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16/04/2012

La politique expliquée aux blondes - 12 - Illlll est veenuuuu le teeeemps...

... Des élection-ooooons.

Amie blonde, ce week-end tu va devoir glisser ton bulletin dans l'urne.

Et non, je n'ai pas parlé de glisser autre chose sur un mot qui se termine par "urne"

Petite cochonne.

C'est là que tu me dis "hiiiiin, c'trop compliquéééé, j'y comprends rien, la droite, la gauche, toussa...."

Mais non. C'est pas plus compliqué  que de se faire un balayage deux tons seule dans ta salle de bains.

La droite, le centre, la gauche, c'est facile comme tout.

Je te le fais dans le sens descendant d'un extrême à l'autre

L'extrême-droite

Les extrêmedroitistes ils veulent rester entre eux et avoir un pays sans étrangers, pauvres, déliquants, motards, tatoués, hippies, SDF, jeunes, pâtisseries orientales, ventilateurs chinois et travestis brésiliens. En fait, il ne veulent pas grand monde à part des grands blonds bien propres sur eux en uniforme. Ce qui pourrait plaire à certaines. Mais pour apprécier les grands blonds il faut aussi parfois des petits bruns. Sinon ça devient très ennuyeux. En plus, à force de se marier entre eux, les grands blonds finissent par devenir un peu neuneus et à ressembler au petit frère de Nadine Morano qui aurait un tourette avancé. Et ça c'est moche. 

La droite

La droite c'est chacun pour soi et tu te débrouilles pour suivre. On travaille, on suit les règles, on aime bien les repas de famille, les fêtes de fin d'année et les pull en V couleur pastel noués sur les épaules. 
Les chômeurs c'est que des feignasses, ils ont qu'à bosser.  Ou a avoir de l'argent. Franchement c'est pas difficile, non ? On va pas les entretenir à rien faire ces gens. Non mais oh. Et puis quoi encore.

Le centre

Tu lis le paragraphe qui précède, le paragraphe qui suit, tu touilles et hop là ! Tu as tout compris au centre.

La gauche

Tout le monde est gentil. Même les méchants. Sauf les banquiers. Et faut aider les pauvres. Même les feignasses. Parce qu'ils sont gentils. L'homme est bon. La femme est bonne (surtout pour le courant StraussKahnien). On s'aime. Et on va tous habiter ensemble avec des pulls en cashmere bio et des baskets végétales dans une maison bleue adossée à la colline. Youpilala. 

Les écolos

Ils portent aussi des pulls en cashmere bio et des baskets végétales. Et s'enchainent avec aux centrales nucléaires pour sauver la planète. Mais n'y arrivent pas. Donc on va tous mourir. 

L'extrême-gauche

Tout le monde va gagner le SMIC et habiter dans des appartements collectifs. Où tous les soirs il faudra participer à un comité participatif des locataires. Et on pendra les patrons avec leur pulls pastels cols en V du haut de la tour Total à la défense. Histoire de leur apprendre à vivre. Ca n'a jamais marché nulle part. Mais peu importe, ils persistent.


Voilà. Grosso modo ça te donne une idée.

Maintenant tu dois savoir qui tu vas choisir et tu peux aller voter.

En fonction de tes préférences pour les grands blonds, les pulls pastels cols en V, ou les baskets végétales.

Oui, tu votes pour qui tu veux. Mais voter. Tu dois. Sinon tu auras à faire à moi. 

Et tu sais qu'il faut pas trop me contrarier. 

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06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : politique, blondes, gauche, droite, centre | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/04/2012

Je veux, j'exige la parité numérique

Les réseaux sociaux c'est beaucoup de poilade et quelques infos utiles.

Des liens vers des articles, des photos, et des classements.

Ah les classements.

Les gens adorent les classements.

Les acteurs les mieux payés, les milliardaires les plus milliardaires, les plus belles filles du monde, les politiques les plus influents en ligne, les top tweets, les plus grands crétins de la galaxie.

Chacun à sa place c'est rassurant, même pour celui ou celle qui est dernier. Au moins il connait sa place dans l'univers, ça évite de penser au vide autour.

Mais là n'est pas la question. On fera de la métaphysique un autre jour.

