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20/02/2013

On ira, où tu voudras, quand tu voudras... Et on râlera très fort...

... Lorsque l'amuuuuur sera mooooort.

Poke l'été indien. 

Je n'avais pas forcément l'intention d'écrire un billet retentissatoire de râlerie aujourd'hui.

Mais l'actualité m'y oblige..

(ou pas)

(même sans actualité, je trouve toujours un motif pour râler, tu sais, c'est dans mon ADN).

1er motif de râlage : la SNCF se lance dans le low cost avec des trains au doux nom de Ouigo

(d'où le titre, on ira,... toussa, enfin bref)

Des trains low cost sur le principe des vols low cost avec place à 25 euros pour un Paris-Lyon, billeterie internet, un seul bagage et des sièges plus serrés.

25 euros ça semble un bon deal pour faire des petits trajets rapides en vue de week-ends aérés, gastronomiques, sportifs, sexuels ou ce que tout ce que tu veux.

On ne touche juste pas aux chats mignons et aux petits lapins dans les week-ends sexuels, merci.

...

Sauf que... En y regardant de plus près et en croisant les informations avec des Lyonnais il s'avère que :

si tu veux aller de Paris centre à Lyon centre, par exemple, le TGV ne part pas de Gare de Lyon.... Mais de Marne la Vallée 

Tu vas le prendre en RER de Paris pour rejoindre Marne La Vallée, il t'en coûtera 15 euros  aller-retour.

Ce qui met déjà ton billet Paris-Lyon à 40 euros. 

Ton TGV arrive à Lyon Aéroport. Avec une navette vers Lyon centre qui coûte 23 euros aller-retour. Ce qui porte ton billet à 63 euros, si je compte bien.

Sans les éventuels suppléments bagages, prise électrique ou autres que la SNCF voudra bien imaginer.

Sans compter environ une heure de plus à l'aller le temps de faire Paris-Marne La Vallée. Et le même temps à l'arrivée. Ce qui porte ton trajet à 4 heures au lieu de 2. Auxquelles tu peux rajouter les temps de changement.

Pour ce prix, et quasiment ce temps de trajet, sans avoir à changer 3 fois, tu avais hier un TER Paris-Lyon.

Vérifié par Sarah Peillon 

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Sans compter qu'en s'y prenant un poil à l'avance et si on est pas trop regardant sur les horaires .... On peut trouver des trajets en TGV directs centre à centre à ...

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30 euros. Soit 60 l'aller-retour.

En deux heures, sans changement, sans temps perdu, avec autant de bagages que tu veux et parfois même pour quelques euros de plus, une première classe quasiment au prix de la seconde. Et je ne rentre même pas dans le détail des offres promos Prems ou ID TGV.

Ni des bénéfices de la carte 12 - 25 pour tes ados/jeunes adultes qui veulent aller voir leur chérie qu'ils ont depuis 25 minutes sur internet le week-end prochain en train.

Alors low cost, oui. Si tu habites près de Marne La Vallée et que tu vas dans la banlieue de Lyon autour de l'aéroport où que tu veux prendre un avion à Lyon, par exemple.

Sinon, .... Ahem, pas si low cost que ça le low cost. 

Je t'avoue que je me suis arrêtée à Lyon, je n'ai pas fait l'exercice sur le reste du trajet, c'est-à-dire Avignon et Marseille.

Mais je peux déjà te dire que le point d'arrivée à Marseille sera.... L'aéroport de Marignane et non Marseille-ville, ... Bien entendu.

Pour ma part, je deviens un peu mamie, je préfère payer quelques euros de plus et avoir mon petit confort.

Et encore, je ne suis pas certaine qu'avec un peu d'anticipation, un trajet classique te coûte vraiment quelques euros de plus.

A toi de voir.

 

2ème motif de râlage, voire d'énervement intense, même si je n'aime pas ordinairement dénigrer publiquement le travail de mes consoeurs, je dois avouer qu'hier je suis tombée via Annouchka sur le billet auxquel je tiens à décerner officiellement le titre enviable de billet le plus CON de l'année.

