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06/11/2012

My name is Nul, James Nul

En des temps antédéluviens, avant la création par dieu de l'homme, de la femme, du berger allemand, et des magnums double chocolat, j'avais fait quelques chroniques sur les bourdes hallucinantes des services spéciaux du monde entier.

Car parfois les dits services sont tellement spéciaux qu'on se demande QUI ils recrutent. Un personnel censé  être à la pointe du progrès, de l'entraînement physique et de la discrétion qui se comporte comme le dernier des piliers de bar après le verre de trop.

Une récente péripétie dont les médias se sont fait l'écho m'a donné l'idée de ressortir cette rubrique du placard.

Parce que vous, je ne sais pas, mais moi quand les missions des services secrets se transforment en "on a perdu la 7ème compagnie" ça me fait rire, mais rire, mais rire...

Rions donc tous ensemble.

  • Je ne vous ferai pas l'offense de vous rappeler le calamiteux épisode du Rainbow Warrior. Oh et puis si, je vous le rappelle. Les plus jeunes d'entre nous ne connaissent pas forcément l'histoire. En juillet 1985, le Rainbow Warrior,bateau appartenant à Greenpeace est amarré à Auckland en Nouvelle-Zélande. Son but est d'aller vers l’atoll de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français et les gêner dans la mesure du possible. Le 10 juillet 1985, deux agents les faux époux Turenge, dans un canot pneumatique piloté par trois nageurs de combat, mènent une opération contre le bateau. Pour la petite histoire, le pilote serait Gérard Royal frère de Ségolène Royal. Le navire est coulé, faisant une victime civile.  Les faux époux Turenge sont facilement arrêtés par la police néo-zélandaise d’Auckland à cause de la camionnette qu’ils ont louée pour récupérer les plongeurs chargés de placer les explosifs. Un vigile placé là en surveillance, voyant cette camionnette garée dans un coin discret, note son numéro d’immatriculation, ce qui permet à la police de réagir rapidement. Les protagonistes sont définitivement identifiés grâce à leurs empreintes digitales retrouvées sous le canot pneumatique qui avait servi à poser la bombe. À cette époque la technique pour relever des empreintes sur un objet ayant séjourné dans l'eau était très peu répandue. Cependant, une équipe d'experts internationaux, qui se trouvait sur place à cette époque, mit à disposition son tout nouveau savoir-faire,  et releva les empreintes qui, quelques mois auparavant, seraient restées inexploitables. Imbroglio international. Protestations énergiques. Honte pour la France. Ok, la technique des empreintes sous l'eau était toute nouvelle. Mais enfin quand même. Ils auraient pu penser à mettre DES GANTS quand même les agents secrets non ? Même toi et moi on y  aurait pensé. Enfin presque. Enfin éventuellement. Enfin moi, je ne suis pas certaine.

 

  • En 2008, un clampin des services secrets Britanniques oublie un rapport ultra-confidentiel sur les activités d'Al-Qaida dans un train. Le rapport a heureusement atterri par un biais inconnu sur les bureaux de la BBC - la télé publique britannique - qui l'a gentiment rendu à son destinataire initial. Quelques jours après le journal "The Independant on Sunday" rapporte qu'il détient des documents portant sur la politique du gouvernement britannique en matière de lutte contre le financement du terrorisme, le trafic de drogue et le blanchiment d'argent. Ces documents ont été découverts à bord d'un train à destination de la gare de Waterloo dans le centre de Londres et expliquent comment les systèmes bancaires et les sites internet commerciaux peuvent être manipulés pour financer des armes de destruction massive illégales en Iran. Il fournissent des détails sur les méthodes utilisées pour le financement du terrorisme, comme les fraudes sur les sites commerciaux.. Le journal affirmera lui aussi avoir restitué les documents aux services gouvernementaux.. On va dire que les agents secrets anglais étaient particulièrement distraits en 2008. J'ignore exactement ce qui s'y est passé à ce moment là - test d'un nouvelle drogue, l'amour est dans le pré ou utilisation de personnel temporaire mais à l'époque des ordinateurs, du wifi, des clouds et des clés USB, oublier des documents ECRITS dans une MALLETTE sur une BANQUETTE de train, faut y aller Maurice, quand même, non ? Mais la série noire ne s'arrêtetera pas là. En septembre de la même année un ordinateur portable utilisé par le MI5, a été dérobé lors d'un cambriolage dans une maison de Manchester.  Pire : la presse rapportait une semaine après le cambriolage que la police enquêtait sur la vente sur un site d'enchères d'un autre objet dérobé : un appareil photo qui contenait des images de suspects de terrorisme. Ben Laden sur Ebay. Ou quasiment. L'hallucination

