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30/05/2013

Et un soir....

.... Tu te mets en robe, tu rentre chez toi vers 20.30 et un type surgit derrière toi dans ton hall d'immeuble et essaye de te mettre la main dans le slip. 

Puis se barre.

Ton parapluie en main tu le bourres de coup, tu cours derrière lui et tu le frappes  et le mec se retourne... Et essaye de te re-peloter.

Tu le re-frappes en hurlant à pleins poumons comme une sirène d'incendie hystérique et tu perds l'équilibre.

Le type se tire.

Dommage collatéral : un ongle cassé.

En y repensant après, une fois l'adrénaline retombée tu te rends compte que le type criait "pardon, pardon" en essayant de te peloter.

Un débile.

A qui j'espère avoir collé un bon mal de crâne.

Peur ? Non. J'ai peur de trucs idiots. Pas des choses graves. Et plutôt fière d'avoir répliqué.

J'envisageais plus ou moins de prendre des cours de self-défense à la rentrée. 

Je crois que l'envisageation va se transformer en affirmation.

La prochaine fois au lieu de lui taper dessus à coups de parapluie j'envisage nettement de rendre ses couilles inopérantes pour quelques mois afin de lui apprendre les bonnes manières.

Je me suis juste rendue compte que le parapluie c'était bien mais pas forcément le réflexe le plus efficace. 

Et les bons réflexes, ça s'apprend aussi.

Pour le fait de porter plainte, non, je n'ai pas porté plainte. Oui, c'est grave, je ne minimise pas une agression, même si finalement elle se résume à une main au cul et un ongle cassé.

Mais égoistement, car il peut réitérer avec une autre fille, aucune envie de passer 3 heures au commissariat.

Le fait de poireauter en ruminant le truc risque de sérieusement me faire prendre un mauvais pli psychologiquement parlant, alors que là, je passe à autre chose après avoir expulsé le truc par écrit.

Simplement je me dis que même si moi à mon âge, je ne peux plus me balader en jupe au genou (même pas mini, et d'ailleurs mini ça ne change RIEN au problème) à 20 h 30 alors qu'il fait encore jour, qu'est-ce qui se passe pour des filles plus jeunes et plus avenantes ?

La self-défense, donc.

Ah et ceci ne me fera renoncer à rien. Ni à rentrer tard, ni à mettre des robes, ni des talons. Je ne lâcherai rien du tout. 

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C'est celui-ci qu'il s'est pris dans la figure.... Vive l'Union Jack, on peut toujours compter sur les anglais, ceci le prouve à nouveau

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : agression, self defense | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/05/2013

Foodista

En ces temps de météo morose et pluviométrique on a besoin de satisfactions compensatoires pour tenir le coup.

Tu peux faire flamber ta carte bleue, te mettre au sport intensif, ou autres activités physiques....

Enfin bref.

Tu peux aussi t'offrir des sensations gourmandes.

C'est pile-poil, j'ai des suggestions à te faire en ce domaine.

(sur les autres activités physiques aussi, mais ne mélangeons pas tout).

Quand tu déprimes, que te faut-il en priorité ? Du chocolat bien sur... Mais parfois tu as aussi envie d'un petit gâteau. Gâteau ou chocolat ? Chocolat ou gâteau ? Plus besoin de choisir, Milka t'offre les deux en même temps grâce à son mariage avec Tuc et Lu, pour une pause d'un nouveau genre.

Ou plutôt deux pauses. Deux chocs de marques cultes : le chocolat Milka et les mythiques petits beurres Lu. Et, plus surprenante, quand le chocolat rencontre le salé avec les Tuc.

Deux tablettes avec des mini-biscuits qui allient d'un côté le fondant et le craquant sucré des mini petits-beurres et de l'autre la douceur et la pointe de sel pour une alliance sucrée-salée tout à fait inédite.

Moi je dis, vive le goûter pour tous...

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Biscuit toujours, mais personnalisé. Si tu as envie de faire un cadeau original et gourmand à un(e) chéri(e), ta maman, ton chef pour fayoter, ou même ton hamster d'amour, c'est possible. Fabulous biscuits le fait pour toi.

Le site te propose même un service décoration/traiteur complet pour des accessoires totalement uniques et selon tes rêves les plus fous. 

