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30/04/2009

Cantona, Ouh, Aah,...

J'ai eu la chance d'être invitée cette semaine à l'avant-première d'un des films présentés en compétition à Cannes :

Looking for Eric de Ken Loach..

Même avant la présentation officielle à la presse. Tu vois pas comme on est gâtés nous les bloggeurs..

C'est bon d'être aimé..

Enfin bref..

Ce que vous attendez de ce billet, ce n'est pas le mesuromètre de ma popularité (qui est tout à fait pathétique, je vous rassure). Mais...

... L'histoire du film

Eric Bishop, postier à Manchester, issu d'un milieu populaire, la cinquantaine abattue, fait une tentative de suicide. Sa vie est en vrac : il a stupidement abandonné sa première femme, l'amour de sa vie, ses beaux-fils qu'il élève après l'incarcération de sa deuxième femme sombrent peu à peu dans la délinquance, son métier l'ennuie, il déprime et n'a plus de goût à rien.. Au fond du trou, et après avoir fumé un petit joint, il s'adresse au poster de Cantona, son idole, qui orne sa chambre pour lui demander des conseils... Que ferait à sa place l'ex-star du Manchester United ? A son grand étonnement, Cantona sort du poster et se met à lui parler  ! Evidemment, il est seul à le voir. Avec l'aide - virtuelle - de la star du foot et de ses copains postiers, il va peu à peu reprendre sa vie en main, renouer avec sa première femme, et remettre ses beaux-fils sur le droit chemin !!

... Ce que j'en ai pensé (si ça intéresse quelqu'un..)

Une très bonne surprise ! J'avoue que j'y suis allée un peu hésitante. Les films de Ken Loach, font plutôt d'habitude partie d'un cinéma social réaliste très sombre. Bien ceci dit, mais pas franchement rigolo pouet-pouet.. Ce film, en revanche, se situe plutôt dans la veine d'un "Full Monty" ou d'un "Billy Elliot" : une comédie située dans le milieu populaire anglais, où les personnages s'en sortent grâce à la débrouillardise et à la solidarité. Avec un GRAND Eric Cantona dans son propre rôle qui s'auto-parodie tout au long du film en lançant les aphorismes incompréhensibles dont il a le secret. Comme son fameux "Quand les mouettes suivent le chalutier c'est parce qu'elles savent qu'elles vont récupérer des sardines".. Et avec également une galerie de seconds rôles tous plus pittoresques les uns que les autres et une fin tout à fait savoureuse.. Donc, si vous aimez les comédies anglaises, à consommer sans modération !!

... Et pour finir la page pipeule..

Non, malheureusement Cantona n'était point présent.. Sinon je lui eusse sauté dessus en vol plané pour lui demander 23 autographes et le couvrir de léchouilles... C'est le SEUL et UNIQUE footeux que j'aimerai  de toute ma vie (les autres étant généralement euh... Si je dis moche et cons.. Vous me tapez ?? Ok,je le dis).. Son côté hidalgo viril sombre décalé me botte.. A fond.. Canto je te kiffe.. Pour toi, j'irais même jusqu'à regarder un match de foot..

En revanche, à l'entrée j'ai quand même claqué le bisou à e-zabel à côté de qui j'ai squatté pour la séance, croisé Azzed dans les escaliers et kissé Kriss (la vache vous avez vu la profondeur du jeu de mot là ??) à la sortie..

Walla, vive le ciné, surtout pour piapiater avec les copines.. Bon sinon le film, allez le voir, c'est bien..

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06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : ken loach, cantona, looking for eric | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/04/2009

Les films que personne il s'en souvient...

... Sauf moi.. Et peut-être Caro et Julie-Tink. Mais ils font partie de ma filmographie de chevet..

L'idée de cette note est partie d'un échange avec M. qui parlait de ses films favoris, dont certains de Philippe de Broca. A ceux qu'elle citait, j'ai répondu que je préférais un autre film du réalisateur qui lui est resté largement méconnu et sous-estimé, et que je n'hésiterais pas à qualifier de chef-d'oeuvre poétique :

LE ROI DE COEUR - 1966

Avec Alan Bates, Michel Serrault, Micheline Presle, Pierre Brasseur, Jean-Claude Brialy, Jean Poiret...(entre autres).