Les classements ça fait vendre du papier physique ou numérique.

L'Usine Nouvelle a donc choisi de sortir un énième classement des "100 personnalités les plus influentes du numérique"

Ok, très bien, offrons-nous une petite branlette collective, après tout ça peut pas faire de mal. Ca flatte l'égo  de ceux qui y sont, et permet à ceux qui n'y sont pas de baver en peu en rêvant qu'ils y sont.

Sauf que parmi les 100.... Quasi pas de femmes. Ou très peu. 6 apparemment (j'avoue humblement que je n'ai pas eu le courage de tout dépiauter).

Même pas 10 % donc.

C'est là que je me dis qu'il y a un problème.

Que dans les professions traditionnellement "tenues" par nos amis les... hommes, on connait la difficulté qu'ont parfois les filles à se frayer un chemin pour se faire une place au soleil.

Pas facile de lever les freins et les a priori.

Mais dans le numérique ? Un secteur qui a pris son essor il y a une vingtaine d'années alors que la libération de la meuf avait déjà creusé son sillon ?

Alors quoi ? Les hommes ont-ils aussi pris la  prédominance sur les bits et les pixels ? 

Il n'y a pas de gène du numérique accroché au chromosome X que je sache.

Ni de raison objective pour que les filles ne sachent pas coder en HTML ou ouvrir le bide d'un PC.

A moins que comme le suggéraient très intelligemment nos consoeurs de aufeminin.com, elles aient les mains trop occupées par le couches des gosses ou le fer à repasser pour le faire.

Les femmes sont parfois tellement leur propres ennemies que le fer à repasser, aufeminin.fr je te le collerais volontiers quelque part, ceci dit, entre parenthèses.

Bref. Donc, aucune raison objective pour que mesdames, mesdemoiselles, vous n'occupiez pas le terrain numérique telles des .JPGuettes en folie.

Le clavier d'ordi ça ne mord pas, coder ce n'est pas plus compliqué que de faire un soufflé menthe-chocolat et diriger une start-up ça peut même être compatible avec la French manucure.

Prendre des décisions et donner des directives ce n'est pas non plus un gène  spécifique accroché au chromosome Y. 

 

Le numérique va devenir une des clés essentielle de l'influence et du pouvoir, si ce n'est déjà le cas. Il est plus que temps que les femmes y prennent leur place dans les années qui viennent.


Et oui, ce n'est pas évident, et oui, il reste des barrières. Pas forcément où on les attendrait d'ailleurs. Témoin, une conversation avec un stagiaire au travail, 25 ans.

Un petit gars né avec la parité et le micro-ordinateur, donc.

Qui me déclare la bouche en coeur "oh mais tu t'y connais vraiment en numérique toi, c'est bizarre, d'habitude c'est plus les hommes".

Faites-moi plaisir les filles, prouvez-lui qu'il a tort.

Et je ne vous mets pas le lien vers le classement d'Usine Nouvelle, vu qu'on s'en fout, c'est vrai quoi, on a mieux à faire, genre un brushing ou du shopping.

 

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Chez nous, toutes les filles sont geekettes. Y compris Cannelle

06:00 Publié dans Actualités, Web | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : usine nouvelle, classement, numérique | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/04/2012

(J'aime) J'aime pas Carla Bruni

Je détourne volontairement un thème récurrent de la blogosphère à des fins propagandistes.

Quoique, dans mon esprit, il s'agirait moins de propagande purement politique que de la critique d'un personnage qui est un concentré d'à peu près tout ce que je déteste.

Une femme qui est passée en quelques années d'une séductrice libérée, voire libertine à une bobonne au foyer élevant ses enfants et essuyant le front de son époux fatigué.

Si sa plastique mettait visiblement en émoi pas mal des mes confrères masculins il y a quelques années, je ne l'ai jamais trouvée pour ma part très attirante.

Trop refaite, trop mince, trop mielleuse, trop prompte à afficher ses amants célèbres.

Car des amants célèbres, elle en a eu une jolie collection. Mais là n'est pas le problème. Aux yeux du monde un homme qui collectionne les conquêtes est un Don Juan. Une femme, une salope. Encore. Malheureusement.

