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20/04/2010

Eduquons, Hé ! Ducon

Samedi en regardant n'importe quoi à la télé je suis tombée sur une émission de nase sur M6.


Où une mère au physique et au caractère aussi énergiques qu'un Flamby en train de se liquéfier se faisait lamentablement envoyer aux fraises en termes fleuris par sa fille de 14 ans.


Personnellement la gisquette m'aurait sorti la moitié du quart de ce qu'elle balançait à sa pauvre mère désemparée, elle aurait fait un vol plané dans la pièce pour s'écraser dans le mur d'en face.

Mais pas la dame en question. Qui finissait par faire appel à un coach parental pour venir à bout de son petit démon à couettes et appareil dentaire.


Le coach parental apparaissant dans l'émission étant pour l'anecdote une de mes anciennes collègues, passée de la DRH au coaching.


Ma vie est pleine de pipeules.


Enfin bref.

Il y a encore peu je me serais moquée de la pauvre mère en la traitant de loque et en me demandant comment on pouvait se laisser à ce point piétiner par sa progéniture.


L'éducation étant pour moi une simple affaire de bon sens alliée à un minimum d'autorité.. Une main de velours dans un gant de fer

Ou l'inverse. C'est vous qui voyez.


Mais après une réflexion longue, intense et neuronale de mon cerveau, j'en suis arrivée à infléchir ma position initiale.

Oui, je sais appuyer sur les bons boutons parce que mes parents m'ont appris à le  faire.


Ma mère notamment, qui sous des aspects agités, énervants et passablement foldingos - ce n'est pas pour rien qu'on la surnomme l'Attila des maisons de retraite - qui vous donnent envie AUSSI de lui faire faire un vol plané à travers la pièce, ne serait-ce le respect du à son âge, m'a quand même montré sur quels boutons appuyer.

Mine de rien.


Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Evidemment quand vos parents sont largués ou absents, ça ne vous aide à rien à élever vos propres enfants, ni à trouver vos marques.


Du coup je me demande si je n'ai pas un créneau à prendre dans le coaching parental. J'ai de la psychologie, de la méthode, et me complimente souvent sur la bonne éducation de mes fils (qui sont beaux, intelligents ET bien élevés, je le rappelle)


et surtout..


Je fais peur aux gosses.


En les menaçant de les torturer APRES les avoir envoyé valser à travers la pièce.


Just call me Super-Nanny


supernanny.gif

 



NB : et à ceux qui se demandent pourquoi je passe mes week-ends à regarder n'importe quoi à la télé au lieu d'aller profiter du beau temps dehors, je vous signale que profiter du beau temps c'est complètement hasbinne. J'ai décidé de lancer la tendance "je m'enferme quand il fait beau" un point c'est tout.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : education, coach, m6 | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/04/2010

La gourmandise du dimanche

Au départ je ne voulais pas faire de billet du tout aujourd'hui.

C'est la faute du volcan. Les cendres ralentissent mes neurones et mes gestes.

(comment ça, n'importe quoi ?)


Mais grâce à Sandrine Camus, sur twitter, je suis arrivée sur le site Lindt qui propose d'imaginer la tablette de ses rêves..

Alors je me suis improvisée chocolatière pour créer ... ceci



Tablette Choco.JPG


LE DELICE DU SUD (à Manu)

Chocolat Noir 70 % - Calissons - Eclats caramélisés de noix de macadamia - avec une touche de Cannelle (évidemment)


J'en salive d'avance.

Si vous aussi, vous voulez bavouiller toute l'après-midi c'est LA

11:57 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : chocolat, volcan, lindt | |  Facebook | |  Imprimer | |

16/04/2010

Apocalypse now - Part II


Le retour du fils de la revanche.


Pour ceux qui n'étaient pas là hier, c'est votre dernière chance d'aller prendre connaissance du début de l'histoire...


Pour ceux qui étaient là hier, le suspense insoutenable prend - enfin - fin !


Je vous avais donc laissé au soir d'une première journée éprouvante. Précisément au moment où ma copine Josée et moi posions nos têtes sur un oreiller certes frugal car sous une tente, mais réparateur.

Au moment de fermer nos yeuyeux, je lui sors en rigolant "avec tout ce qui nous est arrivé aujourd'hui, tu vas voir qu'ils vont en plus nous réveiller à la corne de brume demain"..

 

Je ne croyais pas si bien dire..

 

Car à l'aube, outre le doux rayon de soleil négligemment posé sur nos paupières, nous empêchant de les refermer définitivement, les autochtones qui s'occupaient du village de tentes ont cru bon de nous réveiller en nous envoyant un bon coup d'instrument à vent local dont le son faisait penser à un refuge de la SPA au grand complet en pleine hystérie collective.


