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01/10/2012

Qu'on me donne l'ennui, l'ennui d'avoir ennui...

Pour avoir plagié le titre d'une chanson de Jeuni, je dois être très très fatiguée, il est temps que les vacances arrivent.

L'évidence m'a frappée avec une pelle cloutée au détour d'un diner professionnel la semaine passée.

Alors que je partais plutôt optimiste sur des échanges délicieusement informels avec mes collègues bien-aimés, force a été de constater au bout de deux heures...

Que je sombrais dans l'ennui le plus total.

C'est-à-dire qu'une demi-heure passée au descriptif des magasins présents dans la rue principale de leur ville de banlieue et de la disparition de "chez Jean-Pierre, traiteur" "qui faisait de bons plats préparés" "comme c'est dommage" n'était pas pour moi un sujet d'intérêt absolument crucial.

Même le récit d'un trek en altitude par un de mes voisins qui aurait pu devenir quelque chose d'animé et de passionnant me faisait l'effet d'un lexomil avalé avec une rasade de vodka.

A l'inverse les quelques histoires un peu ... tu vois, celles que je raconte pour animer les soirées tombaient complètement à plat dans un silence effaré.

Bref, je n'étais plus en totale connexion avec mes pairs.

Si je l'ai un jour été.

Je ne revendique pas une vie tellement plus exubérante et extraordinaire que celle des gens que je cotoie, au contraire, certains ont du faire et voir plus de choses que je n'en ferais ou verrais jamais.

Mon aventure est plutôt intérieure et cérébrale.

Comme mon voisin de table, tu peux faire le plus beau des treks et rencontrer le yéti à 4672 m, si tu me le racontes en ronronnant, je vais te bailler au visage et t'offrir mon plus joli ronflement.

Sans ping pong intellectuel, mon cerveau a tendance à s'anesthésier.

Je m'ennuie rapidement.

Trop rapidement. 

D'où une facheuse tendance à ne m'entourer que d'invidus qui potentiellement peuvent m'offrir la satisfaction de ce match de boxe mental permanent.

Epuisant, mais indispensable à l'amusement de sa majesté (moi en l'occurence au cas où quelqu'un n'aurait pas capté que je suis le centre de l'univers).

Gamine déjà, la plupart de mes congénères me lassaient relativement vite.

Evidemment expliquer l'influence de Shakespeare sur le théâtre moderne à une camarade de 8 ans qui te demande de lui faire un tatouage Malabar n'est pas forcément une bonne façon de sympathiser.

Je pense que l'on appelle ceci la précocité aujourd'hui.

A l'ère tertiaire ce n'était pas forcément clairement identifié.

Rassure-toi au passage, mère d'enfant précoce, comme tu peux le constater, ça produit un individu tout à fait médiocre une fois passé à l'âge adulte.

Terriblement, le seul côté qui te reste c'est cette exigence de stimulation intellectuelle permanente.

Qui n'est pas du tout améliorée par la pratique du web et des réseaux sociaux où tu zappes en continu d'un sujet à un autre avec des invidus qui attendent à ce que tu leur pondes une déclaration brillante toutes les deux secondes.

Ce qui fait qu'en présence de collègues dont la joie est fait de traiteurs qui tiennent boutique sur la rue principale d'une ville de banlieue, de monospace familiaux et de banquets pour les 90 ans de mamie Renée, j'ai relativement vite la tête qui tombe et qui s'immerge dans l'assiette de soupe devant moi.

C'est d'un snobisme total et absolument affreux et je viens d'avouer que je prends les 2/3 tiers de l'humanité pour de parfaits assommoirs.

Mais j'ai de moins en moins de temps devant moi pour m'ennuyer.

Je refuse donc de passer du temps par pure charité ou calcul politique avec des gens ou dans des évènements où je regarde voler les mouches au plafond tellement le niveau de fun ressemble à un cimetière un soir de brume.