Le problème c'est qu'elle s'est servi de chacune de ses conquêtes. Pour se retrouver sur le devant de la scène, faire de la musique, avoir des couvertures de magazines, des relations, un carnet d'adresses.

Avec des succès divers. A la fin de sa carrière de mannequin, elle s'est essayée à la musique, son premier disque a bien marché. Le deuxième a fait un flop.

La lumière des projecteurs se faisant plus faible, à l'aube de la quarantaine, elle s'est arrangée pour passer le casting le plus important de sa vie.

N'avait-elle pas confié à une de ses amies quelques temps auparavant vouloir un compagnon "qui a le pouvoir nucléaire" ?

Elle l'a eu. Et pour le garder a remisé peu a peu ses idées, sa liberté, et même son look au placard. Passant progressivement de l'amazone libre, voire polygame à un avatar de Bernadette Chirac, mal coiffée, pas maquillée, engoncée dans des pulls informes après la naissance de sa fille.

Le visage trop botoxé à mi-chemin entre le poisson-lune et la mère de famille fatiguée.

Elle qui avait semblé vouloir donner une autre signification à la fonction officieuse de première dame, elle s'est contentée d'une pseudo-implication dans une fondation contre le sida.

A part ça ? Pas grand chose. Un 3ème disque qui a fait un bide retentissant.

Et un retour vers ce qu'elle sait faire : potiche. Faire-valoir.

Hier présentoir de luxe. Aujourd'hui argument électoral. Pour des électeurs traditionnalistes auprès de qui une amazone libérée passe plutôt mal. 

Multipliant les déclarations "mon mari pense que..." (sa propre pensée ne comptant visiblement pas).

Clamant haut et fort qu'elle ne veut nullement exposer sa vie et ses enfants. Qu'on retrouve dans des photos opportunément "volées" en pleine campagne électorale. (non, je ne crois pas du tout au hasard)

Je suis volontairement sévère avec Carla Bruni.

Parce qu'elle ne rend pas service à la condition féminine du tout en abandonnant toute personnalité propre pour se couler dans un rôle où - elle suppose - on l'attend.

Toute dévouée à la carrière de son "grand" homme.  

Parce que la sienne, en grande partie axée sur son seul talent : un physique avantageux, tire visiblement à sa fin.

Parce qu'elle incarne en grande partie tout ce que je déteste : superficialité, obsession de l'image, arrivisme,  goût du pouvoir, effacement, entre autres.

Je ne lui trouve que peu de circonstances atténuantes.

A part sa peur de vieillir et que les projecteurs s'éteignent définitivement pour elle qui doit la terrifier ?
 

Eventuellement. Et encore...


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06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : actualités, campagne électorale, 2012, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/02/2012

Marre des biopics

Commençons par le commençage.

Qu'est-ce qu'un biopic ?

Un film biographique relate l'existence d'un personnage passé, la plupart du temps, mais sans que cela soit obligatoire, une figure historique d'importance. Son choix importe pour susciter la fréquentation lors de la sortie en salles. Comme il s'agit d'une œuvre artistique, la représentation donne le champ libre à l'interprétation à la fois pour l'acteur chargé du rôle principal et pour le réalisateur dans l'éclairage qu'il donne sur le personnage : l'occasion est donnée de différer du consensus laissé par le discours officiel et l'historiographie à propos du sujet traité. En revanche, les réalisateurs inspirés par une cause se laissent fréquemment aller à l'excès inverse, celui de donner une image hagiographique en idéalisant le sujet ; c'est pour le moins la lecture que peuvent donner les critiques de cinéma.

C'est beau comme du Wikipédia. Mais pas toujours compréhensible. Je te la fais courte et en langage verbal :  en résumé, un biopic c'est un film sur la vie d'un gens connu mort ou défunt ou décédé, voir toujours vivant et en vie.

Mais connu (voire con, ça arrive)

Globalement dans le biopic tu as aussi un acteur ou une actrice principal(e) qui tente de ressembler le plus possible au personnage réel qu'il incarne.

C'est un peu une figure de style. Comme l'acteur principal qui fait la promo en prenant un air inspiré, la tête sur le côté et qui dit "je me suis énormément investi dans le rôle".

