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29/11/2011

L'horreur

Comme beaucoup de mes consoeurs j'ai eu à subir les pulsions d'imbéciles qui pensent que la femme est un self-service disponible 24/24.

Exhibos qui te collent leur zboub sous le nez, mains aux fesses, tentatives de tripotage non consenties, voire tentatives plus poussées (jamais abouties, car repoussées, je te rassure)

Jeune, je subissais sans trop rien dire. C'était quasi-normal à l'époque. On constatait, point.

Et j'ai commencé à répliquer. 

J'ai distribué un certain nombre de baffes retentissantes suite à des mains aux fesses dans le métro ou dans la rue, en me prenant parfois un boomerang en retour du type furieux.

Shooté dans les parties des exhibitionnistes.

Hurlé sur des types qui tentaient de se coller à moi.

Fais des scandales face à des propositions graveleuses qui ne me convenaient pas.

(parce que la proposition graveleuse qui convient c'est plutôt pas mal)

 

Je me souviens avoir carrément retourné les doigts d'un type qui l'avait plaquée contre mes fesses alors que le wagon était transformé en boite de sardines un jour de grève. Il ne pouvait pas se dégager, vu la foule, je l'ai vu passer du rouge, au vert, au blanc, au violet avant d'arriver à se dégager à la station suivante et de filer sans demander son reste.

Ou d'avoir bourré de coups et frappé avec ma baguette de pain (véridique) un type qui m'avait suivie dans mon immeuble et tenté de me coincer dans l'ascenseur.

Ou encore d'avoir hurlé en plein wagon, quitte à passer pour une dingue "TU VEUX PAS QUE J'ENLEVE MON SLIP, CA IRA PLUS VITE, CONNARD" à un type qui pensait que le frotti-frotta était la dernière danse à la mode.

 

C'est pénible, c'est humiliant, c'est même traumatisant, mais à ce stade après quelques heures/jours/mois difficiles, personnellement, j'ai survécu. Et mon âge canonique me préserve un peu plus qu'avant des imbéciles aux mains balladeuses.

 

Je ne sais pas en revanche comment j'aurais récupéré après une agression plus grave. Beaucoup plus difficilement, voire pas du tout, je suppose.

 

C'est pourquoi je ne peux même pas imaginer le calvaire qu'a subi cette journaliste Caroline Sinz, tripotée, malaxée, touchée, voire pire par des dizaines de mains et d'autres partie de l'anatomie d'une bande de débiles profonds.

Ne va pas m'expliquer que c'est culturel et que ces gens vivent un siècle derrière nous. 

Il n'y a aucune excuse à leur comportement, culture ou pas.

Ces gestes me donnent juste envie de châtrer leurs auteurs à l'épluche-légumes. Rouillé.

 

Sans aucun procès, ni aucune compréhension. Et d'appliquer la loi du Talion la plus primaire.

 

Oeil pour oeil, couille pour couille.

 

Bien sur, le cas de cette journaliste qui, elle a les moyens de parler et de faire parler de son cas, ne doit pas masquer les cas de millions de femmes qui subissent ces mêmes violences et se taisent en France et partout dans le monde.

Il n'est qu'un des exemples d'une bestialité brutale et imbécile.

 

Et ne me dites pas "elle n'aurait pas du y aller, elle devait s'y attendre". 

Parce que là, je sors tout de suite l'épluche-légumes. J'en ai toute une collection d'abimés très intéressante. 

Je vous préviens.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : viol, agression, attouchements caroline sinz | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/11/2011

Recentrons-nous sur l'essentiel

Apprendre au détour d'un coup de fil qu'une connaissance est décédée : infection, septicémie, hop, à dégager en quelques jours.

Quand tu connais la personne, tu as un petit pincement au coeur quand même. Sauf si le ou la défunt(e) est ton ennemi juré ou t'as piqué l'homme de ta vie.

Tu envoies un mot, une carte, parfois tu assistes aux obsèques, et généralement, sois honnête, tu passes à autre chose.

Tu ne peux pas pleurer sur la terre entière, c'est la vie.

Sauf que cette connaissance, elle avait mon âge.

52.

Mourir à 52. Ca m'a quand même un peu remué. 

Du coup, j'envisage, comme à chaque fois dans ce cas, de sortir de ma zone de confort et de profiter de la vie avant d'être vieille, moche, sénile et morte.