Tu peux avoir des biscuits individuels ou en coffret comme ceci par exemple

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Ou comme ceci

nos-biscuits-en-coffret-voyage-inde.jpg

Ou encore comme ceci

nos-biscuits-en-coffret-printemps-ete-papillons.jpg

Quant à moi, je ne sais ABSOLUMENT pas pourquoi, j'ai reçu ceci

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Incompréhensible (mais délicieux).... Uhuhuhuhuh....


Enfin, pour compenser le sucré, un peu de salé ne nuit pas. Fleury Michon nous avait demandé d'imaginer pour un brunch blog communautaire une recette à partir de sa nouvelle gamme d'émincés à déguster froids ou chauds.

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Je te livre la mienne 

Salade façon wok aux deux émincés porc et dinde - pignons de pins et copeaux de parmesan
 
Ingrédients pour 4 personnes

1 barquette d'émincés de porc et 1 barquette d'émincés de dinde Fleury Michon
Du fond de veau
De la sauce soja
1 sachet de pignons de pins
Du parmesan à raper ou en copeaux tout prêts
Salade à ton goût : laitue, frisée, mâche ou mélange.
Un vinaigrette huile de noix ou noisette et vinaigre balsamique, sel, poivre
 
Fais revenir tes émincés au wok (ou à la poèle) avec quelques gouttes d'huile jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
A ce moment verse dessus un melange fond de veau-eau. Ou plus gourmand fond de veau-crème fraiche.
Fais revenir jusqu'à "caraméliser" légèrement tes émincés.
Rajoute les pignons de pins
En fin de cuisson rajoute un trait de sauce soja
Dispose ta préparation sur un lit de salade.
Rajoute ton parmesan en copeaux.
Assaisonne avec ta vinaigrette.
 
Voilà une entrée ou un plat du soir rapide et savoureux en quelques minutes.
Et qui en jette pas mal visuellement pour peu que tu la présente joliment

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Pour la petite histoire, en arrivant au brunch j'ai eu un peu honte avec ma salade simple face a des vraies cuisinières qui avaient élaboré des quiches ou des bouchées sophistiquées.
 
N'empêche qu'à la sortie, j'ai retrouvé mon bol... complètement vide. Preuve que la chose pour autant qu'elle soit simple, doit être mangeable.
 
A toi de tester (tu peux adapter la recette avec d'autres émincés aussi si le coeur t'en dit, bien sur).

06:00 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : milka, tuc, lu, fabulous biscuits, fleury michon, recette, salade, émincés, biscuits, personnalisés | |  Facebook | |  Imprimer | |

28/05/2013

Je m'emmerde au Club Med' le retour du fils de la revanche

Préambule 1

(oui je refais des préambules comme hier, j'aime bien préambuler en fait)

J'ai pris l'habitude de ne pas répondre aux trolls de tous poils en suivant ainsi le 3ème commandement de l'empire galactique après "Long live and prosper" et "Même pas en rêve Germaine", à savoir "don't feed the troll".

Mais, va savoir pourquoi répondre à celui-ci m'inspire particulièrement.

Préambule 2

J'ai décidé pour une fois d'être lâche, mesquine et sans aucune moralité et de laver mon linge sale en public en clouant au pilori un pauvre contradicteur sans défense pour l'exposer à la vindicte de mes lecteurs qui pourront lui jeter des tomates à loisir.

C'est moche.

Mais jouissif, finalement.

 

Recontextualisons la chose.

Il y a quelques années, je faisais mon dernier probable séjour au Club Med moyen de contenter la famille entre ceux qui voulaient faire du sport, danser jusqu'à l'aube ou buller tranquille. L'expérience s'est révélée plutôt décevante. Décevante étant un euphémisme.

Je me suis un poil lâchée dans un billet au retour pointant les us, coutumes et travers des clients du dit club. Dont je te laisse prendre connaissance

Bon.

Je reçois récemment un mail furieux d'une personne (anonyme évidemment) qui parle d'elle au masculin, d'où la conclusion facile que c'est probablement un homme, qui, se sentant PARTICULIEREMENT et PERSONNELLEMENT INSULTÉ par mon billet tient à m'apprendre la vie, l'amour, les vaches et à me signifier que je suis une odieuse personne xénophobe et immature (dans le texte) qui généralise des rencontres avec des GM détestables à tous les adorables clients du club. Et que j'ai du coup un lectorat probablement constitué d'abrutis congénitaux.

