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05/10/2007

JE DETESTE - LES GENS QUI PRETENDENT QU'ILS SONT

b2fbb9aa0d77383d7af16955069e0c29.jpg... Ce qu'ils ne sont pas.

Pour faire plaisir à Kitty et Marcellus, je reprends donc la série des "je déteste".

Il y a une catégorie d'individus qui me portent particulièrement sur les nerfs ce sont les gens qui prétendent faire une chose pour laquelle ils n'ont aucun talent. 

par exemple Sandrine Kimberlain qui sous pretexte qu'elle évolue dans un milieu bobo-souchonnesque prétend qu'elle est chanteuse ou Estelle Halliday qui parce qu'elle prend de l'âge a décidé du jour au lendemain d'être comédienne et qui le crie haut et fort : JE SUIS COMEDIENNE.

 Vous l'avez déjà vu jouer ? Vous avez entendu Sandrine Kimberlain chanter ? Ce sont des catastrophes, non pas industrielles, mais artistiques.

Le mari d'Estelle Halliday, Arthur est lui aussi assez costaud dans le genre. "Je suis comédien et je fais du stand up" traduction, "j'ai du fric, de toutes façons, je t'emmerde, je fais ce que je veux".

 Ou encore comme le rappelait Kitty,  Flavie Flament avec son regard vide de vache dépressive qui veut jouer au théâtre. Au secours... Sans parler des tableaux peints par Amanda Lear, mais là on bascule dans le registre comique (Amanda, je t'aime beaucoup par ailleurs, j'adore notamment ton humour corrosif dont tu es souvent la première cible), ou Elie Sémoun qui fait un disque (qui s'est d'ailleurs vendu à 3 exemplaires).

Je n'ai rien contre les artistes qui veulent s'exprimer dans plusieurs genres, au contraire. Il y a des gens qui font ça très bien. Jeanne Moreau est une bonne actrice et une chanteuse très intéressante. Patrick Bruel, même si je ne suis pas fan du tout a su mener de front une carrière d'acteur et de chanteur plus qu'honorable. Sans parler de Jacques Dutronc, dont là, je suis fan.

Quant aux anglo-saxons, pour eux, sauter d'une case à l'autre est monnaie courante. Le moindre petit acteur américain obscur  sait en général danser et chanter en prime (parfois mieux que certains artistes français d'ailleurs).

 Ce que je voulais juste dire après ces longues et ennuyeuses circonvolutions, pardonnez-moi, c'est que pour  faire quelque chose et le proposer au public il faut un minimum de talent et de travail.

Ce n'est pas parce que quelqu'un est connu qu'il a du talent, surtout dans un domaine de compétence qui n'est pas le sien.

Allez, je vous laisse, je vais écrire mon livre, puique je suis écrivain. QUI A DIT QUE CE N'ETAIT PAS VRAI ????

 

 

  

 

 

16:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : critiques ; chroniques ; humour | |  Facebook | |  Imprimer | |

ODE A LA PARESSE - 2

Je suis chez moi pour un jour de bulle. Le mari et les fils sont partis… Je ne fais rien…

…Rien que tapoter sur les touches de mon ordinateur pour alimenter mes blogs,  manger un plat de nouilles chinoises en sachet parce que j’ai la flemme de me faire un vrai repas, rester en peignor de bain, regarder mon chat dormir, me faire un bon petit expresso (un vrai de vrai avé la machine) accompagné d’un carré de chocolat noir (hmmm). Je vais peut-être même en reprendre un deuxième…

Tout ça pendant que d’autres travaillent..

