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26/10/2007

DU BON USAGE DU MOT CRETIN - SPECIALE DEDICACE A MISOURIS

Dans les moments de stress intense, j’adore abreuver d’insultes la terre entière en général et mon entourage immédiat en particulier.

Ca défoule.

Surtout quand on utilise les mots les plus verts, ceux jugés les plus vulgaires…

Or, la vulgarité n’est pas toujours là où elle paraît être et les mots les plus crus ne sont pas forcément les plus indécents.

Donc, les « vous me faites tous ch… » « je m’en bats les c… » « espèce de tête de gl… » « petite b… » « p..  de b… de m… » etc… sont un vrai bonheur à prononcer et  à envoyer à un auditoire médusé de voir une petite dame d’un certain âge (ou d’un âge certain)  se permettre autant de liberté.

Mais il y a un mot, une insulte, qui est entre toutes jubilatoire quand vous vous trouvez face à un enquiquineur  :

CRETIN

Car le crétin vous octroie immédiatement un statut de supériorité morale qui renvoie votre interlocuteur à sa débilité profonde et  à son inutilité…

Le crétinisme étant généralement d’origine congénitale, vous insultez d’un seul mot non seulement votre vis-à-vis mais également son ascendance toute entière.

Un « crétin » bien senti vous évite donc de vous perdre en insultes et en mots inutiles.

Il y a également un langage corporel adéquat qui renforce l’impact du « crétin » : insistez sur la première syllabe « crééé…tin » en grinçant légèrement des mâchoires et en foudroyant l’impudent imbécile du regard.

Effet garanti.

Je peux vous assurer que ce « crétin » là a cloué sur place plus d’un personne,  et même des équivalents en poids et en stature d’un Sébastien Chabal qui ont battu piteusement en retraite sans demander leur reste…

Essayez, vous m’en direz des nouvelles…

17:55 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Chroniques ; humour | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/10/2007

