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02/04/2013

Comment survivre à la communauté avec de jeunes adultes

Parent mon ami, tu as peut-être pour l'instant des mini-choses blondes et joufflues qui te courent entre les jambes en couinant et s'arrêtent éventuellement de temps à autres pour avaler une miniscule portion de steak haché ou te fixer en te disant "mamaaaan (ou papa)  zzzzeeee t'aimmeuh".

Je vais te rassurer immédiatement...

... Ca ne DURE PAS.

Comme je te l'ai expliqué précédemment il vont bientôt arriver au stade orang-outang neurasthénique version mâle et toupie hystérique version femelle.

Inévitablement.

Surtout qu'apparemment, nos amis marketeurs nous ayant concocté une nouvelle tranche d'âge pour nous refourguer leur camelote, à 10 ans les filles commencent désormais à réclamer des talons et du vernis et les garçons des pantalons sous-fessiers. Sans parler du fait que si tu n'as pas de smartphone à 8 ans tu es immédiatement fiché comme le loser de service dans la cour de recré, avec peu d'espoir de remonter la pente avant d'avoir intégré un lycée où personne ne te connait, et encore.

Au lieu de vous taper 5 ou 6 ans d'adolescence, jeunes parents, vous allez donc subir environ 10 ans de cette période délicieuse dont vous sortez en vous étonnant d'avoir réussi à ne pas tuer un seul de vos rejetons de vos propres mains et qui vous fait prendre 30 ans de plus d'un coup.

Comme je vous envie. Tellement. Trop.

Mais votre purgatoire ne se finit pas le jour où votre ado chéri, passe le bac franchit le cap des 18 ans qui lui permet d'arborer la pancarte "MAJEUR" sur son front et pour l'état civil.

Bien au contraire. 

Car vous allez devoir cohabiter avec un JEUNE ADULTE.

Oui, car si, hier, le jeune était expédié bon gré mal gré au service militaire puis à la chaîne chez Renault, aujourd'hui nous commettons l'horrible erreur de vouloir leur faire faire de LONGUES ETUDES.

Qui dit longues études dit stagnation au domicile familial pendant une décennie supplémentaire.

Et autant l'argument "tu pourras parler quand tu seras majeur" est valide en dessous de 18 ans.

Autant après non.

Oui, je viens d'écrire une connerie, j'en ai pleinement conscience, merci. 

Tu vis donc avec des individus qui

1/ Ne sont jamais là

2/ Ne sont là en fait que pour dormir et vider le frigo

3/ Prennent ton foyer pour un genre de camp de base et de ravitaillement en vue de courses lointaines vers des sommets escarpés.

Tu passes donc la majorité de ton temps à les géolocaliser et à remplir le frigo.

Car sache-le ami parent, si tu t'inquiètes pour l'hygiène alimentaire de ton enfant ou ton ado, la bonne nouvelle est que le jeune adulte refait des repas structurés.

La mauvaise est qu'il en fait quinze par jour.

A peine as-tu rempli péniblement ton caddie chez Auchan qu'il le vide aussi rapidement qu'une boite de strip-tease pendant une descente de la mondaine.

Le jeune adulte mâle mange les steaks hachés par douze, boit le jus de fruits par cubi de 15 litres et te descend un mouton entier plus rapidement qu'un bataillon de fourmis rouges affamées.

Sans compter le petit creux de 3 heures du matin, quand il rentre de soirée et qu'il te réveille en faisant rechauffer le reste de bourguignon "parce que y'avait rien à manger sur place".

C'est soit ça, soit le vomito dans l'entrée "parce que j'ai du manger un truc pas frais".

Mais bien sur, le truc pas frais y'avait marqué "vodka" dessus.

Bref, tu croyais en avoir fini avec les réveils nocturnes pour toujours ET BIEN NON, c'est reparti pour une bonne tranche de rigolade. 

Avec des gros bébés d' 1,80 m et de 80 kilos.

Le niveau du frigo qui se vide est parfois d'ailleurs un des seuls signes que ta progéniture est encore en vie. Car elle commence à avoir des relations (sexuelles ou amicales) qui ont un toit bien à elles. 

