le progrès. Il faut mixer les idées. Réapprendre à s’écouter, se parler. Cesser la guerre civile des idées. Ouvrir les barrières mentales et les aprioris. Percer des horizons nouveaux inexplorés. Briser des tabous. Construire des citadelles d’ondes positives. Allez, venez, sans vous le monde ne progressera pas. Je vous accompagne.



5. Enfin, pour finir, une interview avec la Grande Manu... C'est le plus beau jour de votre vie, j'imagine. Une consécration en quelque sorte. Alors, heureux ?

On recommence quand ?

 

 

J'avais songé à illustrer cette note par un visuel, mais mettre le logo de l'UMP, non vraiment c'est au-dessus de mes forces.

06:00 | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : interview, alain lambert, sénateur, ump | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/05/2010

Les pires tenues de Cannes 2010


C'est devenu une rubrique récurrente, car à chaque cérémonie officielle avec robes spectaculaires obligatoires, les fails fashionistiques nous offrent toujours de grands moments de bonheur et de méchanceté collective.


Comme pour l'édition 2009 nous faisons un petit exercice de notes croisées avec ma collègue, l'éminente Frieda L'écuyère. Avec une variante par rapport à l'an dernier : nous ignorons totalement ce que l'autre va sélectionner. Nous nous amuserons donc à pointer nos choix communs et nos divergences - j'espère que ça vous divertira également.. (NB le billet de Frieda sera en ligne à partir de 12 h ce jour)

C'est donc parti pour les pires tenues de Cannes 2010



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Evangeline Lilly est lost dans la mode

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La télé-réalité ça vous bousille irrémédiablement une vie

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Option décroché des rideaux de sa grand-mère

Autre version du décroché côté grand-tante
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Option j'ai-cousu-ensemble-quinze-protège-volants-en-panthère-synthétique

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Option moi-j'ai-mis-un-homard-c'est-chic-non ?


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Lio, fidèle à elle-même et toujours dans les bons coups.. Elle a aussi transmis le gène de l'élégance à ses filles.

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Ainsi que Phoebe Price, la Paris Hilton du pauvre (il faut dire que la robe est de Christophe Guillarmé le couturier de la ferme célébrités, tout s'explique)


La tendance "oh la belle meringue"

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Version "j'ai une queue et je m'en sers"
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Version "la pièce montée c'est moi"
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Version "Olé, il est où le taureau ?"

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Version "j'ai de la meringue mais au pieds uniquement"
(le styliste de Frédérique Bel devait avoir une vengeance à assouvir cette année)

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Version "plus y'en a mieux c'est"


A propos de robe "trop"...

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L'exemple parfait du trop de tout : trop de couleurs, trop de formes, trop de découpes, trop de longueurs, trop de froufrous ... Finalement ça ne ressemble à... Rien.

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Noir c'est noir... il n'y a plus d'espoir...
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La non plus d'ailleurs. C'est desespéré aussi.

Mais il y a encore mieux (ou pire ça dépend dans quel sens on le prend)
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Pas une soirée réussie sans Lesly du Loft 2 (devenue belle-fille de Tina Turner, on se doute comment), l'icone de la classe et du style


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Juliette Binoche est tombée dans une faille spatio-temporelle Dallasso-eighties : bienvenue Sue-Ellen !


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Bon à la fois c'est Beth Ditto, on lui pardonne..

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Par contre, corrigez-moi Daphné Burki elle est bien chroniqueuse mode et tendances, non ?


Je l'ai toujours dit, le jaune c'est pas une couleur facile..

La preuve par 4
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Kristin Scott-Thomas aussi a eu certainement des mots avec son styliste cette année

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La c'est ... euh... Comment dire.. Ah oui.. Moche (la robe plus les racines pas faites c'est du bonheur à tous les étages)

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Tentative de recyclage de kimono en robe du soir. Bon Ok. Je vais faire pareil avec mon peignoir en éponge.

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Comme tissu d'ameublement, à la limite...


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Et la palme du fail fasheune collectif va au ... Jury de la catégorie "Un certain Regard"


Et sinon un dernier conseil..
Avant de défiler sur le tapis rouge.. Vérifiez votre pédicure..

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Eurk.. (merci Camille Fraise !)


Les photos ont été prises principalement sur les sites Gala, Paris Match, Pure People et Canal +

06:00 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (74) | Tags : festival de cannes, tenues, montée des marches | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/05/2010

Je suis beeeeelllle au natureeeeelle


Quand on me demande de faire un peu de promo pour les copains des copains, je dis rarement non.

