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08/11/2011

J'aurais voulu....

... Oui, j'aurais voulu écrire un billet spirituel, drôle et détendu du string, comme d'habitude.

Car tout le monde sait que l'écriture spirituelle, drôle et détendue du string coule dans mes veines comme la vodka dans celles de Jean-Louis Borloo.

Je sais, arrêtez les compliments, vous êtes sympathiques mais ma modestie en souffre...

Sauf que...

La dépression hivernale ayant décidé de me mordre sauvagement dans le cou, la spiritualité et l'inspiration s'envolent loin de moi telle la colombe cherchant un havre de paix loin du bruit et de la fureur de la société contemporaine.

(pitin, c'est beau, je m'émeus moi-même)

J'ai donc décidé de me rouler en boule dans un coin  en me gavant de trucs gras et sucrés.

Je ne ressortirai que fin janvier hirsute et obèse. Mais joyeuse.


Je n'avais donc trouvé que 3 sujets pour faire un billet aujourd'hui, au choix

1/ La dépression hivernale

2/ Comment se suicider rapidement et à moindre frais, rigueur oblige

ou

3/ Les vampires suédois à tablettes de chocolat

 

Après rapide sondage auprès de mon entourage féminin, étonnamment le troisième sujet a été plébiscité. 

Ah, le psy payé par le meuri vient de me dire dans l'oreillette que c'est obsessionnel, et qu'il faut que je me soigne, il parait que ma thérapie commence immédiatement.

Pas de vampire suédois lubrique pour vous. Le psy me dit également qu'il faut que je raccroche avec la réalité, qu'il doit être probablement gay ou marié, ou les deux et zéro chance qu'il s'intéresse à une foldingue de deux fois son âge, pas très aidée physiquement et qui perd les pédales à la vue d'un biceps culturiste.

Mais vu que Sigmund Freud me bride sur mes pulsions, je vais avoir un léger problème d'agressivité pendant quelques jours qui va se traduire par une pluie d'insultes incontrôlées sur tout ce qui me contrarie ou me déplait.

 

Par exemple, au hasard : Orelsan c'est de la MERDE. Des paroles à chier, un flow de navet neurasthénique qui veut imiter Eminem.

Lui ce serait plutôt Carambar. (humour, jeu de mots bilingue et confisiers, subtilité, ...). 

Ca c'est fait. Au suivant.

 

Pssstt, sinon le psy et le meuri sont en train de discuter ensemble, ils ne regardent pas, on en profite pour s'en faire une petite dernière pour la route ?

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Promis, après j'arrête.

04/11/2011

Putain, 30 ans...

.. Ou presque.

28 ans et quelques que je connaissois le meuri.

2 ans de fréquentation, 3 ans de vie dans le pêché et ... Gloups .. 23 ans de mariage.

Plus de la moitié de ma vie avec le même individu, donc. Qui devrait être canonisé de son vivant pour avoir réussi à me supporter tout ce temps.

Quand autour de nous il y a quasiment plus de familles recomposées que de couples au long cours, nous commençons à faire faire figure d'incongruité.

Ne me demandez pas comment nous faisons, je n'en sais strictement rien.

Passées les 3 années premières années de chouchou et loulou, évidemment que notre relation a évolué. On en est plus à se donner des petits surnoms en public et à se regarder le blanc de l'oeil.

C'est normal somme toutes, les gens qui s'aiment comme au premier jour restent assez rares, il faut bien le dire.

 

Je connais mes parents, 53 ans de mariage, 63 ans de fréquentation et toujours à roucouler comme des pigeons. A part eux ? Personne.

Pourquoi, donc ? En ce qui concerne le meuri,  je n'en sais rien, vu qu'il me regarde en permanence d'un air mi-exaspéré, mi-atterré. Je suis son poil à gratter, son fardeau à trimballer, la punition divine qu'il doit subir sans savoir pourquoi en homme de devoir qui n'abandonnera jamais le navire quitte à couler avec.

 

En ce qui me concerne, il a une énorme qualité : il me fiche une paix royale. Même si mes lubies le tétanisent, il me laisse passer ma vie dans l'ordi, aller boire des canons avec mes copines, rentrer totalement ivre et me comporter comme une ado attardée.