 

  • Les services secrets américains et leur redoutable .... Efficacité sont aussi redoutablement ... Heu, on ne sait pas trop quoi dire. Il y a quelques années, selon le Financial Times, l'US Air Force  a été  infoutue de  localiser un millier de composants nucléaires. Le quotidien économique s'était procuré des éléments d'un rapport commandé par le secrétaire à la défense de l'époque, Robert Gates, à l'amiral Kirkland Donald, sur la gestion des composants nucléaires. Le rapport était plutôt cinglant et mettrait en cause la gestion de l'inventaire. On imagine les men in black en train de compter les composants nucléaires à la main vêtus d'une blouse en suçant leur crayon. Pire, le Pentagone a avoué également il y a quelques années avoir carrément EGARE non plus des composants mais DES MISSILES COMPLETS. Des missiles dont personne n'était capable de dire OU exactement ils avaient été stockés. Si un jour le pavillon de votre voisin disparait dans une explosion avec un bruit épouvantable et une fumée épaisse, merci de dire à l'armée américaine qu'on a localisé l'un d'entre eux.

 

  • En 2009 Un Néo-zélandais nommé Chris Ogle a découvert un dossier militaire américain confidentiel sur un baladeur MP3 qu'il avait acheté 9 dollars dans une boutique d'occasions aux Etats-Unis. Quand il l'a branché sur son ordinateur, il y a trouvé 60 pages de données militaires. Le dossier comportait les noms et des détails personnels sur des soldats américains, dont certains servant en Irak et en Afghanistan, ainsi que des informations sur les équipements déployés sur des bases et un compte-rendu de mission. Chris Ogle a précisé que le baladeur n'avait jamais été utilisé pour diffuser de la musique et qu'il le remettrait au département de la Défense américain si celui-ci en faisait la demande. L'histoire ne dit pas si le département de la Défense en a fait la demande. Ou si le gars a écrasé les fichiers pour caser la collection complètes des CD de Céline Dion sur son MP3.

 

  • Revenons en France. Rappellez-vous, peu après l'élection de François Hollande, quelqu'un avait trouvé malin de mettre les plans de l'Elysée de la cave au plafond sur une clé USB et de confier cette clé à un entrepreneur chargé de travaux dans le palais présidentiel. Le gusse très inspiré laisse la clé dans sa voiture... Qui se fait braquer. Evidemment la clé disparait avec le reste des affaires. L'Elysée embarrassée, affirme que la clé contenait uniquement des plans de masse, sans détail compromettant. Voui voui voui. On veut bien le croire... Ou pas.

 

  • Enfin, et donc, dernière perle de nos pioupious tricolores, des paras des forces spéciales ont atterri il y a quelques jours en pleine nuit en Bulgarie, pour une raison totalement inconnue. Les habitants du village, les prenant pour des voleurs de poules les ont pourchassé avec piques et fusils taillant quelques croupières dans leurs combinaisons. Récupérés par la police Bulgare, ils ont été discrètement remis à l'ambassade de France et rapatriés sur le territoire national. La raison de leur escapade dans la jungle Bulgare ? Inconnue au bataillon. Si ça se trouve le pilote de l'avion duquel ils ont sauté était ivre et pensait qu'il était au-dessus du Sahara en route pour aller récupérer les otages du Nord Mali. Ne rigole pas. Les explications les plus farfelues sont parfois les bonnes. La preuve ci-dessus.


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02/11/2012

Si j'existe, j'existe, c'est d'être fan...

