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28/08/2012

C'est grave docteur ? J'ai préféré Avengers à Batman.

Batman, cette trilogie moderne sombre, gothique, à la limite du chef-d'oeuve et.. euh.. 

De l'ennui.

Je persiste et je signe.

J'avais déjà commis un billet à l'époque du deuxième volet en émettant des réserves très nettes sur l'adaptation du chevalier noir par Christopher Nolan.

A peine sauvée d'un ennui assez profond par la performance de Heath Ledger en Joker. Bonne performance, certes.

Mais pas à la hauteur pour moi de la folie totale de la version Burton-Nicholson.

Sur quoi je m'étais faite traiter d'incultissime béotienne du 7ème art qui ne comprenait rien à la profondeur de l'introspection Nolandienne.

Bien. J'admets. Je ne comprends rien au cinéma. 

Ce qui fait qu'a priori, je dois pouvoir l'apprécier plus que ceux qui le COMPRENNENT.

Ne cherchant pas à disséquer le pourquoi du comment de la psyché du réalisateur au niveau du vécu.

(je rappelle juste au passage que mon grand-père était photographe de plateau et que du coup, le cinoche, je connais un poil les coulisses).

Mais passons.

Le 3ème volet devait racheter mon âme perdue dans les égarements de la distraction cinématographique. 

Attendu, espéré, la bande annonce était alléchante, le spectacle prometteur, les images assez grandioses.

J'ai donc couru en tongs et en jean un dimanche matin pour le voir EN PAYANT MA PLACE

(atta tu vois pas, PAYER MA PLACE, je suis bloggeuse, je ne paye rien d'habitude, je rappelle)

Et là... 

Même motif, même punition que les deux premiers. Trop long (au moins 1/2 heure de trop), trop mélodramatique, trop lent à démarrer. Un scénario confus. Un Christian Bale qui ne convainc toujours pas (sa voix en Batman est juste ridicule). Les seconds rôles excellents mais qui peinent à sauver l'ensemble (Michael Caine, immense acteur). Et en cerise sur le gâteau, une Marion Cotillard affligeante et un final twist téléphoné.

Un bon film, sans plus. 

Mais certainement pas le chef-d'oeuvre attendu. Ni proclamé par certains

Ce qui me renvoie à une vérité à laquelle j'aurais du songer une fois de plus : quand un film est trop attendu, (voire trop marketé), il déçoit la plupart du temps.

Et, à l'inverse, les bonnes surprises viennent souvent de productions qu'on attend pas, justement.

Prends "Avengers"

J'avais eu de nombreux échos de la qualité du film. Mais bon, 75 % des films de super-héros sont quand même des nanards intersidéraux, j'étais donc plutôt méfiante.

Et bien je te dis CARREMENT oui J'OSE.

OUBLIE Batman, procure-toi Avengers

Déjà sorti au cinéma et désormais en DVD, VOD et autres supports légaux (on oublie les illégaux, hein, je veux pas de problème avec les distributeurs) (mais bon internet peut être ton ami aussi si tu n'as pas de sous).

C'est BIEN FICHU, dynamique, effets spéciaux bétons, DROLE (humour second degré A FOND). Et servi par un casting impeccable qui ne se prend pas au sérieux, Le Robert Downey Jr de ces dames en tête.

J'ai enfin compris aussi le pourquoi de la multiplication des montages et des gifs animés sur l'acteur Tom Hiddleston qui campe le méchant de service, Loki, avec un brio absolument total. Encore un acteur anglais génial. 

Mange tes entrailles Christian Bale.

J'ai aimé de bout en bout. Sans restrictions. Un bon film de distraction qui remplit son rôle... de distraction sans prétendre à la chefdoeuvrerie torturée. Lui.

Donc tu as compris, tu lâches la chauve-souris et tu agrippes Iron Man (hmmm oui, pourquoi pas).