Pour ma part, je le laisse regarder Thalassa, se promener en forêt, cuisiner des boeufs bourguignons et râler en permanence.

En fait, je pense que notre couple fonctionne parce que fondamentalement nous nous fichons la paix. Et parce que nous sommes indépendants tous les deux. Si l'un de nous deux ne l'avait pas été, il y a longtemps que nous ne serions plus ensemble.

Nous nous sommes mariés pour rester ensemble mais pas pour faire tout ensemble, toute la vie. 

D'ailleurs, cerise sur le gâteau, nous n'avons absolument pas les mêmes goûts.

Un genre de mariage de la carpe et du lapin, vu de l'extérieur. Vu de l'intérieur aussi, d'ailleurs.

Et pourtant, comme je le disais au départ, j'ai passé presque 30 ans de ma vie avec cet individu qui a réussi en prime à me convaincre de procréer deux fois de suite, malgré mon aversion caractérisée pour les humains de moins de dix ans.

Ceci restera un des grands mystères de l'univers, avec les pyramides, le triangle des Bermudes et les ventes de disques de Christophe Maé.

S'il y a bien un point sur lequel le meuri et moi sommes d'accord, c'est celui-la.

 

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Si si ça existe sur le marché, je veux exactement le même faire-part pour mon prochain mariage 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : mariage, durée, relation | |  Facebook | |  Imprimer | |

31/10/2011

Lèche-bottes blues, je chante le lèche-bottes blues

La promo appuyée c'est ultra-pénible.

 

Voir dans tous les médias les mêmes acteurs/chanteurs/quidams raconter en boucle combien le film/disque/épilation du string était formidable, le meilleur de leur vie, et qu'il faut absolument aller voir ce chef-d'oeuvre impérissable me donne juste envie de surtout ne PAS y aller.

Trop de promo tue la promo.

A l'intérieur de cette avalanche de bonheur sucré, il y a un degré supplémentaire dans la douleur épidermique. 

Le léchebottisme chronique. 

L'acteur qui repeint entièrement le réalisateur en rose. Le chanteur qui rend un hommage appuyé à un de ses aînés (mort ou ringard la plupart du temps). Les présentateurs télé qui sortent la langue.

Les cire-pompes, les turlutteurs, les rampants, les à-genoux.

Insupportable.

Prenons par exemple (au hasard) quelque chose qui touche au réseaux sociaux. Le passage la semaine passée de l'émission "Le grand Webze".

Non pas que je veuille critiquer l'émission que je n'ai d'ailleurs pas regardée pour être tout à fait honnête.

Je me méfie terriblement des exercices du style "on s'invite entre potes, parce qu'on est tous les plus beaux et les plus intelligents et on parlera de notre nombril qui est super-intéressant, surtout pour nous, en fait"

Si j'ai tort sur ce point, je veux bien faire le tour de Notre Dame à genoux en pénitence. Et dieu sait que j'ai mal au genou en ce moment, c'est dire.


Je veux parler de ce qui a entouré l'émission. L'avalanche de "attention ça va commencer, c'est la meilleure émission of the world de l'univers" avant  ; et de "mais mon cheeeeriiiiiii que tu étais beau, que tu étais télégénique, comment tu étais trop le phoenix des hôtes de ce bois, je fais un billet immédiatement dessus tellement je kiffe" après.

Gerbique. 

En rajouter des couches pour ... Pourquoi au fait ? Etre gentil ou altruiste ? Ca m'étonnerait.

Se faire bien voir ? Progresser ? Se faire des copains ? Ou dans ce cas précis, passer éventuellement dans l'émission histoire de se faire une petite branlette audiovisuelle ? Avoir ses 15 minutes de célébrité ? 

Beaucoup plus probable.

Le lèche-bottes pense qu'il progressera en faisant reluire ses contemporains, ce qui est probablement le cas d'ailleurs, la franchise étant une valeur en nette perte de vitesse dans une ère où tout et tout le monde est tellement beau qu'on a l'impression de vivre à Disneyland en permanence. Il ne faut pas fâcher, il ne faut pas décevoir, il faut flatter pour réussir.  