Et me menace même de divers sévices dont procès potentiels pour avoir publié des photos de gens sans leur autorisation.

Je ne reproduit pas ici l'intégralité de ce mail, tu en as à peu près la teneur globale.

1/ Finalement c'est assez ennuyeux à lire 

2/ Je n'ai pas envie de relayer la promotion appuyée du club faite par ce monsieur qui me fait penser dans un accès de paranoïa totale que finalement il n'est pas forcément tout seul à avoir rédigé sa bafouille électronique. J'aime bien imaginer que je suis quelqu'un de tellement important que la Direction du Club aidée des services secrets bulgares appuyés par les Chinois ont décidé de me saper psychologiquement en m'envoyant ce mail.

Le seul truc rigolo sur lequel j'ai failli me faire quand même pipi dessus c'est que mon auteur a trouvé la raison de mon anthipathie décrite donc dans les billets d'origine envers une clientèle assez beauf et relativement ouvertement raciste : le golf. Oui, les golfeurs sont des gens détestables, tout le monde le sait. (du coup c'est moi qui généralise, on note).

Mais je vais y répondre.

Immature psychologiquement, oui, totalement, j'ai 12,5 ans pour le restant de ma vie ce qui me pose d'ailleurs de légers problèmes avec mon entourage qui lui mûrit alors que je reste bloquée au stade adolescent ad vitam aeternam.

Xénophobe aussi. Oui, je suis xénophobe envers les cons. Je le concède, on devrait tous les renvoyer dans leurs pays respectifs en charters. La France serait tellement plus belle si on restait entre gens intelligents, débarrassés de tous les cons qui viennent manger notre pain et siphonner nos allocations familiales.

Cher ami, si vous vous sentez personnellement visé, j'en suis absolument navrée. Ceci dit, quand on se sent PERSONNELLEMENT visé, psychologiquement, je ne veux rien dire mais c'est un poil borderline. Si je devais me sentir PERSONNELLEMENT visée par tous les gens qui écrivent des billets assassins sur les méchants qui tapent sur les gentils clients du club med' je serais actuellement internée à Saint-Anne sous dose massive de propofol.

Ce billet dont j'ai volontairement grossi le trait au deuxième degré n'a pas pour but de généraliser mais de raconter l'ambiance et une clientèle que j'ai perçues comme réellement antipathiques lors de ce séjour, golf ou pas.

Vous n'y étiez pas, vous vous permettez donc de juger une situation que vous n'avez pas connue. Comme moi je me permet de juger un système qui ne me convient plus.

J'en parle d'autant plus à l'aise que j'ai été une fidèle cliente du Club Med' (et d'autres). Moi-même et ma famille en conservons d'ailleurs d'excellents souvenirs. Je n'ai juste plus envie qu'on m'appelle toutes les deux minutes pour faire des jeux piscines, la compétition de pétanque, ou le spectacle des GM. Et je n'ai plus envie de partager mon petit déjeuner avec 250 personnes en faisant la queue au stand crêpes.

Mais encore une fois c'est certainement parfait pour des gens qui aiment la convivialité, le contact et des parents qui veulent un peu de tranquillité pendant que leurs enfants martyrisent les GO du mini-club.

Notez également, cher ami, que je tiens à garder un vouvoiement de bon aloi entre nous, alors que je tutoie facilement le reste de mon lectorat. Vous en tirerez les conclusions qui vous arrangent, apparemment vous vous débrouillez très bien dans ce domaine.

Vous dites pour terminer votre lettre cybernétique que vous ne supportez ni la violence gratuite, ni la bêtise humaine sur internet, je crois que vous venez en produire un excellent exemple. 

Sans aucun second degré, en revanche, de votre côté, j'en ai peur.

Néanmoins, comme j'ai le coeur aussi généreux que désinvolte, je vous autorise à protester vigoureusement à la lecture de ce billet.

Pas certain que je réponde cette fois, par contre.

Vous me faites peur, et je suis lâche comme je l'ai mentionné plus haut.

Et surtout j'ai autre chose à faire.

Comme avoir une vie ou organiser des vacances notamment. Et pas au Club Med'...

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Tiens  par exemple c'était tellement mieux...