Cette longue et inutile introduction qui ne ne sert à rien puisque vous êtes des gens cultivés qui savez fort bien ce qu'est un biopic.

Et pour dire un truc et un seul

Piaf, Ray Charles, Marylin, Gainsbourg, Chanel,  Kennedy, Tina Turner, Coluche, Dalida et maintenant Cloclo. Assez de cette avalanche de biographies casse-bonbons : J'EN AI MARRE DES BIOPICS !! 

Cloclo étant la talonnette qui fait déborder le costume à paillettes d'ailleurs. Même jeune je détestais déjà ce nain sautillant brushé à la voix nasillarde qui pompait honteusement les tubes internationaux. C'est pas pour revoir son avatar en grand sur un écran géant aujourd'hui.

Et pourquoi pas la vie de Frank Michael ou Michèle Torr pendant qu'on y est.

Je ne comprends même pas le concept de ressusciter un gusse dont tout le monde à déjà connu la vie pour nous la resservir au dessert.

Un bon documentaire sur le sujet avec un commentaire intelligent et quelques documents inédits et tout le monde serait content.

Surtout les fans. Car je soupçonne le biopic d'être aussi fait pour débloquer le tiroir caisse de quelques nostalgiques orphelins de leur idole.

J'en ai vu assez peu de réussis dans le genre que ce soient des films français ou internationaux. J'ai détesté Piaf par exemple. Malgré la pluie de récompenses sur Marion Cotillard. Je reste persuadée que c'est plus le chef maquilleur qui méritait l'oscar que son personnage surjoué et passablement irritant.

Les biopics m'ennuient. J'y apprends rarement quelque chose, le jeu des acteurs est souvent forcé pour "coller" à leur modèle et le système de narration qui est souvent basé sur le flashback est assez exaspérant à la longue.

Et en plus, généralement, on connait la fin (uhuhuhuh)

Ma seule limite est que j'ai du mal à définir la limite entre le biopic et le film historique dont je suis paradoxalement assez, voire très friande. J'avais beaucoup aimé par exemple Le discours d'un roi. 

Je pense qu'à la différence du biopic le film reconstituait l'histoire avec un grand H. Avec des acteurs ne tentant pas de ressembler à tout prix à leurs modèles (et donc jouant plus juste). 

Mais je ne suis pas très sure de mon explication. Je ne suis pas critique de cinéma après tout. 

Je fais juste du cinoche en permanence. En épuisant mes proches. 

Qui n'ont du coup pas franchement envie qu'on fasse un biopic sur ma vie.

Une fois suffit, dans la vie comme à l'écran.

 

Un très bon billet sur les biopics en général (et sur Cloclo en particulier) bien plus argumenté que le mien sur cinema.fluctuat. 

 

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Et oui, lui aussi, fatalement, un jour on y aura droit.


21/02/2012

Génération Y ? Génération D plutôt

Aaaaah la fameuse génération Y.

Les 20-30 ans nés dans les années 80-90. Ces petits branleurs en train de monter dans le monde du travail, des médias et de la politique.

Et qui vont bientôt vous piquer votre place.

Vous savez quoi ?

Je trouve QU'ILS ONT RAISON DE LE FAIRE.

Parce que je l'aime bien cette génération. 

Mes fils en font partie, ce qui influence un tantinet mon jugement.

Mais pas seulement.

Je les vois eux, leurs copains et les stagiaires qui travaillent autour de moi (et non on ne fait AUCUN commentaire sur les stagiaires, merci).

Je peux vous assurer que ce sont des individus qui se prennent en main et cherchent toutes les solutions possibles pour s'en sortir.

Quitte à réorienter leurs études ou leurs choix professionnels si le besoin s'en fait sentir. Ou faire plusieurs trucs à la fois si c'est nécessaire. Webmaster-Pizzaïolo-chauffagiste ? Aucun problème. Je gère. Pas d'états d'âme. Pas de cases.

Quitte aussi à ne plus espérer dépendre d'un employeur pour trouver du boulot. Fonder ma boite ? Ah oui, ça m'évitera de me faire virer par un patron borné, comme mes parents.