Le lèche-bottes a le vent en poupe. Il ira loin, tant mieux pour lui d'ailleurs.

Pour ma part féliciter quelqu'un pour une jolie prestation, tant qu'on veut.

Sortir le cirage et le chiffon polish, non merci.

Si c'est bien, je le dis. Si c'est mauvais, je le dis aussi. 

Au pire, je ne dis rien. Quelque soit mon interlocuteur.

Avec l'âge j'ai quand même appris à dire "c'est mauvais" avec les formes pour éviter de blesser, notamment les gens que j'estime. Et même parfois à en rajouter un poil pour obtenir ce que je veux. Voire à dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre pour leur faire plaisir. Mais sans plus.

C'est probablement la raison de ma non-ascension sociale (avec l'incompétence, la paresse et un caractère de merde, bien sur)

Mais au moins je reste debout sur mes mes talons de douze. Sans avoir eu besoin de sortir la brosse à reluire pour me les payer.

Le père La Fontaine avait déjà tout compris "un flatteur vit toujours aux dépens de celui qui l'écoute"

Preuve à l'appui

 

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25/10/2011

Maitre du monde... Mais incognito

Maître du monde c'est mon truc depuis l'enfance.

J'aime commander à mon entourage, voire le torturer un peu au passage.

Je veux qu'on s'exécute sans moufter.

J'adore influencer les gens pour les amener à penser comme moi. 

Car je suis le grand tout. 

(non pas la piqure, doc, je serai sage promis).


Donc, maître du monde oui, mais ... incognito.


Parce que la célébrité s'il y a 20, 30 ans c'était juste pesant, mais assez agréable, aujourd'hui, elle n'offre strictement plus aucun avantage.

Il suffit que vous sortiez de chez vous et que vous vous grattiez le nez pour que 140 personnes vous prenne en photo avec leur portable et envoient un gros plan de vos crottes de nez sur internet.

Le moindre de vos gestes est épié, scruté. La moindre de vos paroles, analysée. Quant à la bourde potentielle, la sortie de boite en vrac à 4 heures du maitn  ou la gamelle ridicule dans la rue, elles font le tour du monde en trois secondes.

L'enfer sur terre, de quoi devenir fou. 

Pas étonnant que les people, ou ceux qui prétendent l'être finissent souvent par péter une durite.

Sans parler de la versatilité de la célébrité qui fait que vous pouvez passer en deux jours de la gloiritude à l'anonymat le plus total. De façon foudroyante.

Plus sérieusement ce long préambule sans aucune logique sert uniquement à dire que si j'apprécie d'être reconnue pour ce que je fais (ou ce que je suis) (ou la tonicité de mon fessier) je ne veux pas  être connue. 


Avoir une vie publique en pleine lumière, très peu pour moi. Paradoxal pour quelqu'un qui raconte sa vie à longueur de pixel.

Reconnue mais inconnue... Appréciée mais anonyme.. Mise en scène mais en ombre chinoise... Maître du monde mais incognito.

Ce qui est probablement dans notre société du spectacle une équation sans solution.

De toutes manières, vu qu'il y a peu de chances pour que je quitte un jour l'anonymat, le problème ne se posera donc probablement jamais.

Et heureusement.

Je vais donc continuer à tyranniser mon entourage à l'abri des sunlights des tropiques.

Et rester maître de mon petit monde sans que le grand monde s'en aperçoive.

Je préfère définitivement être une never will be à une has been. 

C'est tellement plus confortable.

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06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : anonymat, célébrité, lumière, ombre | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/10/2011

J'ai découvert True Blood 4 ans après tout le monde...

 

... Le problème c'est que je ne m'en suis pas remise.

 

Je m'arrange souvent pour être à la pointe de la modernitude.

Mais parfois je loupe des choses parce qu'a priori... Il faut toujours se méfier des a priori. 

Comme la moitié de la civilisation occidentale j'avais entendu parler de True Blood, la série US avec des vampires qui vampirisent.

Bon les vampires, leurs capes, leurs canines rétractiles et leur cercueils j'en ai un peu fait le tour. Surtout que - et je vais me faire des copines - c'est pas le rouleau compresseur Twilight et ses minettes en folie qui allaient me réconcilier avec le genre.