La plupart du temps, je détourne les talons en dégainant un "bon, je m'en vais" à mes interlocuteurs médusés d'être laissés en plan au beau milieu d'une phrase où ils m'expliquaient leur désarroi de voir fermer "chez Jean-Pierre, traiteur" dans la rue principale de leur lieu de résidence.

Et je me fais immédiatement une cohorte d'amis fidèles, dont Jean-Pierre, qui refuse désormais de me servir quand je rentre dans son magasin.

Je brulerai certainement en enfer pour tout ceci.

Après tout, c'est mieux que de s'ennuyer au paradis
 

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(Mouhahahaha énorme, j'en ai trouvé un)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : ennui, relations sociales | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/09/2012

Le jeu des (7 ou plus) familles de twitter

J'y passe ma vie ou quasiment.

Il était donc normal qu'un jour je me lance dans l'étude socio-typologique de twitter.

Etude menée au doigt levé dans le vent avec le plus grand sérieux, bien évidemment.

Et que l'institut CSA ne renierait pas (Yves-Marie, si tu me lis...)

Evidemment, je n'invente rien, évidemment, l'exercice a déjà été fait à moultes reprises.

Mais ce sera la mienne d'étude à Manu qu'elle est bien et peut-être que dans 200 ans les élèves de CE1 l'étudieront en cours de réseau social, qui aura remplacé la géographie, dont tout le monde se contrecognera puisque tu peux d'ores et déjà contacter le Kazakhstan en 1/4 de seconde, donc à qui ça sert de savoir où ça se situe.

Donc.

Petite typologie de qui et quoi je vois passer sur twitter.

LES ADOS

font des tweets à base de Justin Bieber, de kikoolol et de ta mère la pute. Sémantique assez limitée du genre "Les Onedirectioners allé tous vous fer metre" (with les fautes) ou "j'aime trop fort les slims rouges" . Sont trop mignons quand il pensent que toi aussi tu as 15 ans et demi ou que tu pourrais leur servir de mère de substitution. Sinon difficiles à suivre. Comme les ados dans la vraie vie en somme. Mais gentils. Ou casse-couilles en fonction des jours


LES NERDS

Ont un langage codé difficilement accessible au commun des mortels à base de protocole, de HTML, d'adresse IP, de boucle de redirection et d'engins mystérieux. Parfois on a l'impression qu'ils vivent dans une dimension parallèle avec Sheldon Cooper. Grâce à eux tu sais quand va sortir l'Iphone 5, tu as toutes les keynotes d'Apple en streaming et les bonnes adresses de sites qui vont bien. Se moquent des bloggeuses mode mais sont tout aussi hystériques devant un nouvel OS qu'une fashionista devant le dernier it-bag. Utiles en cas de panne chez toi, tu en trouves toujours un en ligne qui peut faire le SAV. Quand il n'est pas occupé à démolir l'hérétique d'en face qui utilise un MAC alors qu'il est PCiste (tous des moutons) et vice-versa (tous des abrutis).

 

LES POLITIQUES

Principale activité ? S'engueuler. D'un camp à l'autre bien sur, les grands sujets de société donnant lieu à un échange de noms d'oiseaux en 140 caractères qui égayent souvent, il faut bien le dire, notre petit quotidien. Mais, surtout, dans le même camp. Les différentes composantes d'un même parti s'envoyant régulièrement sur twitter des scuds à base de "espèce de néo-réactionnaire" "tu n'es qu'un vulgaire marxiste reconverti" "l'écologie n'est pas un vrai mouvement" ou tout simplement "pauvre cloche". Assez amusant parfois. Saoulant souvent. Surtout quand les arguments échangés ne dépassent justement pas le "pauvre cloche"

 

LES PIPEULES

Mon conseil ? Zappe. Aucun intérêt à 95 % du temps. A part nous faire part de leurs agendas et du fait qu'il ont rencontré un encore plus pipeule qu'eux (avec qui ils se sont fait prendre en photo). Essayent parfois d'être drôles. Ne le sont pas. Ou plus exactement leurs CM ne le sont pas. Parce qu'ami non initié, rares sont les pipeules qui tweetent eux-mêmes en fait. Ah si, les has-been twittent eux-mêmes. Car twitter constitue une excellente base de repli pour les ex-, demi- et presque- vedettes (genre anciens de Secret Story) qui déclenchent des clashes sur tout et n'importe quoi pour s'y faire de la pub. Plus une "célébrité" est provocatrice, plus elle est has-been c'est le principe des vases communiquants.