C’est le bonheur…. 206b9f62b06dbfcb26be293947e4f650.jpg

15:05 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : chroniques ; paresse | |  Facebook | |  Imprimer | |

ODE A LA PARESSE

Nous vivons dans une civilisation qui privilégie le verbe AVOIR au détriment du verbe ETRE. Et pour avoir, il faut FAIRE. Faire des études, faire une carrière, faire des enfants, faire de l'argent, faire des activités, faire des activités avec les enfants, se faire des relations, faire, faire, faire. Tout le temps. Dans un mouvement incessant et sans répit. Le fait de ne pas faire est mal vu. Tentez l'expérience de revenir un lundi matin au bureau et de répondre, quand on vous interroge sur votre week-end : "rien de spécial". On vous regarde comme si vous êtiez porteur d'une maladie honteuse et hautement contagieuse : comment, vous avez osé "ne rien faire de spécial" ? Et bien oui, flûte, crotte, zut, bordel, oui, à la fin, laissez les gens respirer. Je le revendique et je l'assume J'ADORE ne RIEN faire. Etre chez moi, en peignoir de bain, pas coiffée, pas maquillée, à traîner, glandouiller, paresser, gratter, fainéantiser, cosser, tirer au flanc et toute autre expression appropriée. A passer des après-midis a m'écrouler alternativement entre la télé qui débite des séries idiotes et l'ordinateur pour regarder les sites de ventes par correspondance. A me faire réchauffer un plat préparé au micro-ondes. A feuilleter des magazines people, à gratouiller mon chat et admirer mes doigts de pieds manucurés. A réfléchir, à méditer, à.... rien. Lire la suite... Les gens suractifs me fatiguent. Sarkozy me fatigue. Quand ma belle- famille se réunit par exemple, c'est à celui qui en fera le plus. Je m'assois et je les regarde. A croire qu'ils ne savent plus, ou n'osent plus arrêter ce mouvement perpetuel. De peur de se regarder en face peut-être ? Effectivement, ce n'est pas si facile de se retrouver face à soi-même. Je suis une PARESSEUSE et une CONTEMPLATIVE. J'ai certainement raté plein d'occasions dans la vie faute de travail. Et alors. Je n'ai pas REUSSI selon les critères que la société nous impose. Je ne suis pas une winneuse ? Non certainement pas. Mais c'est quoi la réussite ? L'argent - ça aide - la carrière - passer 70 heures par semaine au travail, non merci - le pouvoir - je le laisse ça à ceux que ça intéresse - la gloire - c'est éphémère et plein de contraintes - la beauté et l'intelligence - ça c'est une loterie profondément injuste. La réussite c'est être là ou vous voulez et vous pouvez être. Inutile de prétendre être Giselle Bundchen quand on a le physique de Christine Boutin. Ou le poste de Christine Boutin quand on a le QI de Giselle Bundchen. Je veux juste être là à regarder passer la vie en buvant un bon thé, en caressant mon chat et en regardant grandir mes gosses. C'est bien aussi. Je voudrais finir cette réflexion sur la paresse par une pensée pour les gens qui ne peuvent pas se permettre d'être paresseux. Ceux qui voudraient bien travailler mais qui ne trouvent pas, ceux qui triment 15 heures par jour pour des salaires de misère. Les femmes qui plient sous la tâche pour nourrir leurs enfants, et les enfants qui travaillent dès le plus jeune âge pour aider leur famille. Le travail des enfants est un problème bien plus compliqué qu'il n'y parait. Dans certains pays c'est un mal nécessaire. Donc ne jugeons pas trop vite, et ne donnons pas de leçons car dans les pays "développés", il n'y a pas si longtemps les enfants travaillaient. Mon père lui-même à commencé à 14 ans. C'était il y a 60 ans, ancien, mais pas antédéluvien. Mais ceci est un autre débat.7de506805b9308ccbe40424e5b357284.jpg

14:50 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chroniques : paresse | |  Facebook | |  Imprimer | |

LEXIQUE FRANCO-DJEUNS A L'USAGE DES PARENTS

Chers confrères, vous avez l'impression de ne pas comprendre votre progéniture quand elle vous parle ou bien encore d'être à l'étranger quand vous cotôyez un groupe d'ados dans le métro. C'est normal, c'est fait exprès.