Un vampire à brushing qui va au lycée... Euh excuse-moi mais le comte Dracula il doit se retourner dans sa tombe.

Ah on me dit dans l'oreillette que Dracula se retourne dans sa tombe toutes les nuits, c'est même quasiment son occupation principale.

Le vampire mes chéris c'est le papa du gothique. Il doit être sombre, classieux et envoutant.  C'est lui le vrai romantique. 

Le romantisme avec fleurettes et licornes roses étant une invention moderne. Le romantique de base est passioné, torturé et noir. Et meurt à la fin dans des souffrances atroces c'est mieux.

 

Donc hors de ma vue vampire à acné pubertaire. 1/ j'ai passé l'âge. 2/ Même quand j'avais l'âge ça me saoulait déjà gravement l'hémoglobine.

 

True Blood donc, a priori, bof.

Surtout qu'une promo de ce style ...

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Me paraissait un poil tapageuse, voire racolatrice.

Ceci dit j'avais quand même repéré les tablettes de chocolat du blondinet à gauche

 

Jeudi dernier, au lieu d'aller me coucher après le film et de faire enfin une nuit raisonnable, j'ai zappé pour tomber sur des épisodes diffusés sur NT1.

Au bout de 40 minutes et quelques d'historiette assez simpliste à base d'amour pas facile entre une blondinette humaine et un beau ténébreux vampiriste, pas convaincue, je m'apprête à décrocher quand...

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OUHLA !!

Une scène genre tellement chaude patate que j'en reste pantoise la bouche ouverte devant ma télé. 

Du cul (joli en plus)

Dans une série US.

En action direct live.

Et après on va dire que les américains sont puritains.

On oserait même pas faire la même chose avant minuit dans le journal du Hard et encore

Du coup, ben je creuse quoi.. Je regarde des extraits, tout ça.

(surtout les extraits croustillants, tu me connaissois)

Et je m'aperçois que le joli blond suédois du dessus il a AUSSI un postérieur très.. Enfin... très..

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Bon là on le voit pas trop, mais les tablettes de chocolat sont bien aussi.

 

Tu connais mon addiction naturelle pour les scandinaves à tablettes de chocolat et fessiers rebondis ?

Surtout quand ils portent des marcels et jouent des rôles torturés.

Voilà.

J'ai du me faire 8 ou 9 épisodes en 2 jours (en streaming coucou Hadopi, ça flotte ?). Sachant qu'en plus des personnages principaux, tous les autres copulent également comme des oppossums à la saison des amours avec tout ce qui leur tombe sous la ... main (l'action se déroule en Louisiane d'où les oppossums). Dans un climat compliqué de relations difficiles humains/vampires avec un serial killer fou qui traine dans les parages.

Tu peux DONC imaginer le degré de sexytude torride qui se dégage du truc. Ton écran de télé ou d'ordinateur se couvre presque de buée tellement c'est chaud.

Dimanche, entre la finale de rugby le matin et ses joueurs moulés dans leur maillot, et les épisodes de True Blood l'après-midi, le soir j'étais aussi énervée qu'une puce qui aurait avalé une barquette d'amphétamines.

Bon ok, j'ai le meuri. Mais enfin le meuri il a genre les tablettes de chocolat avec les noisettes au fond si tu vois ce que je veux dire...

(Oh ça va, hein, je l'ai pas gardé près de trente ans pour rien non plus)

 

Je crois que le blondinet va être mon nouveau chéri de l'année. Et finalement ce n'est pas plus mal d'avoir 4 saisons de retard, je vais pouvoir me visionner des dizaines d'épisodes avec fessiers et tablettes de chocolat à la chaîne pour le plus grand plaisir de mes pupilles (coucou Hadopi, ça gaze toujours ?). 

 

Sinon ne dites rien à ma mère, elle pense que je regarde Arte tous les soirs...

 

(et si un jour quelqu'un voulait bien m'expliquer pourquoi le scandinave à fessier rebondi et à tablettes de chocolat met ma libido au niveau de l'éruption du volcan Eyjafjallajokull ça m'arrangerait aussi. Merci. Bisous)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : true blood, eric, sookie, bill, vampires, twilight, scandinave | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/10/2011

Les clés du sommeil

Moins de pouet pouet tagada et plus de partage de connaissance ?

