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30/05/2013

Et un soir....

.... Tu te mets en robe, tu rentre chez toi vers 20.30 et un type surgit derrière toi dans ton hall d'immeuble et essaye de te mettre la main dans le slip. 

Puis se barre.

Ton parapluie en main tu le bourres de coup, tu cours derrière lui et tu le frappes  et le mec se retourne... Et essaye de te re-peloter.

Tu le re-frappes en hurlant à pleins poumons comme une sirène d'incendie hystérique et tu perds l'équilibre.

Le type se tire.

Dommage collatéral : un ongle cassé.

En y repensant après, une fois l'adrénaline retombée tu te rends compte que le type criait "pardon, pardon" en essayant de te peloter.

Un débile.

A qui j'espère avoir collé un bon mal de crâne.

Peur ? Non. J'ai peur de trucs idiots. Pas des choses graves. Et plutôt fière d'avoir répliqué.

J'envisageais plus ou moins de prendre des cours de self-défense à la rentrée. 

Je crois que l'envisageation va se transformer en affirmation.

La prochaine fois au lieu de lui taper dessus à coups de parapluie j'envisage nettement de rendre ses couilles inopérantes pour quelques mois afin de lui apprendre les bonnes manières.

Je me suis juste rendue compte que le parapluie c'était bien mais pas forcément le réflexe le plus efficace. 

Et les bons réflexes, ça s'apprend aussi.

Pour le fait de porter plainte, non, je n'ai pas porté plainte. Oui, c'est grave, je ne minimise pas une agression, même si finalement elle se résume à une main au cul et un ongle cassé.

Mais égoistement, car il peut réitérer avec une autre fille, aucune envie de passer 3 heures au commissariat.

Le fait de poireauter en ruminant le truc risque de sérieusement me faire prendre un mauvais pli psychologiquement parlant, alors que là, je passe à autre chose après avoir expulsé le truc par écrit.

Simplement je me dis que même si moi à mon âge, je ne peux plus me balader en jupe au genou (même pas mini, et d'ailleurs mini ça ne change RIEN au problème) à 20 h 30 alors qu'il fait encore jour, qu'est-ce qui se passe pour des filles plus jeunes et plus avenantes ?

La self-défense, donc.

Ah et ceci ne me fera renoncer à rien. Ni à rentrer tard, ni à mettre des robes, ni des talons. Je ne lâcherai rien du tout. 

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C'est celui-ci qu'il s'est pris dans la figure.... Vive l'Union Jack, on peut toujours compter sur les anglais, ceci le prouve à nouveau

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : agression, self defense | |  Facebook | |  Imprimer | |

28/05/2013

Je m'emmerde au Club Med' le retour du fils de la revanche

Préambule 1

(oui je refais des préambules comme hier, j'aime bien préambuler en fait)

J'ai pris l'habitude de ne pas répondre aux trolls de tous poils en suivant ainsi le 3ème commandement de l'empire galactique après "Long live and prosper" et "Même pas en rêve Germaine", à savoir "don't feed the troll".

Mais, va savoir pourquoi répondre à celui-ci m'inspire particulièrement.

Préambule 2

J'ai décidé pour une fois d'être lâche, mesquine et sans aucune moralité et de laver mon linge sale en public en clouant au pilori un pauvre contradicteur sans défense pour l'exposer à la vindicte de mes lecteurs qui pourront lui jeter des tomates à loisir.

C'est moche.

Mais jouissif, finalement.

 

Recontextualisons la chose.

Il y a quelques années, je faisais mon dernier probable séjour au Club Med moyen de contenter la famille entre ceux qui voulaient faire du sport, danser jusqu'à l'aube ou buller tranquille. L'expérience s'est révélée plutôt décevante. Décevante étant un euphémisme.

Je me suis un poil lâchée dans un billet au retour pointant les us, coutumes et travers des clients du dit club. Dont je te laisse prendre connaissance

Bon.