L'histoire :

Avant d'évacuer Marville, en 1918, les Allemands dissimulent une charge d'explosifs dans la cathédrale. Avertis, les alliés chargent le soldat Plumpick d'en trouver la cachette. Arrivé en ville, tous les habitants ont déserté à l'exception des pensionnaires de l'asile d'aliénés qui se répandent dans la ville.

Poétique, lunaire, inventif et drôle, le film réussit en plus l'exploit de faire jouer magnifiquement des acteurs plutôt réputés pour leur cabotinage. Malgré tout le Roi de coeur a connu un véritable échec critique et public lors de sa première sortie en salles en décembre 1966 en France. Une déconvenue qui plongea Philippe de Broca dans une remise en question qui le poussa même à vouloir abandonner le cinéma. Le roi de coeur a connu à l'inverse un vrai succès aux Etats-Unis où le film, résolument anti-guerre, était particulièrement apprécié dans les milieux étudiants. A l'affiche de certains cinémas pendant plusieurs années, le film s'est même vu adapter en comédie musicale à Broadway à la fin des années 70.

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Du coup, j'ai eu envie de vous parler aussi ..d'UN MONDE FOU, FOU, FOU.. - 1963

Celui-ci m'est revenu en mémoire en regardant avec mon fils un épisode  des Simpson dont une séquence rendait un hommage appuyé au film.

Film de Stanley Kramer. Avec Spencer Tracy

L'histoire :

Quatre voitures sont doublées à toute allure par celle de Smiler Grogan sur la route de Las Vegas. Un peu plus loin, il sort violemment de la route. Juste avant de mourir, il évoque un trésor caché quelque part dans le vaste parc de Santa Rosita, en Californie. Les occupants des quatre voitures ont tous bien entendu et se lancent à la recherche du fameux trésor dans une course échevelée où tous les coups sont permis.. Bientôt rejoints par tous ceux qui se lancent derrière eux.. Jusqu'à une poursuite finale d'anthologie...

Une brochette insensée de tout ce que les USA comptait comme acteurs  comiques de l'époque, A part Jerry Lewis pour une très courte apparition, Buster Keaton dans un de ses derniers rôles,  et Peter Falk (Columbo),  ils sont pour la plupart totalement inconnus ici mais célébrissimes outre-atlantique ! Ce qui en fait un film culte pour les anglo-saxons. Il n'est pas passé à la télé depuis des lustres, et c'est bien dommage. J'aimerais vraiment le revoir !!


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Et de film loufoque en film loufoque, je me suis aussi souvenue

d'HELLZAPPOPIN

Film comique de 1941, réalisé par Henry Potter (et pas Harry Potter) avec Ole Olsen et Chic Johnson.

L'histoire :

Ole et Chic ont entrepris de tourner un film mais le producteur impose un coscénariste, Jeff. Ce dernier est amoureux de Kitty, future très riche héritière convoitée par Woody, un jeune homme fortuné. Parallèlement, Betty, la sœur de Chic, s'est éprise d'un vrai prince russe qui se fait passer pour un aventurier. Quimby, un détective, vient se mêler aux divers quiproquos et en provoquer de nouveaux.

Les dialogues frôlent l'absurde  des personnages insolites interviennent (animaux parlant, monstre à la Frankenstein), et les gags s'enchaînent à un rythme soutenu, ponctués par celui, en forme de leitmotiv, du machiniste apportant des fleurs puis des plantes de plus en plus volumineuses pour finir par un cèdre, à Mrs Jones, en criant "Une plante verte pour Mr Jones, Mr Jones ???"

Loufoque, délirant et survolté, le film relate l'univers d'une comédie musicale déjantée que les réalisateurs tentent de remettre sur les rails de la crédibilité. Helzapoppin est, comme un monde, fou fou fou, également assez méconnu en France, mais culte outre-atlantique.

Il est aussi culte dans ma famille, où, chaque fois qu'on voit passer dans la rue un clampin avec une grosse plante on crie "Une plante verte pour Mr Jones" !!

Avec de belles séquences de Lindy-hop (la danse de l'époque, cousine du swing  ET ancêtre du rock) en prime..

05/04/2009

T'en veux du mâle tout nu ??

Suite au petit teasing publié dans le "en vitesse" à droite, je vous avais promis du Hugh Jackman tout nu..

