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01/02/2013

Dézinguons un peu quelques spectacles. Ca défoule

Selon mes proches je n'aime rien.

C'est pas faux.

En fait je n'aime rien de ce qu'ils aiment.

Et inversement.

Ca rend parfois la communication difficile.

Notamment avec les 64999999 autres français qui ont vu "Bienvenue chez les ch'tis" alors que tu refuse obstinément d'en visionner la moindre scène.

Pour autant, je ne suis pas snob, vous savez.

Je vais même assez joyeusement voir des trucs que les Inrocks ou Télérama jetteraient au loin en hurlant "HERESIE" car ils rassemblent plus de 23 spectateurs/auditeurs/lecteurs. 

Quand je vais donc voir ces trucs de bon coeur et volontairement d'un pas sautillant en espérant passer un bon moment de détentitude et de rigolitade conjugués, je suis d'autant plus déçue quand ce moment n'est pas au rendez-vous.

Du coup, je dézingue.

Normal.

1ère déception dézinguée : Sister Act la comédie musicale

Très cliente du film d'origine avec Whoopi Goldberg et son choeur de nonnes déchaînées, j'étais plutôt impatiente de voir l'adaptation scénique.

Quand l'occasion d'en faire notre sortie d'équipe pro de fin d'année s'est présentée, je frétillais plutôt d'impatience en attendant que le rideau de se lève en bonne compagnie.

L'impatience s'est rapidement transformée en "ah bon ?" et le "ah bon ?" en "Pfffffff".

Concrètement, je ne suis jamais parvenue à rentrer dans le spectacle.

Pourtant, l'histoire est quasiment la même que dans le film. Mais c'est un peu le seul point de comparaison.

L'action a été ramenée des années 80 vers la période disco (pourquoi, mystère ?)  et  la bande originale de la pièce n'est pas du tout identique à celle du film. Forcément, le film ne comporte que 4 ou 5 chansons alors qu'il en faut beaucoup plus pour la comédie musicale sur scène.

Probablement à cause d'une question de droits, la musique a donc été totalement réécrite mais format comédie musicale de Broadway très classique dirais-je version gentille. Formatée et ultra-banale dirais-je version méchante.

On a que très rarement envie d'aller chanter "Halleluyah" avec le choeur des nonnes 

Les costumes sont atroces, reconstitution de l'époque disco ou pas. On a l'impression que le budget du costumier lui a tout juste permis d'acheter au kilomètre du tissu stretch à paillettes importé de Chine chez Vanoprix à Barbès. (Pour les non-parisiens, Vanoprix était - car il a brûlé - un magasin genre Tati où on pouvait trouver des vêtements bas de gamme).

Les décors ont été visiblement faits par un transfuge de l'Allemagne de l'Est période stalinienne. Les lumières sont mal réglées, vous font mal aux yeux et n'avantagent pas les artistes.

Mais le pire du pire est un espèce d'humour de bazar fait à base de jeux de mots ringards qui te laisse la bouche ouverte avec le filet de bave qui coule au coin.

Tout ceci te donne une impression de "ce sera assez bien pour la ménagère de province qui vient se payer une soirée à la capitale".

Visiblement la pièce a été produite à l'économie et destinée à générer le plus de profit possible. Une des caractéristique du producteur, Stage Entertainment, qui a racheté le théâtre Mogador et y fait tourner ses comédies musicales les unes après les autres. Sister Act ayant succédé au Roi Lion et à Mamma Mia.

Le Roi Lion que j'avais vu ET adoré par contre, tu vois je ne suis pas QUE négativité.

Seul poste positif de la pièce : les chanteurs, qui sont vraiment excellents et méritent le détour.

Je trouve que pour un tarif de billets (en ligne) allant de 42 à près de 200 euros, le rapport qualité-prix n'est pas du tout au rendez-vous. A 200 euros la place  d'ailleurs autant mettre un peu plus cher,  se payer un Eurostar et aller voir à Londres ou la version anglaise qui,  parait-il est nettement supérieure, ou une des autres comédies musicales à l'affiche actuellement.

Après, je n'ai pas non plus le monopole du bon goût et contrairement à moi, d'autres personnes ont beaucoup aimé. A toi de te faire un avis.

Je voudrais aussi terminer en soulignant la paranoïa totale des producteurs qui interdisent strictement toute photo en salle et te font pointer aimablement au laser par les ouvreurs devant tout le monde dès que tu as le malheur de sortir un portable. C'est extrêmement agréable et respecteux du spectateur.

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(La vierge psychédélique derrière elle m'a brouillé la vue pendant plusieurs jours)

 

2ème déception dézinguée : Django Unchained

 

Aaaah le Tarantino. On l'attendait comme le messie. J'étais partagée.

Pour : Tarantino. Je suis cliente. J'aime la dinguerie du gars, même s'il tombe parfois dans la facilité. J'aime ses trouvailles, ses personnages déjantés, ses dialogues interminables, ses scènes de violences artistiques.