Comme beaucoup de gens sur cette petite planète bleue, j'ai eu ma période ado-groupie pour des guitaristes chwelus qui secouaient la tête en jouant/ acteurs au physique avantageux/ sportifs suédois à bandeau frontal/ et à peu près toute personne testostéronée à tablettes de chocolat avantageuses.

Pour cette dernière catégorie, il n'est d'ailleurs pas certain que la période ado-groupie soit totalement terminée.

Mais, s'il m'est donc arrivé de collectionner quelques photos, disques ou de me ruer pour obtenir une place de concert, la fanitude totale est un aspect du comportement humain qui me laisse pour le moins perplexe.

Attendre des heures sous la pluie et dans le froid pour apercevoir un bout de bras de son idole, collectionner les objets dérivés, assister à tous les concerts d'une tournée, vivre à travers l'objet de son adoration sont des attitudes totalement conceptuelles dont j'ai du mal à saisir exactement le but.

Et le fan qui guête le moindre signe, le moindre mouvement, le moindre objet touché par l'objet de son adoration en espérant rien ou quasiment rien en retour, un vrai objet de curiosité.

Qu'une minette de 13/14 ans hurle à un concert de Justin Bieber et collectionne ses posters, passe encore.

A priori à 16/17 si elle suit un cheminement psychologique classique, elle devrait avoir décroché ses posters, complètement oublié le blondinet à mêche,  et repris une activité normale.

Mais qu'une personne de plus de 15 ans et demi hurle à un concert de Mylène Farmer, attende des heures sous la pluie pour voir Lady Gaga, parte en pélerinage sur les traces de JC Vandamme (si, si), se tatoue le portrait de Frédéric François sur le bras (re-si, si)  ou organise une messe hommage à Michael Jackson, sans parler des Beliebers qui se sont rasés la tête parce qu'ils croyaient à tort que Justin avait un cancer, c'est quand même assez curieux. Pour le moins. 

La pointe extrême de cette attitude étant atteinte par les fans-sosies qui se diluent complètement dans leur idole en essayant de lui ressembler le plus possible et en gommant leur propre personnalité.

Un immense point d'interrogation à leur égard est la seule chose qui me venait à l'esprit en regardant le week-end dernier un reportage sur ces fans hardcore.

Bien sur, ce genre de sujet est largement monté pour tourner en ridicule les pauvres gens qui y figurent.

Néanmoins je m'interroge sur les ressorts psychologiques qui motivent une adoration inconditionnelle au point de s'oublier soi-même. 

Un manque de confiance en soi ? Un vide affectif ? Une vie jugée inintéressante ? Un besoin mystique de croire à quelque chose de supérieur ? Un report d'affection vers une personne inaccessible pour éviter de s'engager dans une vraie relation affective ou amoureuse ?

Je peux admirer quelqu'un mais pas au point de lui vouer un culte sans aucun questionnement. J'ai un esprit critique trop chevillé au corps pour le faire.

Figure de pure rhétorique même si tu me mettais au hasard, disons... Fassbender devant le nez, après avoir perdu les pédales pendant environ 5 minutes, m'être couverte de ridicule en bafouillant strictement n'importe quoi, lui avoir écrasé les pieds et renversé ma coupe de champagne dessus (ce qui m'arrive généralement dans ce genre de situation)  le côté pragmatique et moqueur (voire cynique, je le concède) de mon cerveau se reveillerait en me chuchotant "hey, t'as vu, il a une coquetterie dans l'oeil et il est mal habillé, en fait" "en plus dans son dernier film, rappelle-toi il jouait comme une buse".

Et pour l'avoir vécu à plusieurs reprises, je t'assure qu'il vaut parfois mieux ne pas voir de trop près une jolie image de papier glacé ou de clip vidéo.

Rares sont ceux qui sont à la hauteur du fantasme qu'ils incarnent.

Car finalement fan et fantôme ont le même commencement. Le fan court après un fantôme, une créature mythique et illusoire qu'il se crée lui-même, qui n'a aucune réalité mais qui le conforte dans un monde irréel où il se réfugie pour échapper à une réalité qui ne lui plait pas. 