Et je ne suis pas femme à parler en l'air..

Hugh Jackman tout nu je dis, Hugh Jackman tout nu je montre..

Donc, pour vous les filles (et les gars que ça peut intéresser), quelques photo extraites du prochain et très attendu "Wolverine" qui raconte la genèse du personnage principal de la série X-Men. Tellement attendu le film que des copies pirates du film inachevé ont déjà circulé sur le net au grand dam de la production qui a promis une prime de 250000 dollars à qui dénoncerait les pirates !

Mais moi, mes photos, elles sont tout à fait officielles, puisque je les ai officiellement piratées sur le site de Perez Hilton, la commère du net !

Attention les girls, on s'accroche à son string et on essaie de ne pas s'évanouir !


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Symphonie Aquatique !!

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Pitin il a des belles miches, quand même..
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Aaaah, Oui, Hugh crie moi dessus !!!

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Bon là Ok, ça fait un peu l'Oréal, je m'ébroue parce que je le vaut bien..

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Mais qu'est-ce que je vois là au milieu ??
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C'est dingue le paquet de muscles que ce type peut avoir !
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La finition du mouvement, c'est à ça qu'on reconnait un ex-danseur !
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Boh, il a l'air tout malheureux! Bouge pas, j'arrive pour te consoler ma grosse bestiole..





En cadeau bonux, 3 bloggeuses ne peuvent, pour raison d'éloignement, bénéficier des entrées qu'elles ont gagné pour l'expo TAG au Grand Palais. Les  trois premiers/premières qui se décident d'ici ce soir en le signalant dans leur com sur cette note se verront remettre le précieux sésame !!

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : wolverine, hugh jackman, x men, perez hilton | |  Facebook | |  Imprimer | |

31/03/2009

Avant Première - OSS 117 Rio ne répond plus

J'ai eu la chance de gagner sur l'excellent blog de Caro deux invitations pour une des avant-premières, organisée par Allo-Ciné,  du deuxième volet d'OSS 117 - Rio ne répond plus, qui doit sortir le 15 avril sur tous les écrans.

Mon fils cadet m'a immédiatement sauté dessus en vol plané pour m'accompagner, sans laisser un début de chance à son père, malgré un début de grippe qui l'avait laissé KO pendant deux jours.. Comme quoi les mômes ont une capacité de récupération hors norme dès que quelque chose les intéresse..

Il faut dire que le premier OSS est devenu culte pour pas mal de jeunes de sa génération, d'où son intérêt immédiat et fulgurant..

Jeudi soir dernier, nous sommes donc allés au Forum des Images. Situé dans les Halles, c'est un bel endroit avec de superbes salles et une programmation d'excellents vieux films, des après-midis ciné d'animation pour les enfants (coucou les mamans), des forums, des débats, des master-class. Bref, un endroit à fréquenter si on habite Paris et si on aime le cinéma.

Un buffet  sympathique nous attendait à l'entrée. Comme nous étions dans les premiers, nous avons pu en profiter contrairement aux invités qui sont arrivés plus tard.

Au passage, je vous livre un truc d'une grande utilité dans les cocktails. Vous avez certainement remarqué que les buffets sont souvent totalement inaccessibles bloqués par une bande de piranhas aux dents longues qui s'empiffrent sans vous laisser la moindre chance d'approcher. Voici la technique à Manu : visez un buffet annexe, ou une desserte qui propose des amuses-gueules, moins convoités que le buffet principal. Postez-vous à côté, avalez un max de petits fours en un minimum de temps, puis cédez votre place, parce qu'on est pas des barbares, quand même. Avantage de cette technique, vous pouvez manger au moins quelque chose. Inconvénient, risques de brûlures d'estomac. Mais on a rien sans rien.

Une fois restaurés nous avons attendu l'ouverture de la salle de projection. Seul petit point noir de la soirée d'ailleurs, une bonne demi-heure de poireautage au milieu d'une foule compacte  et une chaleur étouffante..

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Mais l'attente valait largement le résultat. Car, si au départ je n'étais pas d'un enthousiasme délirant  sur le fait de voir ce film - j'avais assez moyennement apprécié le premier - j'ai totalement retourné ma veste après la projection ! Un rythme soutenu, une mise en scène efficace, des gags percutants, des détournements de classiques du cinéma, bref presque deux heures de grande rigolade avec un Jean Dujardin au sommet de sa forme en agent secret idiot et franchouillard.