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : club med, réclamation, polémique, séjour, vacances, déception | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/05/2013

Et Hanuman m'a souri

Préambule (pas justification)

J'ai relativement hésité à sortir un récit et des photos idylliques d'un séjour qui n'est pas forcément à la portée de tous en ces temps moroses et gris économiquement et météorologiquement parlant.

Préambule 2 

Finalement je me suis dit que ce séjour je l'avais gagné à la sueur de mes neurones, que je n'ai personnellement aucun problème avec les gens qui gagnent bien, voire très bien, leur vie et qui en profitent. Tant mieux pour eux. Tant mieux pour moi, donc.  Autant faire profiter les amateurs de voyages et de cartes postales à qui ce billet pourrait servir pour organiser leur propre périple.

Donc...

J'ai eu un gros besoin de déconnexion et de décompression il y a quelques semaines. Et surtout de beau temps, de calme et de relaxation pour recharger les batteries.

L'Europe du Sud ? Pas certaine d'avoir un grand soleil. L'Afrique du Nord ? Bof. Les USA ? J'ai trainé sur mon passeport et donc je suis disqualifiée. L'Asie ou l'Amérique du Sud ? Je préfère y aller pour découvrir que pour me reposer. J'ai donc pensé à l'Ile Maurice où j'ai eu la chance d'aller déjà par deux fois.

C'est la quasi-assurance d'avoir un peu de chaleur et un hôtel au service impeccable.

Et en s'y prenant en last minute, compte tenu du fait que c'est la basse saison sur place (début de l'hiver austral) on peut y trouver des promotions qui rendent un séjour haut de gamme accessible. 

Après avoir checké les formalités en cours et m'être assurée que mon passeport en bout de course me permettrait de franchir les douanes, ce qui est le cas (pour information avant il fallait que le passeport soit valable 6 mois après le retour, depuis décembre 2012, il suffit que le passeport soit valide après ta date de retour), je me suis mis en quête d'un hôtel.

J'ai failli cliquer sur "commander" à plusieurs reprises mais il y avait toujours quelque chose qui me retenait. L'environnement, une fermeture imminente pour travaux (pas bon signe), des avis défavorables sur des forums de voyageurs, des dates qui ne collaient pas, un budget encore un peu excessif,  un package avec vol non direct entre autres.

Oui, luxe supplémentaire pour un séjour d'une semaine loin, avec un vol de 11 heures minimum, je préfère mettre un peu plus cher dans un vol direct qu'avoir 4 ou 5 heures supplémentaires à tourner dans une escale.

Donc à ce stade, pas de coup de coeur. C'est là qu'intervient le bon côté des réseaux sociaux. En partageant ma recherche avec mes semblables, quelqu'un m'a dit "regarde cet hôtel, tu ne voudras plus aller ailleurs".

Je l'ai maudite dans un premier temps, je remercie Delfée particulièrement aujourd'hui.

Effectivement, dès que j'ai vu les photos du Sofitel SoMauritius, ma seule idée a été de trouver le meilleur moyen d'y aller.

Je te conseille au passage Directours qui m'a permis de réaliser ce projet au meilleur tarif. Tu peux vraiment créer avec eux un séjour personnalisé selon tes souhaits. Suivi, accompagnement et professionalisme à la clé. Impeccable. J'étais déjà passée par eux pour un auto tour en Floride en 2008. 

Je n'ai pas le plus petit regret non plus d'avoir choisi le SoMauritius. Cet hôtel est un bonheur de tous les instants.

Attention, si tu recherches un séjour Ibiza staïle avec animations, jeux piscine,  musique et danse sur la plage à minuit, l'hôtel n'est pas pour toi.

En revanche si tu recherches calme et tranquillité, tu y trouveras ton petit paradis sur terre. Et je ne peux que te recommander cet hôtel à mon tour.

Et si tu hésites sur le budget, une semaine y vaut bien deux semaines ailleurs et en basse saison, tu trouves des offres accessibles comme je te le disais plus haut.

Seule restriction sur la basse saison, mai, c'est l'entrée dans l'hiver austral. Le temps n'est pas toujours au grand bleu et l'eau est (relativement) plus fraîche que pendant l'été. Très clairement j'ai eu 4 jours de grand beau temps et 4 jours plus mitigés. Mais 27/28 degrés avec des nuages, voire quelques gouttes et un peu de vent, c'était toujours largement mieux que la météo sur Paris.

Je dirais même que pour les non-amateurs de grosses chaleurs et de bains de mer à 24/25 degrés c'est presque idéal.