Que la nana veuille jouer à la roulette russe avec ses ovaires, très bien. Mais qu'elle recommande à d'autres (dont potentiellement des jeunes filles en quête d'information) des méthodes de contraception "naturelle" c'est TOTALEMENT ET IRREMEDIABLEMENT IRRESPONSABLE.

Ok, la pilule n'est pas vraisemblablement le MEILLEUR truc pour la santé du monde, mais elle a contribué à libérer la femme et nos mères se sont battues pour l'obtenir. 

En passant, les "méthodes naturelles" c'est super pour éviter les maladies vénériennes ou le SIDA aussi.

Tout le monde le sait. Et sauf erreur de ma part, les hommes aussi sont obligés de gérer la contraception maintenant qu'ils doivent mettre des préservatifs à part dans une relation très stable.

Juste un truc aussi, je suis un bébé issu des méthodes naturelles. Je sais donc de quoi il en retourne.

Alors madame, mademoiselle, si tu as envie de te faire des compresses d'ortie pour éviter les gosses, c'est ton problème.

Ne va surtout pas faire de prosélytisme avec,

Merci.

 

06:03 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : sncf, ouigo, contraception, comparatif | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/02/2013

I'm a Barbie girl....

Barbie et moi on est nées la même année.

1959.

J'ai de ce fait une relation particulière d'affection pour cette poupée qui m'a accompagnée pendant toute mon enfance malgré tous les stéréotypes qu'elle véhicule.

Et l'irréalisme total de ses mensurations.

Oui, elle est la blonde californienne décerébrée, pouffistique et superficielle à la poitrine refaite et au petit pois dans le cerveau.

N'empêche.

Dans son van rose, elle a aussi su évoluer et passer de la desperate housewife qui fait des cupcakes pour son éternel fiancé dans sa cuisine modèle, à une working girl secrétaire puis ingénieur, médecin, vétérinaire et même astronaute !!

Pas si neuneu que ça la blonde, donc.

Après on peut toujours débattre sans fin sur sa contribution  à répandre un idéal féminin moyennement positif et à son rôle dans l'asservissement et le conditionnement des petites filles.

Personnellement j'ai eu des Barbies.  

Je me sens moyennement asservie et conditionnée.

Avec un environnement familial égalitaire et explicatif, elles restent au rang de ce qu'elles doivent être : un jouet. Pas un symbole.

En revanche, j'ai toujours amèrement regretté d'avoir donné à l'adolescence mes Barbies d'enfance qui doivent valoir aujourd'hui un sacré paquet de pépettes. J'ai presque encore dans le nez l'odeur du plastique des accessoires de l'époque.

Malheureusement a priori, je ne les récupérerai jamais.

Je ne me suis pas non plus décidée à entamer une collection de modèles vintage de peur que ceci ne finisse comme le reste de mes tocades : en occupation obsessionnelle (t'as qu'à voir ce que donne internet et les réseaux sociaux).

Autant mon entourage tolère à peu près que je passe ma vie la tête dans un ordinateur, autant voir son espace vital encombré de poupées et d'avions fluorescent pourrait me valoir de finir ma vie jetée sur un trottoir avec ma collection, privée de domicile et de famille par la même occasion.

Je ne sais pas, par contre, si cette résolution va pouvoir tenir encore longtemps.

Je viens de découvrir qu'il existe un site spécial Barbies collectors.

Avec un e-shop.

Et seul le fait qu'elle ne soit disponible qu'en juin m'a dissuadé d'appuyer sur "order"

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La Barbie Catwoman vintage ....

 

Je la veux. 

C'est totalement navrant, je sais, mais totalement irrepressible aussi.

Je vais donc attendre le mois de juin et payer des frais de port disproportionnés pour acquérir cet objet absolument inutile.

Ce qui est absolument inutile étant rigoureusement indispensable, bien sûr.

