Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/04/2013

Tiens v'la le bibliobus qui passe

Week-end d'internet minimum et surtout de pas de réseaux sociaux j'avais dit.

J'ai quasiment tenu.

Je n'ai pas mis les pieds sur twitter et juste répondu à 2 à 3 reprises sur un groupe de conversation privé sur Facebook, sans aller sur le fil public. 

Je n'ai pas fait un seul instagram ni cherché de Pfiouuuu pour mon tumblr

J'ai évité les sites d'information et d'actualité pour me laver un peu la tête.

J'ai écrit mes billets, jeté un coup d'oeil rapide à mes mails et regardé en replay les épisodes de Real Humans 

Figure-toi, ça fait un bien fou de temps à autres d'avoir l'impression que le monde peut bien tourner sans moi et que finalement, ce n'est pas grave.

Et en prime c'est reposant, pas de disputes, pas de commentaires, pas de réflexion, pas de chasse au scoop, pas de flux tendu du cerveau.

Un genre de repos total du neurone.

Evidemment que ça m'a manqué, mais finalement et curieusement, on se déshabitue aussi vite qu'on devient accro. Quelques jours sans et je suis certaine qu'on s'en passe très bien.

Pour m'aider dans cette détox expresse, le soleil du week-end a incité à la ballade, le dimanche a été partiellement consacré à un test de restaurant Thaï en famille et surtout j'ai reçu des livres.

J'ai donc pu pour la première fois depuis longtemps hors vacances, feuilleter au calme des ouvrages imprimés et non pas lire sur un écran.

Ouvrages imprimés que je ne peux que vous recommander ci-dessous.

Hollywood Babylone de Kenneth Anger

Si tu aimes l'histoire du cinéma, ses coulisses un peu scandaleuses et la culture underground, ce petit bouquin est fait pour toi. Kenneth Anger retrace depuis les débuts d'Hollywood (au commencement du XXème siècle) jusqu'aux années 70 quelques-uns des scandales les plus retentissants de la Mecque du cinéma, loin des versions officielles livrées à la presse par les patrons des studios.

Orgies, drogue, meurtres, suicides, manipulations en tous genre, chantage, corruption, procès... Hollywood aujourd'hui parait presque puritain à côté des folles années de la métropole du cinéma.

On y apprend notamment que le gentil Charlot avait un gros penchant pour les très jeunes filles. Que les stars du cinéma muet carburaient à la cocaïne qui expliquait leur jeu énervé à l'écran. Que les stars féminines avaient des vies qui renverraient Madonna au couvent des oiseaux.

Mais aussi comment la petite boutique artisanale des années 1910 est devenue une énorme machine de guerre. Ou comment les mythiques producteurs de l'âge d'or arrosaient juges, procureurs et politiques pour étouffer les scandales ou les morts suspectes des stars de l'époque.

Le côté obscur de la machine à rêves.

Celle qui mettait de simples mortels au rang de demis-dieux, pour les broyer impitoyablement au moindre faux pas ou bide cinématographique.

J'y ai appris, entre autres, que le terme "has-been" était apparu au début des années 30 sous l'effet conjugué de l'apparition du parlant et de la grande crise qui poussaient beaucoup d'acteurs à la ruine, à la déchéance, voire au suicide.

Le bouquin fait environ 300 pages et se lit facilement, comme un Voici chez le coiffeur, la profondeur et le trash en plus. Les informations que Kenneth Anger y livre ne sont pas toutes vérifiées et il est possible qu'il y ait rajouté une bonne dose de scandale inventé et de fantasme, ce qui est sa marque de fabrique.

Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est considéré comme l'un des réalisateurs indépendants les plus influents du cinéma.  Anger est  l'un des premiers réalisateurs publiquement gay d'Amérique, et certainement le premier dont l'œuvre aborde l'homosexualité de manière directe.  Son rôle est réputé central dans la visibilité de la culture gay au sein du cinéma américain. Il a aussi fait de l'occultisme le thème central de plusieurs de ses films, montrant sa fascination pour le fameux occultiste anglais Aleister Crowley. Il est lui-même cité comme ayant à son tour influencé des réalisateurs comme Martin Scorsese, David Lynch et John Waters. Hollywood Babylone est son seul livre avec une première version publiée à la fin des années 50 et une deuxième en 1986.

Pour finir le titre vient d'une super-production du réalisateur W. Griffith en 1915 "la chute de Babylone". Les décors démentiels et gigantesques resteront debout de longues années malgré les dégradations, les incendies et les intempéries, et se tiendront fantomatiques  au bord de ce qui allait devenir plus tard Sunset Boulevard.


9782367190112.jpg

11,95 édition Tristram


Dans un registre totalement différent : 101 petits secrets de mode qui font les grandes créations.

Un petit guide en 101 fiches qui t'explique la mode, ses techniques et ses grands et petits secrets dont la dernière (et OUI je te spoile la fin) est une citation d'Yves-Saint-Laurent "Les modes passent, le style est éternel".

Je ne peux que plussoyer cette pensée du maître.

Le livre se prend, se repose, se feuillette au gré de tes envies et de ton inspiration. Tu peux parcourir les fiches ou t'arrêter pour comprendre une technique de coupe ou de stylisme.

Le livre s'articule autour de 5 grands thèmes :

la mode,  

les métiers de la mode,

style et processus créatif,

tissus, couleurs et motifs,

confection.

Chaque fiche est accompagnée d'un croquis en noir et blanc illustratif ou explicatif.

Même si le livre semble plus fait pour ceux qui se destinent à une carrière dans la mode et que ce n'est pas ton cas, il est toujours intéressant de connaître le pourquoi du comment de certains vêtements, techniques de stylisme ou créations.

Pour ma part, je pense que certaines personnes devraient lire la fiche "il existe une zone d'ombre dangereuse entre vêtement et déguisement".

Non, je ne donnerai pas de noms.

C'est trop facile...

Mouhahahahahahahhahaah

 

22bf51b8a41811e28c3122000aa80097_7 (1).jpg

9,90 Editions Dunod

 

Et sinon à venir quand je l'aurai fini,  On/Off d'Olivier Pourriol où l'ex-chroniqueur livres du Grand Journal décrit sa "saison en enfer" dans l'émission et les coulisses du talk-show de manière très acide.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Commentaires

tiens, Mr Mon Mari se demandait si dans la nouvelle nouvelle édition de "Hollywood Babylone", il y avait les mêmes photos (genre, celle du Dahlia Noir sur site...) (on l'avait acheté en import -et en vo, donc- en 2008)

Écrit par : Aïgor | 23/04/2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.