Je reçois récemment un mail furieux d'une personne (anonyme évidemment) qui parle d'elle au masculin, d'où la conclusion facile que c'est probablement un homme, qui, se sentant PARTICULIEREMENT et PERSONNELLEMENT INSULTÉ par mon billet tient à m'apprendre la vie, l'amour, les vaches et à me signifier que je suis une odieuse personne xénophobe et immature (dans le texte) qui généralise des rencontres avec des GM détestables à tous les adorables clients du club. Et que j'ai du coup un lectorat probablement constitué d'abrutis congénitaux.

Et me menace même de divers sévices dont procès potentiels pour avoir publié des photos de gens sans leur autorisation.

Je ne reproduit pas ici l'intégralité de ce mail, tu en as à peu près la teneur globale.

1/ Finalement c'est assez ennuyeux à lire 

2/ Je n'ai pas envie de relayer la promotion appuyée du club faite par ce monsieur qui me fait penser dans un accès de paranoïa totale que finalement il n'est pas forcément tout seul à avoir rédigé sa bafouille électronique. J'aime bien imaginer que je suis quelqu'un de tellement important que la Direction du Club aidée des services secrets bulgares appuyés par les Chinois ont décidé de me saper psychologiquement en m'envoyant ce mail.

Le seul truc rigolo sur lequel j'ai failli me faire quand même pipi dessus c'est que mon auteur a trouvé la raison de mon anthipathie décrite donc dans les billets d'origine envers une clientèle assez beauf et relativement ouvertement raciste : le golf. Oui, les golfeurs sont des gens détestables, tout le monde le sait. (du coup c'est moi qui généralise, on note).

Mais je vais y répondre.

Immature psychologiquement, oui, totalement, j'ai 12,5 ans pour le restant de ma vie ce qui me pose d'ailleurs de légers problèmes avec mon entourage qui lui mûrit alors que je reste bloquée au stade adolescent ad vitam aeternam.

Xénophobe aussi. Oui, je suis xénophobe envers les cons. Je le concède, on devrait tous les renvoyer dans leurs pays respectifs en charters. La France serait tellement plus belle si on restait entre gens intelligents, débarrassés de tous les cons qui viennent manger notre pain et siphonner nos allocations familiales.

Cher ami, si vous vous sentez personnellement visé, j'en suis absolument navrée. Ceci dit, quand on se sent PERSONNELLEMENT visé, psychologiquement, je ne veux rien dire mais c'est un poil borderline. Si je devais me sentir PERSONNELLEMENT visée par tous les gens qui écrivent des billets assassins sur les méchants qui tapent sur les gentils clients du club med' je serais actuellement internée à Saint-Anne sous dose massive de propofol.

Ce billet dont j'ai volontairement grossi le trait au deuxième degré n'a pas pour but de généraliser mais de raconter l'ambiance et une clientèle que j'ai perçues comme réellement antipathiques lors de ce séjour, golf ou pas.

Vous n'y étiez pas, vous vous permettez donc de juger une situation que vous n'avez pas connue. Comme moi je me permet de juger un système qui ne me convient plus.

J'en parle d'autant plus à l'aise que j'ai été une fidèle cliente du Club Med' (et d'autres). Moi-même et ma famille en conservons d'ailleurs d'excellents souvenirs. Je n'ai juste plus envie qu'on m'appelle toutes les deux minutes pour faire des jeux piscines, la compétition de pétanque, ou le spectacle des GM. Et je n'ai plus envie de partager mon petit déjeuner avec 250 personnes en faisant la queue au stand crêpes.

Mais encore une fois c'est certainement parfait pour des gens qui aiment la convivialité, le contact et des parents qui veulent un peu de tranquillité pendant que leurs enfants martyrisent les GO du mini-club.

Notez également, cher ami, que je tiens à garder un vouvoiement de bon aloi entre nous, alors que je tutoie facilement le reste de mon lectorat. Vous en tirerez les conclusions qui vous arrangent, apparemment vous vous débrouillez très bien dans ce domaine.

Vous dites pour terminer votre lettre cybernétique que vous ne supportez ni la violence gratuite, ni la bêtise humaine sur internet, je crois que vous venez en produire un excellent exemple. 