Ceci dit, avoir 12 ans d'âge mental dans un corps de 50 commence vraiment à être gênant.

Il va falloir que je me décide à me mettre au confitures et au tricot un de ces jours pour être raccord.

...

Ou pas.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : barbie, collection, catwoman | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/02/2013

Déprime post-partum

Je parle rarement sinon jamais de ma sphère professionnelle.

A part quelques bêtises et blagues sur les stagiaires, je préfère éviter de dire quoi que ce soit sur mes activités de la vraie vie.

Même si c'est léger et pas méchant, et que certaines scènes de la vie au bureau pourraient valoir facilement des billets et amuser, je ne sais jamais qui est susceptible de me lire et comment ce ou ces lecteurs peuvent interpréter mes propos.

Certaines personnes peuvent ne pas apprécier du tout de se retrouver citées ou dépeintes et mal réagir.

Je trouve cette perspective bien trop dangereuse.

Simplement, sans rentrer dans les détails et pour expliquer le sujet du billet du jour, je dirais qu'il arrive parmi mes activités, d'organiser des évènements.

Et qu'à chaque organisation et fin d'évènement, je constate le même phénomène.

L'organisation, la préparation, l'évènement se font dans un espèce de climat de tension, d'énervement, voire d'excitation qui te "tiennent" et te procurent un grand shoot d'adrénaline.

Une fois l'évènement passé, l'ensemble retombe et tu te retrouves un peu perdu(e) à chercher tes repères et à te demander.

"Mais qu'est-ce que je fais là".

C'est la déprime post-partum.

Les nerfs qui retombent, la fatigue avec.

Du coup, le moral vacille.

Tu es nulle, moche, vieille, tu ne sers à rien, ta vie est un long naufrage et tu te demandes ce qui te retiens d'avaler un flacon de Destop immédiatement.

Combinée avec la fin de la déprime hivernale, même un car de pompiers suédois stationné sous mes fenêtres peinerait à me rendre un début de sourire.

Je n'ai qu'une envie : m'enrouler dans ma couette pour ne plus jamais en ressortir.

Surprenant comme un évènement de cet ordre peut pomper ton énergie et te faire passer dans une sorte de machine à laver émotionnelle.

Une sorte de bipolarité professionnelle, dirons-nous.

Mais bizarrement, même si je vais passer par quelques jours, ou quelques semaines dans un état proche du bulot neurasthénique, j'ai besoin de cette excitation et de ces dégats collatéraux.

Sans échéance quasi-impossible à tenir qui me mette dos au mur, sans travail dans l'urgence, je me complairais inexorablement dans une flemme doublée d'une procrastination maladive qui me scotchent au sol .

Une flemmastication

Un handicap total qui ferait de moi une cousine germaine et humaine de la moule de bouchot. 

Une réplique française de Homer Simpson soctchée sur son canapé avec un hot dog et une bière à la main.

Je ne travaille finalement bien et efficacement que dans l'urgence et dans l'excitation d'un projet.

J'attends donc le prochain en pleurnichant sur mon sort. 

Surtout qu'en fait, je viens de terminer deux projets en même temps. Le deuxième, on en reparlera j'espère très bientôt, mais à cause, où grâce à lui, j'ai franchi le pas et je suis devenue officiellement auto-entrepreneur.

Je vais donc pouvoir officiellement auto-entreprendre.

Et déprimer deux fois plus qu'avant avec délectation.

Finalement, pour une incurable flemmarde doublée d'une dépressive chronique j'adore bosser et être excitée professionnellement.

C'est maintenant que le pompier suédois stationné en bas de chez moi peut monter d'ailleurs.

 

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06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : travail, projets, excitation, déprime, aboutissement | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/01/2013

Voleurs, tricheurs, plagiaires, sangsues

La récente mésaventure d'une de mes consoeurs qui s'est fait phagocyter un instagram par une célébrité qui n'a pas daigné sourcer la photo et s'en est laissé attribuer tous les mérites m'a subitement rappelé combien je détestais les voleurs, tricheurs, plagiaires et autres sangsues.