Pour revenir à l'hôtel lui-même, pas de clinquant, ni d'ostentation, mais du design, du zen, de la pureté partout où tu pose ton regard, le tout dans 14 hectares de verdure.

Un endroit  où le terme "luxe, calme et volupté" s'applique parfaitement.

A noter que la décoration a été faite par Kenzo, dont on retrouve la griffe sur le mobilier, la vaisselle, la décoration et jusque sur les uniformes des membres du personnels habillés de ses célèbres fleurs.

L'hôtel est situé dans le sud de l'Ile encore relativement préservé par rapport au nord et à la côte ouest où les hôtels se succèdent les uns derrière les autres. Il y a quand même 168 hôtels sur ce tout petit bout de caillou ce qui donne proportionnellement un volume hôtelier assez considérable.

Tu es donc tranquille à l'intérieur, comme à l'extérieur. Pas de circulation, pas de centre commercial, pas de foule, une longue plage avec .... rien. Un luxe suprême. Une partie est aménagée avec transats et parasols mais si tu continues un peu tu arrives sur une portion de plage parfaitement déserte où tu peux complètement t'isoler si tu le souhaites vraiment.  Luxe suprême de marcher sur une plage paradisiaque pour toi seul(e).

Le tout le long d'un lagon cristallin bordé par une barrière de corail encore intacte et préservée volontairement par l'hôtel qui a choisi de ne pas proposer de sports mécaniques qui pourraient l'endommager.

Quant au service... que te dire, sinon qu'il est exceptionnel. On te chouchoute du matin au soir. Un majordome attitré répond à tes moindres demandes et au-delà. Sans parler des petites attentions et autres douceurs déposées régulièrement dans ta chambre. L'accueil Mauricien n'est pas une légende et surpasse vraiment tout ce que tu peux connaître palaces occidentaux compris. Un énorme merci donc à tout le personnel de l'hôtel aux petits soins (surtout à mon majordome, Raj) et au Directeur avec qui j'ai eu le plaisir de partager un déjeuner. Au cours duquel il m'a expliqué longuement la vie à Maurice,  le fonctionnement et la démarche de l'hôtel.

L'hôtel n'a pas de "chambres" mais 92 suites, des villas de plage et 2 villas/suites "présidentielles".

J'ai eu la chance de pouvoir visiter une des deux villas présidentielles qui restent malheureusement un rêve inabordable pour un budget moyen, mais qui te font pénétrer dans un autre monde pendant quelques minutes !

Ta suite est quand même suffisamment jolie, spacieuse et confortable pour que tu n'aies aucun regret. Tu disposes d'un petit jardin privatif avec transat et parasol, d'une baignoire extérieure,  d'un dressing vaste et très fonctionnel, d'un salle de bain avec douche italienne et d'une petite cour zen avec douche extérieure et coussin de relaxation. Télé avec chaînes internationales et francophones et wifi partout pour les accros. Machine à café/thé et dosettes. Mention spéciale au lit au confort inégalable. Encore une fois, si tu es en quête d'intimité tu peux complètement t'y isoler sans aucun problème.

A noter aussi en petit bonus que l'hôtel m'a permis de garder ma chambre jusqu'au moment du départ du soir, me permettant de passer une "vraie" dernière journée de vacances, alors que normalement la chambre doit être libérée à la mi-journée. 

Le SoMauritius dispose d'un spa au tarifs raisonnables que j'ai testé (bien sur) pour un massage aryuvédique suprêmement relaxant. Le spa propose toute une gamme de soins de beauté et d'un hammam pour les amateurs.

Tu peux également y trouver un court de tennis, une salle de sport, une cabane de voile avec canoés, bateaux et planches, possibilité de ski nautique dans un hôtel voisin, et bien sur une superbe piscine en harmonie avec le reste de l'établissement.

Et pour les parents, un club enfant qui prend les petits en charge à partir de 4 ans. 

Ainsi qu'une animation light et quelques soirées à thèmes.