Ca vaut ce que ça vaut comme explication psychologique. 

Il vaut encore mieux être fan de soi-même.

Tu seras peut-être égocentrique et mégalomane mais au moins jamais déconnecté(e) de la vie.

Ni déçu(e).

 

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19/10/2012

Le retour du fils de la revanche du classement

J'ai toujours été allergique aux classements.

1er, 2ème, 23ème, tu fais ton truc, quelle importance d'arriver AVANT tes confrères ou derrière ?

Sur le moment c'est gratifiant deux secondes. Par exemple quand tu deviens meilleure twitteuse du siècle du mois d'août par un site féminin, tu prends ton petit shoot d'adrénaline, ton demi-pulsar de lumière, ton quart d'heure de célébrité, et puis quoi ?

Deux secondes après personne n'y pense plus de toutes manières.

Voire tu te fais des ennemis parce que tu es devant.

N'étant pas pourvue par dame nature d'un kiki qui dépasse, le petit jeu de kikalaplusgrosse avec mes confrères ne m'intéresse pas.

Consternant manque de compétitivité et d'ambition qui a ruiné par ailleurs toute ma vie professionnelle.

Dont la réussite la plus éclatatante est un cortège de stagiaires torturés et dépressifs.

J'avais pourtant au début de mes méfaits on line adhéré au classement Wikio qui, je le reconnais, m'avait apporté un petit début de reconnaissance de la part de mes pairs.

Pour en claquer la porte il y a deux ans, après avoir compris que le truc était un attrape-couillons destiné à faire tourner une plateforme bien gentiment sans se fouler avec le contenu DES AUTRES.

Gratuit. C'est mieux, bien sur.

Sans en retour t'apporter beaucoup de visites.

Les relations à sens unique n'ont jamais vocation à durer très longtemps. C'est la loi de la nature.

Je porte donc aujourd'hui un regard légèrement amusé, voire ironique avec un sourcil relevé sur l'indignation (justifiée ou pas), pour des raisons qui leur appartiennent,  de certains qui découvrent que Wikio/Ebuzzing c'est le diable en costume de velours.

Et que le gars qui en est à l'origine est un affreux capitaliste qui défend les volatiles urbains, la libre-entreprise et des idées qui ne leur vont plus du tout.

Après l'avoir défendu bec et ongles pendant des années.

A défaut d'avoir de l'ambition j'aime bien avoir raison systématiquement.

Tu vois, tout n'est pas perdu au niveau comportemental.

Oui, permettez-moi de remplacer la minute de célébrité par la minute de "tu vois, j'avais raison".

J'aime autant, voire plus. 

Clouer le bec de mon entourage me procure beaucoup plus de satisfaction que d'être sous le feu des projecteurs qui vont se braquer sur quelqu'un d'autre très rapidement de toutes manières.

 

Pour en revenir aux divers classements, Klout, prix et awards du meilleur blog de l'univers of the world (suivez mon regard), je les mets tous dans le même sac.

En autres termes plus choisis, je m'en contrecogne assez fortement.

 

Je ne participe pas, je ne vote pas. 

Pour personne, même si une copine me demande.

Elles le savent d'ailleurs, elles n'essaient même pas.

 

Un autre jour, je ferai un billet pour dire aussi combien je me contrecogne aussi totalement de la célébrité et de la notoriété. 

Si tu savais comment les gens célèbres peuvent être parfois harcelés, seuls et malheureux, surtout une fois que plus personne ne les reconnais dans la rue, et comment une fraction de célébrité peux rendre complètement toc toc, tu réfléchirais à deux fois avant de vouloir montrer absolument ta truffe à la télé.

Je préfère rester dans l'ombre et déclassée et profiter de la vie, pour ma part, après mûre réflexion.

Chacun son truc.


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(on a les 06 de ces gens ?  Non, c'est juste au cas où y'aurait un célibataire qui cherche l'âme soeur)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : classements, wikio, e-buzzing | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/10/2012

Créative ? Non. Dingo.

 

Je m'auto-classe dans la catégorie des gens plutôt créatifs.