La dite progéniture considère donc qu'elle peut aller et venir entre chez toi et ses différents points de chute en toute sérénité. Pour elle. Pas pour toi. Car tu restes parfois 2/3 jours sans nouvelles autre que le "je ne suis pas là pour le moment, je vous rappelle très vite" du répondeur de son portable qui t'amène à déclencher le plan vigipirate en perdant le peu d'influx nerveux qui te reste.

Pour se souvenir qu'il habite encore chez toi, le jeune adulte marque néanmoins son territoire en empilant ses sous-vêtements qui jonchent le sol d'une chambre à côté de laquelle la centrale de Fukushima est un modèle d'ordre et de propreté. Car en plus d'y empiler les sous-vêtements, il s'y retranche souvent pour manger ses 15 repas quotidiens en y collectionnant les assiettes sales. 

Pour manger, il est souvent là. En revanche pour le reste, beaucoup moins.

Ce qui fait que tu te retrouves souvent à t'énerver car tu tombes (à nouveau) sur un répondeur qui t'explique pour la quinzième fois que son propriétaire n'est pas disponible alors qu'on l'attend chez sa grand-mère qui te hurle dans le cornet parce que son poulet est en train de brûler dans le four.

Car la famille du jeune adulte est, comme ton appartement,  un camp de base. 

Qui sert principalement à le fournir en billets de banque pour ses activités diverses, permis de conduire et études qui n'en finissent pas et coûtent un bras.

Etudes dont on n'a plus aucun contrôle au passage puisque le sujet MAJEUR reçoit ses papiers directement.

On a juste le droit à un "ouais ouais, ça va" périodique comme compte-rendu.

Ne t'inquiètes pas. Tu fininiras par le récupérer ton petit. La brebis égarée reviendra toujours assez tôt pour te donner son linge à laver quand il aura vraiment déménagé, te présenter la moitié de sa vie avec qui tu ne t'entendras pas et te fourguer ses rejetons le samedi soir quand ils voudront sortir tranquillou.

Oui, jeune parent, je sens que tu regrettes déjà.

Trop tard.

Tu as signé pour 25 ans. Dont, si tu as bien suivi ce qui précède, 15 infernaux et très onéreux.

Sinon j'ai du prozac si tu veux.

jeune adulte,relations,famille,cohabitation

Oui c'est à peu près comme ça que tu retrouves ton frigo au bout de 24 h

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : jeune adulte, relations, famille, cohabitation | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/03/2013

Le convoi de l'horreur

Hier matin, je prends mon RER de banlieue habituel direction le labeur qui m'octroie mon chèque à la sueur de mon front.

Non pas dans votre sens, la plèbe, mais de Paris vers la banlieue.

C'est tellement plus chic.

Le RER part normalement puis cahote, s'arrête en plein tunnel, repart, s'arrête à nouveau et j'entends vaguement à travers mes écouteurs "accident... perturbé... vous informe" .

Le train reste planté environ 10 minutes et repart à petite vitesse.

Je me replonge dans ma méditation musicale et relève la tête quelque minutes plus tard pour constater que le paysage qui défile ne m'est pas familier.

Le train continue de rouler, lentement, mais il roule.

Aucun point de repère. Je ne sais absolument pas où je suis. 

Et le train continue.

Sans s'arrêter. On en est déjà à une bonne demi-heure de trajet.

Sans aucune information

Puis le train s'arrête à nouveau sur une voie qui semble desaffectée.

Et c'est à ce moment précis que mon cerveau malade, embrumé par la consommation de substances alcoolisées diverses, le visionnage de films d'angoisse et de lectures d'ouvrages de science-fiction peuplés d'univers parallèle commence à disjoncter légèrement.

Oui, il est possible qu'un psychopathe pervers se soit emparé des commandes du RER nous faisant rouler pendant des jours sans eau et sans nourriture, nous obligeant à nous entretuer pour survivre pour sélectionner les plus résistants d'entre nous dans un dessein mystérieux ou pour les accoupler avec des aliens à têtes de harengs saurs.

Je regarde autour de moi, les autres passagers semblent légèrement agacés mais ne se doutent pas de l'horrible destinée qui nous attend.

