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12/01/2012

Fuis le bonheur avant qu'il ne se sauve

Ah, la quête du bonheur.

Trouver le bonheur, à tout prix, passer sa vie à le chercher. 

Vaste sujet et vaste préoccupation. Une des premières dans l'ordre de priorité de l'humanité une fois que ses besoins vitaux sont satisfaits.

Toute l'humanité ?

Hum.

Moins une personne.

Non, je ne vais pas vous jeter mon bonheur parfait à la figure en faisant une déclaration du style "le bonheur ? Je le vis tous les jours, ma vie est tellement idéale".

C'est simplement que le bonheur j'ai arrêté de le chercher. 

Pour moi le bonheur n'existe pas tout simplement. Il y a de temps à autres des instants où on voudrait figer le temps dans une sorte de nirvana idéal de toutes les couleurs de l'arc en ciel.

Mais qui passent, comme tout.

Et ton nirvana coloré se transforme généralement en gris passe-murailles.

Tu es plus souvent dans le gris passe-murailles que l'inverse d'ailleurs

L'état de bonheur continu est une illusion.

Tu t'en rends compte avec l'expérience. Il est donc inutile de s'épuiser à courir après.

Ensuite ?

Ensuite c'est mon cortex tordu qui prend le relais.

Le bonheur ne me rend pas heureuse. 

Enfin plus exactement, je trouve que le bonheur me laisse dans un état d'hébétude crétin qui me pousse à roucouler des fadaises idiotes et à perdre le contrôle de mes actions et de mes sentiments.

Or il n'y a rien que je supporte moins que de perdre le contrôle.

Non, je ne suis pas masochiste et je ne me souhaite pas une avalanche de catastrophes qui me laisseraient dévastée et anéantie. Pas du tout.

Mais je n'ai aucune envie que ma vie se transforme en petite maison dans la prairie avec robes à fleurs et sourires béats non plus.

Le bonheur ne m'excite pas non plus.

Ce qui m'excite c'est l'excitation.

L'adrénaline. Pas la physique. Tu ne me feras jamais sauter à l'elastique ou affronter une horde de buffles lancés au galop à mains nues.

L'adrénaline mentale. L'affrontement, le challenge, les projets, les rencontres, la mise en danger, le borderline, le tordu, le bizarre, le non conventionnel, la sortie de route, l'imaginaire.

Je préfère le côté obscur de la force à une clarté lumineuse et chaude qui baigne chacun de mes jours.

Après tu peux m'envoyer papa Freud pour qu'il trouve pourquoi je rejette à tel point cet état béatifiant.

Je l'attend de pied ferme, le vieux, j'aurais deux ou trois trucs à lui dire.

Ce sera pour le prochain billet dépressif que je ferai. En janvier 2013.

Si la fin du monde n'a pas eu lieu avant.

bonheur-vie.gif

Aaaaaarghhhhhhh

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bonheur, tristesse, quête | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

J'ai tout de suite pensé à "fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve..."
Qui peut encore croire que le bonheur continu, personne je pense!
Sinon si j'ai bien compris, les vampires suédois te font perdre le contrôle et te rendent gaga mais tu n'aimes pas ça ?! Si, avoue que tu aimes !

Écrit par : Carole Nipette | 12/01/2012

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Et ce GIF là c'est pas que du bonheur des fois ???

Écrit par : Poulette Dodue | 12/01/2012

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Les commentaires sont fermés.