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24/07/2012

"Je ne vais plus sur internet" est le nouveau snobisme

Depuis quelques mois on voit fleurir des déclarations fracassantes de gens qui abandonnent le cyber monde.

Principalement intellectuels, ou prétendus tels, ils ou elles rejettent "l'esclavage" et "l'abrutissement" crée par internet et les réseaux sociaux.

C'est rigolo, on pourrait ressortir les discours de leurs prédécesseurs il y a une quarantaine d'années qui disaient exactement la même chose de la télévision.

Je suis prête à parier qu'en remontant dans l'histoire, leurs grands-pères parlaient de façon similaire de la TSF.

Et qu'on entendait déjà ce même discours au moment de l'invention de l'imprimerie.

Parmi d'autres, Nick Bilton, qui a décidé de ne plus répondre à ses emails.

Lui, sa démarche peut se comprendre, voire se partager.

L'email, courrier électronique qui facilitait la communication d'un bout de la planète à l'autre il y a encore quelques années présente finalement les mêmes défauts que son ancêtre papier. Envahissement, courriers indésirables, tri régulier à faire sous peine de piles qui s'alourdissent chaque jour. Je déprime à chaque retour de vacances devant les 4 ou 500 mails qui m'attendent au bureau. Du coup, je fais comme lui, je ne les ouvre plus. Je me dis que si vraiment il y a une urgence, on viendra me le signaler. 

Mais que dire des autres, Frederic Beigbeder en tête. Egerie masculine de la branchouillerie parisienne, il a décrété qu'il n'aimait ni les livres électroniques, ni Facebook, ni twitter qu'il considère le nez pincé comme un espèce d'égout à ciel ouvert où se déversent toutes les bassesses du genre humain. Un cloaque boueux bien trop sale pour ses jolies chaussures de créateur.

Ou encore de Kolia Delesalle, journaliste à Télérama qui annonce de façon très scénographiée son retrait de twitter "adieu peuple, je me drape dans ma dignitude et je me retire sous vos applaudissements". "Je retourne dans la vraie vie" dit-il en prenant bien la peine de préciser qu'il a été inondé de SMS et mails qui se lamentaient sur sa défection  du style « Qu'est-ce que tu fous ? » ; « Je rêve ou tu as quitté Twitter ? » ; « C'est quoi ce bordel ? » ; « Tout le monde se demande ce qui se passe ! »

Mais bien sur. Comme c'est crédible. Twitter a une mémoire de poisson rouge. Tu es généralement oublié au bout de 2 minutes maximum. Même par tes plus fidèles followers.

Arrête un peu ton cinéma Kolia, partir, vraiment partir c'est se retirer sans explication et stopper net, sans fleurs ni couronnes. Tu ne pars pas vraiment, tu te fais de l'auto-promo, point. Tu es comme les vieilles actrices qui font leurs adieux en pleurant sur scène et reviennent l'année suivante, ce par quoi tu conclus ton billet d'ailleurs. 

"Je suis vivant" dis-tu. Ce qui signifie que nous pauvres esclaves du pixel, nous sommes des zombies enchaînés à notre clavier. Mais que toi, tu as vu la lumière et que donc, tu es un être infiniment supérieur.

Quelle prétention sans bornes.

Quel snobisme.

Car apparemment, pour toi Beigbeder et ceux qui pensent de façon similaire, il est de bon ton de mépriser la cyber communication. 

Plus que la cyber communication d'ailleurs, il est de bon ton de mépriser tout ce qui est populaire, répandu, partagé voire universel.

Les anglo-saxons appellent cela le mainstream le "courant principal" 

Je connais cette tendance, je la pratique aussi. Je méprise le mainstream en cas de mauvais goût et la qualité discutable.

Mais notre différence fondamentale est que mainstream ou pas, quand quelque chose est bon, beau, de qualité ou bénéfique, je suis volontaire pour faire le mouton avec les moutons.

Je suis une pauvre victime consentante de l'esclavage électronique et d'Apple réunis. Qui m'ont sans doute apporté plus, beaucoup plus que les seules relations que j'aurais pu avoir IRL. Et ouverts des horizons que je n'aurais pas soupçonné il y a quelques années.

Je suis donc une pauvre fille perdue et à moitié débile, selon vos critères, messieurs.

Juste un truc, si le clampin qui a inventé le feu avait écouté votre ancêtre qui lui disait à l'oreille "le feu ? C'est tellement vulgaire, ça va nous rendre esclave de notre nourriture", on en serait encore à manger de la viande crue sur nos genoux vêtus de pagnes en feuilles de bananier.