La batterie de mon Iphone se vide implacablement et j'hésite à utiliser ses dernières forces pour envoyer un message désespéré sur twitter afin que mes followers préviennent ma famille, le GIGN et le quai d'Orsay.

L'angoisse monte. Je suis seule, désespérée et sans armes.

D'autant que le wagon contient une maman avec un bébé qui va se mettre immanquablement à hurler d'ici quelques heures quand nous n'aurons plus aucune provision.

Je tente de repérer des individus qui pourraient me croire et organiser la résistance avec moi.

J'évalue la situation et tente de me remémorer les notions de survie en milieu hostile apprises lors de l'ouverture des soldes dans les grands magasins : viser celle qui fait le plus de bruit et taper dans le plexus solaire en lui arrachant les bottes qu'elle a osé prendre avant nous.

Et faire diversion en criant "J'ai vu Fassbender au rayon chemises pour hommes"

Tout ceci ne m'est malheureusement d'aucune utilité dans un RER rempli de banlieusards qui peinent à distinguer un costume Armani d'une chemise la Halle aux Vêtements.

(oh ça va les banlieusard, JE PLAISANTE)

Il y a néanmoins quelques individus plus ou moins costauds qui pourraient faire barrage à l'ennemi si besoin était. Mais l'incrédulité se lit sur leur visage. Je vais avoir du mal, je le sens.

Au moment de me lever et de me mettre à hurler "ON VA TOUS MOURIR, ARRACHEZ LES SIEGES ET DRESSEZ DES BARRICADES DE PROTECTION", la partie restée rationnelle de mon cerveau m'incite à demander à ma voisine d'en face ce qui se passe.

La dame m'explique alors qu'un malheureux ayant choisi d'en finir dans une gare sur le trajet (paix à son âme) nous étions détournés sur le terminus de la ligne sans arrêt.

J'ai donc évité grâce à ce dernier réflexe de survie de passer pour une dingue et de finir aux urgence psychiatriques où ma famille aurait été obligée de venir me récupérer couverte de honte et d'acquitter en prime une amende gratinée de la part de la SNCF pour bris de matériel ferroviaire.

J'ai finalement mis presque une heure à arriver à destination alors que d'habitude mon trajet dure 15 minutes.

Et sinon, non, je ne me fais absolument jamais de films.

Jamais.

La preuve.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rer, trajet, incident, horreur, film | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/03/2013

La malédiction de l'Oscar

Court essai psychosociologique de moi.

Il parait qu'il existe une malédiction de l'Oscar.

Surtout pour l'Oscar de la meilleure actrice. Celle qui le reçoit, si elle est mariée, risque de divorcer dans l'année qui suit.

Les exemples sont relativement nombreux : Julia Roberts, Hilary Swank, Kate Winslet entre autres.

Et aujourd'hui, côté acteur masculin, c'est semble-t-il le couple a priori solide Jean Dujardin - Alexandra Lamy qui bat de l'aile

Hasard ? Simple Coïncidence ? Vraie malédiction secrète des pharaons égyptiens démoniaques ?

Chacun sa version.

La mienne est plus pragmatique.

C'est assez simple, en somme.

Quand tu te reçois un prix, une distinction, que tu connais un succès fulgurant, tu es pris dans un espèce de maelstrom euphorique qui te fait parfois perdre tes repères.

Sans parler de melon obligatoire, n'importe quel individu lambda à qui on répète des jours entiers qu'il est le phénix des hôtes de ce bois, même s'il a une base solide peut avoir une perte d'adhérence au sol.

Et tout ce qui faisait son univers jusqu'à ce moment peut valser au rythme d'un Harlem Shake débridé.

Pris dans cette douce folie, il arrive qu'il se détache progressivement de son ou sa partenaire qui lui ou elle ne vit pas du tout la même chose, ou reste dans l'ombre de la gloire.

Ce qu'on appelle en langage radiophonique "ne plus être sur la même longueur d'ondes"

Hypothèse optimiste : l'euphorie est passagère, le conjoint est patient et l'oscarisé touche le sol à nouveau assez rapidement en reprenant le cours habituel de ses occupations.