Pas tellement remise de la fatigue de la veille après une nuit trop courte, je me dirige donc en titubant vers les douches de campagne où un certain nombre de mes collègues font déjà la queue.

Certains ont l'air très fatigués aussi. D'autres ont l'air très fatigués ET font la tronche.

Car leur portefeuilles ont disparu, avec les cartes de crédit dedans.

Ce dont ils se plaignent en arrivant à la table du petit déjeuner à notre organisateur en chef, le Gengis Khan des oueds, que je soupçonnais déjà à ce stade, je vous le rappelle, d'être copieusement secoué du carafon.

 


Organisateur en chef qui les envoie copieusement bouler en décrétant "Impossible, je connais très bien ces gens, ils sont totalement honnêtes"

On notera donc au passage qu'il n'adhérait pas aux thèses d'Eric Zemmour. C'est vraisemblablement sa seule qualité..


Après donc un petit déjeuner au milieu des dunes (très beau quand même), l'Attila des ergs nous réunit à nouveau pour un briefing matinal. En nous sermonnant publiquement pour le foutoir de la veille. Et en nous expliquant que malgré le fait que nous n'étions qu'une bande de branleurs, ils allait quand même nous amener dans le désert.


En 4 X 4.

 

J'aperçois autour de moi plusieurs personnes qui grimacent : effectivement les organisateurs avaient quelque peu omis de demander en amont si certains participants avaient des contre-indications au 4 X 4 secoueur et bringueballant et au rallye désertique.


Il y avait effectivment des problèmes de santé divers dont hernie discale, accident de voiture récent ou encore diabète : 4ème acte du drame.


Nous remontons donc dans nos totomaubiles avec les mêmes compagnons que la veille et partons en convoi jouer les Lawrence d'Arabie motorisés.

A droite

Puis à gauche

Puis demi-tour à droite

Puis re-demi-tour à gauche.


Au bout du 4ème demi-tour je commence à me demander si la connaissance du désert de notre guide suprême est bien celle qu'il nous vantait au départ.


Ah oui, j'ai omis de vous signaler qu'au fil des allers-retours les 4 X 4 subissaient des avanies et crevaisons diverses qui étaient bien évidemment imputées à notre nullité  par notre conducator des sables très en colère.

 

Qui  finit quand même par voir la lumière et trouver son chemin au bout d'environ 5 trajets avant-arrière.

C'est à ce moment que, la chaleur aidant, je commence à me préoccuper de me désaltérer et je ne trouve dans mon champ de vision qu'une seule bouteille d'eau d'1,5 L.


Pour 4 ? Pour une demi-journée ? Dans le désert ?


Oui me répondent mes compagnons d'infortune qui se sont inquiétés de notre état hydrique avant moi. Il y avait eu un léger trou dans l'organisation et visiblement boire dans le désert n'avait pas été un point considéré comme primordial.


Ok, à ce stade nous étions déjà bien engagés sur les pistes, avec pas un seul bar... Ni d'ailleurs rien d'autres que des canyons et des cailloux autour de nous.


Superbes paysages d'ailleurs que je vous recommande au passage, dans d'autres circonstances : le désert marocain et ses cathédrales de pierres est un spectacle unique.. Dont nous avons régalé nos yeux.

Et qui nous faisait un peu oublier la soif qui commençait à nous tenailler.


Après environ deux/trois heures de route, nous tombons quand même sur un bled paumé. Où nous nous arrêtons. Tout le monde cherche désespérément des  yeux ce qui pourrait faire office de buvette locale. Mais à peine un pied posé sur le sable notre chef d'expédition nous somme de nous réunir pour un nouveau briefing.


Qui pourrais se résumer ainsi "écoutez-moi bien bande de loosers, vous allez me suivre maintenant SCRUPULEUSEMENT et sans faire d'écart. Vous allez voir passer à côté de vous des voitures et des motos très rapides, écartez-vous le plus vite possible quand elles arrivent à votre hauteur".

Pardon ?

Voitures ? Rapides ? Genre de course ?


Un peu secoués par cette annonce et de plus en plus déshydratés, nous renonçons à réflêchir et remontons dans notre véhicule.

La réponse à nos questions existentielle allait bientôt nous être fournie par des voitures de rallye passant au ras de notre carrosserie à pleine vitesse.

Suivies de près par des motos roulant tout aussi vite. Tellement vite que nous leur bouchons la route et qu'excédé par cet obstacle visiblement inattendu un des motard nous balance un coup de pied rageur dans la porte.


