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10/09/2012

"Oui, mais toi tu es forte"

Mon karma est ainsi fait que je sers assez souvent de déversoir pour les problèmes et les soucis des autres.

Pourquoi ? 

Aucune idée.

C'est pourtant pas le fait d'être aimable.

Je me donne suffisamment de mal pour être une tête de cochon de première catégorie.

Seulement dès que je me mets à répondre ou à écouter quelqu'un, généralement peu de temps après, j'ai souvent droit aux peines de coeur/d'argent/de famille voire au début de psychothérapie de comptoir.

En règle générale, ça ne me dérange pas plus que ça.

J'ai un bon système d'écoute sélective qui fait qu'une litanie de "il m'avait pourtant dit qu'il allait rappeler" se transforme en bruit de fond auquel je peux aisément superposer une des chansons favorites de mon juke box intérieur.

Qui est constitué principalement, j'ignore aussi pourquoi, d'improbables scies musicales qui mettraient radio nostalgie au rang de média pour hipsters.

Mais parfois, mon juke box intérieur est en panne, le bruit de fond se fait plus persistant, où j'ai un moral aléatoire qui fait que je ne suis pas d'humeur à danser le hip hop sur la scène de Bercy.

C'est à ce moment précis, quand je tente un "boh, moi aussi tu sais, j'ai pas trop le moral...." que je récolte généralement un "oui, mais toi tu es forte" .

Qui veut dire à mon sens deux choses 

Soit "je suis là pour parler de mon nombril endolori et de toutes manières, j'en ai rien à cirer de tes problèmes"

Soit "tu es mon roc, mon pic, ma péninsule, et je sais que je peux me reposer sur toi" (accessoirement, j'en ai rien à cirer de tes problèmes, en prime).

Désamorçons aujourd'hui cette dernière alternative.

Non, je ne suis pas forte.

Pas plus forte que n'importe qui. Voire moins forte que n'importe qui.

Moi aussi j'ai des soucis, comme la terre entière.

Ma vie n'est pas une vallée de roses remplie de sucettes au caramel. Elle est remplie de part d'ombre, de doutes, de peurs aussi étendues que la mer de la tranquillité et de failles qui feraient passer le grand canyon du Colorado pour un trou de souris. 

 

Il y a mêmes des matins ou j'ai tellement de mal à envisager de continuer à mettre un pied devant l'autre que m'ouvrir la carotide au cure-dents me semble une alternative intéressante.


Mais, si je peux râler pour des petites choses agaçantes ou futiles, si la situation devient plus problématique ou grave, je suis de ceux qui se taisent.

M'épancher sur une épaule amie est probablement une des choses les plus difficiles à réaliser.

Je ne supporte pas l'idée de compassion. Encore moins celle de pitié.

Encore moins celle de demander de l'aide.

Pourtant, crois-moi, un peu d'aide n'aurait pas été de trop dans plusieurs circonstances.

Mais non, rien à faire. Le "au secours" reste coincé sous la quintuple épaisseur de béton de mon blindage personnel.

Et je finis toujours par me débrouiller toute seule. Au prix parfois d'un gymnastique intérieure totalement épuisante.

Donc toi qui passe par là et commence à me raconter qu' "il avait pourtant dit qu'il allait rappeler" si je n'ai pas l'air de porter précisément une attention particulière à tes avanies sentimentales, demande-toi si, éventuellement, je vais bien.

Même si je ne te parle pas de mes démons intérieurs, un simple "et toi, ça va ?" fera l'affaire.

Et peut-être qu'un jour en réponse, je t'appellerai au secours.

Peut-être.

Pas certain. 

 

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(Photo non truquée, c'est une vraie culturiste)

06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : humeur, force de caractère, pitié, compassion | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/09/2012

Mon âge, mon ange

Passer du temps la tête dans les internets a des effets collatéraux parfois surprenants.

Et inattendus.

S'ils sont surprenants, ils sont probablement inattendus d'ailleurs, espèce d'imbécile.

Je me parle, on est plein dans ma tête.

Par exemple, je me retrouve régulièrement à parler - voire à raconter des conneries qui tueraient un éléphant à 20 mètres - à des gens qui pourraient être mes enfants, voire, bientôt, mes petits-enfants.