LES PENSEES DE CANNELLE - CHATTE DE COMPAGNIE - Pour Chris et Misouris

Je suis un -comment dites-vous déjà ? - chat. Une femelle, je pense, mes hormones ne se manifestant plus. Je suis un être parfait. J'ai atteint le stade supérieur de l'évolution et du raffinement. J'ai une vie somme toute agréable. Bien que je soit obligée de partager mon territoire avec quatre locataires bipédes imbéciles et laids (ils n'ont pas de fourrure, sauf sur la tête et quelques touffes de poils disséminées sur le corps), c'est affligeant sur le plan esthétique. Ils sont également bruyants : ils émettent sans cesse des sons désagréables sans raison ; sales : je ne les voit jamais se nettoyer et ils ont des odeurs bizarres. Ee9ca7d878f52c25f0e128d635bffc7ea.jpgt très vulgaires : par exemple, ils me regardent manger, voire faire mes besoins, c'est horriblement gênant. Mais ils ont leur utilité : il m'offrent de la nourriture et me gratouillent à volonté quand je le souhaite. Le grand mâle plus âgé, je m'en méfie un peu : il lance sur moi des objets divers, simplement parce que j'affûte mes délicates petites griffes sur un bout de cuir qu'il appelle "canapé" Les deux jeunes mâles sont sympathiques : ils me lancent des objets ronds qui roulent et ça me divertit. Ou bien encore ils agitent devant moi un objet long qui pend et je fais semblant d'essayer de l'attraper (alors qu'un seul coup de patte suffirait en fait) et ils s'extasient devant mes sauts. Parfois ils sont vraiment trop collants, il essayent de m'attraper ou de me gratouiller alors que je n'ai pas envie, surtout le plus âgé qui me plaque contre lui tout le temps et je suis obligée de me mettre en colère. La femelle est parfaitement idiote. Elle émet constamment des sons suraïgus qui vrillent mes oreilles de velours. Mais c'est aussi la plus adaptable : elle s'adresse souvent à moi en se mettant à quatre pattes. Du coup, tous les matins je lui accorde une longue séance de frotte-museau, comme je le ferais avec un de mes semblables. Et quand elle regarde dans mes yeux, j'ai presque l'impression qu'elle me comprend. Mais non, c'est impossible, elle est trop primitive. Mes locataires quittent régulièrement mon territoire ce qui me permet de faire ce que je veux. Dormir dans des endroits douillets et abrités. Rêver devant une fenêtre. Dormir. Chasser les insectes. Dormir. Manger. Dormir. Méditer. Dormir. Quand il reviennent, ils font du bruit et ils sont collants. Parfois ils me distraient quand même. A la lisière de mon territoire, il y a un panneau qui s'ouvre et se ferme. Mes locataires rentrent et sortent par cet endroit. Je ne vais pas plus loin. Au-delà de ce panneau, derrière un autre panneau, il y a l'ennemi héréditaire. Un monstre laid aux grands crocs, et à la queue qui remue en permanence, qui émet des sons horribles. Il me fait un peu peur.Lire la suite... Dans mon territoire aussi, il y a des panneaux. Parfois mes locataires les ferment, ça me gêne beaucoup. Alors j'émet un son mélodieux et il les ouvrent tout de suite. Parfois d'autres bipèdes imbéciles viennent sur mon territoire. Des inconnus. Ils veulent me gratouiller sans autorisation. Ca m'agace, alors je me fâche. J'adopte ma posture de guerrière. Mes oreilles se couchent, mes beaux yeux dorés virent au vert, ma queue et mon dos se hérissent et je feule harmonieusement. Du coup, il arrêtent. Parfois un sentiment bizarre m'envahit. La nostalgie de choses que je ne connaît pas, peut-être : le vent dans ma douce fourrure noire, la traque des rongeurs, le ciel au-dessus de mes oreilles... Mais tout ceci passe très vite. Car je suis un être parfait, au stade supérieur de l'évolution et du raffinement. Je vois des choses invisibles pour vous, je saute à des hauteurs inatteignables pour vous, j'entends des sons que vous n'entendrez jamais, je perçois des choses insaisissables pour votre pauvre cerveau primaire. Je descend d'une lignée très ancienne, vénérée par un peuple vivant jadis entre le désert et un grand fleuve. Ils nous dressaient des temples et des autels car ils pensaient que nous étions les gardiens de portes menant vers d'autres dimensions, et également des divinités. Je vais vous dire un secret, nous le sommes encore. Quand vous nous voyez immobiles, les yeux mi-clos, nous sommes en train de nous promener dans des mondes sublimes dont vous pouvez capter une infime parcelle de beauté en regardant dans nos yeux. Nous seuls en gardons l'accès. Et des divinités, nous le sommes bel et bien. La preuve ? Sans rien faire, nous vous avons réduit en esclavage et vous répondez à nos moindre souhaits pour notre seule satisfaction.

12:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Chats ; chroniques | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/10/2007

JOUR DE GREVE

Après un jour de bulle accordé royalement par ma société jeudi 18/10- à condition de rattraper les heures quand même, la philanthropie a des limites - Je me préparais ce matin à affronter vaillamment une SNCF en colère. En effet, à mon grand désespoir, nos chers amis des transports publics avaient décidé hier soir de s’octroyer un week-end prolongé pour manifester leur mauvaise humeur d’être privés de retraite anticipée, et donc de parties de pêches, croisières avec Pascal Sevran, banquets de joyeux anciens de la ligne 12 du métro parisien, organisation de tournois de boules et autres réjouissances.

Ayant chaussé, pour une fois, mes converse (page de pub), je me suis jetée dans le métro avec une bonne demi-heure de marge, histoire d’attraper en temps et en heure le seul RER de la ligne E sensé passer dans le créneau horaire 8h-9h. Evidemment, j’ai eu un métro tout de suite.

Ce qui m’a valu une demi-heure d’attente Gare du Nord. Mais enfin, peu importe, je n’avais pas eu à marcher…

A l’heure annoncée, de RER, point…. Et d’annonce, point non plus, c’est bien plus drôle.Le personnel d’accueil ayant renoncé depuis bien longtemps à descendre dans la fosse aux lions par crainte d’un lynchage massif.

