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16/12/2011

Journée noire au boulot - 2ème épisode

Avant-hier se tenait la convention annuelle de ma société chérie que j'aime.

(bon comme j'en parle exceptionnellement je positive, on ne sait jamais qui me lit, coucou boss, ça flotte ?)

Figure imposée sympathique ... mais profondément ennuyeuse à laquelle je tente d'échapper année après année.

Autant je considère que la réunion de blabla fait partie du boulot, autant je fuis la soirée de réjouissitude avec youpis, lalas et onfaittournerlesserviettes le plus souvent et rapidement possible.

J'en ai enquillé un certain nombre vu mon ancienneté. Ca ne m'amuse plus du tout. Voire m'exaspère.

L'âge aidant je développe une sainte horreur des dîners de style banquet dans des grandes salles bruyantes où on peine à parler à son voisin.

En plus, dans les agapes avec des collègues, je refuse de me lâcher totalement en grimpant sur la table, le slip sur la tête comme je peux le faire en bonne compagnie, parfois.

Les collègues ne sont pas des amis. Et ta société une famille. Il convient de ne pas mélanger les genre.

Ce qui fait que je reste toujours entre chien et loup avec une impression mitigée.

Cette année n'a pas échappé à la règle que je m'étais fixée. 

J'ai donc une fois de plus séché.

Sauf que, je devais recevoir une médaille d'ancienneté pour mes bons, longs et loyaux services.

Et que ma boss a donc été la réceptionner pour moi, en se fendant d'un petit discours de circonstances que l'on m'a rapporté depuis et qui donnait grosso modo 

"Notre chère Emanu qui nous manque tant, et qui n'a pu être parmi nous ce soir (oui visiblement) est la mémoire vivante de notre société (pitin déjà là, je me couvre la tête de cendres, vu que je suis assimilée à un vieux débris), si vous cherchez une information, n'hésitez pas à aller la voir, elle vous retrouvera tout (merci, je suis déjà pas débordée, j'avais besoin de ça).

Mais elle est aussi tournée vers le futur car c'est une grande adepte et une fine connaisseuse des nouvelles technologies (Ooooh quelle surprise. Là déjà tout le monde me prend pour Sheldon Cooper, enfouie  avec mon PC dans les archives). ...

... Et elle conclut par "cerise sur le gâteau, elle adore vraiment briefer les stagiaires, qui peuvent venir la voir sans hésitation"

Ok. 

Amenez-moi une pelle que je creuse un trou.

Profond le trou.

Jusqu'en Australie même on va dire.

A partir d'aujourd'hui (vu que je suis rentrée mais que le reste de la société était encore en séminaire hier, et j'ai écrit le billet hier, tu captes ?) cette jolie blague va avoir fait le tour des popottes plus vite qu'un neutrinos qui veut sauter une neutrinette et je vais me prendre le truc dans la figure avec des sourires sous-entendus en coin. 

 

Je suis donc officiellement la cougar de la société qui checke tous les stagiaires de 20 à 25 ans.

 

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13/12/2011

Réciprocité

Je ne tiens jamais le décompte des anniversaires. 

C'est à peine si j'arrive à me souvenir de ceux de mes enfants et des très proches, alors tu parles, ceux des plus lointains ....

Oui, je sais, il y a des agendas pour ça. Mais j'ai déjà eu des agendas papiers ou électroniques. J'y note consciencieusement des dates ou des informations... Pour ne jamais les regarder ensuite. Ils ne servent donc à rien.

Ma tête me sert d'agenda, c'est dire si c'est pratique.

Hier, le meuri qui, lui, note tout, me rappelle l'anniversaire d'une copine.

Je lui réponds "très bien, tant mieux pour elle"

1/ Comme tous les trucs obligés, les anniversaires m'ennuient de plus en plus. Les faire et les souhaiter.

2/ J'ai réalisé en une fraction de seconde que si je me suis acharnée pendant des années à essayer de PENSER à souhaiter les anniversaires, j'avais rarement la réciproque le jour du mien.

Je me suis dit pendant longtemps qu'il tombait un très mauvais jour : une date batarde de début d'été où tout le monde est occupé à partir en vacances.

Je me suis aussi posé des questions sur mes relations avec les autres et mon taux de popularité parmi mes congénères.

Qui étaient toujours très contents de m'avoir à ambiancer LEUR anniversaire ceci dit au passage.