 

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L'histoire ? Douze ans après l'action du "Caire Nid d'Espion" (le premier épisode), au milieu des années 60,  OSS 117 est envoyé au Brésil pour récupérer des microfilms très compromettants pour l'état français dérobés par un ancien nazi, reconverti en organisateur de combats de catch. Il va devoir collaborer avec le Mossad Israélien également à la recherche du criminel de guerre, pour pouvoir arriver à ses fins. Evidemment, la cohabitation avec la jolie et très affranchie espionne israélienne qui travaille sur l'affaire ne va pas aller sans quelques petits problèmes de compréhension mutuelle ...

La tête de la jolie espionne israélienne vous dira d'ailleurs peut-être quelque chose, j'ai mis le doigt dessus à la fin du film : l'actrice, Louise Monot, c'est la brune pétillante que vous avez pu voir pendant plusieurs années dans les pubs Bourjois !

Cerise sur le gâteau de la soirée : la présence de Jean Dujardin himself et du réalisateur qui ont présenté le film et participé à un questions-réponses plutôt délirant dans une ambiance surchauffée après la projection !

Je vous donne un mini-aperçu. Bon, c'est très mauvais, filmé de super-loin avec un portable : Jean Dujardin en train de chanter "Bambino" en arabe (scène du premier OSS 117) après réclamation de toute la salle

 

Voilà, je ne peux donc que vous recommander encore une fois ce film qui vous fera passer un vrai bon moment de détente. Et qui est nettement meilleur qu'un "Coco" par exemple (assez décevant apparemment), aux dires de mon fils qui a vu les deux  ! Et fait assez exceptionnel pour une suite, il est également, à mon avis, nettement meilleur que le premier OSS qui avait peiné à m'arracher quelques sourires.

Pour terminer et vous donner envie, une courte bande annonce du film...

06:04 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : oss 117, jean dujardin, allo-ciné | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/03/2009

Pub et copinage éhonté..

Les copains des copains sont mes copains.

Les cousins des copains aussi. Donc quand y'a de la promo et du copinage pour le cousinage à faire, je n'hésite pas une seconde..

Et justement, le cousin d'un de mes potes est le réalisateur d'un petit film qui va sortir bientôt et qu'il faut encourager.

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L'histoire : Jean-Gabriel, marié et père de trois enfants, vit de petits boulots et passe son temps au bar PMU du coin. Un jour, pour faire plaisir à sa fille, il promet un peu vite à toute la famille de les emmener en vacances au ski. Seul problème : cette fois-ci, s'il ne tient pas sa promesse, sa femme le quitte. Il va devoir faire preuve d'imagination sans limite pour y parvenir...

Le film a quand même été Grand prix du jury et prix du public au festival international de comédie de l'Alpe d'Huez 2009. C'est la première réalisation de son auteur, Lucien Jean Baptiste (donc cousin de mon copain)  qui a eu un mal fou à monter le projet - très très difficile de percer dans le petit monde du ciné français. Il a commencé en faisant du doublage (la voix française de Will Smith dans Wild Wild West, je suis une légende, ET de Foreman dans Dr House, c'est lui), a eu des petits rôles dans des films (l'ex femme de ma vie) et un vrai rôle dans 13m².

Allez-y et faites-lui des entrées, c'est drôle, émouvant et original.. Et quand l'auteur obtiendra le César du meilleur premier film, vous pourrez dire "j'y ai contribué"

Et pas de téléchargement, ce coup-ci, sinon je vous dénonce au Ministère de la Culture !!
Edit : léger détail qui a tout de même son importance : sortie nationale le 25 MARS !
Edit 2 : et pour faire plaisir à Pimousse, voici en exclus la photo du Will Smith-Foreman français - le réalisateur Lucien Jean-Baptiste
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06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : première étoile, film | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/03/2009

Batman - Le chevalier noir, pas tant que ça

Ou je m'essaye à la critique ciné dix ans après la sortie d'un film..

Et ou, contrairement à la terre entière, le film, je ne l'aime pas... Mais je dirais, comme d'habitude. Le jour où j'aimerais quelque chose à part moi-même, comme me disais une copine cet après-midi, il pleuvra des hommes...