On sentait très nettement l’énervement gagner notre petite troupe de 12500 personnes massée sur le quai…

Un quart d’heure plus tard, le panneau électronique affichait un ironique “train retardé”. J’ai vu mon voisin le regarder d’un oeil torve et j’ai crains un moment qu’il passe ses nerfs sur le dit panneau. Pour, 30 secondes plus tard clignoter “A l’approche”… J’entendis alors un aaaah de soulagement se répandre sur le quai et vit les sourires refleurir sur les visages des mes compagnons d’infortune.

Quelques instants après le train arrivait… sur le quai opposé à celui où il était prévu… Mais oui, c’est bien plus drôle… Imaginons une seconde les types du poste de contrôle se bidonner “Eh, Dédé, t’as vu tous les blaireaux courir, ah, ah, ah, y’en a un qui vient de se faire piétiner. Envoie la cassette à vidéo gag”

Nous avons donc pris, moi et mes 12500 nouveaux copains, le RER d’assaut. Notre rame démarre gentiment et arrive à la première gare.

Et là ! Le train s’arrête, … Puis après quelques minutes d’attente, une voix tout à fait, comment dire, masculine et pas mal de sa personne, nous susurre : “Mesdame, Messieurs, notre train est momentanément arrêté en gare de P…, le système informatique subit une panne, veuillez patienter quelques minutes”.

Les sourires qui avaient donc refleuri sur les visages des voyageurs se sont brutalement effacés et on put entendre un sonore “fais ch… la SNCF”. Après ces quelques minutes (10-15 en moyenne) annoncées le sexy conducteur reprend le micro avec un voix de steward pour nous annoncer “Mesdame, Messieurs, la panne du système informatique n’est toujours pas résolue, le poste de contrôle ne peut plus faire fonctionner les aiguillages nous stationnons donc pour l’instant”. Je traduis pour ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter le trains de banlieue : Michel a fêté la naissance de son fils avec ses collègues du poste d’aiguillage et dans l’euphorie, il a fait tomber une bouteille de Crémant sur le tableau de contrôle, noyant ainsi les commandes et le système informatique, et bloquant par là même toute la ligne E du RER.

A cette annonce, mes compagnons de voyage sont entrés dans un état quasi-catatonique, une jeune fille a commencé une crise de nerfs et une femme enceinte a déclenché ses contractions…

Moi-même, heureusement assise, j’entamai une petite sieste en attendant la suite des évènements. Qui est arrivée sous la forme de la voix de notre play-boy ferroviaire murmurant au micro “Mesdames, Messieurs, le controleur va faire circuler le train sur un ancien parcours, sans système électronique, nous attendons son signal pour partir”…. L’espoir revenait dans la rame, la jeune fille avait arrêté de pleurer et la femme enceinte reprenait son souffle… Nous allions repartir et emprunter une voie ancienne et bucolique avec des petits contrôleurs portant des drapeaux pour guider le train.

Une fois repartis, au grand soulagement de tout le monde, j’ai eu une cruelle déception. En fait de voie bucolique, le train s’est traîné à travers des décharges et des voies de garage (en nous secouant copieusement au passage) sans aucune présence de petits contrôleurs à drapeaux, pour finalement arriver à destination et cracher son contenu à la gare.

Je suis descendue du train, j’ai embrassé le sol et me suis rendue d’un pas hésitant au travail.

2h au lieu de 40 mn de trajet…

Ma seule consolation a été un phantasme tout à fait hors de propos sur un conducteur de train à voix (voie ???) sensuelle…

13:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Chroniques ; humour ; grève ; SNCF | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/10/2007

IL Y A DES JOURS COMME CA

En écho à une note de Marcellus

Il y a des jours comme ça, vous vous levez avec la tête des mauvais jours et vous vous dites "je n'y arriverai jamais"

Et puis...