(qui a crié "créatif de conneries, surtout" ? Je vous vois, vous savez)

Option d'ailleurs confirmée lors d'un récent séminaire d'entreprise où mon profil a été clairement situé dans cette catégorie.

Evidemment quand tu passes la moitié de ton séminaire à faire rigoler le formateur et à répondre n'importe quoi aux tests  il est peu probable qu'il te colle dans la catégorie "gestionnaire".

Or, selon une récente étude suédoise (oui, ils sont forts ces suédois), la créativité va souvent de pair avec la maladie mentale. 

Les écrivains présentent des risques accrus d'anxiété, de schizophrénie, de dépression et de troubles bipolaires. 

Ils ont deux fois plus de risques de se faire péter le caisson que le reste de la population

Les danseurs et les photographes, quant à eux sont sujets aux troubles bipolaires également.

Les créatifs en tant que groupe restent plus ou moins dans les statistiques normales de dinguerie de la population générale.

Mais ils sont plus sujets à des troubles du comportement du type anorexie. Voire à des maladies du type autisme.

En clair, pour toi ami blond surfer australien : créativité = risque de zinzin avéré.

Je comprends maintenant pourquoi les gens de ma sphère professionnelle me parlent doucement avec la tête penchée sur le côté comme à un petit enfant qui vient de faire une bêtise.

Et pourquoi l'évêché de Paris a proposé le meuri pour la canonisation avant sa mort.

Vu qu'il supporte mes lubies diverses et variées et mon humeur bipolarisée depuis la nuit des temps sans broncher.

Enfin si, il bronche, mais quasiment en silence.

Ca donne un truc genre "chemmememegroumpf"

Pour te donner la mesure du truc, je remplacerais le terme "humeur cyclothymique" par "humeur cyclonethymique"

Je passe d'un état dépressif profond à un état jubilatoire total en moins de temps qu'il faut à une tornade pour balayer un champ de pastèques génétiquement modifiées.

C'est fatigant pour tout le monde, y compris pour l'intéressée.

 

Quant au fait que le génie va souvent de pair avec une araignée au plafond, c'est un peu normal. Des capacités créatives hors normes vont souvent avec un mental... hors normes aussi.

On a rarement vu un chef d'oeuvre impérissable peint ou écrit par un contrôleur de gestion.

(pardon ami contrôleur de gestion, tu as d'énormes qualités aussi, certainement)

Tu n'embrasses pas une profession ou une carrière tout à fait par hasard non plus. 

Quand tu as le choix, bien évidemment, ce qui n'est pas toujours le cas.

Michel-Ange était certainement autiste Aspberger (les génies, tu sais Rain Man qui calcule tout sans ordinateur), Van Gogh a fini dingo, Kurt Cobain s'est fait sauter le cerveau, j'en passe et des meilleurs. 

J'ai même une anecdote sur Bill Gates, rencontré par une de mes copines lors d'une opération de presse, alors qu'elle travaillait avec Microsoft. 

Planté au milieu d'une pièce, assis sur une chaise, ne parlant à personne, il se balançait d'avant en arrière de façon tout à fait... Inquiétante.

A tel point que ma copine ne voulait pas croire que c'était réellement Bill Gates mais son jumeau neuneu qu'on avait planté là pour régler la lumière.

Héééé oui. 

Même lui.

Donc tu vois  si tu as une personne de ta famille qui entame brutalement une petite danse de la joie dans ton salon juste parce que le ciel est bleu, ne t'inquiète pas.

C'est peut-être un génie qui va te rapporter des trillions de brouzoufs avec une idée qui va révolutionner l'univers.

Ou alors il a juste trop picolé.

A voir.

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(Là l'auteur est clairement dingue, à défaut d'être créatif)

(la photo est de moi, si si, la sculptouze était exposée face au Louvre hier)

(C'est Léonard de Vinci qui doit se marrer)


L'article source sur le site de la BBC en anglais

16/10/2012

Le mur du çon

(Titre emprunté à l'une de mes sources d'inspiration majeure : le Canard Enchaîné. Le journal qui prouve qu'on peut traiter de sujets sérieux avec humour)

 

Tu le sais, amis lectoral, je ne m'énerve que très rarement.