It's raining men Alleluyah, It's raining men... Amen.. (The Weather Girls, sociologues en milieu urbain)

Après le préalable n'importe quoi, le préalable moins n'importe quoi : je précise que j'ADORE le personnage de Batman, qui a nourri mon imagination enfantine.

Oui, le chevalier noir, il est sex' et psychotique... Il se demande sans arrêt "POURQUOI" en hurlant seul dans l'obscurité moulé dans le latex... Bref, Batman, avec ses fêlures et son costume, il est chaud..

C'est pourquoi j'attends toujours les adaptations cinématographiques des exploits de l'homme chauve-souris avec curiosité..

Et le "Dark Night", je l'avais raté au ciné et comme il avait été encensé par la critique, j'attendais donc le DVD...

Et ben comment dire... C'est MAUVAIS. Oui, je n'hésite pas à le dire : c'est un MAUVAIS film.

Ok, je l'ai vu en VF (cause que le meuri supporte pas la VO) où Batman parle avec une voix d'aphone en train de sucer des pastilles Valda.. Et le chef de gang black avec celle du chef de tribu africain dans un vieux nanar raciste..

Ok, dans mes phantasmes Batmanien, je ne mettrais certainement pas Christian Bale dans le costume de l'homme chauve souris. Pourquoi ?

Pour tout..

Rien qu'un truc : Bale il a une tête de fouine avec un menton pointu. The Batman, il a un menton CARRE...

MAIS ceci est mineur, car comme disait quelqu'un dont je ne me souviens pas du nom, qu'est-ce qui fait un bon film ? 3 choses :

1. Un bon scénario

2. Un bon scénario

3. Un bon scénario

Dans le cas présent ...

1. Décousu et incompréhensible

2. Décousu et incompréhensible

3. Décousu et incompréhensible

A un point  tel que même de bons acteurs comme Gary Oldman et Morgan Freeman semblaient perdus dans la désolation du désert intellectuel..

Alors, vous me direz, la performance "légendaire" de Heath Ledger dans le rôle du Joker. Effectivement, jolie performance.

Le morceau de bravoure qui rachète - un peu - le film.. Certes... Mais, je crois que j'ai préféré la version du Joker de Jack Nicholson, dans les Batman version Tim Burton, plus proches du personnage original..

Question de génération sans doute.

 

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Bon ok, vous me dites, si l'acteur qui joue Batman ne te convient pas, qui tu verrais alors...

 

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Colin Farrell, lui, je le verrais bien lui. Les fêlures, le côté sombre, le regard noir, ouais, c'est pas mal..

A la fois, on me demande pas mon avis pour le casting à Hollywood, non plus..

Sinon, je profite de la page cinéma pour en revanche, vous conseiller,

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C'est au ras du bitume, mais complètement déjanté. Si vous aimez l'humour anglais, vous passerez un excellent moment... C'est du grand n'importe quoi à la Britannique, politiquement corrects s'abstenir... J'adore..

Et je vous signale aussi qu'à la demande générale de mes 2 fans, l'opération "je chante dans ma salle de bain" est lancée.. Et vous aurez probablement droit à un guitare + voix - featuring mon fils à la guitare électrique..

Ouais, chez les Manu's on ne recule devant rien.. Même pas le ridicule..

06/03/2008

UN AUTRE FILM CULTE : BLADE RUNNER

1226781547.jpgLa note précédente sur New-York 1997 m'a donné l'envie et l'idée de vous parler d'un autre film culte - et un de mes favoris - : Blade Runner.

Réalisé par Ridley Scott, ce film a connu un échec retentissant à sa sortie en 1982, avant d'acquerir au fil des ans son statut de film culte, dont les plans, les décors et les costumes sont aujourd'hui étudiés par les élèves des écoles de cinéma.

Une version finale "Blade Runner Final Cut" remasterisée et rallongée de scènes coupées initialement, qui rendent l'histoire plus compréhensible est sortie en DVD en 2007. 

Basé sur un roman d'un des auteurs de science-fiction les plus réputés : Philip K. Dick (auquel le film est dédié) "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?", l'histoire du film se situe en 2019 à Los Angeles, ville géante d'une terre totalement polluée à cause de guerres radioactives qui ont anéanti la quasi-totalité de la faune et de la flore.