Tu en as rêvé (quoique), Manu le fait (t'as vu je parle de moi à la 3ème personne, c'est le début de la fin)

 

Si tu suis un peu le fil de l'histoire de le blog, tu sais que j'ai fait un stage la semaine dernière.

Ou pas, parce que globalement, je te l'accorde c'est une information dispensable.

Ceci dit, pour revenir à la formation, au milieu de trucs dont tu n'as strictement rien à cirer, et pour cause, on nous a quand même dispensé quelques informations qui peuvent servir.

Comment gérer son stress, par exemple, et l'importance du sommeil.

Vu le nombre de "1 h du matin, pas encore couché" et "7h, vite 12 litres de café, j'ai encore la tête dans le c..." que je vois passer sur les réseaux socialistes,  un petit topo sur le dodo me paraissait assez utile.

Bien évidemment, je ne suis pas une spécialiste et je peux émettre des approximations et des idioties. Les précisions et informations complémentaires seront donc les bienvenues

 

D'abord qu'est-ce que le sommeil ?

Question idiote, dis-tu ? Pas tant que ça.

Loin d'être une perte de temps ou un état agréable, le sommeil est un état qui permet à ton organisme de se régénerer ...

Il est découpé en cycles. Un cycle dure très précisément 90 minutes. 

Les cycles se décomposent comme suit

hypnogramme.png

T'as vu je fais les choses bien, t'as vu, je te sors un schéma professionnel de la profession.

 

Ton cycle de sommeil commence par deux stades de sommeil léger : tu te réveilles facilement, tu perçois même parfois encore les stimulations extérieures. Progressivement tu plonges dans un sommeil lent ou profond pendant également deux stades.. Au bout de 90 minutes tu remontes progressivement vers un stade de sommeil léger avec à son apogée une phase de sommeil paradoxal caractérisée par les rêves et les mouvements oculaires rapides (MOR ou REM en anglais, ami de la musique, bonsoir)... Pour repartir en sommeil léger, profond, et ainsi de suite jusqu'à ton réveil.

Plus tu avances dans la nuit, plus les phases de sommeil profond sont courtes et celles de sommeil léger et paradoxal, longues.

Ce sont pendant les deux premier cycles que les phases de sommeil profond sont les plus longues.

Ces deux premier cycles sont donc les plus récupérateurs puisque c'est pendant le sommeil profond que ton organisme se régénère (et fondamentaux pour les enfants et les adolescents puisque c'est pendant le sommeil profond qu'est secrétée l'hormone de croissances).

Le sommeil paradoxal servant de "nettoyeur". Comme un ordinateur ton cerveau trie les informations accumulées pendant la journée et les classe dans tes fichiers cérébraux ou ta recherche perso ira les sortir quand le besoin s'en fera sentir.

C'est pourquoi les rêves sont souvent une accumulation de scènes sans logique ni lien entre elles. Tu rebootes.

Bon après papa Freud dit aussi que ton inconscient turbine et t'envoie des messages, et que le fait de rêver que tu fais une partouze déguisée en lapin avec l'intégralité du XV de France, plus les remplaçants, Barack Obama et Nadine Morano signifie vraisemblablement que tu as un gros problème avec ta mère.

Et moi je te dis qu'à ta place si je rêvais de Nadine Morano, je demanderais illico mon internement volontaire.

Enfin bref, revenons à nos moutons (humour, dodo, moutons, tout ça)

Tu récupères donc en première partie de nuit et tu rebootes en seconde. Si tu ne récupères pas, tu ressembleras rapidement à Liliane Bettencourt. Si tu ne rêves pas.... Au bout de quelques jours tu deviens   Liliane Bettencourt aussi, version Alzheimer. 

Et tu récupères d'autant mieux que tu te couches AVANT minuit obligatoirement. Et oui, mon pt'it gars tu es génétiquement programmé pour dormir comme les poules et ton premier cycle de sommeil commence vers 8.30/9 h avec l'arrivée de l'obscurité même si tu ne t'en rends plus compte, grâce à la fée électricité.