Ils sont prêts à bouger, le monde est un petit village qui ne leur fait pas peur. Travailler à Sidney ? Aucun problème, j'ai le pote d'un pote d'un pote qui tient un bar et peut m'héberger pendant quelques mois, le temps de me retourner. Et des amis australiens sur Facebook qui sont là pour me filer des tuyaux.

Ils sont réalistes, pragmatiques, rapides, connectés, avides d'information. Je les trouve aussi malins, débrouillards, informés, voire moins gâtés, voire plus plus engagés sur le plan politique ou humanitaire que leurs aînés trentenaires ou quarantenaires des générations W et X.

Leur vitesse d'information, de réaction et d'adaptation est assez phénoménale et me surprend jour après jour. 

Ils sont clairement sortis de la logique "mon dieu c'est la crise. Qu'est-ce que je vais devenir ?"

Clairement aussi ils n'ont plus le choix. La vie devient dure, le monde professionnel ne fait pas de cadeaux. Si tu veux progresser et avoir une vie à la hauteur de celle de tes parents, il va éventuellement falloir te lever la peau plus qu'eux.

Ils ont compris un truc fondamental par rapport à leur aînés : au lieu de LUTTER contre le système comme les hippies ou de vouloir le DOMINER comme les yuppies, ils rentrent DANS le sytème pour mieux en profiter comme un virus informatique se loge dans un disque dur.

Car la génération Y est vraiment la génération cYbernétique. Ils sont nés avec internet, à l'heure de la communication vitesse fibre optique et ont grandi avec. C'est leur hochet, leur tétine, un mode de pensée et de communication qui leur est aussi familier que l'eau du bocal pour le poisson rouge Albert qui fait des ronds dans ta cuisine.

Quand j'entends des gens dire qu'internet fait des décérebrés et est un danger culturel je trouve l'idée totalement absurde.

Je les vois, les minous,  aller piocher dans toutes les cultures, les histoires, l'histoire, la géographie et en faire un mix original et assez créatif. Aller redécouvrir des chanteurs des années 60 et dénicher les groupes hype de demain.

Piquer les références de leurs parents (voire leurs vêtements au grenier) et créer leur propre style. 

Faire leur site internet. Lancer leur petit business. Oser. Organiser. Prévoir. Mais en s'amusant tant qu'on peut le faire. Prendre la vie comme elle vient mais en mettant tous les atouts de leur côté.

Génération Y ? Je les baptiserais plutôt Génération D comme Débrouille.

Oui, encore une fois j'ai une tendresse particulière pour eux. Je les trouve beaucoup plus attachants et débrouillards que leurs prédécesseurs.

J'ai même hâte qu'ils prennent les postes clés pour faire bouger les lignes.

J'espère juste qu'ils ne deviendront pas rapidement des vieux croutons aigris qui râlent sur les petits jeunes de la génération Z qui veulent leur piquer leur place...

... Tout comme nous...

Mouahahahahahahaah

En savoir plus sur la génération Y 

La génération Y prend le pouvoir dans les inrocks

L'émission Des Cliques et Des Claques sur le sujet

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(oui aussi)

 

06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : génération y | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/02/2012

C'est nous les gars de la mariiiiineeee (avec du latex ?)

Samedi soir je vaquais à mes occupations habituelles, éventée par mon esclave philippin et dictant des notes à mon assistante pour le deuxième tome de mes mémoires.

Une fois ré-enchaîné mon assistante à la cave avec une écuelle d'eau et un morceau de pain sec, pendant que mon esclave philippin me jouait "Highway to Hell" au bombardon, pour me détendre,  j'ai mis un petit film récupéré totalement illégalement par un de mes fils. 

Inglorious Basterds, en l'occurrence que je n'avais point encore visionné, avec une belle brochettes d'acteurs dont le très délectable Michael Fassbender.

A ce sujet je tiens à envoyer une plainte ferme et définitive à Tarantino. On ne voit l'Irlando-Allemand que pendant environ une demi-heure et même pas deshabillé. C'est un scandale absolu. 

Enfin bref. Autant vous dire que même après seulement 30 minutes de Fassbender sanglé dans un uniforme alors que le meuri n'était pas là, j'étais au taquet vers 23.30.

C'est là qu'exceptionnellement, trop énervée pour aller me coucher, j'ai allumé la télé et regardé "On est pas couchés".