Votre mari a déjà fait couler le café,

Votre chat vous fait un énorme calin,

Vous trouvez une place dans le métro,

Votre colis de la Redoute, en attente depuis un mois, est enfin arrivé,

Vous piquez un énorme fou-rire avec vos copines au bureau,

457f04484f01f52229b58bf178cdeed5.jpgUn jeune homme vous regarde dans un magasin,

Votre maman va bien,

Une copine vous dit que vous êtes l'idole de sa fille de 10 ans parce que vous portez des talons hauts et du maquillage,

Vous regardez vos blogs et vous vous dites : "ils sont drôlement sympas les gens avec qui je correspond",

Vous réussisez a faire le "Voluminosa" (une figure assez compliquée) à la Salsa alors que vous ramiez depuis plusieurs mois ET en prime vous vous dites "mais c'est facile, finalement"

Vous rentrez chez vous, il y a les Experts à la télé

Vous vous couchez, vous fermez les yeux et vous endormez tout de suite.

Et pendant un tout petit instant là, juste avant de sombrer dans le sommeil, entre l'éveil et l'inconscience, vous vous sentez en harmonie avec l'univers.

Ce n'est pas le bonheur, mais ça y ressemble beaucoup.

 

 

 

09:20 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Chroniques ; petits bonheurs | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/10/2007

COUP DE GUEULE - IMMIGRATION

Je ne pense pas qu’il faille faire de généralités sur la question de l’immigration. C’est un problème global de relations nord-sud qui dépasse largement les frontières de la France. Tout dépend comment on le regarde. J’ai vu hier soir un reportage très intéressant sur un petit village du sud de l’Italie qui “accueille” des immigrés. Ils considérent ces arrivées comme une chance et non comme un fardeau, car ces immigrés empêchent le village de se vider et de mourir… Il faut prendre un peu de hauteur et considérer les choses au cas par cas. Si les gens viennent en toutes bonne foi pour travailler et s’intégrer ou se protéger d’une situation critique dans leur pays, même s’il n’ont pas de papiers, où est le problème ???

 Et, effectivement les quelques cas (car je suis convaincues que c’est la minorité) de parasites ou délinquants sont à traiter en connaissance de cause, tout comme on le ferait pour des français. Il s’agit d’ETRES HUMAINS, bon sang, et non pas de simples noms sur un papier. Les ressources des pays d’où ils viennent ont été, et sont encore, suffisamment exploitées par les occidentaux pour qu’on leur rende un peu de ce qu’on leur a pris. Et ça, personne n’en parle jamais, bien entendu.

J'en ai assez que le pouvoir se serve des immigrés comme boucs émissaires dans le but de masquer d'autres problèmes. C'est bien pratique de diriger la vindicte populaire sur des faibles qui n'ont pas les moyens de se défendre. Et cela ne date pas d'aujourd'hui : les juifs, les arméniens, les protestants, et même plus proches de nous en France, les Italiens, les espagnols et les portugais peuvent en témoigner... Ce sont toujours les derniers arrivés qui en prennent plein la tête...

Je SUIS petite-fille et fille D'IMMIGRES CLANDESTINS... Et je le revendique HAUT et FORT et, si vous le permettez J'EMMERDE ceux que ça EMMERDE... Mes grands-parents sont arrivés une main devant une main derrière en France et on ne les a déjà pas accueillis à bras ouverts à l'époque. Je suis INTEGREE, je suis FRANCAISE et plutôt fière de l'être, comme vous pouvez le remarquer je ne suis ni INCULTE ni SAUVAGE.

Si quelqu'un a quelque chose à redire. Je l'attend pour en débattre...

13:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Immigration ; actualités ; coup de gueule | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/10/2007

TRANCHES DE VIE CHEZ CARREFOUR

b1267e176b9c513883fd9173565b6268.jpgAujourd'hui comme toutes bonnes ménagères de moins de cinquante ans, nous avions décidé avec ma copine Caroline d'aller faire quelques menues emplettes utilitaires chez Carrefour lors de notre pause déjeuner.

 Après un frugal repas, nous pénétrons dans cet accueillant édifice. Caroline étant légèrement enceinte sur les bords, je lui propose, dans un mouvement de charité spontanée, de bénéficier de ma carte Pass.

Note préliminaire importante dont vous devez vous souvenir pour le reste de cette histoire, la carte Pass, octroyée par nos amis commerçants de Carrefour contre espèces sonnantes et trébuchantes, est sensée vous ouvrir des caisses du même nom, vous évitant par là même de perdre du temps à faire la queue avec le commun des mortels.