Et quand en l'occurrence, il s'agit de produits de beauté, je cours.

Tu parles d'habitude on m'envoie plutôt des tomates voire des trucs à bouffer qui font grossir.


C'est pourquoi quand Lolobobo m'a demandé de parler d'une copine qui lançait une nouvelle marque de d'enveloppement et masques à base de produits naturels, Apsara, j'ai accepté illico.


Après quelques difficultés postales liée à mon bureau de poste qui est

1. L'antichambre de l'enfer sur terre

2. Geré par une colonie de bulots ou une couverture pour une officine de la mafia Albanaise, j'hésite encore...


J'ai finalement récupéré mon précieux colis pour tester au plus vite les produits qu'ils vont me rendre beeeellllle...

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Et donc profité du week-end de la Pentecôte me chouchouter et gratifier mon visage du masque aux sédiments marins.

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On mélange la poudre à un peu d'eau chaude,

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on étale sur le visage avec le pinceau,

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on laisse poser 5 minutes, on nettoie (pour ma part j'ai utilisé de la solution miscellaire au lieu de rincer à l'eau pour parfaire le nettoyage)... Eeeeet...

C'est top.

 

Vraiment.

 

Et pourtant j'ai eu l'occasion de tester pas mal de produits du même type mais j'ai été réellement bluffée par le résultat : une peau nettoyée, adoucie, vivifiée comme si vous sortiez tout droit d'un soin en cabine... Avec même en fin de soin une petite sensation d'échauffement pas désagréable du tout..


La preuve ... Avant...


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Après

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Comment ça c'est pas moi ?


Juste un mini-truc : si vous adoptez ce masque, évitez de le faire avec votre chéri dans les parages, car, comme vous pouvez le constatez ci-dessus vous ressemblez à un GI en mission en territoire ennemi et ce sont des sédiments marins, donc.. Ca sent un peu la mer.. Mais c'est normal.


La prochaine fois je teste l'enveloppement au chocolat... Hmmmmm... CHOOOOOOCOOOOLAT.. Pour une fois ce sera tout bénef pour mes cuisses.


Sinon plus sérieusement, Apsara est donc une toute jeune marque d'enveloppements, gommages, masques et serums à base de produits naturels tels que les algues, ou encore le chocolat, le caviar, le raisin, le menthe, l'argan, l'ananas, ou la papaye...


Allez sur le site, vous allez craquer ..


Je vous laisse je vais aller tester l'enveloppement au chocolat... Hmmmmm... CHOOOOOOCOOOOLAT.. Pour une fois ce sera tout bénef pour mes cuisses.

23/05/2010

Pas douée pour l'amitié


Il est temps que je fasse mon coming-out et que je vous révèle un terrible secret.

Je profite pour cela d'un long week-end où il n'y aura pas grand-monde en ligne. Ca se verra moins.


Je ne suis pas formidablement douée pour les relations humaines en général. Mais encore moins pour l'amitié.

Bien sur comme beaucoup de gens j'ai eu petite et ado quelques amitiés fusionnelles "t'es ma copine à la vie et la mort, et si ça se trouve on est cousines et on le sait pas"..

Mais depuis...


Ce n'est pas que je suis asociale (quoi que) mais l'amitié ça s'entretient parait-il..

Et je comme je suis une ménagère calamiteuse, ça vaut aussi pour l'entretien moral : j'oublie régulièrement, voire systématiquement de téléphoner, de prendre des nouvelles, ou de demander comment vont les gens.

Pire.


L'empathie n'étant pas mon fort, j'ai tendance à lever rapidement les yeux au ciel en cherchant la sortie dès que quelqu'un me raconte ses malheurs ou cherche du réconfort. D'ailleurs réconforter quelqu'un est un exercice que j'ai du mal à accomplir. A part "mais oui, ça va aller", je suis souvent démunie quand il s'agit de trouver les mots pour remonter un moral.

 


Evidemment de ce fait, j'ai perdu de vue un nombre conséquent de gens lassés de n'avoir de mes nouvelles que quand EUX décrochaient leur téléphone pour en prendre.


Mais ce n'est pas tout. Je n'aime pas non plus qu'on s'approche de moi de trop près. Qu'on me colle, matériellement ou spirituellement est insupportable. C'est pourquoi, dès que quelqu'un tente de s'introduire un peu trop dans mon intimité, je recule immédiatement et je lève la herse.