 

LES INFLUENTS

Ne te parlent pas si tu as moins de 15680 followers comme eux. Et encore. Parlent souvent avec les pipeules ci-dessus. De trucs qu'ils ont fait entre gens de bonne compagnie "l'avant première du bar à oxygène de l'hôtel Intercontinental à New-York c'était géniaaaaaal" "J'étais avec Lady Gaga backstage, c'était géniaaaaal" "J'ai discuté avec Jean-Claude Vandamme à la soirée Brossard, c'était géniaaaaal" "J'ai serré la main de François Hollande, c'était géniaaaaal" . Encore plus ennuyeux que les pipeules, parce qu'ils ne sont même pas pipeules, mais il pensent qu'ils le sont, sans l'être. Tu me suis ? Non ? C'est pas grave, j'arrive à me comprendre, c'est l'essentiel.

 

LES FILLES

Vaste communauté de 18 à .... On a dit qu'on ne parlait pas d'âge, qui échange en vrac les photos de vernis, les adresses de pâtisseries et de sites de déco, les photos d'hommes nus, de chats, et de tweets à base de "TROOOOOP CHOUUUUU" et de "tu crois qu'il en a une grosse" ? J'hésite à inclure les mères et les cuisinières dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même, parfois vers 22.30/23.00 les mères et les cuisinières se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil. J'ai des noms. Je les garde en cas de besoin pour faire des dossiers. Je peux les donner contre un gros chèque ceci dit. Ou contre une photo de mec à poil, ça suffira.

 

LES GARS

Vaste communauté de 18 à... Boh les mecs ont toujours 18 ans dans leur tête de toute manière, qui échange des photos de footballeurs, les adresses de bars et de sites de pièces détachées, les photos de femmes nues, de chats (oui, ça tu n'y coupes pas quelque soit le sexe), et de tweets à base de "Zlatan est trop fort" et de "tu crois qu'elle est bonne" ? J'hésite à inclure les pères et les cuisiniers dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même parfois, vers 22.30/23.00 les pères et les cuisiniers se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil ....

Mouahahahahah (j'ai des noms aussi) (je les garde pour mes dossiers)

 

LES POETES

Parfois au milieu d'une mer d'ennui et de tweets vides de sens arrivent LA perle en 140 caractères qui te fait faire un "O" muet d'admiration avec ta bouche et penser "PUTAIN J'AURAIS VOULU ECRIRE CE TRUC". Drôles, poétiques, sarcastiques, percutants, ils sont quelques-uns à ciseler leurs tweets et leurs pensées comme un orfèvre cisèle un petit bijou. Heureusement que ces gens existent. On devrait les canoniser et construire un temple à leur gloire. Ils sont les 5 ou 10 % qui font que twitter vaut le coup d'y rester.