Je me suis aussi dit que vu ma date batarde et le fait que j'étais souvent partie moi-même en vacances à cette période je n'organisais que rarement une fiesta susceptible de rappeler à l'ordre mes contemporains (et susceptible de leur offrir une soirée avec manger, boire et rigolade à l'oeil).

Puis j'ai fini par ne plus me poser de questions. Et à ne plus rien organiser du tout.

Du coup, évidemment, les "bons anniversaires" se raréfient d'année en année.

Ce qui me fait penser de façon assez pessimiste que beaucoup de gens ne te connaissent que pour ambiancer leurs soirées et que TU leur souhaites un bon anniversaire.

Ils peuvent attendre. Longtemps. Très longtemps. 

Vu que je n'ai pas d'agenda. Et que, oh, comme c'est étrange, je ne sais pas me servir d'un téléphone, ni écrire un email.

Je suis frappée d'anosognosie de la communication, tiens. 

 

Moi en tous cas je n'attends pas mon anniversaire pour que ce soit ma fête.

Qu'on se le dise.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : anniversaire, oubli, réciprocité | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/12/2011

La beauté me paralyse

L'avancée en âge a aussi des avantages.

Par exemple, on s'affranchit parfois des conventions, on prête de moins en moins d'attention à ce que les gens peuvent penser de vous et on gagne en assurance.

Notamment pour affirmer ses convictions.

Il y a un seul moment où cette belle force de caractère vole en éclat dans mon cas.

Mettez-moi devant un exemple de beauté physique, artistique ou matériel et je deviens un monticule de gelée tremblotante totalement incapable d'articuler deux syllabes intelligibles de suite.

Et qui se tortille comme une ado qui vient de voir Robert Pattinson torse nu dans twilight pour la première fois.

 

La beauté me paralyse, me rend stupide voire débile.

 

Je peux pleurer devant un tableau, valser comme un derviche tourneur sous acide sur une chanson, rester la bouche ouverte comme une souris hypnotisée par un cobra devant un paysage (avec le filet de bave qui coule sur le côté). 

Quant à mon attitude devant un beau gosse, même s'il a un QI proche de la moule, je vous laisse imaginer.

Ce qui est paradoxal c'est que l'intelligence me fait l'effet inverse. Je vais essayer d'entrer en compétition avec Einstein en personne si l'occasion se présente. Le défier sur le plan intellectuel est un puissant aphrodisiaque et je n'aurais de cesse de trouver le terrain mental sur lequel je vais pouvoir lui coller une pile.

 

Même s'il est spécialiste d'un domaine où je ne connais absolument rien comme la reproduction des lépidoptères ou la vitesse de pointe des neutrinos.

 

En revanche si le prix Nobel a un physique de top model, je vais le regarder par dessous en battant des cils comme une cagole décerébrée moyenne.

Heureusement pour moi, c'est rarement le cas. Je peux donc continuer à aiguiser mon intellect en toute sérénité, grosso modo.

Oui, je sais c'est cliché. Ce n'est pas parce que tu as un physique de bombe que tu as un QI de trou noir, bien au contraire.

La preuve, regarde moi.. Mouahahahahah (nan je déconne).

 

Ce qui est curieux c'est qu'à mon stade logiquement, ça devrait être tout à fait l'inverse. Je devrais baver devant les phares de la pensée moderne et arrêter de faire l'imbécile devant une oeuvre d'art.

La faute à un déséquilibre probable entre un cerveau rationnel tout à fait rationnel et un cerveau émotionnel resté au stade pré-pubère. Petits cris et gloussements stupides inclus.

Je me ridiculise régul!èrement aux yeux de mes proches ou d'inconnus par un comportement infantile totalement hors de propos, pour peu qu'on me mette un chat mignon sur les genoux.

Mais, comme je le disais en préambule, je prête de moins de moins d'attention à ce que les gens peuvent bien en penser, donc, peu me chaut comme dirait Perceval le Gallois.

En revanche, j'aimerais quand même pour ma dignité personnelle arrêter de me comporter comme une imbécile devant la première belle gueule que je croise.

Quoique, à bien y réflêchir, ça ne m'a pas si mal réussi jusqu'à présent. 

Mais ceci mes petit choux, est une autre histoire..

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : beauté, intelligence, robert pattinson, comportement, cerveau | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/12/2011

Le prince charmant eurk. Le bad boy ...Graouuuu

Je n'ai pas du lire les bons contes pour enfants quand j'étais petite.
 
Ou alors pas comme il faut.
 
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été plus attirée par le loup-garou, l'ogre ou le sorcier que par le prince charmant.
 