A toutes les époques, les ados ont inventé un parler incompréhensible pour les adultes. Vous aussi, vous l'avez fait. Le dialecte actuel est fait d'un mélange de verlan, d'anglais, d'arabe, d'autres langues exotiques diverses, et de mots français détournés de leur sens initial. Ne paniquez pas, voici quelques tuyaux pour ne pas paraître ringue ou vous mettre vous même à parler djeuns.

Attention, en fonction de votre tranche d'âge vous pouvez passez pour une personne hyper-pointue ou au contraire totalement ridicule. A consommer donc avec modération

NB : je me base sur le vocabulaire employé en région parisienne. Je ne maîtrise pas les dérivés régionaux, notamment Marseillais : entre l'accent et les expression locales, là c'est vraiment une langue étrangère (ma copine Nathalie va être furieuse et m'engueuler, elle est de ce coin). Pardon également à Angélita "résidente" du 1,3...

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  • Adonf : verlan de à fond. Signifie "à fond" "au maximum". Déjà un peu obsolète, son usage peut vous classer dans la catégorie des bouffons.
  • Bouffon : on ne parle pas ici du personnage moyenageux avec le bonnet à clochettes qui amusait les seigneurs. Quoi que sa signification dans le dialecte de nos petits amis ne soit pas si lointaine celle d'origine. Un bouffon est quelqu'un de ridicule, de prétentieux, bref toute personne non fréquentable. Exemple "y met des slips de chez Ed, quel bouffon!"
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  • Bombe : utilisé indifféremment pour une fille très mignonne ou une chose sensationnelle. Comme dirait notre ami Joey Starr : c'est de la bombe, bébé.
  • Big up : néologisme. Ne veut strictement rien dire en anglais, mais utilisé "pour faire genre", surtout par les rappeurs. Equivalent : bravo, salut, lève les bras...
  • Cousin : Si vous entendez dans la rue un jeune homme en baggy et capuche criez "hé cousin, ramène tes fesses", ce n'est nullement une invitation destinée à un membre de sa famille. Il invite simplement un de ses amis à venir le rejoindre. le terme "cousin" ayant remplacé "copain", ou "pote" par exemple.
  • Caille ou Caillera : verlan et verlan diminué de "racaille", moderne équivalent de "voyou". Votre grand-mère disait : Ce petit petit voyou m'a volé 50 francs. Votre fille dira : ce caillera, y m'a taxé 50 euros. (notez l'utilisation systématique du "y" qui remplace progressivement la 3ème personne du singulier)
  • Cramer : détourné de son sens initial. Equivalent de frimer, se la péter... C'ui là, y crame un maximum
  • Daron, daronne : vieux mot d'argot qui est ressorti par on ne sait quel mystère, dont j'ai oublié la signification (le patron, peut-être, je vais demander à mon papa). Utilisé pour les parents. Exemple : ma daronne (mère) elle a flippé en voyant mon carnet de notes.
  • Dawa : utilisation : faire le dawa. Viens de l'arabe et signifie : faire n'importe quoi. Tu fais le dawa, ou quoi ? Notez l'utilisation du "ou quoi" qui ponctue très souvent la phrase djeuns dans n'importe quel sens.
  • Fumer : exemple d'utilisation "je vais te fumer derrière les cyprès" (IAM dans je dans le MIA). Signification : contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas un rite bizarre qui consiste à traiter un de ses camarade comme un jambon, mais ça veux tout simplement dire je vais te casser la gueule. Equivalent : marave (voir M).
  • Golmon : verlan de mongol. Terme péjoratif, bien évidemment qui peut conduire à un affrontement inter-cités (Les émeutes de l'hiver 2005 ont commencé parce qu'un gars de Genevilliers avait traité un autre gars de Poissy de "Golmon" - non, je rigole). Synonyme : Teubé (verlan de bête)
  • Hype : terme anglais, plutôt utilisé dans les quartiers chics. Qui veut dire justement chic, branché, à la mode, in, tendance...
  • Hallu : diminutif d'hallucination. Utilisé pour extraordinaire, génial ou dans le sens totalement opposé . Par exemple, "j'ai eu mon bac, c'est l'hallu" ou "j'ai raté mon bac, c'est l'hallu"
  • Kiffer : bon, ça c'est quand même la base. Il faut que je vous explique ? Ok. Mot venant de l'arabe, utilisé dans le sens "plaisir" ou "aimer". Je kiffe trop le last skeud de tamèreenstringsurinternet, c'est de la bombe". Traduction : j'aime de façon démente le dernier disque du groupe tamèreenstringsurinternet, c'est extraordinaire.