Hypothèse pessimiste : l'oscarisé(e) décolle durablement et perd de plus en plus le contact avec sa moitié. Qui finit par en avoir marre de dormir tous les soirs dans un champ de melon, ou de vivre en permanence à la traîne et va voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Ou inversement. L'oscarisé(e) décide que sa moitié est devenue trop terne pour son statut intergalactique et et choisit une bombe plus adapté(e) à son nouveau rang.

Tu peux adopter ce théorème des oscars à la vraie vie.

Je suis certaine que tu as connu des cas similaires autour de toi.

Comme la copine qui a eu une promotion de responsable commerciale avec 12 personnes à manager, une augmentation substantielle, un changement de statut et qui trouve subitement que son jules, ses costumes Célio, sa voiture tunée et ses potes supporters du FC Lens lui collent la honte auprès de ses nouveaux amis en Hugo Boss qui partent en vacances à Bali.

Je ne dis pas que c'est bien, je dis que ça arrive.

Oscar ou promotion, le mieux c'est de tenter de ne pas trop décoller du sol même si on te dit toute la journée que tu es la plus belle ou le meilleur chef de la world company.

De toutes manières, belle ou pas, tu risques un jour de retomber assez lourdement, rester au sommet étant un exercice relativement difficile. 

Et à ce moment là, la bombe que tu auras choisie parce qu'il fait mieux sur les photos que ton ex et sa petite brioche en yogging adidas te quittera parce que TOI tu n'es plus assez glamour à son goût.

Chacun son tour.

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Maudite statue

18/03/2013

Mort aux régimes

La nature est une pute.

Elle donne à certaines (rares, je te rassure) l'enveloppe filiforme de Kate Moss.

Et à d'autres celle du bibendum Michelin.

Pour couper court à toute polémique de ce côté, je trouve perso le bibendum Michelin très chou.

En cette période où le printemps arrive nous allons être tous incités à tenter de ressembler à Kate Moss donc, par les médias en folie, et par l'angoisse du premier essayage de maillot de bain.

Moi la première.

Sauf que tu ne peux pas, abandonne toute illusion à ce sujet.

Enfin si tu peux, c'est simple : tu arrêtes de manger. Et tu fais la gueule en permanence comme Victoria Beckham.

Et à quoi ça sert de rentrer dans un 36 fillette si tu n'as pas le sourire pour aller avec.

Car non, non, non et re-non encore une fois, pour la 3ème ou 4ème fois que j'écris ce même billet (mais je ne m'en lasse pas, et ça m'énerve toujours autant) il n'y a pas de régime miracle.

S'il existait, tu penses bien qu'on le saurait et tu n'aurais pas à tenter, année après année de reperdre ta brioche de l'hiver avec la méthode imparable à base de bave de limace péruvienne ou de jus de concombre moldave les jours impairs en alternance avec de l'extrait de lichen les jours pairs.

Si un quelconque charlatan essaye de te faire croire l'inverse, fuis à toutes jambes.

En bonus tu feras de l'exercice.

Surtout si le charlatan t'explique que son concurrent est un charlatan, et que sa méthode est efficace. N'est-ce pas Dr Cohen ? Tu peux bâcher Dukan, tu n'es pas tellement mieux avec tes conseils online pour perdre 10 kilos comme une fleur.

A propos de de Dukan, je ne vais pas dire une fois de plus tout le mal que je pense de ce monsieur. Tous les diététiciens et nutritionnistes sérieux qui récupèrent les rescapés  de cette méthode en piteux état en parlent mieux que je ne pourrais le faire. Et d'entendre qu'il veut lancer un chaîne de restauration rapide me donne envie de lui arracher les tripes à l'épluche-légumes et de lui faire bouffer après.

Le mot même de régime devrait être banni d'ailleurs sauf pour les gens en réel surpoids ou obèses qui doivent perdre du poids pour le bien de leur santé avant tout avec un encadrement nutritionnel et/ou médical sérieux.

Banni car en fait, le régime hypocalorique ne sert à rien ou à pas grand chose (sauf encore une fois dans les cas de surpoids ou d'obésité).

Et qu'il ne faut jamais croire les gens qui te disent que tu peux mincir vite, sans efforts et sans conséquences avec un "régime".

Si tu perds du poids vite et en te privant, ton organisme va stocker par "réflexe" dès que tu vas manger de nouveau à peu près normalement.