L'idée du type en armure et collants qui arrive pour sauver la princesse, à cheval, ses cheveux flottants dans le soleil couchant... Euh.. Comment dire. Même à 4 ans et demi ça me laissait dubitative.
 
Aujourd'hui c'est pareil.
 
Montre moi un type propre sur lui, gentil, prévenant, romantique, qui se met à genoux devant toi pour t'offrir des fleurs, des bijoux, des voyages et des perles de pluie venues d'un pays où il ne pleut pas...
 
Zéro effet.
 
Sors-moi un type mutique, un peu mal rasé, pas très aimable, voire qui t'envoie bouler pour remonter sur sa moto et tailler la route avec ses potes.
 
Slip sur la tête.
 
 
Je me contretamponne totalement qu'on m'ouvre la porte, qu'on me roucoule des mots doux dans l'oreille,  qu'on me donne des petits noms de fleur ou d'oiseau ou qu'on m'appelle 15 fois par jour pour me dire qu'on m'aime.
 
Le "je t'aime" étant pour moi à une telle montagne, insurmontable à prononcer, je préfère ne pas avoir à y répondre. Au moins je suis tranquille de ce côté.
 
De toutes manières ce que finalement je demande le plus à un homme c'est, dans l'ordre décroissant
 
1. Qu'il me foute la paix
2. Qu'il me foute la paix
3. Qu'il me foute la paix
 
Et éventuellement qu'il ne parle pas en bonus. 
 
Qu'il m'enlève sur son destrier pour me proposer un voyage de rêve aux Maldives sur une musique romantique avec lâcher de colombes en prime me laisse totalement de marbre. 
 
Voire me fiche la trouille.
 
Le voyage au maldives je peux me le payer toute seule si je veux. 
 
Je n'ai pas besoin de Maurice et de sa carte gold
 
S'il veut venir avec moi, c'est bien. Sinon, j'amène une copine et on se perfuse aux mojitos. C'est bien aussi.
 
En revanche, Maurice, s'il a un marcel moulant, un joli visage, un ou deux tatouages, une petite barbe de 3 jours, quelques tablettes de chocolat, une moto un blouson, un casque, et mauvais caractère il peut me proposer un tour en Harley.
 
Je ne sais pas conduire et j'adore me balader à pleine vitesse dans Paris la nuit plaquée contre des dorsaux avantageux.
 
Remarque, si tu y réfléchis bien,  la Harley, c'est un genre de destrier moderne. 
 
Et si tu remplaces le cheval par la moto, l'armure par le blouson et les collants par un jean...
 
Aaaaarghhh
 
 
Bon, ok, j'admets. J'aime une certaine forme DEVIANTE de prince charmant.  Le prince charmant du côté obscur de la force. 
 
Je vais faire avec à un détail près : s'il pouvait ne pas me confondre avec la belle au bois dormant et éviter de me réveiller en m'embrassant.
 
Ca me met de très mauvais poil qu'on me réveille en plein sommeil profond, surtout pour me fourrer une langue dans la bouche.
 
Là le prince charmant il risque de s'en prendre une en retour.

 
 
 NB : j'ai relativement réussi dans ma quête du non prince charmant puisque le meuri est quand même un autiste au mauvais caractère. Et qui me fiche une paix royale. Rendons-lui cette justice.
 
 
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Oui, voilà, le bad boy genre ça. 
T'as vu il est coquin, il laisse dépasser les pwals exprès, le choupi.
Regarde "sons of anarchy" tu vas comprendre
C'est malin, maintenant j'hésite entre un vampire suédois et un motard anglais.
Boh, je vais prendre les deux, tant qu'à faire. 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : prince charmant, bad boy, moto, sons of anarchy | |  Facebook | |  Imprimer | |

07/12/2011

La ménagère de plus de 50 ans....

 

 

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Et ben elle T'EMMERDE....

(surtout toi, le magazine de mode là-bas au fond)

(qui pense que la vie s'arrête à 25 ans)

(et qu'il faut faire 3 kilos toute mouillée)

 

C'était la pensée du jour. 

C'est tout. Et c'est déjà pas mal 

Et oui, je mets des perfectos, j'ai le droit, quand je serai ridicule, je passerai à Damart.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Mode | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : photo, 50 ans, magazine de mode, perfecto | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/12/2011

Comptoirs des Vampiriers

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La mère

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Le fils

 

Mouahahahahah.