Contre : je déteste le western comme genre. Y compris le western spaghetti. Dont je ne trouve regardable que "le bon, la brute et le truand". Point. 

Mais compte tenu du bruissement très favorable autour du film, je suis passée outre mon anti-westernisme et j'ai visionné l'affaire.

L'histoire : dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche.

Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.

Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves et qui est détenue par un grand propriétaire de Louisiane cruel et sadique, Calvin Candie …

Tarantino a voulu rendre un hommage à l'une de ses idoles Sergio Léone en mélangeant les codes du western spaghetti avec une évocation de l'esclavage dans les états du Sud des USA.

Or, pour moi, l'hommage est raté. 

En peu de mots : je me suis irrémédiablement et totalement ennuyée.

Au bout d'une demi-heure j'en avais déjà assez et j'ai vraiment eu du mal à aller jusqu'au bout des 2.45 h du film.

Le film est long, beaucoup trop long et verbeux avec des séquences entières inutiles.

Et surtout, il est autocentré. Visiblement Tarantino se fait plaisir en se regardant filmer. A tel point qu'il en oublie complètement le spectateur.

Alors que dans Pulp Fiction les dialogues sont longs mais jouissifs sorte de ping-pong déjanté entre protagonistes, dans Django, le même procédé finit en monologue verbeux et dormitif.

Même le pauvre Christopher Waltz semble annoner son texte en attendant que le film s'arrête. Quand à la prétendue géniale performance de Di Caprio, je la cherche encore.

A force de vouloir reconstituer l'ambiance et la lumière des westerns spaghettis, Tarantino livre une espèce de carte postale surexposée qui tourne rapidement plus à la caricature qu'à l'hommage.

Comble du ridicule, les scènes de duel à l'arme à feu où on voit littéralement les pots de sauce tomate format 1 kilo exploser sur la poitrine des acteurs.

La BO d'habitude tellement surprenante chez le réalisateur m'a laissée complètement indifférente. 

A trop vouloir copier un de ses maîtres, Tarantino s'est complètement perdu.

Encore une fois, les avis divergent sur le film. Certains spectateurs ont, eux, vraiment adoré au point de parler de chef-d'oeuvre.

Fais-toi ta propre opinion.

 

(BA Allociné)

 

 

 

 

 

 

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties, Spectacles | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sister act, django unchained, comédie musicale, tarantino | |  Facebook | |  Imprimer | |

08/01/2013

On s'fait une toile ? Alleeeez

Au programme du jour, petit décalage temporel, un film pas encore sorti, et un dans les salles depuis un petit moment déjà.

Oui, il me faut énormément de temps pour accepter l'idée d'ACHETER une place de cinéma, d'où le délai de visionnage du second.

Je suis bloggeuse, MERDE QUOI, je ne paye rien d'habitude.

Commençons donc par celui qui n'est pas encore sorti, et que j'ai visionné grâce au désormais célèbre Club 300 allociné.

Happiness Therapy

L'histoire : 

Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme à la suite d'un pétage de plomb grand format. Il a même été placé en hopital psychiatrique où on l'a diagnostiqué bipolaire. A sa sortie, il se retrouve dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Sa seule obsession ? Reconquérir son épouse dont il n'a même plus le droit de s'approcher. Il va tenter de tout mettre en oeuvre dans ce but. Au cours d'un dîner chez un vieux pote, il rencontre Tiffany, une jeune et récente veuve de policier au parcours chaotique qui se montre rapidement attirée par lui. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Le genre : comédie dramatico-romantique

Date de sortie : 30 janvier.

Acteurs principaux : Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro

Réalisateur : Pat O. Russell

Mon avis qui n'intéresse personne : 

Ne tournons pas autour de la bobine de film : mitigé.

Réalisation conventionnelle. Photo et prise de vue banale. Longueurs. Scènes verbeuses. L'histoire est située dans une banlieue populaire dans un milieu italo-américain avec un thème déjà exploité à 172 reprises au moins. Et pire, elle est prévisible de bout en bout dès la première minute, de l'évolution psychologique des personnages principaux qui s'attirent-se repoussent-se réattirent en dépit des obstacles sur leur chemin, au ending, dont je ne te dis pas (quand même) s'il est happy ou pas.

Bref, pas vraiment de quoi se rouler par terre.

Seul point positif, pour moi en tous cas, l'excellent jeu des acteurs. Je pense d'ailleurs que le réalisateur s'est un peu trop reposé dessus. On découvre un Bradley Cooper surprenant et très touchant en homme fragile et gauche, bien loin de son personnage de dragueur bogosse de very bad trip, qui s'accroche à l'espoir de revoir sa femme comme a une planche de salut, alternant crises de désespoir, de colère et d'énergie reconstrutrice. Son jogging recouvert d'un sac poubelle restera longtemps dans la mémoire des spectateurs, plus que le film lui-même d'ailleurs. La jeune Jennifer Lawrence, héroïne du film Hunger Games, est tout à fait convaincante en femme blessée et perdue et ne cède pas un pouce de terrain face aux deux monstres sacrés à qui elle est confrontée. Quand à Robert de Niro il fait du Robert de Niro en patriarche italo-américain. C'est prévisible, mais toujours agréable à regarder.