Et encore, nous avons de la chance. D'autres se sont retrouvés coincés sur une corniche à pic entre un bolide les poussant à l'arrière et... le vide.

Ils ont vécu un remake de "Duel" le premier film de Spielberg où un camion fou pourchassait sans relâche et sans raison apparente un automobiliste tentant de lui échapper par tous les moyens possibles.


C'est en franchissant, après environ une heure d'angoisse automobilesque,  une ligne d'arrivée au milieu d'une pagaille indescriptible que nous  avons compris que l'espèce de malade qui nous servait d'accompagnateur nous avait fait passer en plein milieu... Du rallye du Maroc.


Il a fallu toute l'énergie de mes compagnons pour me retenir et l'empêcher de le tuer.

Ainsi que la vue d'une buvette salutaire qui m'a détourné de mon but meurtrier. Je crois que je n'ai jamais autant apprécié un Coca de toute ma vie.


A l'issue du passage de la ligne d'arrivée du Ouarzazate express, nous n'avons plus revu, de façon totalement inexplicable, notre guide bien aimé.

Après enquête il avait été incendié par les organisateurs du rallye du Maroc et viré manu militari par les responsables de ma société et les représentants de l'agence organisatrice de notre convention. Aux dernières nouvelles il fait un très long séjour dans la maison de repos "mon doux logis" où ils demande aux autres pensionnaires de l'appeler Jésus.


Les organisateurs nous promettent alors un déjeuner au calme pour nous remette de nos émotions passées. Après quelques kilomètres nous arrivons dans une superbe médina où un jardin tropical nous rend notre sérénité..

Un repas local servi sur des nattes au milieu des palmiers et des chant d'oiseaux finit de nous détendre. Nous apprenons que compte tenu de ce qui a précédé, le programme prévu a été modifié et que nous allons finalement finir l'après-midi dans cette ambiance sereine.


Nous apprenons aussi que quelques personnes sont bien plus mal en point que nous : notamment - j'y faisais allusion plus haut - une récente accidentée de la route dont les vertèbres ont beaucoup souffert des cahots du désert et qui a besoin de soins médicaux. Ainsi qu'une diabétique dont la piqure d'insuline a trop tardé et qui a fait un malaise.

Attention !! Début de l'hécatombe.

L'après-midi se déroule au calme. C'est là que tentée par les plateaux de fruits frais qui circulent j'envoie bouler mes principes et déguste de délicieux morceaux de pastèque et de melon sans modération.

Erreur.

 

En fin d'après-midi nous reprenons nos véhicules. En nous disant qu'après la bérézina passée, un petit hôtel avec piscine et chambre confortable serait le bienvenu.

Non.

Dans nos rêves.


Nous arrivons sur un deuxième campement dans le désert. Bon ok, de luxe avec très belles tentes et tout le confort. Mais campement néanmoins.


Donc, re-tente collective, re-douches d'extérieur, re-queue pour la douche et le toilettes. Situées loin, trèèèèèèès loin des tentes...


Au retour des douches, je me sens humaine à nouveau. En revanche c'est moins le cas pour ma copine Josée qui arbore une jolie teinte verdâtre.


C'est ici que mon énorme trousse à pharmacie rentre en scène. Je dégaine mes anti-vomitifs et anti-spasmes et je lui file. En lui conseillant de boire du coca.

Un peu regonflée, elle m'accompagne à table. Qu'elle quitte très rapidement, avec une teinte verdâtre un peu plus prononcée qu'avant le repas.


Je me dis qu'avec quelques médocs elle ira mieux le lendemain et profite du repas ainsi que de la piste de danse dressée tout exprès pour nous.

Je dois bien dire que la soirée de danse débridée sous le ciel nocturne et étoilé  du désert avec une conscience légèrement altérée par quelques boissons alcoolisées reste un souvenir magique.


En rentrant à point d'heure pour profiter des rares heures de sommeil qui me restent j'entends des bruits un peu bizarres. Ma Josée me gêne dans mon endormissement par des petits gémissements et j'ai l'impression d'entendre des gens aller et venir de façon un peu précipitée autour de la tente.


Mais vaincue par la fatigue, je finis par sombrer. Pour m'éveiller avec l'aurore. Et constater que Josée, roulée en boule sur son matelas, gémit toujours.

Je sors donc de la tente pour aller prendre mon petit déjeuner et avertir les autorités organisatrices que ma co-locataire n'est vraiment pas bien.


Au passage je constate que d'autres personnes arborent également une jolie teinte verdâtre.

Certains n'ont pas l'air bien du tout. Mais pas du tout.