Une fois toutes les 15 secondes en moyenne.

Et sur des sujets qui en valent souvent la peine comme le jaune couleur de l'hiver, les community managers qui nous font des misères, l'augmentation des croquettes pour les chats ou le diable qui s'habille en Dior alors que normalement c'est en Prada.

La faim dans le monde, c'est mineur, on est bien d'accord.

(Si tu passes pour la première fois par ici, je te rassure, parfois je m'énerve aussi à bon escient - surtout si escient est blond, suédois et musclé)

Donc, ce week-end un frappadingue avait décidé de prouver que l'homme peut voler à la vitesse de la lumière, se transformer en torche humaine et atterrir à l'aide d'un parachute après avoir sauté d'une capsule stratosphérique.

Bien.

Si le gars joue avec sa vie, tant que ça ne dérange personne à part le risque de se transformer en barbecue interstellaire, pourquoi pas.

Chacun fait ce qu'il veut de sa peau.

Mais que l'ensemble soit transformé en énorme opération marketing polarisant les réseaux sociaux, youtube, les médias et le reste du champ de l'information...

Surtout au profit d'une SALOPERIE DE BOISSON qui FLINGUE les gens et qui LOBBYISE pour que ses méfaits soient largement MINIMISES ??

Excuse-moi de ne pas partager la liesse générale. Et de ne pas m'extasier sur l'exploit du fou volant et de sa capsule.

1/ Je n'en ai strictement rien à cirer que le gars cherche à passer le mur du son en combinaison michelin pour se faire des sensations fortes.

2/ lL prétexte de l'expérience scientifique derrière me laisse assez dubitative.

3/ Laisse-moi te rappeler 2 minutes la stratégie de Red Bull.

Le fondateur, Dietrich Mateschitz est l’homme le plus riche d’Autriche et la 193e fortune mondiale avec 3 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. Un tour de force pour une marque si jeune née dans les années 80, dont la boisson n’est distribuée en France que depuis 2008, et déjà dans le Top 100 des marques qui valent le plus à travers le monde, selon un récent classement.

Comment a-t-elle obtenu ce résultat ? A coup de sponsoring forcené. "Le groupe devient une marque évènementielle et expérientielle plus qu’un fabricant de boisson énergisante", décrypte Boris Helleu, professeur à l’Université de Caen et spécialiste de marketing et d’économie du sport professionnel. Le groupe dépense au bas mot 30% de ses revenus pour booster sa notoriété. Outre l’obtention en F1 du titre de champion du monde des constructeurs pour la seconde année consécutive, il a également remporté un nouveau titre de champion du monde des rallyes en s’associant avec Citroën. Et est engagé dans le football avec les Red Bulls de New York ou le Red Bull Salzbourg.

Evidemment toute cette jolie stratégie vise les jeunes adultes en quête de repères, de fête et de branchitude.

En minimisant les effets potentiels de la boisson, encore mal connus.

Red Bull est censé contenir de la taurine, une substance détectée pour la première fois à la fin des années 1950 dans la bile du taureau. Sauf que la taurine incorporée dans la boisson est synthétique et ne provient absolument pas du taureau. 

Après un effort physique extrême, le corps ne produirait plus les quantités de taurine exigées, et il en résulterait une insuffisance. Red Bull joue sur cette incertitude en affirmant que son produit non seulement donne de l’énergie, mais «favorise l’intelligence et la concentration». Des études récentes ont prouvé qu’il existe de réelles interactions entre la taurine et l’alcool – d’où la popularité du cocktail vodka Red bull dans les boîtes de nuit. 

La taurine a été identifiée comme étant un neuro-transmetteur, soit une substance qui favorise les transmissions entre les neurones dans le cerveau, et aurait en plus un effet de désintoxication et de renforcement de la contractilité cardiaque, mais les effets concrets de la taurine sur l’organisme restent peu clairs.

"Aucune étude scientifique n’a été réalisée sur ce produit" explique Jacques Diézi, professeur de pharmacologie à l’Université de Lausanne.

Tiens tiens.