Mention spéciale aux seconds rôles tous plus justes et plus vrais que nature les uns que les autres.

A voir si tu es fan du beau Bradley et/ou de comédie romantique avec des jolis sentiments. 

Petit message aux producteurs français au passage, traduire un titre anglais original (Silver linings playbook) par un AUTRE titre anglais (Happiness Therapy) est juste RIDICULE. Il faudrait arrêter. Soit on laisse le titre original, soit on met un titre français. L'entre-deux yaourt, ça ne trompe personne.

Happiness Therapy, Royal Affair,

Le fameux jogging-sac poubelle...

 

Finissons par le film qui est déjà sorti et qu'il faut se dépécher d'aller voir avant qu'il ne disparaîsse des écrans

Royal Affair

L'histoire :

Au XVIIIème siècle, en pleine émergence de nouvelles idées philosophiques qui vont changer le cours de l'histoire, la soeur du roi Georges III d'Angleterre, Caroline Mathilde de Hanovre est mariée au roi du Danemark qu'elle n'a jamais rencontré. Le monarque, Christian VII, s'avère être particulièrement instable et totalement irresponsable. Le conseil des ministres qui règne de fait à sa place décide de le forcer à prendre un médecin personnel pour le canaliser. Le roi choisit, contre toute attente, le Docteur Struensee, un humaniste acquis aux nouvelles idées du siècle des lumières. Struensee va peu a peu acquérir une influence totale sur ce roi à l'esprit faible et développer une complicité intellectuelle avec la reine Caroline qui va se transformer en passion secrète. Ensemble ils vont tenter de faire sortir le Danemark de l'obscurantisme et d'en faire la première monarchie éclairée d'Europe.

Le genre : reconstitution historique

Date de sortie : 21/11/2012

Acteurs principaux : Mads MikkelsenAlicia VikanderMikkel Boe Folsgaard 

Réalisateur : Nikolaj Arcel

Mon avis qui n'intéresse personne

Si tu aimes les films historiques en costumes, Barry Lyndon ou le discours d'un roi par exemple, ou même t'évader tout simplement,  cours.

Le film raconte une histoire vraie mais peu connue surtout chez nous, où nous sommes plus familiers de l'histoire de nos voisins immédiats que de celle de la Scandinavie. Pourtant grâce à ses protagonistes, le Danemark deviendra bel et bien la première monarchie éclairée d'Europe quelques années plus tard, et un pays précurseur des bouleversements politiques qui suivront partout en Europe.

C'est intéressant, pédagogique, prenant, sentimental mais pas guimauve, on ne voit pas passer les deux heures quinze du film. Ni même le Danois si tu choisis de préférer la version originale.  L'image est soignée, la reconstitution minutieuse, même si on devine que le film n'a pas eu des milliards de moyens. C'est d'ailleurs tout son mérite. La photo et la lumière rendent magnifiquement l'atmosphère mélancolique (météorologique et morale) qui règnait sur le Danemark rendant encore plus évidente le désespoir d'une jeune reine projetée dans un pays inconnu et austère. Et sublime les acteurs. Coup de chapeau à la jolie Alicia Vikander, lumineuse en reine du Danemark éprise d'idées nouvelles et follement amoureuse de son amant. Et surtout à Mikkel Boe Folsgaard, absolument génial en roi du Danemark infantile et à moitié fou. Quand au héros, le Docteur Struensee, est-il utile de revenir sur le magnétisme de Mads Mikkelsen qui l'incarne. La preuve vivante que le physique ne fait pas tout. Ce type ressemble à un croisement d'Hannibal Lecter et d'une bûche Danoise avec des cheveux et une peau moyennement nets. Et pourtant tu as juste envie de lui arracher son tee-shirt et de lui faire des trucs drôlement vicieux. Pour mémoire il jouait le (très très) méchant dans le premier James Bond avec Daniel Craig, Casino Royale.

Royal Affair, qui a déjà obtenu plusieurs récompenses dans divers festivals,  est pour l'instant selon les informations disponibles, bien placé pour être "nominable" aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger aux côtés, entre autres, d'Amour d'Haneke et de notre Intouchables national.

Donc pour faire court et pour mes amis surfeurs blonds un peu hermétiques à l'analyse psycho-émotionnelle, j'ai adoré. Si tu n'arrives pas à le choper dans sa fin de vie en salle, procure-le toi en VOD, DVD ou tout support LEGAL. Oui, car ce film mérite d'être supporté financièrement.

Autre conclusion, le costume XVIIIème (pas le truc surbrodé de cour, le costume de ville) avec redingote, pantalon moulant chemise à jabot et cuissardes c'était assez seyant pour l'homme, en fait, on devrait y revenir.

Enfin pour certains, pas tous, hein, j'ai du mal à imaginer quelques individus avec des cuissardes. 