J'envisage donc, dans le désordre de 

  • Me remettre à la clope normale et à celle qui fait rire 
  • Elever la résistance de mon taux d'alcoolémie 
  • Partir en Australie tailler le bush
  • Prendre 2/3 amants jeunes, depuis le temps que je le dis faudra quand même que j'essaye
  • Me faire tatouer l'omoplate gauche
  • Liquider mes économies dans un Kelly croco d'Hermès sur mesure
  • Rejoindre les anonymous et hacker le site de l'UMP 
  • Former un groupe trash métal et brailler "public je t'encuuuuuuuuule" sur scène
  • Dévaster une suite de palace
  • Faire "au revoir président" habillée en meneuse de revue accompagnée d'une école de samba brésilienne
  • Avoir un élevage de chats, 
  • Passer les fêtes de fin d'année dans un pays où elles n'existent pas
  • Etre maitre du monde juste cinq minutes voir ce que ça fait
  • Entarter Nadine Morano

 

Quand j'ai fait part de mes intentions sur twitter quelqu'un ma demandé (c'est quelqu'un qui m'a demandééééé siiiiii je l'aimaiiiiiis encoooore) si j'étais malheureuse pour vouloir changer de vie.

Du tout, c'est simplement que j'ai encore plein de choses que je n'ai pas faites, et de moins en moins de temps pour les faire.  

Quant au bonheur, d'expérience je pense d'ailleurs qu'il n'existe pas. Ma conviction n'est pas très originale, bien d'autres l'ont affirmé  : il y a juste des moments où le temps s'arrête, qu'il faut saisir, chérir et savourer à tout prix. Jusqu'au prochain moment. 

Je me méfie d'ailleurs terriblement des gens qui te jettent leur bonheur parfait à la figure. Le bonheur parfait est généralement un cosmétique à des névroses parfaites.

Les chants les plus beaux sont les plus désespérés, comme disait l'autre.

Décès ou pas j'ai déjà décidé depuis plusieurs années que ce qui me reste à vivre en bonne santé sera égoïste, hédoniste, même si je ne réalise pas tout à fait l'intégralité de ce qui est listé ci-dessus.

Ce sera ainsi, et pas autrement.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : vie, mort, hédonisme, bonheur, expériences | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/11/2011

Paris, je t'aiiiiimeuuuuuh, je t'aime, je t'aimeuuuuh

Bien sur, tous les Parisiens vous diront qu'ils détestent Paris, ville bruyante, polluée, remplie de gens arrogants, branchés, râleurs et malaimables.

Tous sauf une.

J'adore Paris.

Paris c'est mon village, ma forêt, mon bord de mer, ma montagne et plus encore.

J'y suis née, j'y ai grandi, j'y ai toujours vécu, même si pendant une quinzaine d'année j'ai habité à sa périphérie.

Parfois, comme tout le monde, je déteste les inconvénients de cette ville.

Mais à chaque fois que je m'en éloigne, je la retrouve toujours comme un bébé retrouve sa tétine après l'avoir cherchée partout dans son berceau.

Le simple fait de traverser le pont au change entre la place du Chatelet  et l'lle de la Cité au soleil couchant derrière Notre Dame me met en joie.

Ses rues m'enchantent, ses avenues m'émerveillent, ses bâtiments me mettent en joie. Je découvre en permanence des lieux inédits, des rues non encore visitées, des petites ruelles calmes au milieu d'avenues bruyantes, des cours cachées, des jardins secrets à l'abri des regards, des lieux mystérieux ou originaux.

Paris a un patrimoine architectural et artistique unique et très bien préservé par rapport à d'autres capitales où il ne reste souvent qu'un quartier "historique", le reste ayant disparu au fil des transformations urbaines.

Paris est une ville secrète qui prend soin de cacher ses plus jolis trésors aux yeux des profanes, pour les réserver à ses amoureux.

Et même si je ne profite plus autant de ses charmes qu'auparavant, le fait de savoir que la ville est là, autour de moi, me rassure et m'apaise.

J'aime son bruissement, son activité, son anonymat. Même s'il m'arrive souvent de croiser des relations, ou des copains au hasard d'un métro ou d'une boutique.

Finalement, Paris reste un village. 

Je ne vivrais pas ailleurs, sauf, paradoxalement dans un lieu très isolé, de préférence en bord de mer.