Ca me rappelle vaguement quelque chose.

La stratégie des cigarettiers dans les années 70/80, ça ne te dit rien, jeune padawan, tu n'étais pas encore né.

Pourtant, les F1 décorées de "Camel" et autres "Marlboro", les soirées en boite, le sponsoring à outrance d'évènements jeunes et branchés, tout pareil.

On sait depuis ce que cette stratégie cache.

Alors évidemment, voir les médias du monde entier polarisés sur un évènement sponsorisé par une marque telle que celle-ci, tu peux comprendre que ça m'irrite un poil les synapses.

Au-delà de l'exploit sportif potentiel, que je ne remets pas en cause, mais dont, encore une fois, je me contrecogne totalement pour ma part, je me désole qu'une stratégie marketing aussi rouleau compresseur polarise des médias alors qu'il y a tellement d'autres sujets bien plus graves dont on ne parle jamais.

C'est probablement très cliché comme réflexion.

Mais peu importe, j'assume.

 

J'attends les résultats des soit-disants programmes de recherche menés derrière cette opération avec la plus grande impatience et de pied ferme.

Si, si. (et je ricane dans mes dents)

Tu te rappelles le proverbe chinois "Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt" ?

Je pense que dimanche on nous a montré la lune pour nous cacher le doigt. 

Le doigt dressé. 

Bien verticalement.

Sources et emprunts de textes  : 20 minutes et dangers santé.org

A lire aussi : Red Bull, le grand ami du sport dans La Tribune

 

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(Oui, oui, la photo est superbe, je le reconnais. Mais parfois j'aime bien regarder DERRIERE la  photo)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : red bull, felix baumgartner, saut, espace | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/10/2012

La France déprime

Selon une étude d'une université américaine menée en partenariat avec l'OMS, la France était en 2011 le pays avec le taux de dépressifs le plus élevé au monde.

AU MONDE.

Même pas en Europe, au MONDE on te dit. 

21 % de dépressifs.

Quasiment un quart de la population.

Dans le pays de la vinitude, des pt'ites femmes de Pigalle, du cassoulet et du French Kiss ?

Mais pourquoi ?

Bon, ok, la France est un pays d'irreductibles gaulois râleurs et pessimistes, mais dépressifs, pas tellement quand même.

Historiquement notre dépression avait plutôt tendance à s'exprimer en soubresauts révolutionnaires successifs dont le dernier date de mai 68 suivi d'une longue série de manifs  contre- quasiment tout.

Car en France, comme je l'expliquais récemment à un de mes collègues grands-britons : 65 millions d'habitants, 65 millions de gens contre.

Un gusse dit un truc et instantanément il a 64.999.999 d'adversaires. 

Etre en opposition est quasiment un mode de vie.

Seulement, en ces temps de crise, la révolution ou la manifestation de masse devient plus difficile, voire périlleuse. Voire contre-indiquée en cas de pandémie de grippe A.

Le Français ne manifeste plus.

Le Français ne s'oppose plus.

Le Français ne râle plus.

Donc le Français déprime...

Et court chez son médecin favori qui lui prescrit des petites pilules bleues qui lui rendent le moral mais lui ruinent l'estomac.

Du coup il ne peut plus goûter ni à la vinitude, ni au pt'ites femmes de Pigalle, ni au cassoulet, ni au  French Kiss (pour cause de mauvaise haleine). Bref à tout ce qui fait son âme, sa joie, son coeur, son fils, sa bataille.

Donc il re-déprime.

Etc.

Et nous devenons le peuple le plus déprimé du monde.

Avant la Corée du Nord et le Kazakhstan.

Je trouve que mon explication tient vachement la route.

Tu trouves pas ?

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : dépression, france | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/10/2012

Sur la route

Hier autour d'une pizza que je payais à mon jeune collègue désargenté...

(oui, j'offre des pizzas à des petits jeunes, ça me donne l'impression d'être une vieille dame indigne qui se paye un gigolo, c'est délicieux)

Nous devisions de façon badine sur la différence entre les punks et les hippies. je replaçais pour lui ces mouvements de djeuns échevelus sur l'échelle chronologique.