Outre les martiens, une de mes collègues s'écroule victime d'une crise de tétanie. Je dégaine à nouveau ma pharmacie magique et file mon stock de magnésium dont on bourre littéralement la malheureuse. Qu'on fait également respirer dans un sac plastique. Truc de scout pour la crise de tétanie.


On annonce aux survivants qu'une visite d'un village classé au patrimoine de l'Unesco - dont j'ai totalement oublié le nom - et qui a accueilli entre autres des scènes du film Gladiator est prévue..


Alors que les déjà quelques malades qui commence à ne plus ressembler à rien sont évacués vers un lieu où ils pourront se reposer - un centre récréatif avec piscine où nous les rejoindrons pour le repas et l'après-midi.

C'est là que Josée, à présent très TRES verte et sub-claquante, la bave au bord des lèvres me sort une phrase historique qui reste encore dans les mémoire "passe moi ton sèche-cheveux (qui n'avait donc servi à rien jusqu'à présent) je vais en profiter pour me faire un brushing".

Au fur et à mesure de la visite, la liste des malades augmente. On en trouve dans des états variables dont quelques-uns à quatre pattes à l'arrière des 4 X 4.

Vomito is dans la place. Ma pharmacie aussi. Qui finit par se vider totalement. Ceux qui se moquaient de moi au départ en me traitant de mamie ne rient plus du tout à l'heure qu'il est.


La visite s'achève et nous rejoignons donc le fameux centre avec piscine. Froide la piscine. Je m'abstiens donc de sauter dedans, crainte du choc thermique oblige.

Ce qui n'est pas le cas de la grande majorité de la troupe.


Cette dernière erreur fatale finit d'achever les moins résistants. Au fur et à mesure de l'après-midi les gens se colorent de jolies teintes jaunes ou vertes et se renseignent sans aucun préalable sur la proximité des commodités.

 

Selon les quelques informations qui filtrent les premiers fauchés ne sont pas très bien, voire carrément... quasi-défunctés.

Nous pouvons d'ailleurs le constater en fin d'après-midi après avoir récupéré tout le monde et atteint l'aéroport :  une fille est carrément sur une civière- celle qui avait les vertèbres en vrac - avec la double peine  minerve ET tourista d'anthologie.

Les autres sont dans divers états de décomposition. Certains sont agités de spasmes, d'autres sont étalés par terre. D'autres encore gémissent la tête dans les mains.


Au fur et à mesure du déroulement de l'embarquement, les gens sont fauchés. Et bouchent progressivement les toilettes de la salle d'embarquement.


Enfin nous montons dans l'avion et là c'est carrément le radeau de la méduse. Les malades sont mis à l'arrière. Près des toilettes donc. Certains s'évanouissent, d'autres crient, d'autres vomissent, d'autres... enfin bref. Au fur et à mesure du vol, la vague... de merde peut-on dire carrément remonte vers l'avant pliant les gens au fur et à mesure. Je vois mes voisins tomber comme des mouches. On dirait un fim d'horreur sur la propagation fulgurante d'un virus transformant les gens en zombies cannibales ou en bouillie humaine.


Je suis mystérieusement épargnée telle une élue du grand tout.


Enfin mes intestins sont épargnés. Parce que mes nerfs sont au bord de l'explosion. Je ne suis pas la seule d'ailleurs. En plus  des malades on a des crises d'hystérie.


Les hôtesses ont renoncé à faire quoi que ce soit et se sont barricadées dans le local réservé au personnel de bord.


Après un vol qui nous semble interminable nous atterrissons enfin.

Mais rien à faire pour descendre de l'avion. Le sas s'ouvre et on nous demande de rester assis. C'est alors que sous nos yeux hagards "Urgences" débaroule dans l'avion. Médecins agités, brancards, perfusions, il ne manquait plus que la musique du générique.


Les Docteurs Ross évacuent en courant les plus touchés vers les hôpitaux du voisinage. Les autres descendent de l'avion comme ils peuvent.


Mais pas question de sortir de l'aéroport.

On nous consigne dans un sas fermé car, nous explique un responsable sanitaire, on soupçonne une épidemie de choléra.

Ce qui nous vaudrait à tous une quarantaine de longue durée.

Mes nerfs lâchent et je me mets à insulter tout ce qui bouge un orteil.


Au bout d'une bonne heure d'attente, on nous annonce que le soupçon de choléra est écarté.

Nous rentrons enfin chez nous dans un état second. En arrivant chez moi j'embrasse le sol avant de m'écrouler sur mon lit et mon mari les bras en croix. Et de m'endormir en trois secondes.


La bactérie meurtrière qui m'avait épargnée jusqu'alors m'a rattrapée le lendemain soir me forçant à un sprint desespéré entre le métro et mes toilettes.