Pourtant, j'ai visité d'autres villes, certaines très jolies en France et à l'étranger. Mais jamais rien de comparable à mes yeux.

C'est encore ce que j'ai ressenti samedi lors d'un jeu de piste dans le Marais, quartier historique, s'il en fut. 

Quelle joie de re-découvrir des endroits connus, parfois sous des aspects inédits et de découvrir d'autres endroits ignorés. 

Quel bonheur de finir sur la Place des Vosges, et de regarder le soleil se coucher au dessus des toits rouges assise sur un banc.

 

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Je ne m'en lasserai jamais.

Surtout quand après on vous propose un goûter gourmand pour vous remettre de vos émotions...

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Que peut-on attendre de mieux dans la vie ?

Pour ma part, pas grand-chose.

Et contrairement à Josephine Baker, je descendrai volontiers un jour le grand escalier du Lido entourés de boys en smoking et couverte de plumes en chantant "j'ai deux amuuuuuuuurs, mon Paris et Paaaaris"

 

Et merci à toute l'équipe Urgo pour la très agréable après-midi organisée par ses soins qui nous a permis de redécouvrir le Marais !!!

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Sorties | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : paris, promenade, découverte, jeu de piste, ballade | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/11/2011

Il m'a aimée toute la nuit, mon légionnaire

A la demande générale d'environ 5 personnes, je vais ouvrir exceptionnellement un pan de mon intimité la plus intime.

Il y a prescription, l'histoire remonte à l'époque les dinosaures folâtraient encore dans la luzerne géante, on était tous vêtus de peaux de bêtes, on se cramait au soleil, on mangeait des trucs gras et sucrés, on fumait, on forniquait sans préservatif et tout ça sans que le ministère de la santé nous crie "TU VAS MOURIR". (si si, je t'assure, c'est possible)

Il y a prescription et le meuri ne lit pas mon blog.

En revanche ma mère, si. Maman, non là c'est vraiment pas pour toi, retourne à Photoshop.

 

Mon trouble obsessionnel compulsif suédois avait déjà débuté quelques années avant mais il s'est renforcé en 1977. Année du bac, de mes 18 ans et du début de ma première histoire sérieuse, c'est-à-dire plus de 15 jours.


Mon chéri pour l'anecdote, n'est pas du tout suédois, mais brun ténébreux, une des explications possible à la fin de notre relation, outre nos deux caractères trempés.

Plus âgé que moi, il travaille déjà. Impossible de prendre des vacances ensemble. Il me laisse donc au soins de ma BFF de l'époque.

Qui ne le sera plus quelques temps plus tard. Notre conception des loisirs devenant divergente : je décide de noyer mon bac fraîchement décroché et mes 18 ans dans l'alcool et la bamboche, en tentant néanmoins de rester fidèle à mon chéri. Elle a l'intention de devenir le futur phare de la pensée contemporaine en avalant l'intégrale de la pléïade et en se couchant tôt avec une tisane.

Mais au départ en tant que BFF nous tombons d'accord sur une destination. Ne me demandez pas pourquoi, nous décidons de partir au Touquet. 

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Touquet sur la mer du Nord. La plage est belle, c'est mignon, mais tu peux sortir le maillot genre un jour par an.

Coup de bol, pendant notre séjour, ce jour béni arrive, il fait un petit 25 sans vent. Nous nous ruons à la plage avec tongs et serviettes. 

 

Que nous déplions sur le sable.  Je tourne alors le regard et à quelques pas de nous, aperçois un groupe de grands types baraqués discutant dans un idiome qui n'était visiblement pas du patois local.

Et au milieu, ... Mes cheveux se dressent sur ma nuque, mon biceps droit se crispe de façon incontrôlée et mes ongles rentrent violemment en contact avec le bras de ma voisine y laissant une triple trace sanglante.

... Tu vois Eric-le-vampire-tout-nu-de-True-Blood... ?

Voilà, quasiment le même

En mieux. Parce qu'il avait en prime un bronzage doré très.....

Sur un torse en V doté de tablettes de chocolat en bataille. Je crois que je n'en avait jamais vu autant sur un seul homme avant.

Dans mon cerveau tétanisé s'imprimait en néon fluorescent une pensée et une seule : IL ME LE FAUT.

Juste un petit problème : pour attraper un dieu vivant quand tu as un physique relativement moyen, c'est généralement mission impossible.