Dans le même genre de film de super-héros réussi, je te conseille aussi X-Men, le commencement. Ou la genèse des jeunes X-Men d'il y a lurette. Vraiment bien foutu. Et Fassbender aussi est bien foutu. Dans un jogging qui tue. Regarde. Tu vas comprendre.

Après tu fais ce que tu veux, comme je l'ai déjà dit plus haut, je n'y connais rien en cinéma.

Et les fans de Nolan, vous pouvez tirer à vue, je commence à avoir l'habitude.

J'ai mon super-blindage, mon épée de vérité, mes bracelets magiques, ma tiare d'invisibilité, et ma langue de pute.

Just call me SuperManu.

 

supermanu.jpg

NB et un jour il faudra quand même que je comprenne POURQUOI les acteurs anglais GENIAUX se ramassent au kilo alors que nous on se coltine Frank Dubosc et Mélanie Laurent. Il doit y avoir une explication valable.

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : batman, avengers, nolan, robert downey jr, tom hiddleston, x-men, michael caine, fassbender | |  Facebook | |  Imprimer | |

07/08/2012

My week WITHOUT Marylin

Alors qu'on vient de fêter le cinquantenaire de sa mort, noyé sous un flot de marketing plus ou moins de bon goût, rachat des droits de son image oblige, il temps d'aller à contre-courant  :

Marylin Monroe, du moins l'image qu'elle renvoyait à l'écran, m'a toujours laissé indifférente, voire exaspérée. Contrairement, semble-t-il, à la grande majorité de l'humanité.

Je ne la trouve pas spécialement attirante, plutôt banale et objectivement mauvaise actrice.

Je conviens qu'elle prend plutôt bien la lumière. A part ça ? Rien.

Même gamine, quand je regardais des rediffusion de ses films, je trouvais déjà sa bouche en coeur et ses battements de cils assez ridicules.

Pourtant, l'époque était encore aux robes de princesses, aux battements de cils et aux bouches en coeur pour les filles.

Avec les années évidemment, cet agacement n'a fait que croître et embellir.

Il n'est pas provoqué par Norma Jean, poupée chatain, devenue blonde, pin up de province tentant de se faire une place dans les hordes de jeunes filles rêvant d'Hollywood. 

Et qui y parviendra, par quelques rôles dans des films mythiques, beaucoup de médicaments, des mariages ratés et un quasi-suicide en direct.

Préservée des ravages du temps par une mort précoce.

Un destin tragique, mais pas unique.

Partagé par beaucoup de gens connus et énormément d'anonymes somme toute.

Je soupçonne les gens de plus s'intéresser au pathos de son destin qu'à son talent artistique de toutes manières. Comme on s'intéresse plus aux déboires d'une Lindsay Lohan aujourd'hui qu'à son jeu d'actrice. C'est confortable les destins tragiques, ils font paraître le vôtre moins morose.

Non cet agacement vient plus du fait que cette fille soit élevée au rang d'incarnation de la féminité.

Incarnation de la féminité ?

Très bien. Une (fausse) blonde pas très fûtée, qui se met sur des bouches de métro pour montrer sa petite culotte en minaudant ? 

C'est CA la féminité ?

C'est ça la femme qui aurait révolutionné l'image de la femme au cinéma ?

Excuse-moi partenaire, je ne suis pas DU TOUT d'accord.

Marylin incarne, plus ou moins volontairement, les fantasmes des camionneurs, des GI's et des patrons de studios, pas l'incarnation de la féminité.

Du moins pas l'incarnation de la féminité telle que je la conçois. 

Je ne me reconnais pas en elle. Pas du tout. Elle ne me fait pas rêver, je ne l'admire pas. Je trouve que l'image qu'elle renvoie n'a rien d'admirable. Je la trouve même pathétique.

Je peux admirer la finesse et le piquant d'une Audrey Hepburn ou le charme et le jeu de séduction d'une Ava Gardner par exemple qui a connu un destin relativement semblable. Mais qui est infiniment plus troublante et séduisante qu'une Marylin trop explicitement évidente, trop offerte, trop bimbo. Sans aucun mystère.