D'où l'effet yoyo. Qui s'amplifie au fur et à mesure.

Plus tu te prives, plus tu stockes, plus tu vas grossir, moins tu arriveras à perdre.

Et la reprise de poids est le moindre des maux. Carences, dérèglements, maladies digestives ou pire cardio-vasculaires peuvent découler d'années de ces régimes anarchiques et idiots.

Il n'y a pas 36 solutions pour perdre du poids durablement, et, au risque de te décevoir, AUCUNE miracle, facile et rapide.

Rééquilibrer ton alimentation, réduire un peu les portions mais manger à sa faim, arrêter le grignotage, limiter les produits gras et sucrés, se faire plaisir de temps à autres pour éviter le maxi-craquage. 

Consulter un bon spécialiste pour se faire accompagner si tu n'y arrives pas tout(e) seul(e).  

Et bouger ton popotin

Activité physique ne veut pas forcément dire sport intensif : marcher, monter les escaliers, passer l'aspirateur en musique et en rythme, ou promener ton chien au parc ça peut aider aussi si le sport ne passe pas par toi.

Et arrête de regarder ta balance dans le fond des yeux tous les matins. Ca évitera de faire des fixations. Rentrer ou pas dans un pantalon, ça peut être un bon indicateur aussi.

Sachant que si tu reprends le sport ou l'activité physique, le muscle pesant plus lourd que la graisse, tu peux ne pas perdres de poids dans l'absolu, mais ta silhouette va fatalement s'affiner.

Oui, je sais, c'est moche,  tu as lu les conseils de la presse féminine et de ses "spécial minceur" pendant des années pour rien, le poisson poché-carottes c'est déprimant,  Bradley Cooper est potentiellement gay, Madonna chante en play-back sur scène et on va tous mourir dans d'atroces souffrances.

Mais bon, tu peux rajouter un peu de crême fraîche sur ton poisson (c'est moins calorique que le beurre), des herbes de provence sur tes carottes, et une marque de vêtements en Suède pourrait mettre des mannequins faisant une taille réaliste dans ses boutiques.

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(Photo empruntée au site aufemininin.com)

Si l'initiative n'est pas du tout confirmée pour le moment, elle serait intéressante.

Ca éviterait  au moins aux femmes de vouloir se comparer aux gamines de 16 ans qui posent dans les magazines ou aux 5 %  de la population mondiale qui font une taille 0. Alors que 95 % sont plutôt au-dessus du 38/40 voire plus.

Personnellement j'ai dit adieu aux "régimes" depuis plusieurs années.  

Ok, j'ai éventuellement été pas trop mal lotie dans la loterie génétique. Mais comme tout le monde je regarde la peau d'orange sur mes cuisses en pleurant, et en jurant que je ne mangerais plus rien pendant les deux mois qui viennent.

Jusqu'au premier dessert appétissant qui vient se fourrer sous mon nez à l'insu de mon plein gré.

C'est à ce moment précis que mon cerveau déclenche le "on s'en fout du maillot de bain" et que mon bras se tend vers l'objet du délit.

Après tout les suédois aiment les femmes réalistes apparemment, je ne vois plus aucune raison de me restreindre ...

Bon en vrai j'ai la chance de manger en petite quantités, mon estomac saturant rapidement, je bois énormément de thé, je marche beaucoup, je monte les escaliers et je fais des danses sauvages dans mon living-room pour éliminer le surplus causé par le dessert ci-dessus. Mais à part ça,  j'ai réellement renoncé totalement à me torturer pour pas grand-chose...

 

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 Tiens à propos de dessert je te mets le gâteau qu'on a partagé pour l'anniversaire de mon papa samedi. Boh c'est mangue - framboise, que du fruit, rien du tout en calories.

Et si tu es sage je te donne l'adresse de la pâtisserie.

 

14/03/2013

Ma famille est une PME

Qui n'a pas un jour à croisé des parents frustrés de ne pas avoir fait carrière dans tel ou tel domaine et qui poussent leurs bambins à réaliser leurs rêves à leur place ?

Notamment dans les mondes artistiques ou sportifs.

Les mères ou pères courant les castings avec une progéniture plus ou moins ravie de passer des heures à s'entraîner ou à attendre qu'on la sélectionne pour poser/danser/jouer.

