Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/01/2009

Pince-fesses story 3

Car j'ai une vie mondaine extravagante !

Grâce à la bienveillante E - nous l'appelerons ainsi par souci d'intimité - j'ai récupéré une invitation pour le lancement du site Téva.fr hier soir dans un grand magasin de cosmétiques (il me sponsorisent, pas je vais pas citer leur nom, t'es fou toi), situé rue de Passy dans le un-seize à Paris, pour une soirée cocktail-shopping.

Auteuil, Neuilly, Passy, c'est pas du gâteau, Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto... Les Inconnus, Philosophes existentialistes

La copine qui devait m'accompagner et m'éviter de dépenser des sommes déraisonnables m'avait lâché pour cause de gastro filiale foudroyante (décidemment les mômes c'est quand même une plaie).

J'espérais voir Camille et Oopsy, mais telles les troupes de secours de Napoléon à Waterloo, elles m'ont également lâchement abandonné sous des prétextes vaseux (genre trop de boulot ou je pars en week-end, tu parles si je vais les croire)..

Je me retrouvais donc seule face à moi-même. Quoique..

J'ai un magnétisme animal qui attire les dingos, les losers, les blaireaux et les pervers  : les phéromones sans doute. J'ai donc récupéré à l'entrée LE pique-assiette de la soirée qui est entré en montrant une fausse carte de visite TF1, vraisemblablement piquée dans un autre cocktail, et en disant "rédaction TF1".

Mais bien sûr, un journaliste de TF1 en ciré jaune sur un costard avachi et un nez qui sent le biturin à 100 mètres, c'est tout à fait crédible..

Le gusse m'agrippe donc et me dit "je travaille à TF1, bien le cocktail, vous voulez aller manger, je connais un petit restau..."

Je l'ai gratifié d'un "dégage, pauvre cloche.." tout à fait aimable avant d'aller zigzaguer entre les rayons un verre dans une main et un petit four dans l'autre.

A force de zigzaguer et d'essayer plein de trucs, j'ai fini par tomber sur le rayon des parfums rares et amoureuse du parfum des parfums, bonheur des bonheurs, extase des extases...

2LU204g.jpg

(je ne sais pas si c'est très net : Fleurs de Citronnier de Serge Lutens)

MMMMM...

On se croirait dans un champ de citronniers en fleurs..

Evidemment à un prix exorbitif (exorbitant ET prohibitif). Ben oui, les filles, vous n'étiez pas là pour m'arrêter, c'est de votre faute...

Et, drivée par des vendeuses toutes plus blondes, grandes, minces les unes que les autres (GRRRR...) MAIS TRES CHARMANTES ET AIMABLES, je doit bien l'admettre, j'ai atterri au bar à sourcils ou j'ai vécu une expérience inédite.

L'épilation du sourcil à la cire...

Résultat ? Ca fait un mal de gueux.

Mais c'est vachement bien. Net et tout.. ET gratuit en plus. Enfin pas tout à fait : je me suis fait refiler le kit à sourcils. Quelle poire je fais...

Quand j'ai demandé à la sourcilleuse en chef à quel rythme il fallait subir l'affaire, elle me dit "boh, toutes les 3 semaines/un mois environ"..

.... Heu

C'est là que je lui ai annoncé que notre histoire d'amour naissante était impossible ... Et que j'allais essayer de conserver son chef-d'oeuvre à la bonne vieille pince à épiler à Manu, en fait...

Après m'être fichu la tête dans un seau à champagne rempli de glace pour arrêter la douleur (non, je rigole, franchement le sourcil à la cire c'est bien), j'ai tenté le bar à ongles, qui était pris d'assault. Evidemment, tu parles dès qu'il y a un truc gratos, c'est la curée.. J'ai donc pris mes cliques, mes claques et mes emplettes, fendu la foule qui commençait à se compacter l'heure avançant et gagné la sortie où on m'a remis un petit sac avec ceci...

Téva.jpg

Je crois que j'ai bien fait d'arriver et de partir tôt, car des petits sacs, il n'y en avait pas des tonnes à vue d'oeil..

Tant pis pour les autres... MOUAHAHAHHA...

J'ai quand même eu la réflexion suivante : j'avais l'impression de connaître pas mal de têtes, alors que je ne connaissais strictement personne à ce cocktail. Alors est-ce qu'on croise toujours en fait les mêmes personnes dans ce type de manifestation ou sont-elles tellement stéréotypées qu'elles finissent par se ressembler toutes ? J'ouvre le débat...

Désolée mes chouchous de ne pas être passée sur vos blogs hier soir, mais comme vous pouvez le constater, j'ai une vie nocturne trépidante qui m'empêche de surfer sous peine d'être encore debout à 3 heures du matin.. Ce soir je passe, promis, promis..

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : téva, serge lutens, cocktail, sourcils, epilation | |  Facebook | |  Imprimer | |

22/01/2009

15 RAISONS POUR LESQUELLES...

OK, c'est un évènement historique, tout ça, machin.

Mais avant hier et hier, franchement, j'ai frôlé l'OVERDOSE d'Obama. Si ça continue bientôt le gars il va ouvrir la mer rouge et marcher sur les eaux en même temps..