Ce qui n'est a priori pas une situation très orthodoxe. Convenons-en

Pire, ces jeunes godelureaux et godelurettes me font rire.

Eux je ne sais pas. Mais visiblement ils reviennent.

2 hypothèses : 

Soit la rigolitude est réciproque et dans ce cas je suis une sorte d'aberration chromosomique qui discute de sujets absolument pas dans son périmètre d'âge mental.

Soit ils se moquent de moi et me trouvent navrante.

Ne souris pas c'est mon angoisse.

Je ne voudrais surtout pas qu'on me compare à un genre de Madonna du net qui se trémousse en mini-short virtuel sous les quolibets des internautes.

Ou devenir une de ces vieilles Barbies tu sais, les filles, quand tu les vois de dos tu fais "ah oui, quand même" et quand elles se retournent tu fais aussi "ah oui, quand même" mais un ton plus bas.

Surtout que je n'ai pas non plus une garde-robe qui pourrait passer incognito à la sortie de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Cette idée me tétanise tellement que je me rappelle avoir dit à mes fils "si un jour je ressemble à Lova Moor, euthanasiez-moi immédiatement"

N'empêche.

Euthanasie ou pas, ça ne résout pas le problème de l'ancêtre qui murmurait à l'oreille des jeunots.

J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi je passe une partie de ma vie avec des gens plus jeunes. Y compris au travail ou mes relations privilégiées ont entre ... 22 et 35 ans.

A quelques exceptions près qui doivent bien atteindre les... ouf.. 45.

Sachant que les quelques 45/50 que je fréquente sont quasiment aussi azimutés que moi.

Et qu'avec l'individu standard de mon âge en général (je m'ennuie) (chut) (faut pas le dire)

Ce qui me rassure c'est que mes parents ont passé la majorité de leur vie avec des gens plus jeunes. Même encore aujourd'hui à 80 ans passés, il est rare qu'ils traînent avec des gens de leur âge qu'ils appellent aimablement "les vieux".

Ca doit être donc héréditaire.

Ce qui ne me rassure pas c'est que j'ai probablement fait exactement le même billet l'année dernière.

Malgré mon jeunisme relationnel, mes neurones ont bel et bien du mal à se renouveler.

Je vais donc  passer directement de Disneyland à Alzheimer sans avoir connu l'étape intermédiaire.

Allez vas-y, lecteur, fais ton boulot.

Rassure-moi (je suis angoissée)

 

Lova+Moor+Feu+Directed+Christian+Louboutin+R_Uz1WRMctGl.jpg

Ah oui, quand même 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : age, vieillesse, jeunes, relations | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/08/2012

Zapping mental

T'sé, le blog il me sert aussi de psychothérapie cognitatrice.

Ca n'existe pas la psychothérapie cognitatrice ?

Je m'en fous, je l'invente.

C'est mon blog, je fais ce que je veux.

J'ai lu en vitesse d'un coin de l'oeil quelque part que tu mettais en moyenne 17 mois à oublier quelqu'un.

Quelqu'un qui compte pour toi d'une façon ou d'une autre bien sur.

Je ne suis pas dans la moyenne.

Pas du tout, du tout, du tout.

Je mets environ, disons, .... 2 minutes.

Le temps de tourner les talons et de partir et le quidam est rayé, porté disparu, effacé, désactivé, évaporé, dissipé, unfollowé, satellisé, carbonisé, dégagé, annihilé.

Bref, 

Oublié.

J'ai une faculté de zapper les gens très au-dessus de la normale.

C'est pratique en cas de déboires sentimentaux, d'humiliation publique, ou de revers professionnels.

Un demi-tour, et hop ! L'importun n'existe plus. 

Ton coeur est léger, tes larmes sechées, ta tête haute.

Et la route est à nouveau dégagée.

C'est moins pratique pour maintenir des relations sociales stables.

Un pas de travers ? Et hop, la reine Emanu 1ère ignore définitivement jusqu'au fait que tu aies pu un jour venir au monde.

Tu comprends mieux maintenant pourquoi je n'ai pas d'amis.

En fait je les désintègre au fur et à mesure.

Et avant de désintégrer les gens j'ai également une énorme faculté de les ignorer.

Individuellement, voire en groupe.

Teste-moi dans une salle remplie de gens que je n'ai aucune envie de voir ou qui m'ennuient. Tu vas voir.