Les enfants qui ont le feu sacré seuls existent, mais sont assez peu nombreux.

Papa ou maman sont bien souvent à l'origine d'une vocation.

Parfois pour le meilleur. Des artistes, sportifs ou célébrités renommés remercient leurs parents de les avoir poussés faute de quoi, il n'auraient jamais réalisé leurs rêves ou trouvé leur voie.

Souvent pour le pire.

Je n'évoquerais même pas dans cette catégorie les concours de mini-miss dont le concept est tellement affligeant que je rejoindrais volontiers les rangs des gens favorables à leur interdiction totale, malgré ma tolérance ordinairement assez élastique pour toutes sortes de trucs idiots.

Il n'y a qu'à voir le taux de gens en perdition chez les ex-enfants stars ou tout juste connus pour s'en persuader. Pour quelques-uns qui réussissent adultes : Elizabeth Taylor, Ryan Gosling, Léonardo Di Caprio, Justin Timberlake ou Sophie Marceau pour la France, par exemple, combien, au mieux, retombent dans un anonymat total une fois adulte, parce qu'ils n'intéressent plus personne ; au pire, basculent totalement parce que faute d'une enfance stable, il perdent brutalement tous leurs repères.

Mais plus forts que les parents "agents" arrive aujourd'hui une nouvelle forme de parents exploiteurs. Les parents "patrons".

Des gens plus ou moins célèbres pour de plus ou moins bonnes raisons qui entraînent avec eux leurs enfants dans une espèce de PME familiale du spectacle permanent.

Je ne te ferais pas l'affront de te rappeler le sort de la "pauvre" Suri Cruise exhibée en permanence par son papa pour relancer sa carrière déclinante. Et plus ou moins mise à l'abri désormais par une mère un peu plus responsable.

Que dire en revanche sur la famille Smith, tu sais le sympathique acteur de Men In Black, dont les gamins au mépris de tout cursus scolaire normal ou environnement stable ont été mis au charbon quasiment au sortir des couches.

D'abord dans les films de papa. Puis tous seuls comme des grands. La petite en chanteuse, l'aîné en acteur. On couvre bien tous les domaines, au pire on peut interchanger, c'est tellement mignon des petits qui font des claquettes devant un public compatissant. Et puis ça attire la sympathie et ça rapporte de la thune aussi.

Ce qui est loin d'être négligeable. Surtout chez les scientologues où on a une furieuse propension à exploiter les enfants. Oui oui, au passage, je te confirme Will Smith est bel et bien scientologue, même s'il ne l'affiche pas ouvertement.

Que dire aussi de l'affligeante famille Beckham entre un père futur-ex footballeur mannequin slip, une mère qui respire la joie de vivre vu qu'elle n'avale que de l'air depuis environ 10 ans pour toute nourriture. Dont on sent bien qu'ils restent ensemble plus parce que ça fait tourner le business que parce qu'ils vivent un conte de fée où chaque minute est une perle de pluie venue de pays où il ne pleut pas.

Avec des enfants continuellement sous le feu des projecteurs, la petite dernière exhibée comme un accessoire de mode par sa mère qui la confond avec un Kelly Hermès et le fils cadet mannequin chez Burberry à environ 10 ans.

Sans parler du mini-scandale causé (et heureusement) par la fille pré-pubère de l'ex-présentatrice télé Véronika Loubry posant dans des attitudes sensuelles pour le Vogue US habillée et maquillée comme une adulte et dont la mère déclare "Je trouve beaucoup plus choquante une photo pour Petit Bateau, d'une petite fille de 11 ans qui a les seins qui pointent. Là, ma fille n'est pas nue, il ne faut pas exagérer !" .

Les exemples ne manquent pas que les gens soient célèbres ou pas. J'ai rencontré plus d'une fois dans la "vraie" vie des parents transformant leurs enfants en gravures de mode à un  point tel que les gamins n'osaient plus bouger pour ne pas se salir. Ou encore encore les poussant dans une voie artistique ou scolaire parce que c'est valorisant socialement parlant sans tenir aucun compte des aptitudes ou des souhaits de leur descendance.