Pour ma part, je préfère déguster un steak à point avec quelques vêtements stylés sur le dos et tapoter sur un clavier.

Chacun sa lobotomie. J'ai choisi la mienne.

 

tweet-zombie1.jpg

Et fière de l'être...

 

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06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

je n'ai jamais compris ce terme "irl" comme si les gens avec qui tu discutes via le net étaient que des robots...

Écrit par : pasmalin | 24/07/2012

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Oui à chacun son addiction et son esclavage, tant qu'on le choisit et qu'on ne le subit pas tout va bien !

Écrit par : Carole Nipette | 24/07/2012

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Exellent billet ...

Écrit par : corinne | 24/07/2012

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Ne deviens pas snob !!! Ne quittes pas ce blog ! ;-)
Pas de FB, ni de tweet pour ma part, non pas par snobisme (mais maintenant que je sais que c'est so hipe de les mépriser je vais me la joué tiens !!), mais car je ne suis pas une pure geek. Et surtout je me connais et je sais que cela serai ûber chronophage !
Bises ma prolo chic préférée .

Écrit par : Poulette Dodue | 24/07/2012

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à chacun sa dépendance; certains sont dépendants de leur snobisme ^^
je n'aime pas les livres électroniques,mais pourquoi pas pour ceux que ça tente;
il ne faut pas être sectaire , ni imposer sa vision du monde,
grace au net j'ai découvert des gens et des cultures qui m'étaient étrangères , et comme je n'ai pas les moyens de prendre l'avion à chaque envie pour aller visiter notre planète , j'en suis heureuse,

Écrit par : michelle | 24/07/2012

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Et bien moi, je les comprends parfaitement ces gens là. Et il y a une phrase qui me fait particulièrement tilter....

" Qui m'ont sans doute apporté plus, beaucoup plus que les seules relations que j'aurais pu avoir IRL "

Et bien, je trouve ça grave quand même...Pas ton cas en particulier, hein, mais le fait que le virtuel apporte finalement plus de choses que le réel. Moi, je suis peut-être snob mais je pense qu'internet éloigne les gens.

Voilà. Jetez moi des pierres, j'adore ça :)

Écrit par : Estelle | 24/07/2012

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Je suis d'accord avec toi. Je n'ai rien contre internet et grâce à lui j'ai appris pas mal de choses (je lis beaucoup de textes scientifiques en lignes qui me servent beaucoup dans mon domaine) mais parfois cela fait du bien de quitter son écran. Les rencontres virtuelles, si elles le restent, n'ont rien de comparables à celle faites dans la vrai vie... J'ai rencontré mon copain sur facebook et cela fait quelques années que nous vivons ensemble mais c'est parceque nous avons franchi la ligne "téléphonique" puis par plusieurs réelles rencontres nous avions pu consolider nos liens. Sans cela ce n'était pas la peine d'envisager une histoire d'amour.

Écrit par : Julie | 24/07/2012

Personnellement, je suis d'accord avec Beigbeder pour le coup, et c'est bien la première fois.
Je consulte régulièrement ma boite mail et je parcours de temps à autre la blogosphère avec plaisir, mais j'ai viré mes comptes facebook et twitter que je considère également comme, je te cite, "un espèce d'égout à ciel ouvert" où l'exhibition et le voyeurisme règnent en maitre.

Écrit par : Aline | 24/07/2012

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C'est vrai que sur internet une grande majorité de chose montre une certaine bassesse de l'humanité, mais il ne faut pas tout vois en noir !

Que faire de wikipédia, ce cher wiki, sans qui la moitié des choses que l'on sait , nous ne les saurions pas ? (qui n'y est jamais allé vérifier des infos ou en chercher d'autres ) , et que faire de ces vidéos youtube qui nous parlent aux choix : de sciences, d'histoire, de livres ou d'art ?... il faut arrêter à un moment.

Chaque chose à ses bons et mauvais côtés, et le meilleur moyen d'en tirer partie, c'est de ne voir que les bons et de laisser les autres aux autres justements !

Écrit par : owl | 24/07/2012

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Avant je ne twittais pas , mais ça c'était avant ... d'avoir un I phone, puis des gens que tu suis, qui commencent à te suivre ... Je dois dire que j'ai quitté fb pour twitter, mais ce monde "virtuel" j'arrive pas à le quitter pr de vrai, ni même à ralentir. Et vouloir tjs tout partager, je trouve ça juste épuisant, parfois. Comme de tenir un blog, je comprends un peu les gens qui ont parfois besoin de couper court.