Sans être un modèle de vertu moi-même, je ne comprends même pas le concept en fait.

Quel est l'intérêt de s'attribuer un travail qui n'est pas le sien ? 

Surtout de nos jours de les internets où le moindre paragraphe emprunté se repère tellement facilement, même si c'est fait à l'autre bout de la galaxie.

Il y a même des gens dont c'est devenu la spécialité.

Fact ou text checking oblige.

Tôt ou tard, la supercherie refait surface et non content de te traîner à vie une réputation de tricheur (car les internets en plus de tout repérer, n'oublient rien), tu te tapes la tehon du siècle.

T'as pas de talent, t'as pas de talent, quoi, c'est pas un drame. 

Des milliards d'êtres humains ont vécu très heureux sans aucun don pour quoi que ce soit.

Et normalement, si tu es bien dans ta peau, tu n'as pas besoin d'emprunter la personnalité d'un autre pour exister.

Même verdict pour les gens qui s'inventent un public.

Tiens, ceux qui s'achetent des amis ou des abonnés sur les réseaux sociaux. 

Quel intérêt d'avoir un plus gros kiki que son voisin ?

Pour être repéré ? Se faire mousser auprès de son voisin ? Etre invités dans des coquetailles mondains parce qu'on a beaucoup BEAUCOUP de followers ?

Ca marche un temps, certainement.

Mais d'un, on repère aussi facilement tes abonnés qui viennent de Corée avec un oeuf en photo de profil, deux, si tu n'as AUCUN talent pour alimenter ta page ou ton compte,  on le repère aussi très facilement. Et très vite.

Avoir 127898 followers quand tu ne twittes que "hihihi je suis là" ou "j'ai mal à la tête", ... Enfin, tu vois ce que je veux dire.

Que tu veuilles émerger, ok, en trichant un peu, ok. Je peux éventuellement compatir. Ca va te retomber sur les Louboutins un jour ou l'autre de toutes manières.

Mais il y a un truc que je hais plus que tout.

Et quand j'emploie le mot haïr c'est en toute connaissance de cause.

Les sangsues.

Ceux qui se collent à toi pour profiter de l'appel d'air. Pour ramasser trois miettes. Les pique-assiettes. Les suce-roues. 

Qui essayent de t'imiter. De récupérer tes bons mots. De se faire inviter avec toi. 

En te cirant les pompes et le reste au passage.

Je déteste les flatteurs.

Je ne veux pas être flattée. J'ai un égo suffisamment développé et une conscience assez nette de ce que je vaux pour ne pas avoir besoin qu'on me jette des pétales de roses avec un jet à haute pression.

Et pire, ceux qui ne te jettaient même pas un regard avant, et qui se ruent sur toi comme si tu était leur meilleure amie depuis 10 ans dès que tu as un soupçon de notoriété ou un réseau qui commence à s'étoffer.

J'ai deux énormes défauts : une rancune très tenace et une susceptibilité aussi aigüe que le pic du Midi.

Je vous vois, je vous repère, sachez-le, je vous regarde d'un air amusé vous ridiculiser pour une parcelle de notoriété. 

Je n'en pense pas moins.

Je vous méprise.

De toute la hauteur de ma petite taille. 

 

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A propos, pour être cohérente avec moi-même, je ne vais plus "emprunter" de photos sur internet pour illustrer mes billets sauf photos de personnages publics, ou en les créditant. Je viens de me faire taper sur les doigts, avec raison, pour l'avoir fait. Je vais donc être obligée de me mettre à la photo sérieusement. Ce pour quoi, je confirme, je n'ai aucun talent. Mais au moins ce seront les miennes.

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : copie, plagiat, imitation, flatterie, internet, oeuvres, droits d'auteur | |  Facebook | |  Imprimer | |

22/01/2013

Collection de rateaux

Tiens ça fait longtemps que je t'ai pas raconté ma vie.