 

LES TROLLS, LES STALKERS, LES HATERS

Ils font notre amusement, et notre exaspération. Ils sont là par pure méchanceté et pour piétiner tout ce qui se présente sur leur écran. Ils sont le yin de ton yang, le professeur Moriarty de Sherlock Holmes, le Nadine Morano de la politique, le méchant de service. Jouer avec est parfois assez distrayant du coup. Faire exploser un troll en vol est un exercice intellectuel assez enrichissant, voire carrément jouissif, quand tu as du temps à perdre et le moral au beau fixe. Sinon, ne pas répondre est la meilleure solution. Le gusse d'en face se fatiguera assez vite de crier tout seul dans le vide. Au pire, l'option "bloquer" existe toujours. Je préfère encore les trolls aux stalkers. Les gusses pas méchants, mais un peu (voire très) lourds, qui te bombardent de tweets dès que tu mets un pied sur twitter alors que tu n'as qu'une envie très modérée d'échanger avec eux. Tu t'en veux d'être abrupte avec eux. Donc tu les garde. Ils te  harcèlent. Jusqu'au jour où tu n'en peux plus et tu les bloque. Et là c'est le drame. 24 h de cris et de larmes. 

 

LES CHRONIQUEURS

Commentent l'actualité. Toute l'actualité. De A à Z. Pratique pour suivre les évènements en temps réel. Moins drôle quand tu en est à ton 377ème "RIP Mireille Mathieu" ou "Le Kazakhstan vient d'être libéré". Parfois les chroniqueurs pensent aussi que leur avis sur l'actualité compte vraiment. C'est à ce moment précis qu'il faut leur rappeler que ... Non, en fait. Ce que je me charge de faire avec ardeur et délectation. Ce qui me classe directement dans la catégorie ci-dessus à leurs yeux. J'en conviens. C'est moyennement civique. Mais assez jouissif. Sous-catégorie des chroniqueurs : les live-twitters qui nous font partager leurs programmes télé. Pour le meilleur (nous avons connu quelques moments épiques de télé connectée) et le pire (je ne jetterai la pierre à personne, mais quand même).


 

ET MOI

A priori, je suis un concentré de tout ce qui précède. Donc parfaitement insupportable. Mais je balance des photos de mecs à poil vers 22.30/23.00 ce qui semble plaire à un peu plus de 3000 personnes. J'ai les noms. Comme je disais plus haut, ça servira toujours en cas de besoin.

Tremble, twitter

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : twitter, catégories, réseaux sociaux | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/09/2012

Je me mets en ménopause

Oui, c'est pas trop glamour a priori. 

Voire assez répugnant, hein. 

(Oui, oui, je te vois tirer du nez en faisant "beurk")

Et a priori pas dans la sphère de préoccupation de 95 % des gens qui trainent sur les internets

Mais tu sais bien que je m'en contrecogne, de la préoccupation des gens, je dis ce que je pense, je pense ce que je dis et je pense dire ce que je veux exprimer.

Et après tout, on parle bien de règles et de mycoses vaginales dans la publicité, je ne vois pas pourquoi on ne prononcerait pas le mot "ménopause".

C'est moche ? sale ? honteux ? pas vendeur ?

Trop bien, je vais être moche, sale, honteuse et pas vendeuse.

Ouuuuuuuh le frisson de l'interdiiiiiit


Donc j'aborde en ce moment ce que l'on appelle pudiquement "un tournant de ma vie de femme"

Autrement dit pour ceux à qui il faut mettre les point sur les i, le robinet se ferme, la fabrique d'oeufs se met en grève, je bascule dans le 3ème âge, et je vais avoir une carte de priorité dans les transports en commun.

Selon les usages communément admis, je devrais grossir de 10 kilos, avoir des bouffées de chaleur, des insomnies, être irascible, aboyer sur les fonctionnaires et regarder les jeunes et jolies d'un oeil torve et jaloux.

Selon les usages communément admis, je devrais disparaître du paysage pour enfouir la honte de la perte de ma féminité sous une Burqa de discrétion et de retenue.

Selon les usages communément admis, je devrais renoncer à séduire, à plaire, et me mettre des jupes Damart, en expérimentant des recettes de confitures pour régaler mes futurs petits-enfants...

..

Voilà, voilà, voilà.

(au passage tavu, je fais comme Hollande et son "quand je serai président de la république")

Alors je vais te rassurer immédiatement, toi, femme plus jeune qui arrivera je l'espère un jour à mon âge canonique...