Super billet btw

Écrit par : Aurore | 24/07/2012

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Excellent billet :)

Écrit par : The other woman | 24/07/2012

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Très bon billet, tout à fait juste !
Je suis assez étonnée par les commentaires qui parlent de "virtuel" et d'éloignement des gens. Au contraire, j'ai pu rencontrer grâce aux réseaux sociaux des gens que je n'aurais jamais rencontrés autrement, et dans nos vies très remplies (ou simplement géographiquement éclatées), ils sont un lien pratique pour garder contact avec chacun. Et tout comme pasmalin, il me semble difficile de parler de virtuel, puisqu'en dehors de rares cas, ce sont des personnes bien réelles qui sont derrière les comptes.
C'est addictif parce que nous sommes humains, et que l'être humain a besoin d'interagir avec d'autres humains. Bien sûr, il y a un équilibre à atteindre, mais c'est vrai que parler d' "égout à ciel ouvert" est clairement un terme trop fort. Les gens sont sympas ou cons, comme dans la vraie vie, et comme dans la vraie vie, on peut choisir ceux à qui on parle et qu'on a envie d'écouter...

Écrit par : Andie | 24/07/2012

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billet juste mais il peut aussi arriver de se retirer pour écrire dessus. Cela m'est arrivé. A ce moment la on le déclare.

Écrit par : romain blachier | 24/07/2012

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Assez d'accord avec l'ensemble, cette « hauteur » de ceux qui sont dans la « vraie vie », et en oublie qu'Internet fait partie de la vraie vie, est fatigante.

Par contre pour la phase de fin sur la viande et le feu, euh, non :
http://blogs.scientificamerican.com/guest-blog/2012/07/23/human-ancestors-were-nearly-all-vegetarians/ :)

Écrit par : thisisabore | 24/07/2012

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Où est le problème ? Qui sont ces gens ? Nick, Beigbeder et Kolia ? Ils ont fait des choses ? écrit des trucs ? fait des films ? enfin, ils sont réels je veux dire ? Ils possèdent une âme et sont capable d'analyse ou bien ils sont des pantins comme nous autres ?

Écrit par : autodidacte | 24/07/2012

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Je suis snob et je m'assume. Je boude (un peu) twitter. Je suis en retraite dans un monastère. Comment ça, mytho ?

Écrit par : Stéphanie | 24/07/2012

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Je suis snob et je m'assume. Je boude (un peu) twitter.

Écrit par : Stéphanie | 24/07/2012

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Bravo, je me faisais la mm réflexion il y a peu, de lire que même des personnes qui bossent sur le net, quittaient "facebook" , s'ennuyaient sur FB, à la limite twittaient toujours mais bon ...

J'ai lu l'article, je me suis amusée, j'ai bien ri, et je l'ai partagé. J'aime beaucoup le ton de l'article...et la plume de l'auteur:-)

Merci !
Valérie

Écrit par : Valérie Thuillier | 24/07/2012

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Article très intéressant, et bien écrit! Pour ma part, je n'ai pas de facebook ou twitter, parce que je n'en veux pas, mais c'est surtout parce que je n'en ressens pas le besoin. Je ne méprise pas pour autant ceux qui s'en servent. Tu as raison, ce mépris est d'un snobisme! Par contre je ne pourrai pas me passer de mon blog et des mails!

Écrit par : Marilou | 24/07/2012

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@Pasmalin : non ce sont de vrais gens qui sont juste derrière un écran.
@Carole : voilà. Tout va bien...
@Poulette dodue : ça l'est. Je te confirme. Par contre CA c'est un vrai problème
@Michelle : je suis totalement alignée là-dessus
@Estelle : les amitiés IRL c'est irremplaçable, bien sur. Mais j'en étais arrivée à tourner en rond dans les miennes. Le fait de rencontrer d'autres gens que je n'aurais pas rencontré sans le web m'a vraiment apporté une bouffée d'oxygène et une ouverture inimaginable. Il va sans dire qu'il faut aussi que certaines rencontres virtuelles se transforment en réelles pour que ce ne soit pas frustrant. C'est mon cas. Donc je me sens pleinement épanouie.
@Julie : et bien voilà. Un joli exemple d'histoire qui se prolonge pour de vrai...
@Aline : pas que. Je t'assure. Pas que. On peut aussi y vivre de jolies histoires et beaucoup s'y amuser. Il suffit de faire un peu le ménage
@Owl : comme dit l'autre, avec modération. C'est le secret
@Aurore : il est indispensable parfois de déconnecter, pour se ressourcer ou juste faire un break
@The Other woman : merci !!

