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28/05/2012

Corpus delicti

Je te veux. Je ne t'aime pas.

Je te veux.


Ce désir est si fort qu'il carbonise chacune de mes cellules, pourrit mes neurones, crame ma patience, creuse des plis sous mes yeux, tort mon ventre, assèche ma bouche, pervertit mon sommeil, contrôle mes rêves.


Tu es là quand je dors, quand je mange, quand je regarde d'autres hommes, tu me manques quand tu n'es pas là, tu me manques quand tu es là, tu me manques quand tu me parles, parce que tu ne me parles pas vraiment, tu me manques tout le temps


Tu es le manque.


Je ne peux même plus te regarder, pas dans les yeux, certainement pas. Trop risqué.


Je perds le fil quand tu je te regarde. Je perds le contrôle quand je t'entend : les basses de ta voix me vrillent les nerfs comme une fraise de dentiste perce une molaire. Ta voix liquéfie ma moelle épinière et vrille ma colone vertebrale, chacun de tes mots rentre sous ma peau comme un parasite qui coloniserait mon ADN.  


Je pourrais m'ouvrir les paumes à coup d'ongles, et agrandir les plaies  au cutter pour t'extraire en même temps que ce sang chaud et visqueux qui en coulerait pour que tu sortes de mon sang et que je finisse anémique de toi et de tout. Vide. Mais en paix.


Tes mains me bouleversent, ta nuque me bouleverse, je pourrais regarder des heures la courbe de tes épaules et celle de tes reins et la naissance de tes fesses qui dépassent parfois de ton pantalon.


Ton pantalon, vaste problème. Il me cache sans me cacher ce que je ne veux pas voir. Ce que je voudrais voir, et puis non, si. Non.


Je ne veux plus rien imaginer, ça me brule, ça me bouffe, ça me torture, ça me détruit lentement. Je pourrais te prendre salement, sans même te déshabiller, violemment, sans préliminaires.

Les préliminaires c'est pour les jeunes filles qui pensent que la chair est romantique, que la tendresse est un pansement, que l'amour est un lit de roses.


Je ne suis plus une jeune fille et la chair n'est pas romantique. La chair est la chair, la chair est sale, visqueuse, organique, vicieuse, addictive.  


Le désir est brutal. forcément brutal.

Le désir c'est avant l'amour, je n'ai pas besoin de t'aimer, j'ai besoin de te posséder.

L'amour c'est binaire, il est fait pour les gens simples qui cherchent le bonheur.

Je ne suis pas simple. Je ne cherche pas le bonheur.

Je cherche à t'avoir. Je ne t'aurais pas. Je préfère crever que de te laisser deviner que je te veux. Jamais tu ne sauras. Jamais.

L'orgueil est aussi brutal que le désir. 

 

Le désir restera donc violent et intact.

Peu importe


Le désir inassouvi est bien plus jouissif que la possession.

 

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06:00 Publié dans Sexe & Co | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désir, couple, possession | |  Facebook | |  Imprimer | |

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