Sans aucun second degré, en revanche, de votre côté, j'en ai peur.

Néanmoins, comme j'ai le coeur aussi généreux que désinvolte, je vous autorise à protester vigoureusement à la lecture de ce billet.

Pas certain que je réponde cette fois, par contre.

Vous me faites peur, et je suis lâche comme je l'ai mentionné plus haut.

Et surtout j'ai autre chose à faire.

Comme avoir une vie ou organiser des vacances notamment. Et pas au Club Med'...

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Tiens  par exemple c'était tellement mieux...

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : club med, réclamation, polémique, séjour, vacances, déception | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/05/2013

Quoiqu'il arrive je m'énerve

Je m'énerve souvent.

Certes.

Je tempête, je pestifère, je râle, je m'indigne, je bougonne.

Pour tout et n'importe quoi, voire son contraire et inversement.

Et pour le plus grand désagrément de mon entourage qui me voit subitement monter dans les tours simplement parce que la lessive X que j'utilisais depuis plusieurs années est déréférencée par son fabricant pour cause de ventes insuffisante.

Si tu as déjà vu quelqu'un piquer une crise en se roulant par terre dans le rayon "hygiène de la maison" de ton hypermarché c'est probablement moi.

Ce qui vaut pour la lessive vaut pour des sujets plus importants.

Je passe ma vie à envoyer des scuds verbaux ou écrits en passant mes nerfs sur tous ceux qui barrent ma route physique ou intellectuelle.

Qui OSENT barrer ma route physique ou intellectuelle devrais-je dire.

La crise est évidemment l'expression de mon côté enfant gâtée-diva-princesse auquel rien ni personne ne dois jamais résister.

C'est assez moyen, socialement parlant, j'en conviens volontiers.

Mais si on retourne le verre pour qu'il soit à moitié plein, finalement, bien qu'il soit parfois épuisant, j'aime cet énervement continuel.

Il me maintient.

Tant que j'aurais la force, la volonté, la niaque et l'énergie pour gueuler, je serai moi, je serai vivante.

Ca signifie que ma capacité de m'émouvoir, de réagir, de réfléchir, de me révolter sera intacte. 

Que je pourrais encore débattre avec les gens intelligents et pourfendre les cons.

Que mon esprit sera éveillé au monde et pas endormi sur un canapé devant une série allemande sur France 3, les mots croisés posés sur le ventre.

(je n'ai rien contre les mots croisés, note, j'adore ça même).

Que je pourrais encore partir en croisade contre les moulins à vents juchée sur mon vieux cheval de bataille. Même si c'est idiot, même si ça ne sert à rien. SURTOUT si ça ne sert à rien.

Se battre pour des choses inutiles c'est toujours se battre.

Que j'entendrais encore mon coeur cogner dans ma poitrine, le sang battre dans mes tempes et ma voix sortir de ma gorge sur un mode hysterico-suraïgu.

Que mes poings se serreront de façon ridicule pour cogner sur un ennemi imaginaire ou réel qui fait deux fois ma taille, mon poids ou mon intelligence et qui se moquera de mon pauvre crochet du gauche qui ne tuerait même pas un hamster de taille normale.

Je m'en fous, je le balance quand même mon crochet, tant que je peux boxer, je boxe.

Tant que je peux hurler, je hurle.

Tant que je peux ne pas me résigner, je ne me résigne pas.

Je ne veux pas être sereine, je ne veux pas être détachée, je ne veux pas être zen, je ne veux pas être Gandhi.

Je redoute même le jour où je passerai dans le rayon lessive de mon magasin et que la mienne ayant disparu, je hausserai tristement les épaules en disant "pas grave, j'en prends une autre"

Ce jour là, le jour où la résignation aura gagné, ou ma capacité d'indignation et d'énervement se sera effacée, au-delà de mon âge réel, je serai vieille.

Alors plus rien n'aura vraiment d'importance, et je pourrai disparaître.

 

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Voilà, c'est tout...