La table est créative et mélange cuisine locale et cuisine internationale. Carte légère plutôt "nouvelle cuisine" mais qui ne te laisse jamais sur ta faim. Astuce : en demi-pension, je mangeais copieusement le matin, le buffet offrant toutes sortes de possibilités sucrées et salées, sautait le repas de midi et allait manger tôt le soir. C'était parfaitement suffisant (j'avoue que j'ai chipé quelques trucs au buffet du matin pour faire un petit snack de mi-journée) 

J'ai juste interrompu mon programme de paresse intégrale par un circuit avec un chauffeur de taxi organisé par la baguette magique du majordome et qui m'a permis de voir quelques jolis points de vue sur le site de l'Ile : Gris-Gris, les chutes de Rochester, une plantation de thé et surtout revoir Grand Bassin, lac mystique Hindouiste de l'Ile Maurice. 

Pour la petite histoire les indiens constituent la 2ème ou 3ème communauté de l'Ile et la légende locale veut que le Gange ressorte dans ce lac, d'où un culte important autour de ce site avec temple et statues. 

C'est là que j'ai compris que ce séjour qui avait commencé sous un oracle favorable

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(la suite 124.... Hasard ou coïncidence ?)

Serait de toutes manières béni par les dieux. Parce qu'Hanuman, le dieu-singe m'a souri ...

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Que veux-tu de plus ?

(explication : au moment où je visitais Grand Bassin une troupe de singe capucins pas farouches avait décidé de venir chercher son repas parmi les offrandes laissées par les fidèles. Le mâle dominant, vu sa taille se reposait tranquillement et s'est laissé prendre en photo comme une star et avec le sourire).

Ah si, tu voudrais voir quelques photos je pense.

J'en poste quelques-unes par catégorie ici pour te donner envie.

Si tu veux en voir plus (je me suis un peu lâchée, j'ai fait 300 photos), je mets des liens vers des albums ouverts, il te suffit de surfer... (au passage surfer ne veut pas forcément dire piquer, on est bien d'accord)

La chambre 

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Le reste est ici 

 

L'hôtel

Le restaurant principal 

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L'accueil

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La Piscine

 

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Le bar

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Le restaurant de plage

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Les petits coins tranquilles

 

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Le reste est ici 

La villa de rêve

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Le reste est ici 

 

La Plage

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Le reste est ici 

Le Spa

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Le reste est ici 

La décoration

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Le reste est ici

La table

 

 

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(mon plat favori, non pas de simples carottes rapées mais de la papaye verte rapée citronnelle/gingembre, une tuerie)

Le reste est ici 

Les petits plus

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Le reste est ici 

La ballade

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Habitation Mauricienne du 19ème siècle

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Ceci est votre thé du matin (ou presque)

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Grand bassin ses temples et ses dieux, dont Hanuman

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Et ses avatars

Le reste est ici

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(dis le chapeau, on repart bientôt ?)

06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : voyage, ile maurice, sofitel, directours, somauritius, vacances | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/05/2013

Quoiqu'il arrive je m'énerve

Je m'énerve souvent.

Certes.

Je tempête, je pestifère, je râle, je m'indigne, je bougonne.

Pour tout et n'importe quoi, voire son contraire et inversement.

Et pour le plus grand désagrément de mon entourage qui me voit subitement monter dans les tours simplement parce que la lessive X que j'utilisais depuis plusieurs années est déréférencée par son fabricant pour cause de ventes insuffisante.

Si tu as déjà vu quelqu'un piquer une crise en se roulant par terre dans le rayon "hygiène de la maison" de ton hypermarché c'est probablement moi.

Ce qui vaut pour la lessive vaut pour des sujets plus importants.

Je passe ma vie à envoyer des scuds verbaux ou écrits en passant mes nerfs sur tous ceux qui barrent ma route physique ou intellectuelle.

Qui OSENT barrer ma route physique ou intellectuelle devrais-je dire.

La crise est évidemment l'expression de mon côté enfant gâtée-diva-princesse auquel rien ni personne ne dois jamais résister.

C'est assez moyen, socialement parlant, j'en conviens volontiers.

Mais si on retourne le verre pour qu'il soit à moitié plein, finalement, bien qu'il soit parfois épuisant, j'aime cet énervement continuel.

Il me maintient.

Tant que j'aurais la force, la volonté, la niaque et l'énergie pour gueuler, je serai moi, je serai vivante.

Ca signifie que ma capacité de m'émouvoir, de réagir, de réfléchir, de me révolter sera intacte. 

Que je pourrais encore débattre avec les gens intelligents et pourfendre les cons.

Que mon esprit sera éveillé au monde et pas endormi sur un canapé devant une série allemande sur France 3, les mots croisés posés sur le ventre.