Que penser d'une éducation où des enfants sont utilisés en grande partie pour renvoyer une certaine image de leurs géniteurs, et flatter leurs égos déjà surdimensionnés ?

Quels dommages risquent de subir ces gosses élevés dans le culte de l'image, du paraître, du projecteur, une fois que le projecteur va s'éteindre ?

Les enfants sont influençables et disposés aux efforts pour gagner l'amour de leurs parents. Mais que dire quand cet amour prend la forme d'un mini-moi qu'on façonne pour satisfaire son égo ou ses ambitions déçues.

Comment un enfant peut-il durablement se construire si sa personnalité est totalement gommée au profit d'une personnalité plaquée par un parent autocentré ou frustré ?

Autant je ne passe pas ma vie sur le nombril des moins de 10-12 ans, vu que le sujet m'intéresse assez peu, comme il est de notoriété publique dans mon entourage, autant je ne peux pas comprendre, ni tolérer de tels comportements de la part de gens soit-disant responsables.

Je dirais même que je serais prête à sortir le bazooka (la preuve) s'il m'arrive d'avoir ce genre d'individus dans mon entourage immédiat

J'espère en tous cas que les enfants Beckham et Smith feront partie de la catégorie de ceux qui, malgré tout, et ils sont un certain nombre, arrivent à se construire et à s'en sortir.

C'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter.


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Pauvre gosse (Roméo Beckham en l'occurrence)...

Photos Voici.fr

13/03/2013

Moi aussi je fais ma bachelorette

J'ai décidé de m'exhiber désormais à la première occasion.

Comme je me trouve moche dans la vie en général et en photo en particulier, et que je refusais systématiquement tout cliché, un jour Domydom m'a dit, tel un griot Sénégalais post-moderne "au contraire, plus tu te verras, plus tu t'habitueras, et à la fin, tu te trouveras bien sur les clichés"

Suite à ce conseil, j'ai donc décidé de dissoudre non pas l'assemblée (poke Jacques Chirac) mais ma réticence à me faire prendre et à me voir en photo.

Je lutte ainsi progressivement par une forme de thérapie cognitive auto-administrée contre mes phobies diverses et variées.

Si ça continue, dans 10 ans j'arriverais éventuellement à restée bloquée dans un ascenseur ou à me faire enfermer dans un caisson hermétique de relaxation sans rayer les parois avec mes ongles et hurler frénétiquement au bout d'une demi-seconde.

Et éventuellement à finir à poil sur internet.

Non, ça on va éviter par contre, il y a suffisamment de trucs gores qui trainent.

Par exemple, lundi soir on nous avait invité pour ponctuer la finale du Bachelor de tweets inspirés. Moi et d'autres pauvres âmes perdues qui pensent que passer leur vie sur les réseaux sociaux est une occupation saine.

En fait de tweets inspirés on a fait n'importe quoi, comme d'habitude.

En dérangeant le reste de la salle par des gloussements hystériques sur des blagues cochonnes et très très malvenues.

Mais si tu ne fais pas des blagues cochonnes sur le Bachelor, tu les fais quand ? Jamais.

Je sens que je te perds en route.

Donc, à l'occasion de cette soirée il fut été pris des photos.

Que d'habitude j'aurais donc enterré soigneusement.

Mais...

Et d'une : j'ai donc décidé de lutter contre ma photophobie

Et de deux : on m'a choisie comme bachelorette de la soirée.

Si, je t'assure. Et je le prouve

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Loic veut m'épouser. Il est présentement en train de chercher un nid d'amour et on adoptera un cochon nain comme Le Bachelor.

Mais avant j'ai décidé d'enterrer ma vie de jeune fille avec Sélim

 

bachelor,live-tweet,photo,réseaux sociaux,soirée

(soirée SM, soirée qu'on aime)

Photo de Céline Crespin

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Sinon ça live-twittais sérieusement, comme tu peux voir

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Enfin, sérieusement, c'est vite dit (même Adriano se marre)

Quant à Céline Crespin et Fifi, elles se sont lâchées en blagues salaces

 

et on s'excuse auprès des deux personnes derrière qu'on a probablement empêchées de se concentrer

 

Voilà, maintenant, on ne fait pas de commentaires. Même si je progresse, je ne suis pas entièrement photo-guérie.