Ordinairement, j'évite cette émission. Ruquier me colle des plaques avec son humour lourdingue de comique troupier et ses vannes écrite par les pensionnaires de maisons de retraite ou pompées sur twitter.

Je déteste les gens qui rient de leurs propres blagues, signe d'un égo boursouflé en général, ce qu'il fait régulièrement. Et son monologue d'introduction vous donne envie d'avaler une plaquette complète de Xanax pilée dans un verre de vodka-tonic.

Je ne supportais pas Zemmour et Naulleau, et leurs provocations à deux balles. A l'inverse aujourd'hui, Polony et Pulvar sont ennuyeuses à mourir.

Mais, après des mois de boycott de la part de Ruquier, campagne électorale et temps de parole oblige, il avait invité Marine Le Pen. Je voulais voir ce que la confrontation aller donner.

Finalement elle a été ennuyeuse. A l'image de l'émission. Au lieu de mettre Marine Le Pen face aux chiffres et à ses contradictions comme l'avait si bien fait Sophie Lapix dans Dimanche +, Pulvar et Polony se sont perdues dans des discussions annexes qui n'amenaient pas grand chose au débat en permettant à Le Pen de faire son habituel numéro de "je vais défendre la France et les français en boutant l'immigré hors de nos frontières"

Dans ce contexte, mon attention et celles des live-twitters présents à ce moment s'est vite focalisée sur autre chose. 

Marine arborait un tailleur noir assez classique, chemisier blanc, rien de fondamentalement oléolé. Simplement à son revers, quelques breloques pour le moins intrigantes.

Après avoir échafaudé différentes hypothèses, au péril de sa vie (faut quand même en vouloir pour plonger dans le decolleté du pittbull blond) un de nos courageux internautes, Totoche,  a zoomé et...

 

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Après inspection minutieuse il nous est apparu que les objets du délit étaient successivement une paire de menottes, un cadenas, un piolet, suivi de quelque chose qui ressemblait à un martinet et d'une autre paire de menottes.

Compte tenu du fait que son flanc droit était orné d'une chaine du meilleur effet, l'évidence nous a frappé, comme un type du service d'ordre du FN quand il voit un individu d'origine maghrébine tentant d'obtenir des allocations familiales de façon indue :

MARINE FAIT DANS LE SM. 

 

Si ça se trouve elle portait une gaine en latex et des porte-jarretelles à clous sous son tailleur.

 

Avec un peu de chance et en grattant sur internet on va retrouver son formulaire d'adhésion au club "Le Donjon" de Saint-Cloud.

La vision d'horreur d'une Marine en guépière, cuissardes et un fouet à la main m'a poursuivie jusque tard dans la soirée. 

Elle n'est déjà pas avenante en temps normal, mais l'imaginer en maîtresse SM gueulant en allemand "TU VEUX TATER DE MON FOUET SCHWEINEHUND ?" à de quoi glacer d'horreur sur place l'amateur de film gore le plus endurci, voire même tout un escadron de paras-commandos qui ont pourtant l'habitude de cotoyer les horreurs de la guerre et arrachent le bras d'un membre d'Al-Qaida comme toi tu allumes une clope. 

 

J'ai été obligée de visionner des photos de Michael Fassbender pour me nettoyer la rétine.

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Remarque, ça marche assez bien. J'ai oublié Marine et sa guépière rapidement.

Et, lui,  lui faut qu'il arrête de me regarder comme ça, je vais perdre tout ce qui me reste de bon sens et de contrôle.

(t'as vu j'ai fait une retouche sur un shoot d'écran, ça rend pas mal keumême, je me bonifie avec l'âge)

08/02/2012

Branchés ? Hmmmm .... Conformistes plutôt je dirais...

Les diktats. Les normes.  (soupir)
 
Celles des pensées et celles des apparences.
 
Il ne faut rentrer dans des cases, penser comme tout le monde, ne pas faire de vagues, ne plus être moche, plus être vieux, plus être gros, ne plus être petit, plus jaune, plus noir, ne plus avoir de petites jambes, de grosses fesses, des cheveux verts ou des dents mal alignées.


 
Et se conformer à l'idée qu'ont de l'humanité quelques personnes identifiées comme influentes et qui sont censées donner le la du bon goût et de la pensée occidentale au reste du monde.