J'ai un regard spécial "je fixe un point au-dessus de la tête des gens, et tu n'existes pas".

Que je peux éventuellement coupler avec le regard "Même pas en rêve, Germaine"

Je défie une panzer division blindée de m'approcher à plus de 15 mètres.

Sous peine de se prendre un iceberg dans la figure et se sombrer plus vite que le Titanic.

 

Sinon, quand même, faisons une mise au point, je suis humaine, sous des dehors un peu abrupts.

J'ai un coeur qui bat, moi aussi. Une sensibilité sous ma carapace...

Il m'arrive quand même d'avoir du mal à oublier quelques personnes, un peu plus marquantes on va dire.

J'y pense au moins pendant .... deux - trois heures avant de brûler leur photo en dansant la gigue.

Mouahahahahah

C'est moche.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : oubli, relations sociales, amis | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/08/2012

Un grand pas pour l'humanité... A la radio.

Certains évènements sont tellement marquants que tu te souviens précisément de ce que tu faisais et où tu étais quand ils se sont déroulés.

Pour les plus jeunes, le 11 septembre 2001 en fait partie.

Pour les plus antidéluviens comme votre servitrice, on se souviendra toujours du moment où Neil Armstrong a posé le pied sur la lune.

La fin des sixties, époque bénie de foisonnement artistique, de liberté, de contestation (et de grand n'importe quoi aussi)

Une sorte de Renaissance du 20ème siècle, tellement effervescente que les décennies suivantes ont eu du mal à s'en remettre.

Qui avait aussi ses côtés sombres : la guerre, le vietnam, la course aux armements et à la suprématie mondiale...

... Dont, n'ayons aucune illusion vaguement hippyesque à ce sujet, la conquête spatiale faisait partie.

N'empêche, suprématie ou pas, ces silhouettes tremblotantes de bibendums Michelin qui prononçaient des phrases incompréhensibles (à l'époque, qui parlait anglais en France ?) en sautillant à la surface de l'astre qui illumine nos nuits de terriens, c'était.... Magique.

Remets-toi une seconde, lecteur prépubère et internetien, qui communique avec le reste du monde en un quart de seconde, dans la perspective d'une période où on ECRIVAIT des lettres pour communiquer et où TOUT LE MONDE n'avait même pas encore la télé.

Alors entendre des gusses parler de la lune, tu imagines. C'est comme si aujourd'hui on découvrait comment communiquer par télépathie ou si Nadine Morano adhérait au Front de Gauche.

Ces hommes avaient un courage tellement incroyable de partir vers un inconnu quasi-total en étant même pas certains de pouvoir revenir qu'il étaient les vrais héros de l'humanité de l'époque.

Des héros modestes et discrets pour la plupart, comme on a pu le constater par la suite.

Ce fut le cas de Neil Armstrong, qui tenait plus que tout à sa tranquillité. Comme la mer où il avait aluni. Et à son anonymat.

Pour ma part, je ne l'ai vu réellement sautiller que quelques temps après ses premiers pas sur l'astre de la nuit Neil Armstrong.

Le jour où l'homme a marché sur la lune, j'avais 10 ans, c'était l'été, j'étais à la campagne, sans télévision.

Nous n'en avions déjà pas en ville, alors au fin fond de la France, tu parles...

J'ai donc ECOUTE les premiers pas de l'homme à la radio. 

Avec les chroniqueurs de l'époque qui te faisaient vivre et visualiser avec talent les images que tu ne voyais pas en direct sur fond de "psschhh a That's one small step for man, pschoooo one giant leap for mankind".

Je crois me souvenir que c'était en pleine nuit (après vérification c'était à 3h56 heure française précisément). Que je m'étais assoupie, puis réveillée juste avant ce moment unique. Qu'elle était chaude cette nuit, claire et étoilée, que nous regardions tous vers le ciel en écoutant les voix venues de la lune. En tous cas, je me rappelle d'une émotion intense. D'un moment suspendu où on oubliait tout

C'est probablement mon premier souvenir de "communion" internationale. Un des plus marquants aussi visiblement, puisque plus de 40 ans après je peux presque encore "sentir" l'ambiance précise de cette nuit là. A défaut de me rappeler précisément de chaque détail.