A une Marylin soumise, victime  et prisonnière de son époque et dont le seul rêve finalement a été d'être une gentille petite femme de, avec maison, famille et enfants, je préfèrerais toujours une Mae West, vraie femme libérée avant l'heure, à la réplique assassine et maitresse de son destin.

Je ne dois donc pas avoir la même conception de la féminité que la majorité des habitants de cette terre.

A priori, je vais m'en remettre.

mae-west-440691.jpg

Mae West et sa phrase "Là, dans ta poche, c'est ton revolver ou t'es juste content de me voir ?" Dans les années 30 aux USA, il fallait oser quand même 

06:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : marylin monroe, féminité, audrey hepburn, ava gardner, mae west | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/07/2012

Hey je te me fais de l'auto-promo

Je passe en speedy gonzales staile pour te dire que la semaine prochaine exceptionnellement ce blog va se transformer en blog beauté.

Il y aura de la Thalasso, de la crème, de l'auto-massage, du massage tout court et plein d'autres trucs.

Il me faut au moins tout ça pour être sortable.

Tu connais l'adage "vieillir c'est acheter de plus en plus de crèmes anti-rides et y croire de moins en moins"

Mouahahahah

Viens donc ici à partir de demain, tu sais que je ne parle que de trucs sympas et testés. Si tu n'aimes pas, je te rembourse l'entrée.

 

Sinon, il y a quelques jours j'ai eu un flash.

T'imagines un film inspiré d'une des BD d'aventure croisée de Superman et de Batman avec la rencontre Christian Bale/Henry Cavill ??

Non t'imagines pas. Et moi non plus d'ailleurs. Ma libido vient d'exploser.

 

Downloads.jpg

Ainsi que celle des 3/4 de la population féminine mondiale.
 

Bon dimanche ma poule.

06:00 Publié dans Beauté, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : beauté, test, batman, superman, henry cavill, christian bale | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/05/2012

Un film qui ne tient pas ses prométheus

Dans notre société postmoderne et consommatrice il est assez peu envisageable désormais de diffuser un produit culturel sans une promotion appuyée.

Enfin, culturel, quand tu parles d'un disque de Christophe Maé ou d'un bouquin de Lévy, c'est beaucoup dire.

C'est le jeu ma pauvre Lucette, et, après tout, on peut s'en accomoder plus ou moins.

Mais parfois tu t'en accomodes moins.

C'est le cas quand, par exemple, les acteurs d'un film qui va visiblement être le nanard intersidéral de l'année sont invités dans absolument tous les talk-shows possibles et imaginables sauf le journal du hard. Et encore.

Et que tu entends 675 fois de suite raconter le pitch du chef-d'oeuvre suivi de "ce film est tellement drôle" "l'équipe de tournage est une seconde famille" "les scénaristes ont fait un travail formidable" "c'est le meilleur tournage de toute ma carrière".

C'est un tantinet usant, voire casse-bonbons, voire insupportable. A priori, en ce qui me concerne, ce rouleau compresseur à toutes les chances de me dissuader à jamais d'aller voir ou écouter le chef-d'oeuvre impérissable qu'on tente de me fourguer.


Mais parfois une promotion moins frontale et plus subtile porte à tes oreilles le doux bruit d'un chef-d'oeuvre à venir qui te ferait quitter ton fauteuil et ta télé pour retourner exceptionnellement partager ton pop-corn avec de jeunes zazous encapuchés dans une salle de cinéma. Qui saluerait la chose d'un "oueche, trop de la bombe l'actrice, c'est quoi son nom ?"


Et fait que tu l'attends, ce chef-d'oeuvre, avec l'impatience du lapin qui attend une carotte.

Comme les trois quarts des fans de sci-fi, de cinéma et toute la geekosphère en folie qui se passe en boucle la bande annonce.


Surtout que ce chef-d'oeuvre est réalisé par l'homme qui a commis un de tes films de chevet : Blade Runner. 