 
Deux exemples récents parmi d'autres sont l'illustration de cette pensée/look unique qui commence à me courir sévèrement sur le haricot.
 
Yann Barthès qui me fait par ailleurs souvent rire dans le petit journal a lancé depuis quelques une chronique hebdomadaire tenue par deux pipelettes middle-age (en fait deux hommes travestis) qui tirent sur tout ce qui bouge très languedepute staïle. C'est assez moyennement drôle d'ailleurs, dans l'absolu. 


 
Dans un des derniers numéros, il conclut la chronique par un "mais elles sont vieilles" relativement méprisant. Et remet le couvert sur Madonna en doublant son show de bruit de grincement d'articulations. Bon ok. Je trouve aussi Madonna un peu ridicule avec ses liftings, ses mini-shorts  et ses petits copains qui pourraient être ses fils. Mais tu commences à en faire beaucoup sur le sujet. Sans parler de la pauvre mamie Lucienne que tu as ridiculisée plusieurs fois en lui faisant faire des trucs assez pathétiques dans certains reportages.


 
Et alors ? On a pas le droit d'être vieille et d'avoir une vie ? L'existence s'arrête à 35 ans ? L'intelligence aussi ? Il faut être obligatoirement jeune et porter des costards cintrés et des chemises à carreaux pour briller dans la lumière ?
 
Yann Barthès, toi aussi un jour tu seras vieux et has-been. Un jeune con ressortira alors tes images d'archives en se moquant de toi et en doublant tes mimiques avec des bruits de machoire qui grince.  Et tu gueulera vraisemblablement sur ces petits branleurs qui n'y connaissent rien et qui t'ont piqué ta place. 
 
A priori tu dois avoir une grosse angoisse de vieillir. Je ne voudrais pas être dans tes chaussures quand tu passeras la barre des 40 ans.


 
Je suis évidemment plus sensible à ce sujet qu'il y a 20 ans, mais au temps reculés de mes jeunes années, le jeunisme, qui était pourtant moins présent qu'aujourd'hui, me consternait  déjà.


 
Autre exemple  : Karl Lagerfeld. Karl peut être drôle parfois. Il a des sorties assez percutantes. Et une approche de la vie bien particulière qui n'est pas faite pour me déplaire d'ailleurs. Ceci dit, un truc le dérange fondamentalement : les gros. Il n'arrête pas de rappeler qu'il n'aime pas les gros ou que truc ou bidule l'est, d'ailleurs. Dernière victime en date : la chanteuse Adèle. Dont l'apparence déplait visiblement au Kaiser de la mode.
 
Oui, et alors. Les gros n'ont pas le droit de cité ? Il faut les coller dans des camps de réhabilitation ? Ou les habiller avec des sacs en toile ? 
 
Lui aussi a un léger souci obsessionnel sur les kilos. Reprenez ses photos d'il y a 20 ans. Il était plutôt voire très enveloppé. C'est ballot de bâcher les gros quand on l'a été soi-même. Et ça prouve en tous cas qu'on ne s'aime pas beaucoup.
 
Tout ceci pour dire que ces gens qui se prétendent créatifs, iconoclastes et hors normes sont en fait bel et bien les plus conformistes qui soient.

Ils n'acceptent pas d'autres représentations de la vie que la leur. Représentations on ne peut plus limitées et classiques : on est jeunes, beaux, minces et créatifs.

 
C'est consternant de bêtise et d'étroitesse d'esprit. 

Je rappelle juste au passage à ces gens si créatifs et si géniaux que la plupart des vrais génies sont des gens qui pensent "hors de la boite" comme disent nos amis britons. Qui ne s'encombrent ni des conventions, ni de penser comme tout le monde ou pour plaire à tout le monde. Et qui justement ont une vision bien plus large que la plupart d'entre nous, pauvres mortels.

 

Des génies comme moi je veux dire.

Qui a crié "le génie de la connerie, ouais !" ?


Je te vois au fond dans la salle. J'ai ton nom. Les représailles vont pleuvoir.

Je te préviens.

 

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Ouais, un "Karl, Who ?" c'est tout ce que tu mérites sur ce coup-là