Je tairais les noms par charité.

Happiness Therapy, Royal Affair,

28/11/2012

Le point super-héros

Je passe vite fait en courant sur mes talons de 12, hein, histoire de te donner des nouvelles.

Non pas des miennes.

Remarque je vais bien, merci d'avoir demandé.

Je torture les stagiaires et j'écris des trucs.

Donc la vie est belle.

Je te donne des nouvelles des super-héros.

Parce qu'on aime ça, les super-héros.

Si tu as rigolé sur la mort de Marion Cotillard dans Batman et reluqué Fassbender dans X-Men Le Commencement, ceci est donc pour toi, petit oiseau des îles.

Face au succès des Avengers, qui sont des personnages Marvel, Warner Bros pense à adapter leur pendant chez l'autre grande "maison" concurrente de bande dessinée, DC Comics : la Ligue des Justiciers.

Qui rassemble des personnages comme Superman, Batman, Green Lantern ou Wonder Woman.

Et justement le prochain Batman pourrait être ...

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Lui 

Joseph Gordon-Levitt

Attention, si tu n'as pas The Dark Knight Rises, ne va pas plus loin dans la lecture.

En effet, à la fin du film, on découvrait que Joseph incarnait un personnage dénommé Robin qui trouvait la Batcave et s'appretait à prendre la relève de Batman parti faire des gosses à Catwoman.

Joseph G.L. est l'acteur qui monte et après le succès du dernier opus de la trilogie Nolandienne, on pense donc fortement à lui pour reprendre le BatFlambeau.

Joseph, mon choupi on t'aime énormément parce que tu as autre chose qu'un petit oiseau dans le ciboulot.

Et à propos de petit oiseau... Mais non, rien, je m'égare.


Sinon, fan des X-Men accroche-toi à ton string, voici le casting du prochain opus, tu vas être hystérique :

James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Nicholas Hoult,  Ian McKellan et Patrick Stewart 

Le film s'intitulera X-Men: Days of Future Past.

Ian McKellen et Patrick Stewart étaient dans les 3 premiers X-Men respectivement dans les rôles de Magnéto et du Professeur Xavier plus âgés.

 

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Les 4 autres acteurs jouaient dans X-Men Le Commencement qui racontait la jeunesse et la genèse des X-Men.

Michael Fassbender James Mc Avoy et incarnaient respectivement Magnéto et le Professeur Xavier jeunes.

batman,x-men,joseph gordon levitt,michael fassbender,james mc avoy,ian mc kellern,patrick stewart,jennifer lawrence,nicholas hoult


Ce film sera justement la suite de X-Men Le Commencement.

On devrait donc avoir des allers-retours entre les personnages âgés et plus jeunes

Pour ma part, je frétille à l'idée de retrouver Fassbender dans son yogging qui tue. Si tu n'as pas vu le film ça donne ceci

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Ne me remercie pas d'avoir illuminé ton mercredi. 

Et oui, tu peux aller prendre une douche froide maintenant

19/11/2012

Close the loop, baby

Soyons réalistes, la production cinématographique est malheureusement de plus en plus formatée.

Beaucoup de "Batman 14" "Harry Potter 23" et autres resucées parfois regardables mais pas très originales.

Entre le blockbuster bourrin avec explosions à tous les étages, le film à l'eau de rose pour midinettes, la comedie plus ou moins lourde et le film dit "d'auteur" à  intérêt variable, il n'est pas évident de trouver un scénario qui vous fasse dresser l'oreille et la pupille en vous disant "tiens, tiens, pourquoi pas..."

Alors quand on soupçonne un film d'être un peu différent, il est clair qu'on a envie d'aller le voir.

C'est le cas du film Looper.

Situé à mi-chemin entre le film indépendant et la grosse  production, Looper  rassemble quand même quelques acteurs chevronnés et a la mérite de proposer une histoire inventive.

Il est basé sur un des thèmes majeurs de la science fiction : le paradoxe du voyage dans le temps.

Autrement dit : un homme remonte le temps et tue accidentellement son père. Oui mais s'il tue son père il ne peut pas avoir existé. Oui mais s'il n'a pas existé, il ne peut pas avoir tué son père, etc...

L'issue de cette boucle sans fin étant la théorie des univers parallèles. Mais revenons à nos moutons, l'histoire de Looper, donc :

Dans le futur, on a découvert la machine à remonter le temps, qui est immédiatement interdite. Mais la Mafia l'utilise illégallement  pour faire disparaître tous ceux qu'elle souhaite éliminer. Elle expédie ses victimes dans le passé, 30 ans auparavant, où des tueurs d’un genre nouveau, les "Loopers", les éliminent. Il arrive parfois que la mafia souhaite se débarrasser d'un Looper. Elle l'expédie alors dans le passé se faire exécuter.... Par lui-même. Son jeune "lui" sait alors que son service est fini et qu'il lui reste 30 ans à vivre. On appelle ceci "fermer la boucle". Depuis quelques temps de plus en plus de Loopers ferment la boucle. Un mystérieux parrain du futur les fait exécuter les uns après les autres. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, un jeune looper sans scrupules et sans états d'âme, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 30 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Ce que j'ai annoncé en préambule t'indique évidemment que j'ai aimé le film. Scénario intelligent, histoire bien construite, rebondissements bien pensés malgré quelques incohérences sur les allers-retours temporels (je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler), acteurs impeccables, actions bien menée, effets spéciaux à la hauteur, ambiance qui rappelle parfois le mythique Blade Runner : ma bonne surprise de cet automne avec Argo, sans aucun doute. 