Rien que pour celà, il figure dans ton panthéon personnel à côté de Fred Astaire, de Barry White et de la personne qui a inventé le financier au thé vert.


Ce préambule gigantesque pour te dire que oui, j'attendais Prométhéus de Ridley Scott, avec une impatience non dissimulée et que j'étais prête à casser ma tirelire pour aller le voir le plus tôt possible.

Voire à proposer des gâteries buccales au distributeur contre une avant-première (sans aucun succès d'ailleurs, mon égo en a drôlement pris un coup).

En plus d'être censé être un chef-d'oeuvre métaphysico-visuel, le film se voulait un prequel et une clé explicative à la saga Alien. Et tu sais qu'une des passion des geeks c'est de chercher le pourquoi du comment de trucs totalement fictionnels et absolument inutiles comme le pourcentage de gênes humains dans l'ADN de Mr Spock.


Il y avait juste une petite voix à l'arrière de mon cortex qui me sussurrait "méfiance, Josiane, prends l'avis de gens autorisés qui ont vu le film avant de te précipiter".


Ce que j'ai fait hier donc, auprès de gens ayant EUX eu la chance d'être invités à une avant-première. On ne leur demandera pas quelles faveurs ils ont dispensé pour en arriver là d'ailleurs.

Et que le couperet est tombé sec et impitoyable

"visuellement, ça tient le choc. Traitement de l'histoire, zéro. Grosse désillusion".

Mesure ma déception, camarade. J'en aurais presque pleuré de désespoir en jetant de dépit ma collection d'objets Star Wars.


Ce sera donc une bonne leçon pour ne plus écouter les sirènes du marketing quand il s'agit de production artistique s'il m'en fallait encore une.

Et de m'en remettre plutôt à mon instinct ou aux avis de mes proches. Enfin ceux qui ont les mêmes goûts que moi. C'est à dire a priori personne.


Et j'attendrais probablement un DVD (ou un streaming, hein, coucou Hadopi) pour visionner Michael Fassbender en androïde.


Je ne vais pas mettre 10 euros, plus le pop corn ET faire la queue pendant des siècles pour voir un truc mitigé, non ?

Je suis bloggeuse, merde, quoi.

prometheus_ridley_scott.jpg

Et par ici l'avis de Céline Crespin qui, elle, l'a déjà vu. Comme je l'ai dit plus haut, on ne lui demandera pas ce qu'elle a fait pour être invitée à l'avant-première, hein...

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : prometheus, blade runner, ridley scott, critique, déception, star wars | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/05/2012

Le sachiez-tu ?

Pour fêter ses 100 ans, Universal a publié 100 anecdotes amusantes sur ses productions (films et séries).

J'ai vu l'info sur le Huffington Post qui en reprenait une sélection, et regardé sur les internets si je trouvais la liste complète de ces petites histoires. Et de fait.

Dans ma grande bonté, je me suis dit que je pouvais en traduire quelques-unes pour les non anglouzes-speaking.

Elles sont assez amusantes, voire culturesques, ça vous éduquera un peu bande de mollusques.

Les commentaires sont de moi, par contre, pour la touche personnelle. Et parce que je ne peux pas m'en empêcher. Un genre de syndrome de Tourette en plus soft.

 

  • Dans "The Big Lebowski", le mot "dude" est utilisé approximativement 161 fois  160 fois oralement et une fois par écrit. "Fuck" est utilisé 292 fois. "Man" 147 fois, soit environ 1,5 fois par minute. Ca fait beaucoup de "dude" "fuck" et  "Man", non ?

 

  • Dans "Psychose" Le son du couteau poignardant Janet Leigh dans la scène de la douche  a été créé en plongeant un couteau .... dans un melon d'eau.  Ca donne peut-être une idée de comment l'ingé son voyait Janet Leigh... :D . Psychose a été également le premier film américain où l'on voit... Tirer une chasse d'eau dans des toilettes.