Où j'ai passé les 3 jours qui ont suivi, mes intestins tentant de se libérer de l'intérieur de mon corps pour aller explorer le vaste monde à coup de spasmes d'anthologie.


Pour votre information, nous avons appris suite aux analyses réalisées sur les gens hospitalisés que la cause de ce naufrage était une bactérie se trouvant dans l'eau et nommée tout à fait à propos Shi(chie)guella.


Pour ma part, cette expédition a bizarrement déclenché un esprit aventurier inconnu jusqu'alors. Je n'hésite plus à sortir des sentiers battus pour batifoler dans la jungle.

Enfin, sous réserve qu'il y ait de la pinacolada et des transats pas trop loin quand même.

Faut pas déconner non plus.

26.jpg
Elle est jolie la Shiguella, non ?
(photo au microscope électronique)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : voyages, maroc, ouarzazate, séminaire, entreprise, rallye, désert | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/04/2010

Apocalypse now

Le temps est venu de vous raconter ma plus grande déroute touristique.

D'autant plus grande la déroute, qu'elle s'est déroulée dans un cadre professionnel.


Mais c'était il y a environ 10 ans et même si certains protagonistes sont encore en place (dont votre serviteuse), il y a prescription.

Bien évidemment je ne citerais pas le nom de la société,  ni des dits protagonistes, à une exception près.

Par respect pour les morts.


... Non je rigole..

N'empêche, on a quand même frôlé la catastrophe. Constatez.


La Direction de notre société, satisfaite du travail de ses employés avait décidé de nous allouer une convention exotique dans un pays exotique qu'il est exotique.

(oui je répète 3 fois la même chose c'est mon style, c'est tout)

La surprise de la destination avait été gardée jusqu'à l'aéroport. Les seules indications données étaient "passeport et garde robe sportive mais légère avec lainage pour le soir"..

Okidoc donc. Ce fut selon ses instructions que je composat ma valise.

(comment ça ce n'est pas le bon temps ? C'est mon blog et mon français, je fais ce que je veux).

Valise à laquelle je rajoutate (je vous emmerde) un ou deux vêtements festifs pour festoyer, un sèche-cheveux et une imposante trousse à pharmacie qui allaient jouer un rôle important par la suite.

Quelques séjours exotiques précédents m'ayant enseigné qu'une trousse à pharmacie imposante était parfois utile.


C'est en enregistrant à l'aéroport que nous avons découvert que notre direction était Ouarzazate au Maroc.

Bon, super, je ne connais pas, une belle expédition en perspective. Dans l'avion les spéculations vont bon train sur le programme des 3 jours sur place. Un séjour dans un Riad ? Une virée dans le désert ? Une ballade culturelle ? Personnellement tout me va..

A condition de ne pas rester trop longtemps dans le désert. Le sable ça abime la manucure.


Ah oui, petite précision importante avant de rentrer dans le vif du sujet. A l'époque j'étais aussi baroudeuse qu'une habituée de Saint-Tropez au mois d'août. Aller chercher un verre au bar en partant de la plage était à peu près le degré de risque maximal auquel je m'exposais.


Après quelques de vol, nous arrivons enfin à destination. Dans une bonne chaleur de début d'après-midi.


A la sortie une rangée imposante de 4X4 nous attend. Et sans aucun délai on nous enjoint de sauter par équipe de 4 .. dans les 4X4 pour nous rendre sur le lieu de notre réunion de motivation. Je me retrouve avec deux vendeurs et ma - aujourd'hui - ex collègue devenue une copine, Josée, la plus pétillante des québécoises, beaucoup plus intéressante que Céline Dion, et surtout beaucoup plus drôle.


Bon après un lever très matinal et quelques heures de vol, nous aurions volontiers pris une douche et bu un godet, mais à la guerre comme à la guerre, en voiture Simone, roulez jeunesse, c'est parti mon kiki.


On nous guide jusqu'au portes du désert. Et nous découvrons que la réunion se tient dans d'anciens décors de cinéma aménagés. Car Ouarzazate est un lieu de tournage très fréquenté. Certaines scènes de Star Wars, notamment y ont été tournées.

Magique.

Mais chaud.

35 degré à l'intérieur.

Chaleur + fatigue : premier acte du drame.


La réunion s'éternise et enfin, au bout de deux heures, on nous libère, autour d'un thé à la menthe et quelques pâtisseries orientales. Mais le clou du pot c'est qu'on nous annonce que nous allons reprendre les 4X4 et rouler  vers notre étape.

Donc on va rouler ... encore ? Pfffou.. La fatigue tombe comme une enclume sur un doigt de pied.