Ca fait 5 ans que je te la raconte, ma vie, mais si tu viens, c'est que mon nombril doit t'intéresser plus ou moins.

Avoue.

De temps à autres j'ai un petit coup de nostalje.

Tu sais le moment où j'étais jeune et belle.

Oui, bon, ok, le moment où j'étais jeune.

Je la joue comme ça, loveuse, avec des suédois qui me tombent dans les bras à la pelle...

Mais, en parlant de pelle, j'ai aussi une collection de rateaux assez conséquente.

Avec la détestable habitude de draguer beaucoup plus haut que son physique, ça n'a rien d'étonnant.

Et malheureusement pour la tranquillité de ma vie sentimentale, mon goût du bellâtre ne date pas d'aujourd'hui.

Déjà en CM2, j'avais des vues sur Jean-Paul, le playboy de la classe (qui si mes vagues souvenirs ne me trompent pas était... très blond).

Et qui m'a préféré Josiane Gardebois (ou un truc du genre) nymphette aux grands yeux pleins de cils immenses et tout en jambes.

Depuis je déteste les filles tout en jambes.

Je déteste toutes les filles plus belles que moi en règle générale de toutes manières.

Donc, les rateaux .

Et oui, bizarrement j'ai plus tendance à me rappeler ces affreux moments de vexation que de mes conquêtes. 

Bizarrement.

 

Le rateau t'es moche : 

Très utilisé. J'y ai eu droit entre disons 14 et 17 ans, pendant 3 ans d'âge ingrat. Avec toutes les variantes du très sec "n'y pense pas une seule seconde, ça va pas la tête ?" au plus diplomatique "on ne va pas gâcher  notre amitié pour ça" en passant par le vexant "oui, tu es très sympa, tu as le téléphone de ta copine, par hasard ?"

(classique)

 

Le rateau vomito :

sens garçon - fille : après un roulage de pelle en règle "heu, on va arrêter un peu, je ne me sens pas très bien" (ce qui m'a conduit à m'interroger sur la fraîcheur de mon haleine)

sens fille - garçon : pour avoir le courage d'aborder un beau gosse, tu bois, tu bois, et... tu bois. Ton audace augmentant proportionnellement avec ton alcoolémie, tu montes au front. Et en ouvrant la bouche, ton amour et le reste se déverse sur le pauvre garçon qui n'en demandait pas tant. La honte totale.

 

Le rateau nationalité :

"j'adore les anglais" "je suis écossais, salut"

 

Le rateau nationalité bis :

"j'adore les anglais" "je suis irlandais, salut"

(j'ai fait beaucoup de séjours au Royaume-Uni"

 

Le rateau nationalité ter :

"j'adore les américains" "je suis canadien, salut"

 

Le rateau fan :

"Led Zeppelin, j'adore" "mais quel groupe de MERDE, t'as vraiment aucun goût". 

(oui c'était dans les années 70)

 

Le rateau avec mon futur mec :

"je t'adore, mais physiquement, il n'y a que les grandes brunes qui m'attirent". 

Il a fini par succomber. Parce que moi il n'y avait que les grands blonds qui m'attiraient. A force de ne pas s'attirer, on a fini ensemble.

 

Le rateau "je suis déjà pris" :

"je suis déjà pris et j'adore ma copine" 

"et sinon, une petite pipe ?"

"bon, ok, juste une"

(true story, je l'ai laissé en plan)

 

Le rateau "qu'est-ce que tu fais pour les vacances" :

"cet été je vais en Angleterre" lui dis-je dans l'espoir de l'attirer en séjour linguistique avec moi

"ah c'est bête, moi je vais en Espagne".

Woké, j'ai compris.

 

Le rateau "on est pas du même monde" :

"non, tu comprends, vu nos fréquentations respectives, ça ne collera jamais"

Joli garçon de grande famille avec foulard dans la chemise.

 

Le rateau Club Med' :

"je suis GO tu comprends, j'ai toutes les nanas que je veux"

Popeye (ou son alter-ego)

 

Le rateau humiliation :

"c'est qui cette fille foldingue ?" 