 

  • Dans "les dents de la mer", Steven Spielberg avait surnommé son requin mécanique Bruce. Il avait peut-être une dent (de la mer)  contre les Bruce... Mouahahahahah

 

  • Le titre initial de la copie de travail d'ET du même Spielberg était "A boy's life" (une vie de garçon). Ouiiiiii et pourkoitil ? On ne sait pas du tout au vu du film. Steven, si tu as une explication...

 

  • Dans le film "Mon beau-père et moi" (Meet the Fockers en vo) le MPAA - l'association des producteurs de films américains - ne voulait initialement pas que ce nom soit utilisé sauf si les producteurs du film trouvaient une personne dont c'était vraiment le nom. Je plains les pauvres gens qui s'appellent "Focker" ceci dit. S'ils existent...

 

  • Un des décors de restaurant du film "L'Arnaque" avec Paul Newman et Robert Redford a été recyclé dans "Retour vers le futur". Ce qui n'a rien d'étonnant, beaucoup de décors sont recyclés d'un film à l'autre. Je connais même des acteurs recyclés, mais chuuuuttt. 


  • Toujours dans le film "L'arnaque", le personnage de Redford, Johnny Hooker, a été nommé en hommage à la légende du blues John Lee Hooker. Je n'ai aucun commentaire à faire, je respecte trop les deux.

 

  • Dans le film "l'homme invisible" (ancienne version), le réalisateur habillait l'acteur Claude Rains en velours noir et le faisait tourner sur un fond de velours noir pour créer l'illusion qu'il était... invisible.  Oui, parce que si on le voyait, évidemment, ça colle moins avec le titre. Moi je dis ça... Non.. Rien.

 

  • Les enfants qui chantaient la chanson  “Every Sperm is Sacred” dans le film des Monty Python "Le sens de la vie", ont avoué a postériori n'avoir aucune idée de ce qu'on leur faisait chanter ou de ce qu'était le sperme. C'est comme "Annie aime les sucettes" de Gainsbourg, que je chantait volontiers comme une comptine gamine et dont je n'ai compris le sens que bien des années plus tard.

  • La voiture des Blues Brothers est une Dodge Monaco de 1974. C'est l'info totalement inutile mais que les fans apprécieront.

  • Contrairement à l'usage, le film "Un homme d'exception" a été tourné dans l'ordre chronologique pour permettre à son acteur principal, Russell Crowe, de développer tous les changements mentaux et physique subi par son personnage. C'est là que je me dis qu'acteur de cinéma est vraiment un métier ennuyeux. Non seulement tu attends des heures entre deux prises pour jouer 3 secondes, mais en plus tu tournes des scènes auxquelles tu ne comprends pas grand chose, puisque programmées dans un désordre total.


  • Si l'on en croit certaines rumeurs, pour les scènes de roulette russe dans "voyage au bout de l'enfer", sur une suggestion de Robert de Niro, une vraie balle avait été glissée dans le revolver pour augmenter la tension dramatique dans le jeu des acteurs. On vérifiait quand même que la balle n'était pas dans le barillet avant de tirer. Sinon on aurait pu appeller le film "voyage au bout du suicide" (et ces gens sont un peu dingues, aussi, parfois)

 
  • Quand vous entendez la foule crier “Spartacus! Spartacus!” dans le film du même nom (le film, pas la série - diffusé hier sur RTL9, tiens), les acclamations ont été en fait enregistrées en 1959 durant un match de football américain au stade Spartan de l'Université du Michigan. Ca casse un peu le mythe. Heureusement qu'il n'y a pas de film "Olympique de Marseille" on aurait des bruitages du genre "alllleeeez l'Oaimmmeuuuuuh".



La liste complète des anecdotes Universal en anglais est ici

psychose.jpg
Je connais peu de trucs aussi flippants que la scène de la douche dans Psychose.
Et la maison, elle ne te rappelle rien ? Hein ? Si si, Disney a construit son attraction "la maison hantée" sur ce modèle.
Tavu, moi aussi, je sais des trucs.