Mention spéciale à Emily Blunt, une actrice que j'apprécie de plus en plus avec son physique bien loin des bimbos habituelles et son jeu impeccable (encore une actrice anglaise, évidemment). 

Bruce Willis fait du Bruce Willis avec ses 3 expressions habituelles, mais colle parfaitement au personnage du vieux Looper experimenté et abimé par la vie.

Quand à Joseph Gordon-Levitt c'est une vraie découverte. Je l'avais qualifié d'acteur "transparent" dans le dernier Batman, je révise de plus en plus mon jugement. Ce garçon sait absolument tout faire et a une panoplie d'activités absolument hallucinantes. En plus d'être acteur, il a produit le film et en outre écrit, peint, chante (du Brel en français dans le texte, s'il vous plait), danse, joue de la guitare, est actif sur les réseaux sociaux avec notamment un très chouette tumblr et cache un vrai cerveau sous un physique ma foi... Mignon.

Seuls défauts du film : quelques longueurs, notamment à la fin et un maquilleur ou lleuse qu'il faut absolument interdire d'exercer d'urgence. En essayant de faire ressembler Joseph Gordon Levitt à Bruce Willis, il ou elle l'a transformé en une espèce d'avatar du Dr Fu-Manchu qui aurait fait des UV. C'est ridicule.

Looper marque la troisième collaboration entre le réalisateur Rian Johnson et le Joseph Gordon-Levitt. Ils avaient en effet déjà travaillé ensemble sur Brick (2005) et sur Une arnaque presque parfaite (2008), dans lequel l'acteur faisait une brève apparition.

Pour que son personnage soit crédible, Joseph Gordon Levitt a modifié son jeu en l'adaptant à celui de Bruce Willis, adoptant certains de ses tics et opérant un travail sur sa voix

Bruce Willis lui-même a été impressionné par la performance de Joseph Gordon-Levitt. Le comédien raconte une anecdote à ce propos : "on était assis à une table et Joe était en face de moi, j'étais censé lui donner la réplique, mais tout à coup, je me suis surpris à le regarder et j'ai eu un sentiment étrange : c'est vraiment bizarre d'avoir quelqu'un en face de soi qui vous ressemble, mais en plus jeune".

Bref, si Bruce lui-même a été impressionné autant dire que tu peux aller le voir le film, vite, parce qu'il est déjà sorti depuis le 31 octobre et qu'on risque de ne plus le trouver dans toutes les bonnes crêmeries d'ici quelques semaines.

Et tu payes ta place pour y aller steuple, tu le chopes pas sur les internets. C'est Joseph Gordon-Levitt qui le produit  comme je te disais, on l'aime bien.

Oui, tu dois partager mes goûts et mes opinions, car ils sont les meilleurs.

C'est ça la démocratie.


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Quelques informations de ce billet ont été prélevées sur le site allociné

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : looper, science-fiction, joseph gordon-levitt, bruce willis, emily blunt | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/10/2012

Argo ? Un film à voir absolument

Mais enfin, me dis-tu, comment se fait-ce que tu l'aies visionné ce bout de pellicule ??

Il n'est point sorti encore.

Petit(e) ignorant(e), te réponds-je (comme Bob - humour - pouet) ne sais-tu point que je navigue dans la haute sphère de l'interneterie et du 7ème art réunis ?

Ce qui me permet d'assister à des réjouissances avant la plèbe.

Notamment des avant-premières cinématographiques, donc.

Et quand on te dit que c'est en présence du réalisateur, tu entames une petite danse du ventre.

Et quand on te précises que le réalisateur c'est Ben Affleck, tu entames une petite danse du bas... Euh, non, rien.

Ben Affleck, pour mémoire c'est lui.

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Une filmographie pas toujours égale avec du très bon, dont je garderai personnellement le cultissime "Dogma" qui est un de mes films de chevet,  mais également du tout venant et quelques nanards retentissants.

Je ne ferais pas l'injure de rappeler les calamiteux Gigli/Amours troubles avec son ex, Jennifer Lopez, un policier d'anthologie pour sourds, muets et aveugles ou Daredevil, un des plus mauvais films de super-héros de l'univers.

Qui aurait pu parier en voyant ce nanard intergalactique que son acteur principal nous livrerait quelques années plus tard, après deux autres réalisations plutôt réussies,  un des - et oui je vais m'engager sur ce point - meilleurs films de l'année 2012.