Nous reprenons les four-four (4X4 pour les non-anglophones) et  partons en convoi discipliné. Au bout d'environ 2,50 minutes, des pandores locaux assez patibulaires regardent passer le convoi et ... font signe à notre 4X4 de s'arrêter. Il nous demandent les papiers du véhicule d'un air peu engageant.

Evidemment, il fallait que ça tombe sur nous.

Un peu affolés nous nous consultons sans résultat, jusqu'à ce qu'un des accompagnateurs arrive et qu'au bout de deux minutes de palabres, un billet change discrètement de mains.


Le convoi repart  et quitte la route. Au portes du désert l'accompagnateur en chef nous arrête pour un brief .. Alors que le soleil est quasiment en train de se coucher.

Et là je me dis immédiatement "le gars a un grain"..


Sur un ton mi-général Buzard mi-vieux routard du désert il nous explique qu'il est un pro du rallye désertique, qu'il a fait plusieurs Paris-Dakar, qu'on va rouler dans le désert et qu'on a intérêt à suivre ses instructions sinon on est tous des blaireaux. Et on va se perdre. Et les vautours vont déchiqueter notre carcasse. Et il renverra nos restes dans un colis-poste à notre famille.

L'autre moitié de mon cerveau non occupé à écouter le Napoléon des sables est en boucle sur deux idées "on va rouler" "dans le désert en pleine nuit".

 

Effectivement. Nous roulâmes dans le sable et dans l'obscurité. Au début... En convoi..


Après ..ce qui devait arriver arriva : 1/3 des gens se perdent, 1/3 crêvent, 1/3 s'ensablent.


Ce fut notre cas. En plein milieu de nulle part. En pleine nuit. Avec un quart de bouteille d'eau chaude pour toute provision.


Et là l'angoisse sourde se transforme en angoisse hurlante.


Ma copine Josée, toujours optimiste et énergique, saute du véhicule et essaie de déblayer la roue ensablée avec... euh rien en fait. Parce qu'il n'y avait rien dans le véhicule prévu dans ce cas.

Elle me hèle en essayant de me convaincre de l'aider.


Ce à quoi je lui CRIE, en pleine crise de nerfs JE-NE-BOUGERAIS-PAS-D'ICI-TANT-QU'ON-NE-VIENS-PAS-ME-CHERCHER.


En trépignant (si si véridique)


Pendant que nos deux compagnons de voiture cherchent à se repérer au milieu de tas de sable et de 4X4 enchevêtrés. Entourés par des gens affolés courant dans tous les sens

Subitement, 3 gamins sortent de nulle part avec un âne et nous disent de mettre nos sacs sur le dos de la bestiole.

Hébêtées, nous nous exécutons.

Pour nous demander 5 minutes après d'où ils sortaient et où ils avaient embarqué nos sacs. Et penser que nous allions finir la nuit dans le désert, sans eau, et sans nos affaires volées par un bande de délinquants juvéniles en djellabas.


Au bout de cette demi-heure de panique intégrale, un des accompagnateurs vient nous signaler que notre campement nous attend à 3 minutes à pied juste derrière la dune en face de nous.

Après avoir hurlé sur l'accompagnateur et - en fait - toutes les personnes qui se trouvaient sur mon chemin, je rejoint enfin le campement salvateur.

Où avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu, compte tenu de la bérézina précédente  on nous assigne une tente commune à une dizaine de filles

Après une douche de campagne - mais bienfaisante, nous nous dirigeons à 23 heures vers un dîner prévu à 20 heures, où nous récupérons les derniers égarés du Paris-Dakar nocturne, retrouvés par les équipes de secours.

Visiblement l'accompagnateur en chef n'est pas content. Nous nous prenons d'ailleurs un discours de bienvenue en forme de savon géant. "Jamais vu une bande d'incapables pareils" nous dit-il..

Evidemment tout est de notre faute. Là je me dis à nouveau "il est vraiment cinglé".

La suite me donnera malheureusement raison.

 

Accompagnateur cinglé : 2ème acte du drame.


Le dîner arrive enfin ... De superbes plateaux de crudités.

Je tente de faire bénéficier mes voisins de mon expérience de séjours en Afrique du Nord en leur expliquant qu'il vaut mieux faire l'impasse sur les crudes.

La majorité... ne m'écoute pas.

Pour ma part, je suis mon propre conseil, et après avoir mangé uniquemen du cuit, épuisée, je pars me coucher pour une nuit qui s'annonce courte - on nous préviens d'un réveil assez matinal - en faisant l'impasse sur le spectacle de chants et danses folkloriques prévu après le dîner.

Crudités : 3ème acte du drame.