Peu importe, sous les yeux de mon binôme éberlué et au bras endolori, j'ajuste les missiles et je monte au front.

Je décide de tout miser sur le seul truc qui peut sauver l'affaire : l'attrait irrésistible et exotique de la petite française. Et m'adresse au gruppo scandinavo sous le prétexte fallacieux de demander du feu. En anglais mais en insistant sur un accent français appuyé, alors que d'habitude je n'ai aucun accent, je t'assure.

Le prétexte était vraiment fallacieux, essaye d'allumer une clope sur une plage du Touquet avec un vent force 12 tu m'en diras des nouvelles.

Les vikings, flairant une possible connexion sur la France, se mettent tous à chercher un allume-cigare quelconque dans leurs affaires.

Et c'est là qu'il se passe un évènement défiant les lois de la physique (et du physique d'ailleurs), que le prétexte fallacieux devient inutile et que toute stratégie de drague est obsolète : les yeux du descendant direct de Thor croisent les miens. Et j'ai l'impression de recevoir un tsunami de phéromones tel, qu'à côté, Fukushima, c'est une bougie sur un gâteau d'anniversaire.

Pas un coup de foudre, autre chose, une espèce d'attraction animale violente. Douloureuse physiquement. Une sensation qui t'amène quasiment au bord du malaise. Un cutter qui te découpe les entrailles en petits bouts.

Heureusement pour ma santé mentale, je constate que le tsunami est bilatéral. Mon Suédois me regarde fixement ses yeux mis-clos réduits quasiment à des fentes bleues, en se tordant les mains et en se mordillant la lèvre inférieure.

Autour, un espèce de brouillard qui filtre les bruits et des images qui ne me parviennent que partiellement et au ralenti.

Je n'entends plus rien, il n'y a plus rien que deux yeux bleus qui me regardent fixement, le bruit de mon coeur qui frôle la tachycardie et celui de mon cerveau qui ne répond plus qu'à mon système hormonal 

Ensuite ? Je ne sais plus, tout se perd dans un maelstrom confus. Juste, moins d'une heure plus tard nous avions planté ses potes et ma copine, couru jusqu'à notre studio, arrachés nos vêtements respectifs et fini debout, contre le mur à refaire le papier peint, mes 50 kilos toute mouillée plaqués à la cloison par un bon 1,85 m de muscles en action. Délogés uniquement les battements rageurs sur la porte d'entrée de ma copine qui voulait regagner son logis, exaspérée par cette crise de sexualité sauvage.

 

A partir de ce moment, c'est une semaine qui renvoie le film de cul à une bluette pour midinette. C'est tout le temps, n'importe où et le Suédois, il en connait un rayon en positions exotiques, et en anatomie vous pouvez me croire. Lui au moins sait parfaitement localiser un clitoris, contrairement à beaucoup de ses congénères homo erectus.


Un miracle qu'on ne se fasse pas arrêter pour attentat à la pudeur. En tous cas, les voisins du studio et de son emplacement de camping partagent quelques moments intéressants vocalement parlant. Ma copine en avale son petit Kant illustré et ses potes me traitent de noms de morue en suédois. C'est la dernière de mes préoccupations.


Discuter ? Pas tellement. Pas besoin. Je n'aime pas les hommes trop bavards de toutes manières. J'apprend juste son nom, son âge et quelques détails sur sa vie et ses vacances un peu plus tard dans la semaine. 

Fatalement, il doit repartir chez lui, à Malmö. Il me demande de le rejoindre dès que possible, il m'attendra. Il me laisse son adresse et son téléphone. Je fais de même.


Evidemment je n'y suis jamais allée. Je ne lui ai jamais téléphoné, ni écrit. Lui non plus. 

J'ai retrouvé mon chéri brun en rentrant de vacances. Qui m'a plantée quelques années après (et pas quelques mois comme je l'avais écrit à tort). Mais entre temps, il a été plutôt content - et assez surpris - par nos retrouvailles. J'avais fait un stage de conduite intensive si on peut dire. S'il a eu des doutes sur ma fidélité, il n'a jamais évoqué le point.

De cette semaine, il ne me reste rien, ni photos, ni lettres et pour cause, pas même un gri-gri qu'il m'aurait offert. 