Dans son style et sa catégorie bien évidemment. 

Tu vas me dire "toi tu as eu la tête tournée par le petit speech de Ben Affleck en introduction" . 

Pas tant que ça.

J'étais assez loin de la bête pour ne pas succomber à son sex-appeal torride qui aurait pu fausser mon jugement.

Et en terme de sex-appeal, heu... Comment te dire. 

Cela fait plusieurs fois que je me dis qu'il ne vaut mieux pas voir une très belle image de papier glacé en vrai.

Tu es forcément un peu déçue. Et Ben, entre nous, ce petit bouc, cette veste mal coupée et ce jean hasardeux, hmmmm.... 

(oui je suis sensible à l'apparence, c'est mon côté superficiel, totalement assumé)

(et je n'ai pas pu récupérer une seule photo potable ou nette de cet évènement, le fils qui était chargé de l'appareil a failli à sa mission, ce petit con)

Ceci dit, malgré ce look moyennement glamour, il nous a quand même parfaitement expliqué sa démarche et l'histoire du film.

Dont le scénario lui a été transmis par George Clooney qui a pensé que Ben Affleck pourrait en faire un bon film.

Le même George Clooney ayant d'ailleurs participé à sa production, pour la petite histoire.

Mais enfin, t'impatientes-tu après ce long préambule, de QUOI CA CAUSE TA PELOCHE ?

Du calme, Maurice, je te raconte.

Le film est basé sur une histoire vraie, mais très peu connue. Le dossier ayant été déclassifié par les services secrets depuis peu de temps.

1979, Iran, Le Shah est chassé du pouvoir, Khomeiny arrive. Les Iraniens, avides de vengeance envers une nation qui a soutenu leur dictateur pendant des années s'en prennent à l'ambassade des Etats-Unis. Juste avant que l'ambassade soit envahie et ses occupants retenus par les Iraniens, 6 Américains s'échappent et trouvent refuge à l'ambassade du Canada. L'ambassadeur les cache mais la situation devient rapidement intenable. La CIA décide alors d'une mission  menée par un spécialiste de l'exfiltration, Tony Mendez.

Qui va avoir une idée pour le moins ... Originale pour sortir les Américains de ce guépier.

Monter, avec l'aide de deux professionnels reconnus d'Hollywood,un producteur et un prothésiste, un faux film, Argo, justifiant ainsi des repérages pour un tournage en Iran.

Le subterfuge va-t-il fonctionner ?

Comme je le disais plus haut, j'ai énormément aimé ce film. Une construction originale en 3 parties : la reconstitution historique qui plante le décor et l'action.

La quasi-comédie qui raconte le montage du faux film.

Et le thriller qui raconte l'exfiltration des fugitifs Américains.

3 parties bien distinctes mais qui arrivent à faire un film totalement cohérent et passionnant de bout en bout. Sans parler du suspense de la 3ème partie qui te laissera totalement agrippé(e) à ton siège jusqu'au bout de l'angoisse.

J'aurais rarement autant attendu un coup de fil dans un film ... Mais je n'en dirais pas plus.

La reconstitution historique est méticuleuse, on croirait revoir les images de l'époque : décors, costumes, et même grain et couleur du film sont parfaitement reproduits.

Quant au casting, il est impeccable.

Mention spéciale à John Goodman et Alan Arkin, irresistibles respectivement en prothésiste et producteur Hollywoodiens prêts à tout pour que l'opération réussisse.

Ainsi qu'à Bryan Cranston (Malcolm, Breaking bad), parfait comme d'habitude en responsable de la CIA un peu dépassé par les évènements. 

Le fils qui m'accompagnait a lui aussi énormément apprécié il a noté le film 15 sur 20.

Je ne suis pas loin de partager sa notation.

Le film sort le 07 novembre sur vos écrans. Pour une fois, quittez votre salon et offrez-vous une place de cinoche. Vous ne le regretterez VRAIMENT pas.

Sinon, comme le disent les principaux personnages du film pour se donner du courage...

... Argo fuck yourself.

(La bande annonce pour te donner encore plus envie)

 

Mille mercis au Club 300 AlloCiné et à Miss Maylis pour cette séance

06:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : argo, ben affleck, dogma, gigli, daredevil, john goodman, alan arkin, bryan cranston, iran, otages | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/10/2012

Finalement Prometheus tient ses Promessetheus

Les avis des autres c'est parfois intéressant.

(Enfin dans l'absolu, je dis ça pour faire dans le style "je m'intéresse à mes semblables". En réalité, non.)

Par exemple, quand un film sort.

Envoyer en éclaireur des gens qui ont un goût plus ou moins semblable au tien peut t'éviter d'avoir à passer deux heures à périr d'ennui devant un nanard intersidéral que la critique mondiale a élevé au rang de chef-d'oeuvre absolu pour des raisons obscures que le commun des mortels ne comprendra jamais.