06:57 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : universal, 100 ans, anecdotes, films | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/02/2012

Marre des biopics

Commençons par le commençage.

Qu'est-ce qu'un biopic ?

Un film biographique relate l'existence d'un personnage passé, la plupart du temps, mais sans que cela soit obligatoire, une figure historique d'importance. Son choix importe pour susciter la fréquentation lors de la sortie en salles. Comme il s'agit d'une œuvre artistique, la représentation donne le champ libre à l'interprétation à la fois pour l'acteur chargé du rôle principal et pour le réalisateur dans l'éclairage qu'il donne sur le personnage : l'occasion est donnée de différer du consensus laissé par le discours officiel et l'historiographie à propos du sujet traité. En revanche, les réalisateurs inspirés par une cause se laissent fréquemment aller à l'excès inverse, celui de donner une image hagiographique en idéalisant le sujet ; c'est pour le moins la lecture que peuvent donner les critiques de cinéma.

C'est beau comme du Wikipédia. Mais pas toujours compréhensible. Je te la fais courte et en langage verbal :  en résumé, un biopic c'est un film sur la vie d'un gens connu mort ou défunt ou décédé, voir toujours vivant et en vie.

Mais connu (voire con, ça arrive)

Globalement dans le biopic tu as aussi un acteur ou une actrice principal(e) qui tente de ressembler le plus possible au personnage réel qu'il incarne.

C'est un peu une figure de style. Comme l'acteur principal qui fait la promo en prenant un air inspiré, la tête sur le côté et qui dit "je me suis énormément investi dans le rôle".

Cette longue et inutile introduction qui ne ne sert à rien puisque vous êtes des gens cultivés qui savez fort bien ce qu'est un biopic.

Et pour dire un truc et un seul

Piaf, Ray Charles, Marylin, Gainsbourg, Chanel,  Kennedy, Tina Turner, Coluche, Dalida et maintenant Cloclo. Assez de cette avalanche de biographies casse-bonbons : J'EN AI MARRE DES BIOPICS !! 

Cloclo étant la talonnette qui fait déborder le costume à paillettes d'ailleurs. Même jeune je détestais déjà ce nain sautillant brushé à la voix nasillarde qui pompait honteusement les tubes internationaux. C'est pas pour revoir son avatar en grand sur un écran géant aujourd'hui.

Et pourquoi pas la vie de Frank Michael ou Michèle Torr pendant qu'on y est.

Je ne comprends même pas le concept de ressusciter un gusse dont tout le monde à déjà connu la vie pour nous la resservir au dessert.

Un bon documentaire sur le sujet avec un commentaire intelligent et quelques documents inédits et tout le monde serait content.

Surtout les fans. Car je soupçonne le biopic d'être aussi fait pour débloquer le tiroir caisse de quelques nostalgiques orphelins de leur idole.

J'en ai vu assez peu de réussis dans le genre que ce soient des films français ou internationaux. J'ai détesté Piaf par exemple. Malgré la pluie de récompenses sur Marion Cotillard. Je reste persuadée que c'est plus le chef maquilleur qui méritait l'oscar que son personnage surjoué et passablement irritant.

Les biopics m'ennuient. J'y apprends rarement quelque chose, le jeu des acteurs est souvent forcé pour "coller" à leur modèle et le système de narration qui est souvent basé sur le flashback est assez exaspérant à la longue.

Et en plus, généralement, on connait la fin (uhuhuhuh)

Ma seule limite est que j'ai du mal à définir la limite entre le biopic et le film historique dont je suis paradoxalement assez, voire très friande. J'avais beaucoup aimé par exemple Le discours d'un roi. 

Je pense qu'à la différence du biopic le film reconstituait l'histoire avec un grand H. Avec des acteurs ne tentant pas de ressembler à tout prix à leurs modèles (et donc jouant plus juste). 

Mais je ne suis pas très sure de mon explication. Je ne suis pas critique de cinéma après tout. 