Je pense que regarder vers le ciel avec quelques autres 530 millions d'êtres humains, oui, parfois, rend ta vie un peu (un tout petit peu) plus belle. Quoiqu'il puisse se passer après.

Rien que pour cela, Neil Armstrong, pour ceux qui croient en un après, si tu nous regardes, merci. Et pour ceux qui n'y croient pas, merci aussi.


Vidéo restaurée des premiers pas sur la Lune par sciencesetavenir

(et plus de 40 ans après ces images m'émeuvent encore)

06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : premiers pas sur la lune, neil armstrong | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/08/2012

Reprise des activités après fermeture estivale

Depuis le 07 août précisément, je fais le bulot maritime.

Et depuis début juillet je me suis fendue d'environ un ou deux billets par semaine.

Un vrai rythme de flemmasse estivale.

Mais le peuple rentrant de vacances, il est temps de réalimenter la psyché de mes deux lecteurs et demi.

Le demi étant le beau-frère de passe-partout qui me suit depuis environ deux ans.

(Tavu, je suis toujours pas disposée à être politiquement correcte, c'est ballot)

(et je crains que ça ne s'arrange pas avec l'âge)

Pour réamorcer la pompe, je vais faire dans la facilité et te présenter un billet que j'ai littéralement A-DO-RE.

C'est l'alphabet des mots intraduisibles dans d'autre langues.

C'est à dire le mot d'une langue étrangère qui ne peuvent se traduire autrement que par une périphrase et qui dénotent un certain état d'esprit voire montrent un bout de l'âme d'un peuple...

Il en manque forcément certains. J'en connais au moins deux l'Allemand "Angst" qui décrit un état d'anxiété et de vague à l'âme et que le mot "angoisse" ne traduit pas vraiment. 

Et l'anglais "Serendipity" qui est le fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l'intelligence.

Je pensais d'ailleurs appeler mes enfants "angst" et "serendipity" mais le meuri s'y est fermement opposé.

Le billet est en anglais, mais je pense qu'il est facilement compréhensible.

Et si tu ne comprends pas, tu t'inscris chez Berlitz ou tu me demandes, hein, je te traductionnerai.

Je note également dans ce billet qu'en Suédois "Fika" désigne un évènement social informel avec du café et des pâtisseries.

Ca se rapproche bizarrement de "Fuck" en anglais, tu trouves pas ?

Mouahahahahah (boh ça non plus ça va pas s'arranger avec l'âge, j'en ai peur).

I'm back, bitches.

Bisous  

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Merci à Christophe de m'avoir fait découvrir ce billet 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : langage, traduction, vacances, reprise | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/08/2012

Les mois de juillet sont meurtriers

La dépression saisonnière est un syndrome désormais connu et reconnu.

Je sais ce que c'est, j'en souffre.

De novembre à janvier le manque de lumière me transforme en bulot neurasthénique. 

Je m'enferme chez moi, je me gave de gras et de sucré et je compte les jours jusqu'au moment où il y a encore un peu de lumière quand on sort du travail.

Tous les ans je me dis que je vais acheter une lampe de luminothérapie histoire de vaincre ce blues saisonnier.

Tous les ans, les près de 300 euros pour un usage de 2/3 mois par an me font reculer. Sans parler du fait que l'engin prend quand même une certaine place...

Je me contente de me recroqueviller en pleurant sur mes orteils. En attendant d'aller mieux.

Ce qui est le cas la plupart du temps sur les 9 mois restants.

Sauf...

... Au mois de juillet.

Le mois de juillet est meurtrier.

C'est mon mois de naissance mais curieusement, j'ai généralement hâte qu'il se finisse.

Quand ce ne sont pas les tuiles ou les pépins techniques ou de santé qui tombent de manière systématique pour moi ou mes proches, (soyons un peu superstitieux, nous avons le droit), et une accumulation d'ennuis récurrente au fil des ans est là pour le prouver,  c'est un bourdon récurrent et persistant qui m'envahit du 1 au 31.

Rappel des années qui passent ? Lumière trop crue ? Jours trop longs ? Cassure brutale du rythme habituel ?  Potes qui partent de leurs côtés ? Influence de l'hérédité d'un père qui m'a répété tant de fois qu'il n'aimait pas le mois de juillet ?

Probablement un mélange de tout ce qui précède.