A contrario ces mêmes arpettes peuvent t'alerter sur le petit film dont personne n'a parlé mais qui fait les délices du microcosme Parisien qui chante, qui danse et qui pétille.

Et qui descendra ce même film dès qu'il atteindra les deux millions d'entrées.

(un truc populaire, quelle horreur)

Mais parfois la critique et les arpettes sont d'accord. Le film cinématographique qui va sortir sur tous les écrans de France et du Liechtenstein est une énorme daube à éviter à tout prix.

Prenons le cas de Prometheus.

Sorti il y a 6 mois après une rumeur plus que Prométheuse (uhuhuhuh) qui le mettait d'emblée au rang de film culte et de chef-d'oeuvre de l'année, il a été rapidement descendu en flèche par les spectateurs et les rédacteurs.

"brouillon" "incompréhensible" "inintéressant" "déjà vu" "n'apporte rien" "de belles images, mais rien d'autre" étaient les critiques qu'on pouvait lire et entendre.

Ceci couplé à un visionnage en 3D quasi-obligatoire m'avait fait économiser 10 euros pour un ticket dans une salle obscure et me dire que je récupèrerais donc l'objet sur les internets puisqu'il ne valait pas plus.

Ce que j'ai fait dès qu'une copie visionnable fut été disponible.

(oui 1/ je cause la France comme kesske je veux, 2/ coucou Hadopi, le streaming ça marche toujours pour info)

Si tu ne sais pas de quoi Prometheus parle, voici donc le pitch

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Il semblerait que l'homme ait été engendré par des géants "les créateurs". Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant intersidéral long et fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, sur une planète perdue, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend. Les créateurs sont-ils vraiment les êtres que l'on souhaiterait rencontrer ?

Sans spoiler, le film se positionne comme une clé d'entrée sur les origines à la fois du monstre d'Alien et des réplicants de Blade Runner, deux précédents films cultes du réaliteur Ridley Scott.

Mon avis sur le film ? Etonnament et contrairement à mes habitudes, je ne suis pas d'accord avec la majorité. Comme c'est étrange.

Visuellement, le film est splendide, même sur un écran d'ordinateur, et je ne boude pas mon plaisir devant l'atmosphère crépusculaire, les effets spéciaux soignés et les cadrage léchés même si les puristes crient au "déjà vu".

J'ai déjà exprimé maintes fois mon avis nuancé sur les puristes ici même.

Quant à l'histoire, je l'ai trouvé plutôt cohérente et compréhensible, contrairement donc à la plupart de mes confrères. Eventuellement quelques pistes un peu obscures, comme l'introduction, dont j'ai eu du mal à comprendre  le pourquoi.

Mais ne pas TOUT comprendre dans une histoire ne me gêne parfois pas. L'allusion laisse la place à l'imagination. Tu peux superposer ton film intérieur au film extérieur, c'est plutôt agréable.

Le thème central du film tourne autour du thème de la création. Sa puissance, sa beauté, ses dangers. Ses dérives. Et l'impossibilité pour l'homme de maîtriser la puissance de certaines forces malgré son ambition

On a du suspense, des rebondissements, de l'angoisse, même si in fine on devine ce qui va arriver. Puisqu'encore une fois, le réalisateur positionne le film comme une genèse de ses précédentes productions.

Quant aux acteurs ils sont excellents. Avec du  Fassbender en androïde privé d'émotions à l'intérieur. Même si la teinture blonde et la combi intégrale soient un peu une faute de goût dans ce cas précis.

Charlize Theron et Noomi Rapace sont impeccables respectivement en chef d'expédition glaciale et en scientifique dépassée par sa découverte.

Donc pour résumer. Pas un chef-d'oeuvre à l'originalité bouleversante, certes, non. Mais pas non plus le nanard brouillon et inintéressant dont on a entendu parler à sa sortie cinéma.

Un bon film qui t'offrira un moment d'ailleurs et de divertissement pour peu que tu aimes la science-fiction, les référérences à d'autres films, que tu rentres dans l'histoire et que tu te laisses porter par les images.

Après, c'est toi qui vois. Je ne suis pas critique de cinéma professionnel non plus. 

Ca ne m'empêche pas de dormir.

Sauf devant un mauvais film que tout le monde adore à part moi, dans l'autre sens de l'histoire. 

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06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : prometheus, critique | |  Facebook | |  Imprimer | |

03/09/2012

Des hommes sans loi et autres considérations cinématographiques

Si tu n'as pas compris que j'aime le cinéma, ou tu habites sur Mars et tu fais des trucs avec curiosity, ou tu es atteint d'une forme sévère de handicap de compréhension ou c'est la première fois que tu viens par ici.

Dans les trois cas, c'est mal.

Et, par les pouvoirs de l'épée et de l'anneau réunis, je te bannis à jamais, et tu finiras tes jours à errer dans le Mordor ou à écouter du Christophe Maé en boucle.

(si tu ne comprends pas ces deux dernières références, là, je ne peux vraiment plus rien pour toi).