  • Keum : mec en verlan. Allons, un petit effort !
  • Lascar : copains de bande. "Ce soir on va se la donner avec mes lascars". En français à l'origine signifiait, voyou, mauvais garçon. Ce mot vient en fait du persan et signifie "soldat". (là c'est juste pour étaler ma culture).
  • Marave : exemple utilisation : "je vais te marave dans le local poubelle", origine : inconnue. Signification : je vais te casser la gueule. Equivalent : je vais te fumer (voir F)
  • Meuf : verlan de femme. Equivalent de petite amie. Exemple d'utilisation : Ma meuf, elle est trop bonne.
  • Miskin : d'origine arable, et détourné de son sens originel qui signifie "pauvre" ce mot est employé pour désigner un frimeur. Diam's l'utilise dans la chanson "confession nocturnes" : "tu fais le Miskin mais tu viens de briser mon amie"(poignant)
  • Mortel : mot français, employé à contresens. Désigne quelque chose de formidable. Ce pull, il est mortel.
  • Oinche : le verlan de joint. Maintenant vous comprenez quand votre rejeton(ne) utilise le mot et vous pouvez intervenir : comment, Charles-Henri, tu fumes de la drogue ?
  • Ouf : verlan de fou. Utilisé indifféremment pour désigner une personne ou une situation. Il est ouf, c'est ouf...
  • Ou quoi ? : ne veux pas dire "ou bien" mais est utilisé comme ponctuation dans n'importe quel sens. Tu viens, ou quoi ? T'as bossé ton anglais, ou quoi ? T'es ouf, ou quoi ? Pourquoi le "ou quoi", je n'en sais rien.
  • Loose : de l'anglais "to loose". Employé pour décrire toute situation difficile, équivalent de galère. On peut l'employer avec "trop" pour en renforcer l'impact : y avais plus de tromé (métro), je suis rentré à pieds sous la pluie, c'était trop la loose.
  • Ouaiche. Utilisé comme onomatopée d'approbation. Prolongement du ouais des années précédentes, équivalent du "yeah"anglais.
  • Pécho : verlan de choper. Signifie attraper, obtenir dans le sens de la drague. Vous disiez : j'ai emballé le plus beau mec de la boum. Votre fille dit : j'ai pécho le keum le plus mortel de la teuf.
  • Représente : traduction littérale de l'anglais. Souvent utilisé à tort et à travers, pour être le symbole de, le représentant de, l'égérie de. Va-y man, représente le 17 rue de Passy (pour les non-parisiens, la rue de Passy est une rue très chic du 16ème, évidemment, quand on l'explique la blague est moins drôle). Un un petit truc qui concerne les départements : on ne dit pas soixante-quinze, quatre vingt-treize ou encore treize (allez, un petit hommage aux Marseillais) on sépare les chiffres : le sept-cinq, le neuf-trois (celui-là vous l'avez sûrement entendu), le un-trois.
  • Skeud : verlan de disque.
  • Sauce ou soss : copain, pote, ami. Pourquoi vous demandez-vous ? C'est tout simplement la contraction du mot associé.. Et oui, c'est tout bête. Synonyme : cousin ou lascar.
  • Schmidt : policier. voila un retour intéressant d'un vieux mot d'argot utilisé pendant la guerre de 39-40 et qui désignait les soldats allemands. C'est vous dire l'estime dans laquelle les pt'its gars de Saint-Denis ou Sarcelles tiennent nos amis les gardiens de la paix.
  • Teuf : verlan de fête
  • Trop : remplace désormais très. Utilisé comme superlatif. A utiliser à toutes les sauces et aussi souvent que possible "c'est trop l'hallu", "ta meuf elle est trop nase", etc.
  • Tamère : raccourci du célèbre Niquetamère (ou NTM). Allusion à la génitrice de son interlocuteur, mais dans un sens extrêmement insultant qui va pousser les deux parties à une "fumade" éventuelle (voir F). Variantes : tamère en tongs, tamère en string ou même depuis quelques années, tamère à poil sur internet.
  • Vénère : ne signifie aucunement vouer un culte. Le verlan d'énerver(é). Donc, si votre fils vous dit "je suis vénère" contrairement à vos espoirs, il ne vous adore pas, mais il est très irrité, d'avoir claqué tout son forfait mobile en une journée, par exemple.
Voilà, vous avez le vocabulaire minimum pour survivre en mileu hostile. Maintenant, entraînez-vous à faire des combinaisons. Par exemple : ta teuf, elle est trop mortelle, avec les disques qu'y (le DJ) passe je vais pécho adonf.