(je n'ai rien contre les mots croisés, note, j'adore ça même).

Que je pourrais encore partir en croisade contre les moulins à vents juchée sur mon vieux cheval de bataille. Même si c'est idiot, même si ça ne sert à rien. SURTOUT si ça ne sert à rien.

Se battre pour des choses inutiles c'est toujours se battre.

Que j'entendrais encore mon coeur cogner dans ma poitrine, le sang battre dans mes tempes et ma voix sortir de ma gorge sur un mode hysterico-suraïgu.

Que mes poings se serreront de façon ridicule pour cogner sur un ennemi imaginaire ou réel qui fait deux fois ma taille, mon poids ou mon intelligence et qui se moquera de mon pauvre crochet du gauche qui ne tuerait même pas un hamster de taille normale.

Je m'en fous, je le balance quand même mon crochet, tant que je peux boxer, je boxe.

Tant que je peux hurler, je hurle.

Tant que je peux ne pas me résigner, je ne me résigne pas.

Je ne veux pas être sereine, je ne veux pas être détachée, je ne veux pas être zen, je ne veux pas être Gandhi.

Je redoute même le jour où je passerai dans le rayon lessive de mon magasin et que la mienne ayant disparu, je hausserai tristement les épaules en disant "pas grave, j'en prends une autre"

Ce jour là, le jour où la résignation aura gagné, ou ma capacité d'indignation et d'énervement se sera effacée, au-delà de mon âge réel, je serai vieille.

Alors plus rien n'aura vraiment d'importance, et je pourrai disparaître.

 

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Voilà, c'est tout...

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humeur, énervement, vie, indignation, caractère | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/05/2013

Le tiramisu > Le macaron > Le Cheesecake > Le pain perdu

Comme dans tout, il y a des modes dans le dessert.

Après des années de tiramisu à toutes les sauces, on a mangé du macaron (beaucoup), puis le cheesecake "revisité" est apparu sur les cartes de beaucoup de restaurants français.

(c'est très schématique il y a eu d'autres desserts hype, je ne le nie pas, mais c'est ce que j'ai retenu des, disons, 10 dernières années)

Et maintenant on voit l'arrivée, ou le retour, d'un dessert basique de la cuisine de la ménagère : le pain perdu.

C'est simple à faire, ne coute pas cher, délicieux bien servi. Idéal pour une cuisine de temps de crise qui revient au basique.

Je ne vais pas m'en plaindre, j'adore le pain perdu.

Ma grand-mère m'en faisait quand j'étais petite. Et quand j'ai commencé à cuisiner, j'ai ressorti du fond de mes archives personnelles cette petite recette qui va bien.

C'est un des rares desserts que je maîtrise, n'ayant pas la main pâtissière. Et il fait TOUJOURS son effet. J'en ai même développé une petite variante, qui n'est pas d'une originalité flamboyante (je crois que d'autres l'ont déjà réalisée avant moi) mais bon, je m'en régale, et dans un accès de générosité incroyable, je te la livre.

C'est mon action de bonté de l'année.

Le pain perdu au caramel beurre salé

Tu prends du pain de mie en tranche ou des restes de ta baguette de la veille un peu durcis.

Si tu as du pain frais, tu le laisses dehors quelques heures ou mieux, une nuit pour qu'il soit un peu rassis.

Astuce : si ton pain est frais et que tu veux du pain perdu tout de suite, tu le passes 1 à 2 minutes au micro-ondes. Le micro-ondes pompe l'humidité et déshydrate ton pain en express.

Tu fait un mélange oeuf-lait-sucre bien battu.

Je mets environ un oeuf, deux cuillères à soupe de sucre et 20 cl de lait pour deux tranches de pain.

Tu trempes tes tranches de pain sur chaque face dans cette préparation pour qu'elle soient bien imprégnées.

deuxième astuce : tu mets tes tranches de pain au frigo environ 1/2 heure pour "figer" l'enrobage sur le pain.

Tu fais chauffer dans ta poèle un mélange beurre (une noix) et de pâte de caramel beurre salé, dont tu peux trouver des pots au rayon épicerie fine de ton magasin, par exemple.

Quand ton mélange est bien chaud tu fais revenir tes tranches dedans jusqu'à ce qu'elles soient bien caramélisées.