Ca va bien se passer.

J'ai probablement de la chance, pour l'instant, franchement ?

Je le vis bien.

Seuls effets secondaires notables, un sommeil parfois aléatoire (mais si j'éteignais l'ordi un peu plus tôt, je dormirais certainement mieux), un peu de poil très viril qui tend à squatter ma lèvre supérieure et mon menton (avec un peu de cire, le poil trépasse)  et  une légère chute de cheveux...

Pas grand chose.

J'ai même perdu du poids, c'est te dire et on m'invite dans des soirées pour faire le 4ème à la belote alors qu'avant on me jetait des cailloux.

Et je refuse obstinément de considérer que ma féminité me fuit à grand coups de charentaises. Je sais, c'est ridicule. Quelle idée stupide de vouloir encore se sentir bien dans sa peau à un âge avancé.

Ah si quand même. Probablement à cause du bouleversement hormonal inhérent je subis un espèce de grand huit émotionnel qui me fait passer directement de l'hystérie rigolarde à l'absorption d'un tube entier d'anti-dépresseurs sans aucune modération.

Et tomber amoureuse d'absolument tous les beaux gosses que je rencontre tous âges confondus, voire éventuellement de quelques femmes, je ne suis pas sectaire.

Je crois que je pourrais tomber amoureuse d'un type brun, petit, trapu et poilu en ce moment, c'est te dire le niveau.

J'envisage de faire mon sac toutes les 3 secondes pour aller refaire ma vie en Australie en élevant des chats de race au fond du bush. 

Ou de faire "au revoir président" à mon PDG habillée d'un seul et unique string de danseuse brésilienne accompagnée d'une batucada endiablée en plein comité de direction.

Avant d'aller m'effondrer en larmes sur n'importe quelle chanson mélancolique et d'envisager me suicider de façon totalement mélodramatique et sanglante sur le perron du siège de Facebook France en hurlant "C'EST DE TA FAUTE MARK ZUCKERBERG"

C'est un peu fatiguant émotionnellement parlant mais finalement assez délicieusement excitant.

 

Et ça permet en tous cas d'écrire un billet sur le sujet.

Donc tu vois, je ne vire ni mégère, ni mémère, je mets encore des talons de 12 et je fais marrer mon petit monde.

Tant que ça dure, je ne jetterai pas des cailloux sur les jolies jeunes filles qui pourraient me faire de l'ombre.

Ah correction sur ce point quand même.

Je n'aime pas les jolies jeunes filles qui pourraient me faire de l'ombre. 

Passe-moi les cailloux, Maurice.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : menopause | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/09/2012

Laisse pas traîner ton fils

J'avais du faire un billet identique il y a quelques années, mais c'est un sujet d'énervement récurrent pour votre servitrice qui l'amène à se couvrir de plaques rouges et a crier cré cré fort à chaque récidive.

J'en ai marre qu'on me vende les fils et filles de comme les 8èmes merveilles du monde alors qu'à une forte proportion ce sont souvent des clampins sans aucun talent.

En politique, dans les affaires, et ce qui m'irrite plus que tout vu ma sensibilité exacerbée pour ce qui concerne l'artistique, dans le showbiz, pas un papa qui ne tente de nous fourguer sa progéniture soit disant considérablement douée.

En politique, ne parlons pas des Les Pen chefs de parti de père en fille (et maintenant en petite-fille) ni du calamiteux épisode de l'Epad où Sarko a tenté de nous faire croire qu'un post-ado au brushing mini-vague qui a fait péniblement DEUG en 5 ans était capable de diriger un organisme au budget d'un milliard d'euros.

Que dire de la calamiteuse gestion du fils Lagardère plus occupé à aller manger au Quick avec sa grande bécasse pour la bécoter que de gérer son groupe industriel légué par papounet.

Ou encore des filles Halliday, Depardieu et consoeurs dont le jeu ferait passer les roulements de pupilles des acteurs du muet pour un modèle de subtilité.