Nos emplettes effectuées, nous nous dirigeons donc d'un pas guilleret, mais néanmoins décidé vers une caisse Pass. Devant nous, une petite dame d'un âge certain à mise en plis et boucles d'oreilles dorées et un monsieur relativement pressé venu chercher son déjeuner sous forme d'un sandwich et d'un gâteau. L'affaire de quelques minutes pensions-nous et pensez-vous également à ce stade de l'histoire.

QUE NENNI. Car, il faut le savoir,  je suis poursuivie depuis mon enfance par la malédiction de la caisse damnée.

Autrement dit, je choisis toujours la mauvaise file.

La petite dame âgée à mise en plis ayant fini de passer ses achats à la caisse sort sa carte Pass et la met dans la machine dédiée à cet usage. Elle tape le code une fois, deux fois puis dit "je ne m'en souviens plus".

Consternation de la caissière.

A ce stade, le monsieur pressé commence à blanchir. Quant à nous, à mi-chemin entre agacement et fou rire, nous commentons la situation et  je commence à marmonner "kiki, kiki", en référence à la publicité pour une banque où l'on voit une vieille dame légèrement alzheimer, bloquée dans la même situation à une caisse de supermarché, appeler son cocker pour lire son code tatoué derrière l'oreille du susdit toutou,dont le nom est Kiki.

Sauf que dans notre cas, point de Kiki salvateur...

Et 20 minutes plus tard nous en étions toujours au même stade. Car entre temps :

  • La petite dame avait définitivement bloqué la machine Pass.
  • La caissière décomposée lui avait proposé de payer en carte bleue
  • Elle lui avait répondu en chevrotant qu'elle n'en possedait pas (bien évidemment, cette septuagénaire irresponsable, ne peut se voir confier une carte de crédit), mais qu'elle avait un chéquier.
  • La caissière avait appelé sa responsable au téléphone. Qui après cinq bonnes minutes de palabres africaines l'avait autorisé à percevoir un chèque
  • La petite dame avait donc rempli le chèque en tremblotant et assez lentement sous le regard mi-consterné, mi-assassin de toutes les personnes présentes
  • Le chèque, comme vous pouvez vous en douter, ne passait pas dans la machine, puisqu'il s'agissait à l'origine d'une caisse RESERVEE aux cartes PASS (vous suivez toujours ???)
  • Re-palabres africaines avec la responsable au téléphone pendant cinq bonnes minutes. Qui, finalement, a indiqué dans une lueur d'intelligence inespérée qu'il fallait mettre un tampon encreur pour que la machine à chèque fonctionne.
  • Re-appel pour faire venir une patineuse à roulettes avec le dit tampon encreur
  • La petite dame avait dit "Ah je crois que je me souviens du code" , ré-essayé et, comme vous pouvez vous en douter re-bloqué instantanément tout le système.
  • La patineuse à roulette était arrivée pour installer le tampon encreur, encore cinq minutes le temps de trouver comment marchait ce miracle de la technologie moderne.
  • Au final, passage - enfin - du chèque
  • Et re-appel de la responsable pour valider le chèque.

Et pendant ce temps,

  • la caissière avait pris 10 ans d'un coup,
  • le monsieur pressé était passé du blanc au vert,
  • la caisse d'à côté avait subi une tentative de braquage avec la caissière qui hurlait AU SECOURS et les vigiles qui plaquaient le délinquant au sol dans un fracas épouvantable (véridique) ce qui a considérablement ralenti les manoeuvres environnantes, dont la nôtre,
  • ma Caro se liquéfiait totalement
  • et moi je hurlait KIKI, KIKI sur un mode hystérique en me balançant d'avant en arrière.

Au milieu de ce marasme total, la petite dame, vraisemblablement sourde comme un pot, ne bronchait pas d'une bouclette de mise en plis.

Finalement, au grand soulagement de la population présente (qui commençait à ramasser des objets contondants pour la lyncher) la petite dame fût enlevée à la vindicte populaire par la responsable apparue comme par magie pour valider le fameux chèque dans un recoin obscur du magasin.