Ceci était donc le premier jour de l'équipée Marocaine. Pour ne pas faire une note trop longue, et vous torturer en ménageant le suspense, vous aurez droit au dénouement du drame demain ! Et je vous promet, ça vaut le détour..


4x4-femmes-tanke-boue-rallye-depassement-de-soi.jpg

 


06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : voyage, maroc, convention d'entreprise, désert | |  Facebook | |  Imprimer | |

13/04/2010

Pitette Geekette ou Pitette pas Geekette


Je me pose parfois des questions sur mon degré de geekitude.


Il faut dire que je pars de loin.

Au début de mon aventure bloggesque je ne savais même pas insérer une image dans un billet, le code HTML était une langue ésotérique et je me demandais pourquoi on disait "web 2.0".

Ben oui quoi, moi je disais "internet sans chiffres"


Même encore aujourd'hui où j'ai progressé dans la connaissance (je sais écrire '<p>' dans une ligne de code t'as vu, t'as vu, t'as vu ???) je me pose encore des questions.


Par exemple, alors que je devrais me jeter sur l'Ipad en poussant des cris hystériques... Je n'ai toujours pas compris à quoi pouvait bien servir ce zouzouk électronique.

Ah oui, il parait qu'on peut lire le journal merveilleusement.

Ca pour 550 dollars, ça doit être fantastique. Mais pour 1,50 j'ai un journal papier, sinon sur mon ordi c'est gratuit.

En plus la tablette ne tient pas dans mon sac et si j'essaye de téléphoner avec (ce qu'on ne peut visiblement pas faire d'ailleurs) j'assomme mon voisin direct.

Sans parler de l'air ridicule que je vais avoir avec un Ipad sur l'oreille.

Ah oui, il parait que c'est le premier stade vers l'ordi du futur et que dans quelques années on sera tous tablettés.

Du coup, je vais attendre l'ordi du futur quelques années je pense, si personne n'y voit d'inconvénient.


Degré de geeketude : - 12.


Autre exemple : l'agence Heaven (ils sont choupis) m'invite régulièrement à des présentations  où des chefs de produits Microsoft expliquent à des geeks très pointus des trucs formulés dans un langage mi-klingon mi-mandarin classique du XIIème siècle.

Auquel je ne comprends strictement rien. Malgré mes efforts désespérés.

Comme la semaine dernière où  nous avons assisté à une présentation du futur OS Zune (Zone ? Zoune ? Zut ? Me souviens plus) sur windows Phone. Et où après une brillante démonstration j'ai plongé notre charmant orateur Microsoft dans un embarras palpable, avant de tout planter sur son lecteur parce que je voulais juste "aller sur internet".

Je pense que le pauvre garçon doit actuellement être retourné à l'état végétal.


Degré de geeketude : - 23


Ceci dit, je ne suis pas irrémédiablement perdue pour la cause . J'ai quand même réussi à dépanner Camille la it girl qui se désespérait de voir son blog en vrac sous Firefox. "Vide le cache" lui ai-je corné. Car j'avais eu la même mésaventure peu avant. Et j'avais fini par trouver la solution TOUTE SEULE.


Degré de geeketude : + 1


Mon score final est donc très mauvais. Mais je m'en contrecogne. Dans un mois j'ai un stage Photoshop payé par mon employeur et je vais tous vous mettre minables dans la photoshoperie.


Au fait - euh - pourquoi on dit "web 2.0" ???


Mouahahahhaha...


A propos de trucs de geeks, demain il sera éventuellement question d'en récupérer un. Les curieux/curieuses ou impatients/impatientes peuvent aller voir chez Viinz ou Osmany de quoi il est question...

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : ipad, apple, windows, zune, web 2.0 | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/04/2010

Rencontre au sommet - Manu vs Cristina


Je vous l'avais laissé entendre : la semaine dernière Paris a tremblé sur ses fondations.


Au coeur de la capitale, dans le 6ème arrondissement, La Maison de l'Amérique Latine a abrité ce que l'on pourrait qualifier de rencontre historique.


La reine du "Mouahahahahahahh Darling" a rencontré la reine du "Cheeeeriiiiiie tou es magggnifique".


(quoi j'ai le melon ? Si je me fais pas mon auto-promo, qui va s'en charger, hein ?)


Car grâce à Nath la Parisienne, que je ne remercierais jamais assez, nous avons pu assister au lancement du livre de Cristina Cordula dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Que s'est-il passé à l'occasion de ce lancement ? Rien de spécial : quelques petits fours, quelques discours, quelques piapias.


Mais surtout une vraie rencontre.