Ou enfin, exemple dramatique parmi d'autres, de la FILLE de Francis Cabrel qui se lance dans la chanson, produite par papa, comme c'est surprenant. Qui trouve qu'elle a énormément de talent... Voilà voilà voilà...  On va dire que pour animer une soirée au Club Med' ça serait pas mal.

Mais la goutte qui a fait récemment déborder les nerfs c'est l'interview du fils Delon (pas Anthony, le petit dernier) dans le magazine 7/7. Un dimanche soir. Alors qu'il y a 100.000 autres sujets à traiter.

Le fils Delon. Il a fait quoi à part fumer du shit et être né Delon ce petit branleur, rappelle-moi ? 

Rien.

Comme tous les héritiers X ou Y à qui les magazines consacrent des articles entiers pour faire plaisir à papa ou maman et parce que potentiellement, ça fait vendre.

Et le summum du foutage de poire est atteint lorsque tous ces gens nous assurent que leur progéniture "ont passé le casting, comme tout le monde" "qu'il a du faire ses preuves" "et que le réalisateur a trouvé que le ou la choisir pour le rôle, c'était une évidence".

Mais bien sur, on y croit. Fort.

Prends-moi pour un jambon aussi.

A force d'avoir des gens "à la naissance" plutôt "qu'au mérite" pas étonnant que notre niveau général baisse. Dans les arts ou ailleurs.

Je pensais que nous avions enterré l'ancien régime. Mais non, visiblement, la monarchie de droit divin s'est transformée en transmission de rôles de droit divin.

Attention, je ne veux pas sombrer non plus dans un poujadisme de bon aloi, ceci une irritation contre les descendants non méritants. 

Il y a évidemment des contre-exemples brillants d'enfants qui ont égalé voire dépassé leurs parents dans le même domaine ou d'autres spécialités.

Et moi-même si j'avais influence et réseaux, évidemment que je serais la première à mettre le pied à l'étrier de ma progéniture. Je pense juste avoir assez peu d'indulgence pour leur demander dans ce cas hypothétique de faire leurs preuves avant de leur confier un rôle important.

Ce qui n'est pas le cas, ils vont donc devoir faire leur chemin tous seuls.

J'espère juste qu'un clampin sans aucune capacité ne leur piquera pas leur beefsteak parce que son papa est le PDG de la boite.

Vu la nature humaine et mon pessimisme naturel, j'ai un gros doute.

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18/09/2012

Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire la semaine prochaine...

D'ailleurs, je vais écrire ce billet la semaine prochaine.

Ou dans un mois.

Ou après.

Mieux, je vais l'enterrer sous une pile de trucs en espérant qu'il disparaisse à tout jamais.

Parce que oui, sache-le-tu, je suis une procrastinatrice.

Surtout pour les choses ennuyeuses, enfin celles qui m'ennuient. 

Genre envoyer un papier administratif.

Coller un timbre sur une enveloppe peut me prendre, allez... 3 bons mois.

Parce que plus je recule, plus c'est dur. Plus c'est dur, plus je recule.

Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune alternative.

Ou que le meuri m'engueule copieusement "MAIS CA FAIT VINGT FOIS QUE JE TE DEMANDE D'ENVOYER UN PAUVRE COURRIER, C'EST DIFFICILE ?"

Oui, c'est difficile.

Pourquoi ? 

Aucune idée.

Le mécanisme de la procrastination est tellement idiot que je n'ai même pas d'explication rationnelle et satisfaisante à fournir pour le justifier.

Je laisse donc la parole au Dr Otto Ruth, psychiatre de renommée internationale spécialiste des mécanismes de défense du subconscient chez le ragondin américain mâle qui déclare en l'occurrence

"La brograstinassssion ach c'est eine grosse desirrr de se fuuutre de la flammenkusche de son voisin"

Alors qu'il serait tellement facile de se dire comme toute personne humainement constituée "allez hop, je m'en débarrasse, et après je fais ce qui me fait plaisir".