Je fais juste du cinoche en permanence. En épuisant mes proches. 

Qui n'ont du coup pas franchement envie qu'on fasse un biopic sur ma vie.

Une fois suffit, dans la vie comme à l'écran.

 

Un très bon billet sur les biopics en général (et sur Cloclo en particulier) bien plus argumenté que le mien sur cinema.fluctuat. 

 

Biographie-Steve-Jobs-Walter-Isaacson.jpg

Et oui, lui aussi, fatalement, un jour on y aura droit.


07/02/2012

Binoche ça rime avec cloche ?

La télévision est souvent allumée plus par réflexe que par réel intérêt.

Le soir notamment pendant que je rédige ces exquis billets de blog qui font votre délice (si si, personalbranlons nous), je mets souvent le grand et le petit journal en musique d'ambiance. 

Parfois ça me donne des idées. Et parfois ça m'énerve. Donc ça me donne des idées aussi.

La semaine passée je suivais donc d'un oreille la promotion du film "Elles" avec Juliette Binoche.

Pour les gens qui n'auraient pas suivi l'histoire de ce film sorti mercredi dernier, je pitche : Anne, journaliste dans un grand magazine féminin, enquête sur la prostitution estudiantine. Alicja et Charlotte, étudiantes à Paris, se confient à elle sans tabou ni pudeur. Ces confessions vont trouver chez Anne un écho inattendu. Et c’est toute sa vie qui va en être bouleversée.

Bon, ok, le sujet n'est pas inintéressant. C'est vrai que de plus en plus d'étudiant(e)s passent par la case prostitution pour financer leurs études ou mettre du beurre dans les épinards. Malheureusement.

Et Binoche a priori je n'ai rien pour ou contre, elle ne m'attire pas plus que ça mais elle a eu quelques rôles intéressants, sans être, à  mon sens, la plus bouleversante des comédiennes.

Je vaquais donc à mes occupations bloggesques pendant son interview quand une phrase vient percuter (et fracasser) mon tympan gauche.

Je ne la reproduirais pas mot pour mot mais c'était du style "ces jeunes filles font aussi oeuvre humaniste" 

.... Glups.

Pardon ? Tu peux la refaire ?

J'ai du mal à ouir.

Humaniste dis-tu ?

 

Mais pauvre conne. 

Et je suis polie.

 

Je vais te coller sur le trottoir à sucer des bites pas très nettes toute la journée et à te faire taper dessus par un julot et tu vas voir si c'est humaniste.

La prostitution n'a rien d'humaniste. Rien. C'est juste une misère financière qui répond à une misère humaine  ou sociale. Du moins dans nos sociétés développées.

Et à des codes religieux ou sociaux rigides dans d'autres.

Même sorti de la morale judéo-chrétienne, le fait de se faire passer dessus à longueur de temps par des individus plus ou moins appétissants et plus ou moins tordus n'a rien d'un job épanouissant ou d'une oeuvre de charité.

Je suis d'autant plus atterrée que ce soit une femme qui sorte ce genre d'aberration. Et qui vienne de tourner un film sur la prostitution en prime.

Que je n'irai donc pas voir du coup. Si jamais l'envie m'en avait pris un jour.

Parce que je me dis qu'une interprète qui passe à côté de son sujet à ce point ne doit pas jouer de façon terriblement convaincante de toutes manières.

Sinon la prostitution ce que j'en pense ? Ca ne sert à rien de l'interdire, près de 5000 ans d'expérience le prouvent. En revanche, ne pas utiliser les proxénètes comme indics et les mettre en tôle serait une bonne chose. 

Et à un niveau plus global, si tout le monde pouvait manger à sa faim et se payer quelques menus plaisirs ça éviterait probablement à des gens de vendre leur corps.

Mais ça, c'est totalement utopiste Marcel.

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06:00 Publié dans Actualités, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : elles, film, prostitution | |  Facebook | |  Imprimer | |