Evidemment, ce petit coq est né bien après que le dernier punk ait coupé sa crête et enfilé un costume de golden boy pour faire fortune en bourse dans les années 80, tout ceci est, pour lui, un peu obscur.

Je lui explique donc que les hippies n'étaient pas une génération spontanée mais avait beaucoup emprunté aux beatniks.

C'est à ce stade qu'il me regarde d'un air effaré en disant "les quoi" ?

Et que mon âge me revient dans la figure comme  un boomerang dans la main d'un aborigène.

Car oui, j'ai quand même connu la fin des beatniks, mes parent m'ayant par exemple traîné dans une communauté à Amsterdam vers 1965, les hippies, puis les divers mouvement qui ont mené au punks, la cold wave, la new wave et j'ai du décrocher de la danse de zazous vers la house fin 80 /début 90.

Le meuri m'ayant mis le grappin dessus il m'a interdit les raves et la drogue.

A l'énumération de ces divers mouvements, le petit (qui fait quand même un bon 1,85 sous la toise) me dit litteralement "waah, c'te chance, nous on a eu que des trucs de daube, genre Patrick Sebastien et la techno"

J'ai plussoyé. Patrick Sebastien et la techno même combat, ce jeune a quand même un commencement de discernement, tout n'est pas perdu.

Et réalisé que oui, au-delà des quelques décennies que je venais de me prendre en facepalm, j'avais eu de la chance.

J'étais une enfant de ce que l'on a appelé "la parenthèse enchantée". Les 10 / 15 ans entre la banalisation de la contraception et l'arrivée du Sida. Ou flottait un certain parfum de liberté malgré le clash pétrolier de 1973, les groupes terroristes d'extrêmes droite ou gauche (y'avait DEJA des illuminés AVANT Al Qaida, prêts à se faire péter la durite) et les Carpentier à la télé le samedi soir (ne crois jamais quelqu'un qui te dit "c'était géniaaaaal", c'était nul à chier).

Où plutôt de liberté à conquérir. Ce qui est autrement plus excitant que de se préoccuper de la sortie du prochain Iphone, je te confirme.

Car braver les interdits, et flirter avec la loi, te laisse des souvenirs impérissables qu'aucun smartphone ne remplacera jamais

Ca tu peux le mettre à mon crédit comme la réflexion de la vieille conne de service qui fait la leçon à tout le monde avec ses "avant c'était mieux".

Non avant c'était pas mieux, c'était différent. 

Ne croyez jamais les gens qui vous disent que c'était mieux avant de toutes manières.

Les beatniks donc, mouvement des années 50-début 60, que l'on rattache aux hippies, par leur style de vie bohème mais dont le nihilisme les rapproche plus des punks que des babas-cools et de leur idéal communautaire planant et quelque peu crétin.

C'est ce que je tentais de lui expliquer avant de lui dire, "tu n'as qu'à lire "Sur la Route", de Jack Kerouac, tu vas comprendre"

Et qu'il a répondu "Jack qui ?"

C'est à ce moment précis que je l'ai achevé à coups de roulette à pizza.

Avant de passer ses membres dans la broyeuse à papier pour faire disparaître les traces.

D'autant qu'il m'avait dit juste avant "moi j'aime bien Joy Division" 

Crime structurellement tout aussi impardonnable à mes yeux que d'ignorer qui est Jack Kerouac.

Je n'ai jamais aimé Joy Division, ni hier, ni maintenant.

C'est pourquoi je vais probablement lui prêter ce P.... de bouquin afin qu'un minimum de culture intelligente pénètre ses synapses envahis par les pixels et les mojitos.

Je pourrais mourir en me disant que j'ai au moins fait un truc utile dans ma vie.

Bon pour Joy Division, y'a pas grand chose à faire. 

Eventuellement Marvin Gaye. 

Marvin Gaye peut tout. 

Quelque soit la décennie dont on parle.

kerouac_jl.gif

Et beau gosse aussi Jack, en prime...

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Livre, Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : kerouac, joy division, beatniks, hippies, punks | |  Facebook | |  Imprimer | |