Je reste pourtant souvent réservée sur les rencontres pipeulesques : le pipeule aimant surtout les conversations à base de moimoimoimoije ou encore moimoimoimoijaifait et d'égo surdimensionné.

Rien de tel jeudi dernier. La tornade brune nous a fondu dessus nous enveloppant dans sa chaleur brésilienne. Et s'est occupée de nous comme si nous la connaissions de longue date.

Elle est bien telle que vous la voyez à la télé mais EN MIEUX.


En plus belle (vraiment canon), en plus gentille, en plus "tou es magggggniffffique ma cheeeerrrrie"



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et ce même si je lui arrive au nombril et qu'elle a été obligée de me parler en se pliant en deux.

Alors que d'habitude dans ce cas, je mets des coups de pieds dans les genoux des gens de façon à ce qu'ils tombent par terre. Pour leur apprendre à vivre et à être plus grands que moi.


Bref, vous l'avez compris, je suis fan.


Et je lui souhaite beaucoup de succès pour le lancement de son livre...


Vive Cristina !


Vive également Nath & Faustine (dont vous pouvez aussi lire les compte-rendus sur leurs blogs respectifs avec de très chouettes photos de Nath contrairement aux miennes), Sandra, et Vivi qui ont rendu cette soirée maaggggggnnniffffique... Ainsi qu'à Paula qui est une chouquette intersidérale..


Vive moi aussi tiens.


Quoi je vous ai parlé de quelqu'un d'autre pendant 2 minutes. Il est temps que je revienne à mes fondamentaux quand même - à savoir mon nombril.


Nanmého.


06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : cristina cordula, guide du relooking, lancement | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/04/2010

Des résultats, des concours, des résulconcours..


Trêve de suspense nous allons passer directement aux résultats du tirage au sort pour gagner ..

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Et je suis assez contente car le sort fait bien les choses, il y a une habituée et une moins habituée, l'équilibre est donc respecté..

Bon j'ai pas mis le truc en scène avec film ou reportage photo machin tout ça, mais le coeur y est et maître Cannelle a scrupuleusement supervisé la régularité de l'opération..

Les deux gagnantes sont :

MANOU (enfin plutôt Dom qui a pris un pseudo) qui va pouvoir résoudre ses problèmes de pagnes et de boubous
et
BERGIE à qui (et ça me fait plaisir) ça fera un petit cadeau de naissance !!
Les filles envoyez-moi votre adresse postale par mail..


Et je peux vous dire qu'elles vont être super-contentes, car, pour l'avoir feuilleté attentivement, il est très bien ce livre et plein de tuyaux malins auxquels, en tant que non-pro, vous ne penseriez pas forcément !

Je ne suis pas très objective car depuis que j'ai rencontré Cristina, je suis fan absolue.. Et ça je vous le raconte lundi..

Mais... Maimaimaimaimaimaimais.. Pour ceux et celles qui n'ont pas gagné...

Allez, comme je vous le disais hier, c'est mon mois de on s'aime tous et je suis gentille.. Donc j'ai ...

Hiiiiinnnnnnn c'est dingofoudément...

UN AUTRE CADOX !!

Car la Vache qui rit elle est belle, elle est rouge elle est qui rit.. Et elle fête son anniversaire.. Et comme c'est une star, c'est ELLE qui offre des cadeaux..

Elle vous donne donc...

Un SUPERBE tablier de cuisine WITH la vache.

Déjà adopté par Cannelle..
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Pour l'obtenir, il suffit juste de laisser un mini-commentaire humoristique, poétique, lyrique ou ce que vous voulez..

En expliquant POURQUOI vous méritez ce tablier qui va faire de vous la star de la cuisine. Pas besoin d'en faire des tartines, quelques lignes suffisent.

Et en parlant de star de la cuisine, ce n'est pas moi qui vais sélectionner le commentaire gagnant mais bien une blogo-cuisinière qui agite ses casseroles outre-mer (je la hais) ... Notre doudou Martiniquaise : Nawal.

Vous pouvez commencez à la flatter odieusement.

Vous avez jusqu'à demain soir. Le temps que Nawal fasse son choix et le ou la gagnant(e) sera annoncé mercredi.

Et pour patienter... Un petit coup de pub (je n'en met pas souvent mais sur ce coup là je trouve que la vache a fait fort de roquefort... MOUAHAHAHAHAHAH)



Nouvelle publicité La Vache qui Rit 2010

Edit : étant donné que ce week-end a été un genre de désert bloggesque, je prolonge un peu  le délai : vous avez jusqu'à lundi soir pour tenter de gagner le tablier..

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : jeu, concours, cristina cordula, la vache qui rit, livre, tablier | |  Facebook | |  Imprimer | |