Les gouvernements terriens encouragent très fortement l'exil vers Mars qui est en cours de colonisation. Pour favoriser les départs, ceux-ci offrent gracieusement un « androïde à tout faire » à toutes les personnes qui s'exilent. Ces androïdes sont appelés « réplicants » et sont plus ou moins considérés comme des esclaves modernes. Ils sont aussi utilisés dans les travaux pénibles ou dangereux, comme objets de plaisirs ou dans les forces armées.

Les réplicants sont créés par une seule puissante firme : la Tyrell Corporation, dirigée par Eldon Tyrelll, qui est à la fois riche, puissante et influente. Une sorte de Microsoft puissance 10.

Après une révolte sanglante de réplicants dans une colonie martienne, ces derniers sont alors interdits sur Terre et on leur donne un code génétique qui les limite à 4 ou 5 ans de vie au maximum.

Les unités policières Blade Runner sont là pour faire respecter la loi aux contrevenants androïdes. Ils sont spécialisés dans la traque et l'identification de ces semi-humains, particulièrement difficiles à distinguer des vrais humains. Ils ont l'autorisation de tuer n'importe quel réplicant en situation irrégulière.

Le film nous fait suivre l'histoire de Rick Deckard, un Blade Runner désabusé et fatigué, incarné par Harrison Ford dans un de ses meilleurs rôles, qui a pour mission de trouver et quatre réplicants évadés d'une colonie de l'espace venus trouver leur créateur Eldon Tyrell, sous la direction de leur leader, Roy Batty, un androïde particulièrement beau et intelligent et perfectionné. Il veulent connaître le sens de leur existence et  que Tyrell prolonge leur vie.

Rick Deckard va vivre cette traque comme une quête initiatique où il va se découvrir lui-même et connaître l'amour sous les traits d'une belle répliquante "expérimentale" ultra-perfectionnée et à la durée de vie non limitée mise au point illégalement par Tyrell, Rachel, qu'il va devoir sauver des autres Blade Runner.

Ridley Scott a créé pour ce film une atmosphère oppressante tout à fait spécifique  : un San Francisco aux grands gratte-ciel, sombre et éclairée à la lumière des néons publicitaires omniprésents, la pluie, les embouteillages et le « cityspeak » (argot composé de plusieurs langues) participent à donner une impression glaçante au spectateur. Il a apporté un soin particulier aux décors et à l'ambiance  pour qu'ils jouent un rôle de premier ordre dans le film. Les costumes par exemple sont un mélange de futurisme et de mode années 40, qui collent absolument avec l'ambiance générale du film : un mélange unique de "cyberpunk" et de film noir classique.

Les références mystiques et religieuses sont nombreuses. Étant donné les capacités surhumaines des réplicants, ils sont créés par Tyrell (Dieu) et leur chute des cieux (leur évasion de la colonie spatiale) en fait des anges déchus. Roy partage beaucoup de similitudes dans ce contexte avec Lucifer, et cela devient plus évident quand il cite délibérément de façon incorrecte une citation de William Blake: « Fiery the angels fell... » au lieu de « Fiery the angels rose... » (America: a Prophecy). A la fin de l'histoire, quand il se rapproche de sa mort, Roy s'inflige des stigmates puis se place dans une position ressemblant au Christ pour saluer Deckard. À sa mort, l'âme de Roy monte dans les cieux sous la forme d'une colombe. Une des réplicantes, Zhora se sert d'un serpent rappelant la Genèse avec Adam et Ève. De même, les blessures de pistolet laser de Zhora, la deuxième réplicante, sont toutes deux sur ses omoplates, la faisant ressembler à un ange dont les ailes ont été coupées.

Vous l'avez peut-être compris, ce mélange mystico-futuro-noir est absolument unique et peut surprendre. Des scènes coupées au montage rendent aussi parfois l'histoire un  peu obscure. Ces deux facteurs expliquent sans doute l'échec du film lors de sa première sortie.

Mais je ne peux encore une fois que vous conseiller de voir ce que je qualifierais sans hésiter de chef-d'oeuvre... Si possible dans la version "Final Cut".

(les quelques informations complémentaires à ma connaissance perso ont été piochées sur Wikipédia)

14:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blade runner ; ridley scott | |  Facebook | |  Imprimer | |