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humeur, énervement, vie, indignation, caractère | |  Facebook | |  Imprimer | |

03/05/2013

On est pas bien là, décontractés de l'éducation ??

J'entends tellement de non-sens absolus sur l'éducation des enfants que j'ai eu envie d'en remettre une couche sur ce sujet maintes fois revisité ici ou ailleurs.

Je fais comme dans Top Chef, je revisite des recettes.

Deux ou trois consoeurs qui se reconnaitront m'ont de plus poussé au front..

Dans la vie, j'ai assez peu de principes. 

A part celui qu'on me foute la paix et qu'on ne me chie pas dans les bottes.

Ce qui est déjà pas si mal.

Dans l'éducation c'est pareil.

Je suis quelques règles simples qui me paraissent du simple bon sens. 

En gros :

1/ C'est moi (et le père) le boss

2/ J'ai le dernier mot

3/ Tu peux être majeur sur le papier, tu le seras vraiment quand tu seras autonome financièrement

4/ Mon job principal c'est de donner des limites, un cadre et de mettre mes rejetons sur rampe de lancement dans la vie. Après il faudra qu'ils mettent les mains dans le cambouis eux-mêmes.

5/ Je suis imparfaite, mes gamins auront toujours quelque chose à me reprocher. Partant de là, si je me trompe ou que je fais mal quelque chose, ça ne va pas me bouleverser, de toutes manières toute éducation ne sera jamais idéale.

6/ Je ne sais rien faire, il ne faut pas compter sur moi pour apprendre le macramé, la photo ou confectionner des gâteaux pour les anniversaires. Tu vas te débrouiller tout seul. En revanche, je vais t'apprendre à réfléchir et c'est déjà pas mal.

7/ Je me contrecogne totalement des méthodes éducatives de Pierre, Paul ou Jacques.

8/ J'aime visceralement ma progéniture. Je suis capable d'éviscerer et de faire bouffer ses entrailles à la personne qui touche un de leur cheveu. Néanmoins toute ma vie ne tourne pas et ne tournera jamais autour d'elle. 

9/ Mes fils ne sont pas des extensions de moi-même sur lesquels je plaque mes rêves. Ce sont des personnes à part entière avec leur propre volonté.

10/ Je ne passe pas ma vie le nez sur le ventre de ma progeniture, ni à l'occuper 24/24. Un enfant a besoin de s'ennuyer. Ca le rend créatif.

11/ Je n'ai aucune ambition pour moi, je n'ai aucune ambition pour mes fils. Il auront bien assez d'ambition tous seuls.

12/ C'est bien de les engueuler de temps à autres, ça défoule tout le monde. Les parents et les enfants.

13/ Les enfants ne sont pas en sucre. Ils résistent à beaucoup de choses. Y compris à la contrariété et à la frustration. Bien au contraire. Ca les structure

14/ On peut leur expliquer beaucoup de choses. Si on se sent de le faire. Inutile de se forcer à parler avec eux de choses avec lesquelles on est pas à l'aise. Ils le comprennent aussi.

15/ C'est moi le boss (et tu peux repartir en boucle).

Sinon je considère que Françoise Dolto a fait plus de dégats que la bombe d'Hiroshima et que Ruffo débite plus de conneries au kilomètre qu'un fan des anges de la télé-réalité quand on le lance sur le sujet Nabila.

Voilà, oui, je n'y connais rien et ces gens sont des grands spécialistes reconnus over the world, comment osais-je ouvrir mon clapet.

Elève ton enfant un bouquin de Dolto à la main et on en reparle dans 20 ans.

Bisous.

 

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(j'adore cette photo)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : education, enfants, ruffo, dolto | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/05/2013

L'allumeur

Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.

Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.

Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.

(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)

Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole,  ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".

Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.

L'allumeur n'est pas une légende urbaine.

Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc. 

Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps

Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.

Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis  te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.

Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.

La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.

Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.

Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.

Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".

Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.

Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.

Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.

Ces trois hypothèses sont possibles.

Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.

L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.

Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer. 

Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.

Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.

De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.

Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.

Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.

Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.

L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.

Et si tu t'es fait avoir,  dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.

Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.

Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.

Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.

Mais un peu seulement, hein.

Il ne faudrait pas exagérer non plus.

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19/04/2013

Saturation

L'actualité n'est déjà pas rose en ce moment.

Couplée à un hiver long et morose, la plupart d'entre nous ont le moral au ras du sol, malgré les quelques beaux jours que nous venons d'avoir.

Sur cette couche de pessimisme ambiant s'ajoutent des médias affolant la ménagère à la moindre actualité un peu sensationnelle, guettant le plus petit clash entre personnalités ou semi-pipeules et des réseaux sociaux qui commencent à ressembler à un forum en ébullition permanente où les gens se jetent n'importe quoi à la tête....

J'ai envie de crier CRIER CRIER STOOOOOOP.

On en arrive à un stade où au lieu de passer du temps à rigoler et à raconter des énormités avec des adultes consentants, je passe la moitié de mon temps à éviter des scuds et l'autre moitié à en envoyer.

Tiens encore hier, j'achète une déclinaison lait chocolaté de célèbres barres  (si si, il viennent de lancer) pour faire un petit auto-test. Dont je parle en ligne. Et je me prends un "y'a toujours des cons pour avaler la merde qu'on nous vend" ....

Auquel j'ai rétorqué "et y'a toujours des cons pour le commenter"

Evidemment.

C'est anecdotique, certainement, mais symptomatique du climat exacerbé qui règne actuellement.

En gros tu ne peux plus rien dire sans que quelqu'un te cherche des poux dans la tête.

Pas un jour sans que tel ou tel se mettent mutuellement sur la figure  et je ne parle pas des tombereaux de merde que déversent quotidiennement actuellement en ligne, les extrémistes de tout bord sur les sujets de société, le mariage pour tous en tête.

Contrairement à certains qui y prennent visiblement du plaisir ou y gagnent de l'exposition, je n'apprécie que moyennement le clash pour le clash et j'essaye de ne pas agresser gratuitement pour le plaisir d'agresser ou pour me faire un nom en ligne.

Titiller, piquer, taquiner, oui, j'avoue.

Bâcher pour bâcher, certainement pas.

Tout ceci me fatigue à un point phénoménal. Malgré tout le second degré que je peux introduire dans ma relation avec les internets, je n'arrive parfois même plus à relativiser.

Si on y ajoute les égos en roue libre et les live tweets d'opés blogueurs où 4500 personnes te balancent au même moment "la vie est tellement mieux plus belle avec les anti-hémorroïdes jaimalaucul" il y a certains jours où je prendrais bien des cours de hacking pour faire sauter les serveurs de France Télécom.

Vraie lassitude  ? Augmentation de la taille de mon réseau qui fait que je suis plus exposée ? Vraie dégradation de la sphère connectée ?

Je ne sais pas trop identifier le pourquoi du comment.

Ce que je sais c'est que je ne suis pas la seule a ressentir ceci. Guy Birenbaum a notamment consacré une de ses chroniques au climat détestable qui règne en ligne actuellement.

J'en suis à un point tel que je refuse beaucoup d'invitations d'opérations blog pour ne pas entendre les mêmes sujets ressassés encore et encore "t'as vu ? Machin a dit ça à Truc l'autre jour sur twitter et Truc lui a dit que quand même c'était un gros naze". En alternance avec  "au fait tu vas à l'opé Choupilol après-demain ? Attends je regarde ... Ah non moi je vais boire du champagne chez Lolchoupi".

(D'autant que trouve, et c'est un point de vue purement subjectif, que toutes les opérations finissent par se ressembler et que bien peu sortent du lot.)

(oui et là j'ai envoyé un scud gratuit, je sais)

 

Je crois qu'il est donc temps prendre un peu le large histoire de respirer.

Pour mieux apprécier à niveau tout le fun qu'on peut trouver en ligne.

La cure de désintox s'impose.

1ère étape pour y aller en douceur (car en bonne accro, un sevrage brutal est inenvisageable), ce week-end, je vais tenter de ne pas mettre un seul orteil sur internet en général et sur les réseaux en particulier. Ni Facebook, ni twitter, pas un seul instagram, même pas de tumblr.