Je n'ai pas d'explication convaincante à fournir, alors que l'été devrait être une période plutôt enjouée et optimiste pour le commun des mortels.

Pour débuter le mois, j'ai des souvenirs cuisants de jours d'anniversaire où, calendrier des vacances aidant, mes copines étaient toutes parties. Même si cet anniversaire avait été fêté avant, et même si mes parents s'employaient à me gâter, la journée me laissait toujours un goût un peu triste et amer.

Cette impression n'a jamais disparu au fil des ans. Je n'aime pas le jour de mon anniversaire. Je m'arrange d'ailleurs souvent pour être partie, loin, de préférence.

Après j'attends que le mois se déroule. En croisant les doigts pour qu'une tuile majeure ne tombe pas du toit de ma malchance pour s'écraser sur mes chaussures.

Cette année à part un bourdon intense et un petit problème dentaire, rien de notable.

Mais bourdon intense néanmoins.

Du genre "tout va mal, personne ne m'aime, et je suis un désastre ambulant"

Et là pas question de se mettre sous une lampe de luminothérapie pour se remonter le moral. 

Quoique, vu le temps calamiteux qu'il fait souvent, et encore cette année sur le nord de la France,  finalement la luminothérapie ne serait pas du luxe.

En attendant, nous sommes en août, le mois terrible est terminé. Je peux donc profiter de la douceur de la quinzaine la plus calme de l'année sur Paris avant que mes concitoyens grincheux et malaimables ne rentrent de la côte d'azur.

Et attendre sereinement le mois de novembre. 

Pour pouvoir pleurnicher et me plaindre tout à loisir. 

J'adore ça finalement...

 

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J'espère que j'ai l'air moins gourde devant mon mac...

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blues, été, juillet, déprime, saisonnière | |  Facebook | |  Imprimer | |

28/07/2012

5

5 ans

5 ans de billets, de coups de coeur, de coups de gueule, de coups de mou, de politique expliquée aux blondes, de pipeuleries, de Céline Dion, de ronchonnerie du meuri, de réflexions d'Emanu125 et Emanu126, de caprices de Cannelle, de suédois, d'humour vaseux, de jeux de mots idiots, d'étalage de ma vie dans les internets, de codage HTML, de photos ratées, de fous rires en ligne, de live-tweets d'anthologie, d'émotions diverses et variées et de pixels jetés dans la vaste mer cybernétique.

Résultat ?

Comme dirait Julio, je n'ai pas changé.

Enfin si. Plus ou moins. J'ai passé la barre de la quinquagénèrerie, mes ados sont devenus de jeunes adultes, je suis passée du PC au mac (uhuhuhuh) et j'ai fait pas mal de croix sur mes relations antérieures, pour en entamer de nouvelles.

Forcément, quand tu commences à parler de ton petit monde virtuel et, avouons-le, un poil branchouillo-snob, a des gens du dehors, il peinent parfois à te suivre.

J'ai été dans des endroits que où je n'aurais jamais rêvé d'entrer. J'ai rencontré des gens que je n'aurais jamais rêvé de rencontrer. Forcément, ça change un peu ton point de vue et ta façon de voir les choses.

Comme dans la vraie vie, il y a de vraies belles personnes, qui si elles lisent ce billet se reconnaitront je pense.

Comme dans la vraie vie, si tu bosses un peu ta passion, ça peut parfois te permettre de progresser personnellement, professionnellement, humainement.

Je crois qu'effectivement, humainement j'ai fait un petit chemin. Je suis plus à l'écoute des autres que je ne l'étais il y a quelques années, plus empathique, plus disponible. Age ou chemin personnel, va savoir ?

Je suis plus courageuse aussi, je fais des choses que je n'aurais jamais envisagé au départ. Le voyage, l'Afrique, prendre sur moi, partir, revenir, ne plus paniquer pour des détails.

Sereine et totalement apaisée ? Pas tout à fait. J'ai trop de démons intérieurs à dompter avant d'envisager la sérénité.

Disons que j'ai gagné de l'expérience et une ouverture sur le monde.

Ouaip, le monde est à portée de ma souris.

Bienvenue à tous.

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Tiens, pour une fois, un peu de carburant pour nos amis les hommes

11:36 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : 5 ans, anniversaire, blog | |  Facebook | |  Imprimer | |