11:30 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Ados ; Humour | |  Facebook | |  Imprimer | |

03/10/2007

ETHNOLOGIE DE L'ADO MALE


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  • Note préliminaire 1 : ce billet m' a été inspiré par un échange de commentaires avec Pierrix, correspondante de blog...
  • Note préliminaire 2 : j'ai concentré mes observations sur un élevage d'ados de sexe mâle. N'ayant pu observer des individus femelles qu'à l'état sauvage en milieu naturel, je n'ai pas la prétention de vous en livrer une étude de comportement
  • Note préliminaire 3 : il serait préférable que les possesseurs d'enfants en bas âge ne lisent pas cette étude car ils risquent d'avoir la tentation d'abandonner les dits enfants alors que les refuges sont déjà surchargés.
Hier encore, vous faisiez sauter sur vos genoux un charmant bambin rose et joufflu aux boucles blondes et vous vous retrouvez brusquement confrontés à un individu adolescent qui évoque le croisement d'une moule (compte tenu de l'énergie qu'il déploie), d'un orang-outang (pour les bras qui traînent par terre), d'un boa constrictor (il laisse traîner ses enveloppes extérieures partout et met environ quinze jours à digérer le pot de 3 kg de Nutella qu'il vient d'absorber) et d'un éléphant (compte tenu du barrissement dysharmonique qu'il émet à chaque fois qu'il ouvre la bouche). Voici quelques clés pour comprendre son comportement et survivre en milieu hostile, le sien.
  • POSTURE : l'ado mâle adopte la plupart du temps une posture rituelle qui n'est ni allongée, ni assise, mais que j'ai dénommée après de longues heures d'observation et d'étude "écroulage". L'écroulage se pratique essentiellement sur le canapé du salon face à la télé qui diffuse des feuilletons ridicules, voire le télé-achat quand il n'y a rien d'autre. Sur ce meuble, l'écroulage a également une variante semi-assise qui se pratique avec un accessoire couvert de boutons nommé "manette" face à un autre accessoire appelé "console de jeu". L'écroulage peut se pratiquer également sur un bureau, la tête collée à des feuilles quadrillées (je n'ai jamais compris l'utilité de ce rituel), sur une table où l'on sert à manger (dans ce cas la tête est dans l'assiette). Ou bien encore face à un ordinateur. Sauf si le programme MSN est enclenché, dans ce cas, à chaque sonnerie émise par la machine, l'ado se redresse et pousse un barrissement dhysarmonique, probablement pour communiquer avec ses congénères (voir également la rubrique "langage" ci-dessous).
Lire la suite...
  • LANGAGE : très réduit. A l'image des grands primates l'ado peut éventuellement prononcer quelques mots, si on le dresse très tôt pour le faire. Ses expressions principales sont en général (à quelques variantes près) : "je sors", "suis crevé" "qu'est-ce qu'on mange" "personne ne me comprend dans cette baraque" "fais chier" et "t'as pas 10 euros". Car l'ado est doté d'une très mauvaise vue qui l'amène a vous confondre soit avec un établissement hôtelier, soit avec un distributeur automatique de billets. Son langage est généralement plus riche quand il parle avec ses congénères, mais reste difficilement compréhensible pour le profane car truffé de barrissement dhysarmoniques.