Mais non, je fais ce qui me fais plaisir et le reste, je me dis... Boh j'ai bien le temps. Jusqu'à ce que ça devienne pénible, que la culpabilité me ronge et que l'angoisse m'étreigne (avec ses petits bras)

Et crois-tu que l'angoisse me fera avancer ?

Non, l'angoisse me fera encore plus enterrer les trucs qui fâchent.

Jusqu'au drame final. 

Qui me fera courir à la perception à 23.55 h ou rendre un dossier dans la douleur avec ma hierarchie qui me menace de licenciement si je ne le fais pas immédiatement, alors que j'aurais pu le faire tranquillement ce dossier, 3 semaines auparavant.

Ma vie est donc une succession ininterrompue de drames professionnels,  administratifs et timbresques auquel je n'ai même plus la force de donner une fin.

Sachant que je combine une capacité de procrastination illimitée avec le fait que plus on me demande de faire un truc, moins je le fais, tu imagines la profondeur du problème.

J'ai rendu fous à peu près tous les gens de mon entourage professionnel et personnel. 

Moi y compris.

(Pour ton élévation culturelle, la procrastination a quand même été reconnue récemment comme une vraie maladie handicapante dans ses formes les plus extrêmes. Je suis bien contente qu'on me reconnaisse comme une vraie malade mentale, il était temps)

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Travailler dur paye souvent, sur le long terme

Mais la paresse paye souvent tout de suite 

Comme c'est VRAI

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : procrastination | |  Facebook | |  Imprimer | |

13/09/2012

You can stand under my umbrella, ella, ella hey, hey, hey

T'sé ça fait longtemps que je perds la boule.

Avec un certain nombre d'objets que je sème au vent avec mes neurones perturbés.

Quand je fumais je perdais mes briquets partout.

Et aujourd'hui, entre autres, je disperse à l'attention des pauvres âmes qui en sont dépourvues....

Mes parapluies.

J'en largue environ entre 5 et 10 par an abandonnés derrière moi dans les transports, au restaurant, ou sur les corps désarticulés des gens qui m'ont cassé les pieds et que j'ai martelé avec.

(je regarde esprits criminels en écrivant ce billet, d'où l'influence macabre).

Mais celui-ci ... Ca m'embêterait énormément de le perdre....

parapluie.jpeg

Je l'ai trouvé à l'arrache un jour de pluie-et-pas-de-parapluie-merde-mon-brushing dans un magasin d'une chaîne spécialisée en articles en tous genre et de bon goût - genre classeur fluo à l'effigie de Justin Bieber - pour jeunes filles en fleurs.

Je suis à tendance fortement anglophile - y compris du drapeau.

Tu imagines donc le coup de foudre total.

De plus, cette petite merveille de discrétion me permet donc de me faire remarquer (ce qui est après tout mon sport préféré) en grâce et en style, tout en affichant mes préférences aux yeux du monde.

Elle me donne aussi l'occasion de passer un ou deux messages personnels 

Timothy, chouchou, je me rappelle encore très bien de ton tatouage sur l'avant-bras droit et de ton insistance à m'expliquer démonstration à l'appui ce qu'était un French Kiss. 

(oh ça va, hein, y'a prescription, c'était à l'ère tertiaire)

Et sans aucun rapport, le stagiaire, toi à qui j'ai dit de façon complètement insensée "oh, ben maintenant que tu t'en vas, tu peux lire mon blog", comme tu a décroché un contrat et que tu restes, du coup, SORS D'ICI IMMEDIATEMENT.

Sinon je t'abats à l'agrafeuse et je te finis en martelant ton corps désarticulé à coups de parapluie.

Je suis prêt à le sacrifier, mon drapeau anglais,  s'il le faut.

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11/09/2012

L'homme, cet animal étrange....

Clairement je ne comprendrai vraisemblablement jamais les hommes.