Et si tu loupes ton premier cycle, il faut attendre 90 minutes avant que l'endormissement revienne.

Soit vers 10 / 10.30 h. Comme on ne te demande pas de te coucher comme un gallinacé, 10 / 10.30 h est donc une heure optimale pour avoir un sommeil harmonieux, en accord avec ta programmation naturelle.

Evidemment si tu t'acharnes sur ton ordi, sur Grand Theft Auto ou si tu regardes Saw 6 à la télé, ton cortex va être tellement stimulé qu'il va avoir du mal à déconnecter. 

Arrêter de tapoter sur ton mac, sur ta manette de ta console ou de regarder la tévé et prendre un bouquin, un petit moment avant d'aller te coucher est la meilleure solution.

Et surtout pas de télé dans la chambre, ni de smartphone en guise de réveil à côté de ta tête. Les ondes électro-magnétiques, ça perturbe tes ondes cérébrales.

Et tu peux te fiches de moi avec mes tisanes, mais les bonnes plantes, ça peut favoriser le sommeil.

Comme le lait d'ailleurs qui contient naturellement du tryptophane, un acide aminé qui favorise l'endormissement. Nos grands-mères ne racontaient donc pas que des fariboles.

Après les perturbateurs du sommeil sont nombreux (le stress c'est magique pour ne pas réussir à dormir) et sa mécanique délicate. Si tu t'énerves au mauvais moment ton organisme va libérer du cortisol qui va t'exciter (oh oui, excites-moi) et  contribuer à ton réveil... en plein milieu de nulle part.

Quant à la sieste récupératrice, pas plus de 20 minutes ! Au delà tu t'enfonces en sommeil profond, tu peine à te réveiller, et tu es complètement à l'ouest pour le restant de la journée.

Mon petit truc perso pour tenter de mieux dormir ? (ouais parce qu'en cadeau bonus de l'avancée en âge tu récupères aussi un sommeil qui vient quand il veut) : tisane et cure de tranquital.

Ce n'est pas de la drogue contrairement à ce que le nom pourrait laisser penser ce sont des petits cachets aux plantes. Ca fait effet au bout d'une dizaine de jours. Et ça marche assez bien.

Euh, en fait si j'arrêtais de m'acharner sur mon ordi et sur la télé le soir, et de regarder esprits criminels qui commence à 22.30 tout pile pour se finir à minuit et des bananes, ça marcherait probablement mieux aussi.

Pour finir sur les rêves et pour répondre à toi qui me dit "je ne rêve jamais", c'est impossible. Sinon tu serais neuneu depuis longtemps. Tu te réveilles juste loin d'une phase de sommeil paradoxal. Et tu ne te  souviens plus de tes rêves, c'est tout.

Il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait que moi qui rêve de partouze avec le XV de France.

Non mais alors.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Les pt'its trucs à Manu | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/10/2011

Anatomie du stage

Mes différents patrons ont eu la folie de me payer des formations diverses et variées pendant de longues années.

Dont encore une la semaine dernière. 

Certaines ennuyeuses, certaines utiles, d'autres totalement superfétatoires, dont le seul intérêt était de passer une journée aux frais de la princesse, à dormir sur une chaise, voire à twitter en douce sous la table. 

Et à observer mes co-compagnons d'apprentissage.

Bizarrement, dans cet échantillon concentré des caractères humains on retrouve toujours un peu les mêmes archétypes. Est-ce à cause du lieu clos, de l'effet de groupe et des conditions particulières ? 

Va savoir, Charles. 

Joue donc avec moi et dis-nous si tu retrouves tes copains au milieu de ces quelques personnages croisés régulièrement.

 

La psychosée : désolée mes soeurs mais j'ai plutôt rencontré des femmes  pour ce type de "personnage". Celle qui confond stage et psychothérapie. Déteste en vrac son boss, son mec, son poisson rouge et à un léger problème de communication avec ses collègues. Finit par lâcher qu'elle a un "petit souci" avec sa maman et fond en larmes à la fin de la journée. Voire finit en crise de nerf et évacuée par le SAMU.

