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30/07/2012

On aurait pu...

On aurait pu commencer dans la rue, sous la porte d'entrée.

Ton souffle dans mon cou, mes griffes dans ton dos, ton coeur qui s'accèlère.

On aurait pu se renifler, se jauger, se regarder au fond des yeux, se caresser, se mordre, presque se battre.

On aurait pu ouvrir difficilement la porte, emmêlés dans nos vêtements, se retrouver dans l'entrée, ne même pas arriver dans la chambre, pas le temps, pas envie.

Tu aurais pu me plaquer au mur et me regarder dans les yeux.

Me retenir d'une main pendant que l'autre baissait cette foutue fermeture éclair qui reste coincée à mi hauteur.

Et qui reste coincée, malgré ta main qui insiste. 

Qui finit par céder sous tes phalanges énervées. Et qui m'arrache un morceau de peau et un cri. 

Que tu essaies d'étouffer avec ta bouche, mais non, tu ne m'embrasseras pas.

Pas toi.

Embrasser c'est pour les adolescents, ou les gens mièvres. 

Tu n'es pas mièvre, ne le soit pas, s'il te plait.

Pas ce soir. Pas maintenant. 

Je n'ai pas envie d'eau de rose, de fleur bleue, d'un couleur quelconque d'ailleurs. Je veux la peau blanche de ton torse, et les poils sombres qui courent dessus.

Du noir, du blanc, rien d'autre. Rien. Même pas de préliminaires. Le mot lui-même est laid. Et inutile. 

Je ne veux que l'essentiel, pas l'inutile. Toi, ta chair déjà dressée et prête. Mes mains qui se étreignent tes cuisses. Les muscles de ton dos qui se crispent. Ta sueur, ton sang, ton fluide.

Tes coups de reins, la sueur sur ton front.

Je ne crierai pas, je ne ferai pas ce plaisir là non plus. Je garderai les yeux fixés sur toi jusqu'à ce que tu détournes ton regard et que tu planques ta tête dans mon cou. 

Et que tu rentres en moi. Presque timidement, maladroitement, en cherchant ton chemin, en cherchant ton rythme, puis plus vite, plus fort, trop fort, trop vite. 

Pour que je t'arrête, que je te repousse. Que tu reviennes. Plus lentement, tu as compris.  

Et puis les murs qui basculent. Mes tempes qui bourdonnent, mon ventre qui explose et ton gémissement. Rauque. Long. 

Et puis rien.

On ne va pas entamer une histoire. Ce serait idiot.

On aurait pu.

On ne pourra pas. 

Dégage.

Petit con.

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06:00 Publié dans Sexe & Co | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Je ne sais pas bien comment lire ça... Tout va bien ?

Écrit par : nol de nol | 27/06/2012

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Le début d'un bouquin que tu écris?????

Écrit par : christelle | 27/06/2012

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J'ai bien aimé ce billet.

Écrit par : Mimie | 30/07/2012

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Yes! Girl power!

Écrit par : Madame Parle | 30/07/2012

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J'aime beaucoup ta série de textes sur le sujet :) on s'y croirait...

Écrit par : Carole Nipette | 30/07/2012

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C'est joli et bien écrit, bravo.

->> http://www.youtube.com/watch?v=XXuXoU0hEuk

X.

Écrit par : Yannix | 30/07/2012

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excellent ! la braguette m'a fait rire.

Écrit par : romain blachier | 30/07/2012

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Caliente !

Écrit par : Poulette Dodue | 30/07/2012

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@Nol de nol : pas mal, pas mal
@Christelle : surtout pas
@Mimie : merci beaucoup
@Madame parle : en quelque sorte
@Carole : c'est fait pour...
@Yannix : merci merci..
@Romain : euh... Parce que c'était drôle ??
@Poulette : aie aie aie

Écrit par : emanu124 | 02/08/2012

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Chouette billet! Vous écrivez très bien ;)

Écrit par : comment devenir riche | 03/08/2012

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J'aimerais pouvoir avoir se don d'écriture, pour dire exactement les mêmes phrases, les mêmes mots!

Écrit par : myrtille | 03/08/2012

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Pfiou, fais chaud d'un coup non :)

Écrit par : Léo et Bambou | 06/08/2012

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Les commentaires sont fermés.