Sinon, je me mets VRAIMENT à poil.

Et tu risques de le regretter.

Très fort.


Photo de l'agence Darewin (que je remercie pour la soirée au passage)

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu, Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bachelor, live-tweet, photo, réseaux sociaux, soirée | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/03/2013

Etre normal(e) ne m'intéresse pas

Karl Lagerfeld est un monsieur très intéressant.

Parfois exaspérant par son côté personnage fabriqué, déconnecté des réalités et phobique des personnes en surpoids, entre autres.

Parfois fascinant quand il arrive à dessiner une robe sublime en 3 coups de crayons qui a priori ne ressemblent à rien.

Il n'est pas encore maintenant artistiquement et médiatiquement présent par hasard en tous cas.

Ce sont toutes ces facettes que l'on pouvait découvrir dans le documentaire qui lui était consacré samedi soir sur Arte.

Au cours duquel il a prononcé une phrase qui a résonné en moi comme un écho

"être normal(e) ne m'intéresse pas".

Comme lui, finalement, être normale ne m'intéresse pas.

J'apprécie peu la vie sociale et ses corollaires.

Après de longues années à tenter désespérément de me couler dans un moule de conformité, je dois bien constater un échec cuisant de tous mes essais.

C'est un long chemin et un travail au long cours pour admettre qu'on a pas envie d'être comme tout le monde.

Enfant, adolescent, jeune adulte on tente plutôt à tout prix d'être intégré à un groupe, de ressembler à ses pairs, de ne pas dépasser de la masse, sauf exception.

Avec une ascendance composée principalement de foldingues et de gens chassés de partout, ça me paraissait une bonne option, de me poser un peu sans faire de vagues.

Sauf que..

Sauf que ça ne fonctionne pas.

Le conformisme est insupportable, les conventions m'ennuient, les relations  standard me cassent les pieds.

Je peine à maintenir des relations sociales convenables. J'évite les réjouissances familialo-traditionnelles telles qu'anniversaires, mariages, cocktails et bar-mitzvahs le plus possible.

Inviter des gens est un calvaire. J'ai en permanence l'impression d'être dans un diner presque parfait, jugée sur ma déco, ma cuisine et mon animation. Ca me stresse. Je n'invite plus.

Quant aux fêtes obligées, je les boycotte majoritairement. Elles provoquent un ennui total et irrémédiable.

C'est à peine si j'arrive à me forcer à faire les anniversaires des enfants et de mes parents.

Quant au mien, ça fait longtemps que j'ai fait l'impasse dessus.

Même pas par une quelconque coquetterie liée à l'âge. Au bout de 50 et quelques éditions qui, année après année, finissent toujours par se ressembler en fin de compte, souffler la sempiternelle bougie devient juste fatigant.

Comme la monochromie, la pensée unique, et surtout le politiquement correct.

Plus les années passent, plus le fait d'être dans le moule m'intéresse de moins en moins. Je ne m'en soucie même plus d'ailleurs.

Je garde quelques restes de normalité encore ceci dit, on ne brûle pas plus de 4 décennies d'efforts du jour au lendemain.

Je travaille, je gagne ma vie, j'arrive encore à m'intégrer dans une structure hierarchisée au prix d'efforts notables non sans avoir abandonné au passage toute forme d'ambition professionnelle qui me conduirait irrémédiablement à verser dans le béni-oui-oui.

Sauf à monter ma propre structure, mais je suis bien trop vélléitaire et flemmarde pour le faire.

J'ai bon espoir de me débarrasser au plus vite de ces derniers restes d'activité sociale rapidement. 

Le prix à payer pour ceci est que je finirai certainement seule, bouffée par mes chats. 

Ce qui me convient assez, au moins j'aurais servi à quelque chose.

Et j'aurais au moins gagné la satisfaction d'être moi, et pas une copie de quelqu'un que j'aurais voulu éventuellement être.

Je laisserai le mot de la fin à Oscar Wilde, l'un des plus fins connaisseurs du comportement humain 

"Soyez-vous même, les autres sont déjà pris"

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : vie sociale, normalité, conventions, karl lagerfeld | |  Facebook | |  Imprimer | |