Donc parfois, il m'arrive de m'arracher à mon ordinateur pour aller DEHORS (si si) dans un CINEMA (si si) avec des GENS en trois dimensions (si si)

Ca fout la trouille, je sais.

Mais j'aime les sensations fortes

Surtout pour voir une avant-première, tu parles, un truc grâce auquel je vais pouvoir me la péter à la face de l'univers mainstreamien qui PAYE sa place pour aller s'asseoir dans une salle obscure...

Muhuhuhuh, ridicule.

Aujourd'hui, lecteur, je vais me pavaner en te racontant un film que tu pourras voir bientôt et incessamment.

Parce que tu iras le voir, puisque tu fais ce que je te dis.

C'est ça l'influence.

Donc, Des hommes sans Lois ou Lawless en VO (que je te conseille vivement, une grande partie du jeu des acteurs tiens AUSSI à leur phrasé et à leur intonation dans la langue de Shakespeare)

L'histoire ?? 

1931. Au cœur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie,  les trois frères Bondurant sont des trafiquants d'alcool notoires : Jack, le plus jeune, le plus chétif, est ambitieux, il veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure en s'alliant avec les grands gangsters de Chicago. Il rêve de beaux costumes, de voitures rapides, et espère impressionner Bertha, la fille du pasteur… Howard, la brute,  pense plus avec ses poings qu'avec sa tête quand il arrive à rester sobre, et enfin, Forrest fait office de chef de bande. La légende locale dit qu'il est immortel, et il fait tout pour ne pas la démentir. Lorsque Maggie, une jolie danseuse au passé trouble,  débarque fuyant Chicago, Forrest la prend aussi sous sa protection. Tous les quatre, ils vont se retrouver seuls à défendre leur business contre un procureur qui veut mettre la main sur le trafic local et qui utilise pour ce faire un flic sadique et prêt à tout pour se débarrasser de ses adversaires. Le clan des frères Bondurant va-t-il pouvoir résister ?

Ce que j'en ai pensé ??

Globalement un bon film de gangster qui remplit son rôle de film de gangster. Attention âmes sensibles, il y a quelques scènes assez, voire très violentes. Le scénario, basé sur une histoire vraie est de facture relativement classique, tout comme la photo. L'intêret majeur du film est le casting, avec en tête l'impeccable Tom Hardy, tous deltoides dehors (il a tourné le film juste après ou simultanément avec le Batman, ce qui explique son dos en mode surmultiplié). Il est parfait en chef de bande mutique qui s'exprime par "groumpf" interposés.

Et tu connais l'effet du "groumpf "couplé aux deltoides sur mon système hormonal, non ? 

Non sérieusement, en dehors du sex-appeal, il fait une très bonne performance d'acteur, en campant un bouseux virginien très convaincant, lui, l'anglais bon teint.

Mention spéciale à l'impeccable Guy Pearce, acteur trop sous-estimé qui mériterait un vrai premier rôle. Passer de "Priscilla folle du désert" au flic dandy psychopathe de Lawless exige quand même un sacré talent.

A propos de Guy Pearce, si vous ne l'avez pas vu, je vous conseille vivement, l'excellent "Memento". Un thriller au scénario ultra-original ou il incarne le personnage qui n'a qu'une idée en tête : traquer l'homme qui a violé et assassiné sa femme afin de se venger. Sa recherche du meurtrier est rendue plus difficile par le fait qu'il souffre d'une forme rare et incurable d'amnésie. Bien qu'il puisse se souvenir de détails de son passé, il est incapable de savoir ce qu'il a fait dans le quart d'heure précédent, où il se trouve, où il va et pourquoi. Il se laisse donc des messages à lui-même pour suivre le fil de son enquête. Le réalisateur est un certain.... Christopher Nolan qui s'est illustré par la suite entre autres dans la trilogie Batmanienne.

Pour revenir à Lawless, son réalisateur,  John Hillcoat, il est moins connu pour l'instant. Australien,  il a beaucoup oeuvré dans la réalisation de clips, avant de signer des films dont le thriller post-apocalyptique "La Route" avec Viggo Mortensen.

Seul petit point d'interrogation du casting du film, la présence de l'acteur Shia Labeouf dans le rôle du frêre cadet Jack . Outre un nom à coucher dehors, il a surtout brillé par sa présence dans des blockbusters jusqu'à présent. Et reste moyennement convaincant. Il parait qu'il veut se lancer dans des films plus "indés" et que pour figurer dans le prochain film de Lars Von Trier "Nymphomaniac", qui comporte des scènes érotiques full contact, il aurait envoyé ses propres sextapes au réalisateur.

C'était le potin pipeule du jour.

En attendant, Lawless sort le 12 septembre, de quoi t'occuper en cette fin d'été et pour te changer les idées si la rentrée est morose.

Vas-y.

 

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Et merci au club 300 Allociné pour la séance !

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : lawless, christophe nolan, tom hardy, guy pearce, john hillcoat, memento, shia labeouf | |  Facebook | |  Imprimer | |