Devant tout le monde, c'est mieux.

 

Le rateau roue de secours :

"ta copine, elle est chouette" "bon, elle est prise, ton prénom c'est quoi déjà ?"

Autant te dire que je l'ai planté là.

Je peux supporter pas mal de trucs.

Mais pas d'être du deuxième choix.

Ca, jamais.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rateau, flirt, relation, drague | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/01/2013

Quoi ?

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On est en 2013 ?


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17/12/2012

Le syndrome du barman

Rappelle-toi.

Dans tous les films dramatique où le héros ou l'héroïne part à la dérive, il s'effondre sur un bar en racontant sa vie à un barman impavide qui essuie les verres en faisant "hmmm, hmmm, oui".

Et finit par lui dire "tu sais mon gars, à ta place, je lui dirais que tu l'aimes à cette fille".

Sur quoi le type sort du bar en courant et part se jeter au pieds de la fille ou se tirer une balle dans la tête en fonction de l'humeur du réalisateur.

Dans la vraie vie aussi, cette situation existe.

Si tu n'as pas de barman sous la main, il arrive que tu racontes ta vie à un(e) parfait(e) inconnu(e) sans trop savoir pourquoi, alors que tu n'arrives pas à évoquer certains sujets avec des intimes.

Je fais partie de cette catégorie de gens qui va plus volontiers se confier à sa manucure, son livreur de pizzas ou la boulangère qu'à des proches.

Paradoxalement, je trouve assez difficile même de partager mes soucis avec mes intimes.

Qui me trouvent parfois quasi-mutique alors que je suis volubile avec des gens de la sphère extérieure.

Je me suis souvent demandé pourquoi je pratiquais cette analyse au petit pied avec le premier étranger venu plutôt que de me confier à ma famille ou à mes amis qui seraient pourtant beaucoup plus à même de me donner des conseils avisés ou de remonter un moral défaillant.

Voire à étaler mes soucis sur des gens qui finalement n'en ont strictement rien à faire.

C'est justement et précisément parce qu'ils n'en en ont strictement rien à faire.

C'est pile-poil le principe de la psychanalyse.

Tu racontes tes tourments à quelqu'un de détaché et non orienté.

L'inconnu à qui tu te confies ne se sentiras pas non plus remis en question par tes confidences.

Ni obligé de donner son avis ou de prendre parti.

Eventuellement il pourra te donner un conseil judicieux et non émotionnellement impliqué.

Tes confidences te coûteront juste le prix d'un cocktail, d'un brushing ou d'une baguette de pain.

Même si le conseil d'une coiffeuse se limite parfois à "oh vous savez, moi quand ça va pas, je prend un bon bain moussant, et je lis un bouquin de Marc Lévy, ça me détend, mais ça me détend..."

C'est totalement vrai.

Un bouquin de Marc Lévy détend et renforce ta confiance en toi-même, tu te sens INTELLIGENT après l'avoir refermé.

En bonus,  tu n'est même pas obligé(e) de subir un quelconque jugement de valeur qu'il soit positif ou négatif ou de payer ta séance de psychanalyse.

Et s'il y a bien quelque chose que je déteste c'est le jugement de valeur ou qu'on me dise "tu devrais faire ça".

Je veux m'étaler mais qu'on ne me dise SURTOUT pas ce que je dois faire.

Ceci dit, il faudrait quand même un jour que j'apprenne à me confier à mes proches, ça me couterait ENCORE moins cher, même pas besoin de payer ni un cocktail, ni un brushing.

Il me reste néanmoins une question sans réponse : 

A qui vont se confier les barmen, manucures, boulangers et livreurs de pizzas ?

 

Merci à Cath avec qui nous avons échangé sur le sujet sur twitter

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Et si le barman est psychopathe, il se passe quoi ? 

06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syndrome, confidences, barman, psycho | |  Facebook | |  Imprimer | |