Et hop, y'a plus qu'à servir en te faisant mousser un brin. Un dessert prêt en genre 5 minutes (hors séjour au frigo)

Elle est pas belle la vie ? 

Si.

 

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03/05/2013

On est pas bien là, décontractés de l'éducation ??

J'entends tellement de non-sens absolus sur l'éducation des enfants que j'ai eu envie d'en remettre une couche sur ce sujet maintes fois revisité ici ou ailleurs.

Je fais comme dans Top Chef, je revisite des recettes.

Deux ou trois consoeurs qui se reconnaitront m'ont de plus poussé au front..

Dans la vie, j'ai assez peu de principes. 

A part celui qu'on me foute la paix et qu'on ne me chie pas dans les bottes.

Ce qui est déjà pas si mal.

Dans l'éducation c'est pareil.

Je suis quelques règles simples qui me paraissent du simple bon sens. 

En gros :

1/ C'est moi (et le père) le boss

2/ J'ai le dernier mot

3/ Tu peux être majeur sur le papier, tu le seras vraiment quand tu seras autonome financièrement

4/ Mon job principal c'est de donner des limites, un cadre et de mettre mes rejetons sur rampe de lancement dans la vie. Après il faudra qu'ils mettent les mains dans le cambouis eux-mêmes.

5/ Je suis imparfaite, mes gamins auront toujours quelque chose à me reprocher. Partant de là, si je me trompe ou que je fais mal quelque chose, ça ne va pas me bouleverser, de toutes manières toute éducation ne sera jamais idéale.

6/ Je ne sais rien faire, il ne faut pas compter sur moi pour apprendre le macramé, la photo ou confectionner des gâteaux pour les anniversaires. Tu vas te débrouiller tout seul. En revanche, je vais t'apprendre à réfléchir et c'est déjà pas mal.

7/ Je me contrecogne totalement des méthodes éducatives de Pierre, Paul ou Jacques.

8/ J'aime visceralement ma progéniture. Je suis capable d'éviscerer et de faire bouffer ses entrailles à la personne qui touche un de leur cheveu. Néanmoins toute ma vie ne tourne pas et ne tournera jamais autour d'elle. 

9/ Mes fils ne sont pas des extensions de moi-même sur lesquels je plaque mes rêves. Ce sont des personnes à part entière avec leur propre volonté.

10/ Je ne passe pas ma vie le nez sur le ventre de ma progeniture, ni à l'occuper 24/24. Un enfant a besoin de s'ennuyer. Ca le rend créatif.

11/ Je n'ai aucune ambition pour moi, je n'ai aucune ambition pour mes fils. Il auront bien assez d'ambition tous seuls.

12/ C'est bien de les engueuler de temps à autres, ça défoule tout le monde. Les parents et les enfants.

13/ Les enfants ne sont pas en sucre. Ils résistent à beaucoup de choses. Y compris à la contrariété et à la frustration. Bien au contraire. Ca les structure

14/ On peut leur expliquer beaucoup de choses. Si on se sent de le faire. Inutile de se forcer à parler avec eux de choses avec lesquelles on est pas à l'aise. Ils le comprennent aussi.

15/ C'est moi le boss (et tu peux repartir en boucle).

Sinon je considère que Françoise Dolto a fait plus de dégats que la bombe d'Hiroshima et que Ruffo débite plus de conneries au kilomètre qu'un fan des anges de la télé-réalité quand on le lance sur le sujet Nabila.

Voilà, oui, je n'y connais rien et ces gens sont des grands spécialistes reconnus over the world, comment osais-je ouvrir mon clapet.

Elève ton enfant un bouquin de Dolto à la main et on en reparle dans 20 ans.

Bisous.

 

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(j'adore cette photo)

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02/05/2013

L'allumeur

Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.

Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.

Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.

(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)

Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole,  ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".

Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.

L'allumeur n'est pas une légende urbaine.

Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc. 

Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps

Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.

Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis  te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.

Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.

La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.

Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.

Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.

Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".

Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.

Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.

Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.

Ces trois hypothèses sont possibles.

Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.

L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.

Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer. 

Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.

Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.

De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.

Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.

Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.

Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.

L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.

Et si tu t'es fait avoir,  dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.

Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.

Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.

Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.

Mais un peu seulement, hein.

Il ne faudrait pas exagérer non plus.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : allumeur, psychologie, relations, hommes, femmes | |  Facebook | |  Imprimer | |