  • ACTIVITE CEREBRALE : chez l'ado de sexe male, elle est malheureusement quasiment nulle, car ses neurones sont polarisés par deux activités majeures : le sexe (opposé, ou le même, ou les deux selon les variantes) et communiquer avec ses congénères à travers la petite boîte carrée que vous lui aviez offert dans l'espoir qu'il communique avec vous (espoir déçu, bien évidemment). Cette dernière activité prend non seulement une grande partie de son énergie mais également une grande partie de votre budget.
  • ACTIVITE PHYSIQUE : quasiment nulle également. Le sujet ne sortant de sa posture d'écroulage qu'à une condition : un rassemblement rituel avec ses congénères. Sauf quand ce rassemblement se déroule dans la pièce que vous lui avez assigné. Dans ce cas, le groupe complet pratique également l'écroulage en signe de respect pour son hôte. Le sujet peut éventuellement se lever et tendre le bras pour soulever un pot de 3 kg de Nutella (voir également la rubrique "alimentation" ci-dessous).
  • ALIMENTATION : essentiellement des pots de 3 kg de Nutella. L'ado consent parfois à absorber quelques aliments autres, tels que pâtes, pizzas ou hamburgers. Il est inutile d'essayer de lui imposer un régime végétarien, il s'affamera plutôt que d'avaler un légume cuit ou cru.
  • CONFLITS : permanents et ponctués de rituels de litanies . Ces litanies doivent être répétées en permanence et en boucle car l'ado ayant une activité cérébrale limitée (voir ci-dessus) il ne peut assimiler beaucoup d'informations à la fois. Quelques exemples de litanies : travaille, range ta chambre, tu sors ? Tu sors encore ?, tu m'écoutes quand je te parle, travaille, tu as travaillé ? Ramasse tes affaires, redresse-toi, travaille, passe ton bac, tu ne fais rien dans cette maison, ce n'est pas un hôtel, travaille, tu as explosé ton forfait, tu as explosé la note de téléphone, éteind la télé, travaille, laisse l'ordinateur, travaille, tu pourrais mettre le lave-vaisselle de temps en temps, ...
  • HYGIENE : l'hygiène est une notion assez fluctuante. L'ado mâle oscille entre deux tendances extrêmes et antinomiques : le no-lavage que ce soit pour lui ou ses enveloppes extérieures, qui fait qu'elle finissent par tenir debout toutes seules. Ou les longues heures passées dans la salle de bain qui obligent le reste de la tribu à tambouriner à la porte de la pièce.
  • APPARENCE : l'ado mâle choisit son apparence en fonction de l'appartenance à une tribu. Après avoir passé divers rituels d'initiation, il peut au choix avoir des enveloppes extérieures extra-larges ou super-moulantes et de couleurs diverses ou bien encore intégralement noires. L'ado peut aussi (et sans vous prévenir, car c'est bien plus excitant) opter pour diverses scarifications, décorations sur la peau, introductions de bijoux sur les oreilles ou dans le nez, dreadlocks teintes en violet, ou rasage intégral du crâne..
  • GOUTS : notablement et volontairement à l'opposé des vôtres, pour une raison totalement inconnue... Faites l'expérience suivante, portez un vêtement ou écoutez un CD qu'il aime bien, il le trouvera automatiquement nase...
La conférence suivante sur la population ado mâle aura lieu lors de la prochaine pleine lune Je reste à votre disposition sur ce blog pour toute question complémentaire

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