 


Compte tenu de tout ce qui précède, je peux dire que j'ai des copains et des copines, oui. Mais des amis ? A voir.


Je n'en veux à personne, quand on donne aussi peu de soi-même il est normal que les gens ne se jettent pas sur vous avec des cris hystériques.

C'est probablement aussi pourquoi les relations virtuelles me conviennent aussi bien. Peu de contacts réels, pas d'engagement, rien d'implicant.

 


Suis-je un monstre pour autant ? Je ne pense pas. J'ai juste un fonctionnement un peu atypique. Dans ce domaine en tous cas.

Est-ce que j'en souffre ? Non plus. Il faut accepter ce qu'on est. J'ai arrêté de vouloir aller contre ma nature à tout prix pour "faire comme les autres" et avoir un carnet d'adresses débordant de noms et de numéros de téléphone.

 


Finalement être misanthrope ça a aussi des avantages. Vous pouvez par exemple envoyer paître les gens sans une once de culpabilité.

Essayez c'est extrêmement jouissif.


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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : amitié, relations, misanthrope | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/05/2010

Twitter salon littéraire ?


Au cours d'une récente conversation, nous sommes tombés d'accord avec mon interlocuteur sur un point, les réseaux sociaux en général, et twitter en particulier joueraient  aujourd'hui le rôle d'un endroit bien particulier, synonyme d'esprit français : les salons.


Oui souvenez-vous de vos cours d'histoires, bande de moules inculturées : les salons du XVIIIème siècle où philosophes, mondains, nobles, parvenus, jolies marquises et dames de petites vertus se croisaient pour pratiquer une seule activité : le bel esprit. Lieu de rencontre et de joutes verbales, les salons, espace de liberté et de réflexion  ont probablement été un des creusets de la révolution française


Remplacez le boudoir par un espace virtuel,   les élégants par des bloggeurs influents et les jolies marquises par des jolies twitteuses et vous obtiendrez quasiment le même résultat : peu importe le sujet, l'important c'est la joute verbale et le trait d'esprit. Chacun tente d'avoir le tweet le plus brillant, pertinent, drôle, profond ou philosophique.


Et tout ça en 140 caractères. Joli exercice de style.


Surtout pendant les live-tweets. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec l'exercice, le live-tweet consiste à commenter une émission ou un évènement télévisuel en direct. Avec un totale et jouissive mauvaise foi. Et en cherchant la phrase qui tue et qui va être reprise par les participants.


Peu importe au fond l'émission. Et même plus, pire l'émission est, meilleur sera le live-tweet. Programmez une "Nouvelle Star" avec des apprentis-chanteurs peu convaincants ou un "amour est aveugle" avec des soit-disants anonymes tout droit sortis d'un casting de film X et c'est le bonheur assuré.



Les bons mots fusent de partout. Je vois même certains journalistes tout à fait respectables et respectés pour leur sérieux qui se prêtent bien volontiers au jeu.


Il m'est arrivé plus d'une fois lors d'une de ces soirées de glousser hystériquement en regardant à mon écran d'ordi d'un oeil et la télé de l'autre.


Au grand désarroi et face à l'incompréhension totale de ma famille qui a enregistré le numéro de Sainte-Anne dans les favoris du téléphone au cas où.


Oui au risque de me fâcher avec certains puristes de l'histoire et de la littérature française (mais moi les puristes, de toutes manières je les... enfin bref) je l'affirme, tel ma plateforme, Haut et Fort (uhuhuhuh) le bel esprit français n'est pas mort. Il est bien vivant et en pleine forme. Il a simplement migré des beaux appartements de la rive gauche où malheureusement il ne se passe plus grand chose en terme de réflexion profonde.


Pour aller courir tel un Alien en quête de chair fraîche dans les couloirs virtuels du cyber-espace.

(pitin je regarde trop de science-fiction moi, en particulier Alien et Tron, faut que je me calme).


Je ne suis pas dupe ni béatement naïve non plus : 95 % de ce qui s'écrit est basique. Mais les 5 % qui restent valent vraiment le détour. Et je vous conseille vivement de venir y jeter un coup d'oeil.


En termes choisis pour toi, surfeur blond mononeuronal à tablettes de chocolat (miam !) viendez avec nous faire le con sur Nouvelle Star. On se marre.