La théorie de Sandrine Camus ,  c'est que j'ai fait un enfant au Suédois il y a 30 ans, qu'il s'est retrouvé fils-père. Que maintenant il faut que je le contacte, que je lui demande de me pardonner et que je reconnaisse mon fils, acteur célèbre et vampiresque.

Elle se sont d'ailleurs mis en tête de retrouver sa trace avec Eamimi


Et de m'organiser des retrouvailles genre sacrée soirée avec Jean-Pierre Foucault.

Mais c'est impossible, elle se trompe, mon Suédois prenait la pilule.

 

Ce blog devient n'importe quoi. Je pars en torche, c'était déjà pas jojo avant mais là on atteint des sommets.

Il faut vraiment que j'aille voir un médecin.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : suédois, alexander skarsgard, fils, mère | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/12/2011

Journée noire au bureau

Je ne parle jamais de mes activités professionnelles pour diverses raisons.

Qui sont des raisons et qui sont diverses.

Mais la journée d'hier mérite un coup de projecteur, et vu que ses péripéties ne sont pas vraiment reliées à mon travail j'eusse donc imaginé que je vous les racontasse.

Si vous voulez apprendre comment perdre votre réputation professionnelle en particulier et votre réputation en général, suivez le guide

 

ETAPE 1 : hurlez à plein poumons "PUTAIN DE SA RACE LE RESEAU" juste au moment où le PDG arrive dans votre service. Plongez sous votre bureau.

 

ETAPE 2 : faites croire à la standardiste qui n'a pas inventé l'eau chaude que la photo d'Alexander Skarsgard sur votre Iphone est celle de votre nouveau fiancé. Tenez le truc pendant  5 minutes très sérieusement. Restez stoïque quand elle vous dit "mais tu es mariée" et que vous répondez "ben oui, et alors ?". Dévoilez-lui la vérité. Et surtout moquez vous bien d'elle quand elle vous dit, mortifiée de s'être fait trimballer : "Oh mais tu sais ça aurait pu être vrai,  aujourd'hui, tout est possible". 

 

NB1 Je vais probablement avoir quelques problèmes de réception d'appels à partir de maintenant.

NB2 oui, j'ai un diaporama de beaux gosses à moitié nus sur mon Iphone pour me remonter le moral en cas de coup dur. Dont je fais bénéficier les copines qui passent. Y'a pas de mal à se faire du bien.

 

 

ETAPE 3 : arrivez dans une conversation à la machine à café. Entendre "c'est triste". Pensez que votre collègue parle du temps. Sortir "boh y'a pas mort d'homme !". Voir votre collègue se décomposer et l'entendre vous dire "je viens de perdre mon père". Disparaissez sous la moquette.

 

ETAPE 4 : pensez qu'il n'y a plus personne dans votre coin de bureau à l'heure du déjeuner. Mettez de la zique un peu fort en chantant dessus. Réalisez au bout de 10 minutes qu'une réunion se terminait dans la salle juste à côté. Regardez défiler les participants qui vous observent d'un air mi-goguenard mi-interloqué.

 

ETAPE 5 : cherchez quelqu'un sur Facebook. Tombez sur la page d'un stagiaire. Eclipsez-vous discrètement sans le demander comme ami. Mais  dix minutes plus tard, prise dans une spirale de n'importe quoi, dites-lui que vous êtes tombée sur sa page sur le chat interne. Faites un flop terrifiant et passez pour une dingue a ses yeux et probablement ceux de toute son équipe.

 

ETAPE 6 : partez en vrille dans un fou rire idiot à base de trucs irracontables avec vos collègues (quand tu essayes d'expliquer un fou rire à quelqu'un d'extérieur, ça ne donne rien en général), avec la tête sur les genoux en gloussant hystériquement juste au moment où votre chef vénérée sort de son bureau de mauvais poil. Finissez la tête dans un classeur a essayer d'étouffer vos ricanements. Avec un point de côté et une tête de panda ivre à cause du mascara qui a coulé. Rentrez chez vous en l'état en affrontant les regards des voyageurs des transports en commun qui pensent que vous êtes une junkie au dernier stade de l'addiction.

Tout ceci en moins de 8 heures. 

Vous comprenez maintenant pourquoi ma carrière n'a jamais décollé. 

Parce que si, au moins, c'était la première fois que je vivais la journée de la honte...

Mais non, ce n'est que la dernière d'une longue, très longue série.

(soupir)

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : bureau, travail, gaffes, honte | |  Facebook | |  Imprimer | |