 

L'introverti ou le timide : ne décroche pas un mot. Rougit quand on lui demande de prendre la parole. S'évanouit dans les jeux de rôle. Et finit par murmurer "c'était super le stage, ça m'a beaucoup aidé"

 

Le suiviste : est toujours d'accord, tout le temps, avec tout le monde. Hoche de la tête en permanence. Et quand on lui demande son avis, déclare "comme mon voisin"

 

La râleuse : grommelle en arrivant. Le stage lui rallonge son trajet. De toutes façons elle n'avait rien demandé. En tous cas pas ce stage. La salle est trop froide. Puis trop chaude. La pause café est trop courte. Au déjeuner de midi, il n'y a que des trucs qu'elle n'aime pas. Est-ce qu'on peut finir tôt parce que vous comprenez, j'ai un quart d'heure de plus que d'habitude. Les stylos fournis ne marchent pas. Sa chaise est dure. En aparté, la formatrice est nulle. La prochaine fois je ne viens pas. Manque de bol pour tous, comme les impôts, la peste et le choléra, elle revient à chaque fois.

 

L'étourdi : arrive en retard. Son téléphone est déchargé il n'a pas pu prévenir. Il a cru que le stage était Rue Paul Pierre au lieu de Rue Pierre Paul. N'a ni stylo, ni papier. Se rend compte finalement qu'il assiste au mauvais module du stage. Et que son groupe était prévu le lendemain. Fait perdre deux heures à tout le monde.

 

Le boulet : ne comprend rien. Jamais. Ou alors en décalé. Deux heures après tout le monde. On est obligé de tout réexpliquer en permanence pour lui. Jusqu'à ce que la formatrice excédée jette l'éponge et le laisse se débrouiller. C'est là qu'il envahit ses collègues. Qui finissent par l'enfermer dans les toilettes à la première occasion.

 

L'absente ou la Bob Marley : est donc... absente ou plane. Fatiguée, non concernée ou totalement stone, elle au moins ne dérange personne. Sauf quand elle tombe de sa chaise parce qu'elle s'est endormie.

 

Le stressé surbooké : arrive en courant. Gigote en permanence. A des tics. Répond aux questions en hurlant. Casse son stylo ou tapote son bloc note avec en permanence. Consulte son téléphone toutes les 3 secondes. Sors de la salle tous les quart d'heures pour répondre aux appels ou parce qu'il a un mail urgent à envoyer. Est hystérique à 16 h parce qu'il a calé un rendez-vous important après le stage et qu'il va être en retard. Part en courant. Oublie la moitié de ses affaires. Revient en courant. Loupe son rendez-vous important. Est hystérique le lendemain du coup. Crispe tellement tout le groupe qu'il finit en burn out général.

 

L'anti-tout : fait généralement équipe avec la râleuse. A eux deux ils peuvent rendre fous un groupe de moines tibétains. Il est pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour. Systématiquement, quelque soit le sujet.

 

Le bon élève : cire-pompes déjà à l'école, il continue au bureau et avec la formatrice. Tout ce qu'elle explique est formidable. Il est toujours d'accord avec elle. Il opine du bonnet à toutes les explications et est volontaire pour réexpliquer à ses compagnons puisque LUI a tout suivi du début à la fin. S'assied à côté de la formatrice à table et boit ses moindres paroles. Avantage, vous pouvez éviter d'écrire et recopier ses notes a postériori puisqu'il a TOUT consigné jusqu'à la moindre virgule.

 

La moi-je : Sait tout mieux que tout le monde, a réponse à tout, tout le temps, 5 secondes avant tout le monde. Explique même son métier à la formatrice. En profite pour truster la parole et la conversation. Et pour raconter sa vie, son oeuvre, et étaler sa science. Monopolise l'attention, place des vannes, rit fort, se donne en spectacle. Se fait recadrer par la formatrice. Se calme douze minutes. Puis recommence. Exaspérante, mais on revient la chercher quand même pour regonfler l'ambiance quand tout le monde pique un somme après le déjeuner. 

Votre serviteuse étant une excellent représentante de cette dernière catégorie.

Mouahahaahhha

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : stage, formation, caractères | |  Facebook | |  Imprimer | |