Je n'ai gardé que le souvenir de la douceur de sa peau, de ses yeux bleus en amande, des muscles de son torse et de ses bras, de ses cheveux blonds mi-longs qui venaient courir sur sa nuque.

Pas de regret, aucun : je ne suis pas sentimentale, je ne regarde pas en arrière et surtout je n'aurais pas supporté la vie en Suède, (2 mois de jours courts et froids me rendent déjà hystérique, alors 6 mois glacés et sans jour, tu parles), comme il n'aurait pas supporté la vie à Paris.  La distance aurait fini par nous séparer  et nous avions probablement assez peu de choses à nous dire, malgré le fait qu'il soit un dieu vivant et le roi de la cabriole. Oui, je dois être masochiste, parce qu'après tout, que peux-tu attendre de plus dans la vie ?

C'était une parenthèse enchantée dans la parenthèse enchantée, c'est tout.

Simplement quand je suis tombée sur son presque sosie dans une série vampirique, plus de 30 ans plus tard, il y a quelques lointains souvenirs qui sont revenus à la surface de mon cortex. Curieux d'ailleurs comme ils sont précis, vu le peu de choses que je stocke d'ordinaire.

Et un petit, tout petit cutter a découpé mes entrailles en morceaux. 


Mais tout va bien, je maîtrise mon système hormonal aujourd'hui.

Enfin je crois.

06:01 Publié dans Les chroniques à Manu, Sexe & Co | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : amour, vacances, suède, souvenirs | |  Facebook | |  Imprimer | |

16/11/2011

Et si ?

La vie se joue parfois à pile ou face.

Et le destin tiens parfois à des évènements tellement minimes que c'est assez incroyable.

Je me suis souvent demandé ce qui ce serait passé si tu avais tourné à gauche, au lieu de tourner à droite ?

Si j'avais continué le piano ?

Si j'avais suivi ce sublime suédois chez lui à Malmö (et oui, cette obsession ne date pas d'hier) au lieu de rejoindre mon petit copain de l'époque qui m'a planté quelques mois plus tard ?

Si j'avais eu le courage de passer ce concours au lieu de céder à la facilité ? 

Que ce serait-il passé ? Ma vie aurait-elle été différente ? 

Peut-être.

Surement.

Ou pas.

J'aurais certainement fini telle que je suis actuellement : casée, génitrice (mais pas tellement mère) clampin  dans une boite quelconque, douée pour pas grand chose à part faire l'imbécile et se faire remarquer pour de mauvaises raisons.

Bon je n'aurais peut-être pas tout à fait eu le même meuri, ni les mêmes extensions, ni le même boulot.

Mais je suis assez convaincue que ma vie ne serait pas fondamentalement différente

Parce qu'on finit toujours par devenir ce que l'on est...

(pitin c'est beau on dirait du BHL)

Mais peut-être que dans un univers parallèle un autre moi-même brune, politiquement correcte, brillante et mère attentive de 4 enfants vient d'être nommée PDG de la world company.

Et que dans un autre, je suis rousse, camionneuse en Australie et pacsée avec un kangourou.

Pendant que dans un troisième, je suis une diva de la soul has-been, noyant son chagrin dans l'alcool et les gigolos.

Un jour si tu es sage je t'expliquerais la théorie des univers parallèles, mais là j'ai piscine et après manucure.

En plus mon kangourou vient d'appeler, il parait que mon 15 tonnes est mal garé et qu'il va partir à la fourrière.

 

(s'il y en a que ça intéresse, je raconterai un jour l'histoire du suédois. Le meuri ne lit pas mon blog, je peux. Et tu comprendras peut-être ma passion pour le nordique. En gros si tu veux une image, le nordique c'est l'Islande : froid dehors et chaud bouillant à l'intérieur)

 

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Heu ben non là je ne veux pas...

 

06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : vie, choix, si | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/11/2011

Je suis un bisounours

Si.

Je t'assure. 

Je suis un être bon, doux aimant et compréhensif.

Sous cette carapace dure et inflexible se cache un coeur qui ne demande qu'à s'émouvoir devant des poneys montés sur des licornes roses décorées de petits smileys kikoulols.

J'aime mes voisins, j'aime ma belle-famille, j'aime mes collègues, j'aime toute la blogosphère, j'aime les petits lapins chinchillas pleins de poils.

Je veux répandre l'amour autour de moi et chanter avec les enfoirés pour le téléthon.