Mais est-ce qu'il faut vraiment les comprendre ?

La réponse est non.

Enfin, ma réponse est non.

Toi tu continues à chercher si tu veux, personnellement j'ai arrêté.

Je me contente de les aimer. 

Malgré toute la revendication féminitudinale qui bouillonne au dedans de moi, j'aime les hommes. 

J'en ai eu dès le départ une vision positive, grâce à un papa super-poule et féministe bien avant l'heure.

Ca aide plutôt à mettre le pied à l'étrier. 

Après, mis à part les quelques exhibitionnistes, pervers, fétichistes, adeptes de la main aux fesses et sales cons que j'ai pu croiser comme, probablement et malheureusement la plupart de mes consoeurs, les autres étaient plutôt... 

Mignons, amusants, touchants, et, dans le fond, assez gentils.

Non, ne hurle pas.

Oui, j'ai eu de la chance.

Je ne suis jamais tombée sur un sadique, un pervers manipulateur, un cogneur, ou un violeur.

Juste sur quelques énergumènes, un ou deux crétins congénitaux et un possessif.

Beaucoup de chance et un solide instinct de survie qui me fait m'enfuir sur mes talons de 12 au moindre signe inquiétant, probablement.

Mon expérience de nos compagnons à deux pattes est donc forcément, et heureusement, plus limitée.

Néanmoins, comme je le disais ici, si elle est moins étendue que celle de Madonna, elle l'est plus que celle de Bernadette Soubirous.

Donc j'aime les hommes. Sans vouloir généraliser, ils sont souvent moins compliqués que nous, plus directs. C'est reposant. Et frais. 

Surtout si comme moi tu as un cerveau en ébullition permanente. Te retrouver avec des individus pour lesquels un et un font forcément deux et pas

"et si un et un ne faisaient pas deux, mais trois, voire plus, par temps de pluie, et est-ce que j'ai pensé à couper l'électricité, je suis trop grosse et pourquoi il ne me rappelle pas, parce que je suis trop grosse, qu'est-ce que j'ai fait, c'est moi, faut que je rappelle ma mère, oh non pas ma mère, elle va encore me faire des reproches, et je vais être obligée de lui dire qu'il n'a pas rappellé".

J'ai juste quelques minis-reproches à leur faire.

1/ ils veulent commander. C'est moche. Et tout à fait hors de propos. Ils deviennent même pénibles parfois avec cette obstination à vouloir être le chef. Astuce : les laisser penser que c'est vrai. Ils sont contents et te fichent la paix.

2/ Ils ne comprennent pas les sous-entendus ni les approches suggestives. Si tu parles au deuxième degré ou avec subtilité, aucun résultat. Au lieu de t'épuiser dans des stratégies d'approches sophistiquées, essaye le "toi baiser moi". Ca marche relativement bien. Mais bon c'est trivial. Et tu risques de te faire jeter trivialement aussi. Avec dommages pour l'égo.

3/ Ils restent parfois assez volontairement assez hermétique au mode d'emploi du fer à repasser ou de l'aspirateur. Solution. Leur coller les engins dans les mains dès le berceau. En général, à l'âge adulte, ils ont trouvé le bouton "démarrage"

Et, au fait, cousine, à la question "mais pourquoi il ne rappelle pas ?" j'ai quand même trouvé la réponse au bout de toutes ces années.

Il ne te rappelle pas parce que simplement... Il n'a pas envie. 

Je sais, c'est spectaculairement osé comme hypothèse.

Mais compte tenu de la structure moléculaire de notre alter-ego, la plus vraisemblable.

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(et oui, les hommes je les aime particulièrement comme ça)

(mais en présence d'un tel individu, ma faculté d'analyse et de discernement disparait brusquement)

(et je me transforme brusquement en idiote balbutiante)

(phénomène étrange et inexplicable)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : homme, femme, relation, psychologie | |  Facebook | |  Imprimer | |