Rien sauf rédiger mon billet du début de semaine prochaine et regarder quelques séries. Sans les commenter à coups de "waouh l'épisode 3 de Game of Thrones, quelle tuerie" qui ne vont pas changer la marche de l'univers de toutes manières.

Je vais même tenter de ne pas trop suivre l'actualité que ce soit à la télé, en ligne, et même dans les journaux papier. L'hyper-information 24/24 a aussi des effets pervers. Tant pis si je manque la news du siècle. Je vais m'en remettre. J'en prendrais connaissance plus tard.

Si vous me voyez apparaître sur les réseaux sociaux, merci de me jeter à coups de tomates bien mûres. Ca m'aidera beaucoup.

Si je parviens à tenir, j'envisage de renouveler périodiquement l'exercice.

J'envisage même de partir exprès dans des endroits SANS wifi ni réseau.

Le web n'étant pas mon activité professionnelle, je n'ai aucune raison vitale de restée connectée à part le plaisir ou l'addiction.

Nous verrons bien si je tiens.

En tous cas je sens qu'une respiration devient nécessaire.

C'est le bon moment.

Dehors il y a du soleil, et j'ai plein de déjeuners et d'apéros à faire ....

 

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15/04/2013

Parfois, la vie est un roman

Ma vie est somme toute assez linéaire.

A part quelques sorties de route.

Celle de mes parents en revanche a été assez chaotique.

Un jour éventuellement j'en ferais une saga.

Entre parentèle foldingue et aventures (pas toujours drôles d'ailleurs) il y aurait vraiment matière.

Entre autres épisodes ma mère a été planquée pendant la guerre dans un des établissements chics de Paris : Notre-Dame-de-Sion. Où les jeunes filles du 16ème et les fils et filles de font encore leurs études secondaires aujourd'hui.

L'ordre s'était donné la mission de cacher des enfants juifs pendant la guerre, parce que ses fondateurs Théodore Ratisbonne et son frère Alphonse, étaient tous deux issus d'une famille juive de Strasbourg et convertis au catholicisme. La congrégation prèche depuis toujours pour le rapprochement avec les juifs. Le rapprochement, voire la conversion en deuxième intention d'ailleurs. C'est ce que les petites soeurs ont essayé de faire pendant toute la durée de la guerre d'ailleurs.

Mais bon, elles ont permis à de nombreux enfants de passer entre les mailles du filet, on ne peut que les remercier de l'avoir fait.

Ma mère y avait rencontré une jeune fille de bonne famille, les Saint-Amand.

Avec sa petite camarade, elles faisaient les 400 coups, usant la patience des soeurs. 

Mlle de Saint-Amand était plutôt du genre remuante et farçeuse. Et semblait partie pour faire une jeune fille assez zazou. (Les hipsters de l'époque)

Après la guerre, la copine de ma mère lui annonce un jour contre toute attente qu'elle rentre dans les ordres. Et puis la vie les sépare.

Ma mère ne rompt jamais vraiment les ponts avec l'école qui l'a accueillie prenant des nouvelles de loin en loin. Il y a quelques jours, elle appelle et tombe sur une soeur.

Elle discutent quelques minutes et ma mère réalise .... Qu'il s'agit de sa copine d'enfance.

Elle est effectivement rentrée dans les ordres, et restée depuis à Notre-Dame-de-Sion.

Apparemment la demoiselle de Saint-Amand se souvient de tout et malgré ses voeux est restée assez facétieuse et très vive.

Un genre de soeur Emmanuelle du couvent pour jeunes filles de bonne famille, avec de l'humour et un zeste de rock'n roll.

Elles ne se sont donc pas vues depuis près de 70 ans. 

Et vont bientôt y remedier. 

La vie est décidément parfois un roman.

Et même mieux qu'un roman, parce que c'est la vie.

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Enfin peut-être pas à ce point,  la soeur, mais assez rock'n roll quand même, visiblement