Je veux pleurer devant Bambi en mangeant des marshmallows et écrire des cartes de voeux pleines de guirlandes et de bisous.

Je veux même envoyer des mails de Saint Valentin et dire au monde que je l'aime tout plein beaucoup énormément.

Vous êtes tous beaux, lumineux et tellement gentils.

Oui, vous l'avez compris, en fait ...

Je suis un bisounours...

 

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Mouahahahahahah (sérieusement Maurice, t'y a cru deux minutes ? Naaaaaan....)

Merci à Galliane pour l'illustration et l'inspiration.

06:01 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : gentillesse, bisounours, amour | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/11/2011

La fête pas les fêtes

En préambule j'ai problablement écrit le même billet l'an passé. Et il y a deux, trois et quatre ans.


Tous les ans j'écris le même billet, en fait. Mais ce blog me servant de psychothérapie au petit pied, il est normal que j'y étale mes troubles obsessionnels compulsifs.


Les fins d'années sont meurtrières. Privé de lumière, mon organisme donne des signes inquiétants de démence saisonnière (boulimie, humeur de pittbull, idées fixes, hibernation, somnolence, et alcoolisme).

C'est à ce moment précis quand ma forme est donc au top qu'arrive ma Némesis : les réjouissances de fin d'année.

Je ne supporte plus ni Noël, ni le nouvel an, c'est peu de le dire. 

Et cette détestation est exponentielle au fil des années

Pourtant, petite fille et même après, j'ai aimé ce moment. Jusqu'à il y a une dizaine d'années c'était même un de mes petits plaisirs annuels que de préparer et de décorer avec soin.

C'est il y a dix/douze ans que la lassitude a commencé à s'installer.

Pour la fête du nouvel an d'abord. Ras-le-bol de tous les ans investir de l'espoir et s'échiner à prévoir une soirée qui au final s'avère rarement réussie. 

Entre plans galères, invités boulets, maladies imprévues, accidents, additions pharaoniques et autres réjouissances, sur une trentaine de saint-sylvestres plus ou moins célébrées, je peux compter sur les doigts d'une main celles où je me suis vraiment amusée. 

Et puis, en fin de compte c'est TOUJOURS la même chose. Mêmes menus, mêmes fêtes, mêmes animations, mêmes gens, mêmes tenues. J'en arrive à un stade où la simple idée d'embrasser un terrien à minuit en lui souhaitant une bonne année me colle des plaques.

Après la lassitude du nouvel an est venue celle de Noël. J'ai été progressivement écoeurée par ce qui, il faut bien l'admettre, est devenue plus une orgie consumériste qu'une fête de famille.

La fête du kikalaplusgrosse boite à cadeau.

Voir les gens se précipiter dans les magasins pour tenter d'avoir le plus beau sapin, le plus gros caddy, la maison la mieux décorée, le meilleur réveillon à tout prix me laisse dans un état proche de la catatonie.

Je trouve même (à titre personnel) assez indécent cet étalage de bouffe, jouets idiots, et cadeaux en tous genre à un moment où 7 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté en France. 

Un peu de retenue ne ferait pas de mal. Et n'empêcherait en rien des fêtes réussies et joyeuses pour ceux qui le souhaitent et le peuvent.


Ce sera donc service minimum une fois de plus. Un repas de réveillon de Noël avec mes parents qui en ont pris l'habitude et s'en réjouissent. Point.

D'autant que je n'ai pas un sens très développé de la famille. Et que la seule idée de partager une fête avec la mienne (parent exclus) m'évoque plus une surprise partie pendant la nuit des morts-vivants avec la famille Addams que des retrouvailles chaleureuses.

Quant à la belle-famille, je suis déjà sous anti-dépresseurs à la seule idée d'un réveillon quelconque avec eux.

 

Loin de moi l'idée de jouer les mères la morale et d'empêcheuse de fêter en rond. 

Pour ceux qui veulent en profiter, enjoy ! Au maximum.

En ce qui me concerne ce sera tranquille au chaud dans mes pantoufles, en attendant avec impatience le 02 janvier qu'on me lâche enfin les baskets avec les réjouissances findannières.
 
Pour revenir enfin à une vie normale. Et à des fêtes improvisées.

Ce sont les meilleures, sans aucune contestation possible.

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : noel, 31 décembre, fêtes de fin d'année | |  Facebook | |  Imprimer | |