Écrit par : emanu124 | 24/07/2012

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@Andie : que dire de plus. Sinon que je suis entièrement d'accord
@Romain : et pourquoi ? Pourquoi le déclarer justement...
@Thisisabore : (c'est une parabole)
@Autodidacte : Beigbeider a écrit des bouquins. Enfin un lisible. Les autres dispensables. A part ça..
@Stéphanie : même pas vrai
@Valérie : je t'en prie
@Marilou : chacun son truc !! Et personne n'a a juger personne..

Écrit par : emanu124 | 24/07/2012

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Très bonne analyse et c'est surtout très bien expliqué !
J'adhère à ta réflexion... Et comme toi je suis aussi un mouton quand ça vaut le coup !

Écrit par : mamanblog | 25/07/2012

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Tombée par hasard sur ton article qui fait écho à ce que je voudrais écrire depuis quelques jours.... en bref, pour ma part, il me semble qu'internet et ses réseaux sociaux remplissent des vies qui ne peuvent pas se remplir dans le réel parce que la rencontre réelle n'est pas facile (pourquoi c'est une autre question) et que bien souvent, quand ces vies sont vraiment remplies, les gens s'éloignent d'internet et de ses réseaux sociaux.
Il y a du bon comme du mauvais, le tout est de réussir à ne pas tomber dans l'exces.... j'ai 5 boites mails, 4 pseudo, je n'en consulte que 3 des boites et n'utilise que deux pseudo (un pour les amis, l'autre pour ici par exemple). Je vais une fois par semaine sur fb quand mon ami me dit "t'as vu ce que j'ai mis sur ton mur?" bah, euh, non.... donc je vais voir.
Je consulte les mails pour voir si il y a des choses importante (ma relève de gaz de France, un mail de mes amis du bout du monde, ou des mails pro importants), le reste, je jette à la poubelle sans ouvrir. Internet peut être une plaie et j'aime mieux être dehors dans mon jardin ou à la terasse d'un café avec des copains que derrière mon écran à discuter avec des gens de l'autre coté de la ville.
Alors, je comprends qu'on puisse décrocher des réseaux sociaux et le dire. On prévient parce que c'est quand même pas facile, comme d'arrêter la clope, mais qu'on sent bien que mal utilisé, tout fou le camp....
faut que j'arrête d'écrire ou mon commentaire va bientôt être aussi long que ton article.... c'est ma plaie, j'adore écrire.

Écrit par : Sioux | 25/07/2012

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Cet ellitisme mal placé, ras le bol!
Merci et bravo pour ton billet!

Écrit par : Ilse | 25/07/2012

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Mouais... personnellement je trouve plutôt sain que l'on s'interroge et que l'on critique nos habitudes, tout ce qui nous semble aller de soi, tout ce qui parait à priori être tellement formidable.
Par contre ton système de défense à base de "retourne à l'age de pierre" ne me convainc pas du tout. C'est ce que l'on me renvoie toujours dès que je dis que je n'ai ni téléphone portable ni télévision.. Je ne me sens pas homme préhistorique pour autant, ni même appartenir à une quelconque élite. Je me sens même plutôt bien ancré dans mon époque.. pas moins que ceux qui ont un smartphone en tout cas.

Ceux qui n'ont pas toute la panoplie vous font-ils peut, dictateurs du modernisme ??

Écrit par : Fabb | 26/07/2012

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Très bon billet, comme d'hab', ça fait toujours plaisir de te lire... pour ma part je n'ai jamais accroché à Twitter, et FB je ne m'en sers qu'avec parcimonie. Rien ne vaut les rencontres en vrai, voir les gens en vrai, sortir, ça n'a rien à voir avec le fait de rester des heures derrière son micro...

Écrit par : Nath | 27/07/2012

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@Mamanblog : ne méprisons pas le moutonnisme quand il est agréable
@Sioux et Nath : bien sur que rien ne vaut les rencontres . Mais justement, l'agréable des réseaux c'est qu'ils m'ont permis de rencontrer PLEIN de gens. Je ne m'y sens pas enfermée, donc.
@Ilse : je t'en prie
@Fabb :dictateur du modernisme ? Mais j'adooooore, je vais garder

Écrit par : emanu124 | 28/07/2012

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Le feu, le feu...Perso je le préfère bleu le steak...

Écrit par : l'hérétique | 31/07/2012

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@L'hérétique : moi je préfère à point. Chacun son steak...

Écrit par : emanu124 | 02/08/2012

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