Et je vous conseille aussi deux autres billets autour du même sujet par les ekkkkksssssellents Dom et David Abiker

 


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20/05/2010

Boulet de stage

Si vous avez fait des stages ou des formations professionnels ou encore de reconversion vous avez certainement cotôyé un jour ou l'autre un boulet de stage. Que ce soit le ou la


  • mou(lle) du genou qui capte tout une heure après tout le monde
  • déficient(e) neuronal qui ne capte rien du tout
  • déphasé(e) qui vit dans une dimension parallèle
  • rebelle qui veut tout faire à sa manière sans rien écouter
  • étourdi(e) qui oublie tout 2 minutes après qu'on lui ait expliqué ou qui a oublié de quoi noter, boire, téléphoner, perd ses notes, ses clés, son portefeuille, ses tickets restaurant et autres..
  • dépressif (ve) que tout ennuie et surtout cette formation
  • égocentrique qui pense qu'il (elle) est seul(e) et tient le crachoir pendant des heures avec ses problèmes perso
  • lêche-bottes qui croit malin de rigoler très fort à la moindre vanne du formateur

 

Ou celui ou celle


  • qui s'est trompé(e) de formation
  • que son patron à mis là uniquement parce ça lui donne des abattements fiscaux mais qui n'a rien à voir avec la choucroute
  • qui crois bien tout faire mais qui se plante systématiquement (sans que ce soit jamais sa faute, bien sur)
  • qui souffre d'un complexe d'infériorité et qui stresse ou panique à chaque nouvelle étape.

 

Ou encore le cas extrême qui réunit toutes ces caractéristiques (si, si ça existe).


En tous cas, ils ont tous en commun de ralentir le groupe, énerver tout le monde, exaspérer le formateur et finir attachés et baillonnés à une chaise et enfermés dans un placard dès qu'on en a l'occasion.


Pourtant... Je crois bien que cette fois ... Le boulet c'est moi. Effectivement, quand on m'a dit que j'allais bénéficier d'une formation Photoshop j'ai sauté partout comme un petit cabri sous extasy. Et je m'y suis rendue plutôt confiante : avec ma maestria informatique habituelles, deux coups de cuillères à pot et hop, je serais la reine du photo-montage.

 

Sauf que non..

 

Au bout de 2 / 3 heures, j'ai du me rendre à l'évidence..

 

Je ne bitais rien.


Mon neurone de blonde était saturé de calques, baguette magigue, sélections vectorielles et autres transformations manuelles et je n'arrivais à RIEN faire sans l'intervention du formateur.


J'étais devant mon écran les doigts suspendus au-dessus du clavier, fixant l'image que je devais retoucher avec les yeux exorbités comme si je venais de voir la tête de Freddy Krueger, la bouche ouverte et le filet de bave coulant à la commissure des lèvres.


Jusqu'à m'énerver publiquement en menaçant de passer mon ordi par la fenêtre parce que je n'arrivais pas à détourer cette p*** de b** de m**** d'image.  Voire à m'énerver en vociférant "personne n'avance avant que j'ai TERMINE"..


Avec les deux autres co-stagiaires  hésitant entre effroi (je fais peur quand même quand je suis en crise), dégoût, et descendre chercher du lexomil à la pharmacie la plus proche pour moi et pour eux.


Et Le formateur qui tentait de me calmer en me disant "mais calme-toi chouchou, ça va aller" (le formateur était très chouchou).


Oui. 3 jours de sueur de sang et de larmes.


J'ai eu une lueur d'espoir à la fin du stage quand je suis enfin arrivée à trifouiller vaguement une image par mes propres moyens. Lueur aussitôt éteinte quand rentrée à la maison, j'ai réalisé que j'avais absolument tout oublié.


C'est mon employeur qui va être content.


Je crois que ça faisait longtemps que je n'avais pas autant tenté de concentrer mon neurone de blonde pour aussi peu de résultat. Et blague à part c'est fichtrement épuisant.  3 jours de stage m'ont complètement vidée.


Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Mon formateur chouchou va me prêter un photoshop à installer gratos. Et je te garantis qu'une fois dans mon macbook chéri Roger, le photoshop, je vais lui faire la peau.


C'est pas un petit logiciel de rien du tout qui aura le dernier mot face à la Grande Manu, non mais.


Du coup, comme j'ai souffert, vous allez souffrir aussi. Je vous montre quelques-unes de mes oeuvres.

ET VOUS ETES PRIES DE VOUS EXTASIER

Merci.

 

Tasse.jpeg
Tracé cochon 2.jpeg
Punk lunettes bleues.jpeg
Feuilles montage.jpeg

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (51) | Tags : stage photoshop | |  Facebook | |  Imprimer | |