Nous nous remettions tous à respirer normalement, le monsieur pressé avait repris quelques couleurs et s'apprêtait donc a payer son pauvre sandwich et son malheureux gâteau avec sa carte Pass. Puisque - j'espère que vous suivez toujours - nous sommes à une caisse du même nom.

Et là, le drame, le système informatique défuncta et la machine à carte Pass se bloqua à nouveau. Le monsieur, qui avait adopté à nouveau la couleur verte, manqua de s'étrangler et abandonna son pathétique repas sur le tapis roulant en criant "I'll be back" et ma Caro s'effondra en petits paquets sur le sol. Je décidai alors de prendre les choses en main et me mis à hurler PUTAIN BANDE DE GONZESSES OUVREZ MOI LA CAISSE PRIORITAIRE, J'AI UNE CIVILE ENCEINTE ICI, ET QUE CA SAUTE ! Une caissière bondit à pieds joints par dessus l'accueil, courut vers nous en criant "CHEF, OUI CHEF", et nous hélitreuilla enfin, nous et nos marchandises hors de cet enfer. 

En conclusion, la fameuse carte Pass, sésame des sésame qui ouvre le nirvana de la consommation et du passage rapide en caisse, nous a coûté environ une demi-heure de notre précieux temps et nous a consommé un influx nerveux plus que conséquent.

Mais elle nous a également procuré un fou rire mémorable dont nous nous souviendrons certainement dans quelques années.

 Caro si tu me lis, j'ai légèrement modifié ton prénom par souci d'anonymat mais tu te reconnaîtras facilement. Et, je sais, j'ai considérablement exagéré les choses, mais c'est tellement plus drôle !!!

 

 

 

 

22:15 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/10/2007

JE DETESTE - LA CAMPAGNE

J'ai un gros souci dans la vie : je déteste la campagne. Les brins d'herbe me filent des vapeurs, le silence m'angoisse et il n'y a rien de plus stupide dans le règne animal après l'amibe, que la vache. Or la campagne est pleine de vaches. Pleine de vide aussi. C'est le principe de base de la vie rurale, il n'y a rien. Et il ne se passe rien non plus.

Les gens s'emmerdent car ni de cinéma, ni théâtre, cafés, restaurants, musées, magasins. C'est pourquoi ils passent leur temps à vous observer derrière leurs rideaux. Et ne me parlez pas de la joie de ramassez des fruits pour faire des confiture ou, pire, d'une saine ballade à travers les champs. Rien que l'idée d'enfiler des bottes en plastique me fige la colonne vertébrale. J'avais une ancienne collègue qui ne jurait que par les joies de la nature et de la nourriture saine qu'on trouvait autour de sa résidence secondaire dans l'est de la France, alors qu'à Paris, tout était pollué.

J'ai fini par lui rappeler que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté juste au-dessus de chez elle (ça, c'est vrai) et que si on passait un compteur geiger au-dessus des champignons qu'elle se faisait un plaisir de ramasser, le compteur explosait.

ffa642b400c48746572a5ddad2f283be.jpgQuant aux écologistes qui prônent le retour à la nature et à une vie "simple", je leur suggère de programmer un stage commando équipés juste d'un canif et d'un pagne en forêt amazonienne, histoire de voir si les mygales sont écolo-friendly ou encore d'aller en plein hiver par moins 10 degrés, casser la glace d'une rivière pour puiser de l'eau. A bon entendeur, salut... NB : encore pire que la campagne. L'horreur absolue : la ballade en forêt. Alain-cet-Astre (pour parodier le Dr AGA dans Elle), mon mari est bourré de qualités mais il a un défaut majeur : il veut toujours faire des ballades en forêt. Et moi, les grands arbres, les feuilles par terre, les familles à vélo, les chiens qui courent et qui vous bousculent, les pique-niques dans les clairières ça me file des crises de panique et je cherche l'orée du bois en hurlant... Au risque qu'un chasseur égaré me prenne pour un loup et me plombe la cuisse par erreur.

18:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chroniques ; humour | |  Facebook | |  Imprimer | |