Donc, évidemment, quand j'overdose, je parpine...

Manu, faut pas l'énerver..

Donc 15 raisons pour lesquelles .... Je ne voudrais ou ne pourrais JAMAIS être Barack Obama..

  • Ben quoi, qu'est-ce qu'elle ont mes oreilles ?
  • Habiter dans une meringue blanche décorée atrocement, hors de question.
  • Se cogner l'hymne américain chaque fois que je mets un pieds hors de mon bureau, PFFFFF...
  • Je ne veux pas serrer la main de Sarko
  • Etre marié à une grande perche qui s'habille atrocement, hors de question
  • Maître du monde, ça m'intéresse moyen finalement
  • La cérémonie d'investiture, c'est d'un chiant ! T'es obligé d'ouvrir 10 bals sans pouvoir vraiment danser et dire 10 fois le même discours !
  • Mais, flûte, je l'ai garée où la voiture blindée ?
  • Yes we can ... Oui mais quoi exactement ?
  • Tu peux pas péter sans qu'un gusse de la sécurité te plaque au sol parce qu'il a confondu avec bruit d'arme automatique.. Du coup au bout de 4 ans, t'es balloné, je t'explique pas..
  • T'es obligé de bosser
  • Y'a toujours un clampin qui vient te parler d'un dossier urgent pendant ta série préférée
  • Le mardi soir, je peux pas être Président, j'ai Salsa
  • Je suis capable d'égarer le bouton atomique
  • Depuis Clinton, on ne peut plus se taper les stagiaires..

 

obama1.jpg

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : obama, usa | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/01/2009

Blaireau du jour, bonjour..

Dimanche midi, anniv' d'une copine. On se réjouissait à l'avance d'une bonne bouffe et d'un coup à boire en très agréable compagnie d'une vingtaine d'adultes consentants dont quelques inconnus, mais, comme dit l'autre, plus on est de fous..

Et puis les copains de ma copine sont mes copains...

Quoique...

Nous arrivons devant la propriété grande banlieusarde de ma potesse au moment où son meuri (car elle a aussi un meuri) descend de sa voiture. Par l'autre portière s'extrait une... comment dire ... hallucination visuelle. Format joueur de rugby qui aurait arrêté le rugby (c'est à dire que les muscles migrent vers l'avant pour se transformer en cuirasse Kronenbourg), 2 mètres, 100 kilos, des mocassins marron au pied, un jean, une chemise bleue AVEC cravate sous un gilet rose (pétard le rose, genre Paris Hilton) et une casquette de sport bleue délavée, visiblement chinée chez Emmaus.

Un croisement entre Michael Moore et le paysan Creusois en goguette au salon de l'Agriculture..

Ma lèvre inférieure subit un flêchissement imperceptible de quelques centimètres. Et je me dis  "NON MANU, tu ne JUGES pas sur l'apparence, TU DIS BONJOUR, TU NE RIGOLES PAS et tu es une BONNE FILLE".

Ok, on se présente, Manu, bisous, bisous, le meuri, poignée de main... tout ça..

On part s'installer dans le salon pour l'apéro, en saluant les invités déjà arrivés et en attendant ceux qui ne l'étaient pas encore..

Mon instinct de survie me commande de me placer LOIN de l'énergumène sus-décrit. J'ai un assez bon instinct de survie, lié à quelques générations d'ancêtres plus ou moins massacrés.

Et heureusement...

Car à l'autre bout du salon, les plaisanteries graveleuses, hors sujet et pas franchement drôles commencent à jaillir au fur et à mesure que l'apéro - et les verres absorbés - progressent.

Pourtant j'aime plutôt pas mal les plaisanteries pouet-pouet en temps ordinaire, vous avez pu vous en rendre compte..

Arrivée d'un couple de copains dont la moitié masculine est Antillaise, saluée par un "ah voilà les quotas !". Personne ne relève, je dresse l'oreille, mais pense avoir mal interprété le contexte. Nouvelle salve de plaisanteries vaseuses et bruyantes jusqu'à l'arrivée d'un autre couple dont la partie testostéronée est ... Tunisien. Retour des quotas... Petit bruissement dans l'assistance MAIS personne ne réagit. Troisième salve de quotas à l'arrivée d'une copine dont le prénom est un peu exotique...  Au 4ème quota je me lève d'un bond et commence à l'ouvrir... Mais brouhaha aidant personne ne m'entend.

Oui, car quand je m'énerve, j'ai tendance à monter à la charge en oubliant totalement le format de mon interlocuteur. Qu'il soit un bestiau d'un quintal tout en muscles, ceinture noire de Tae-Kwan-Do et moi un yorkshire nain énervé, ne va pas du tout m'arrêter. Mon meuri a l'habitude. Il n'intervient même plus.

La copine assise à mes côtés me tire en revanche par la manche en m'enjoignant  de me rasseoir..  Elle me raisonne en me disant que ce n'est ni l'endroit ni le moment de faire un esclandre. Le maître de maison nous rejoint et je lui fait part de mon étonnement de le voir  fréquenter un boulet pareil. Il me dit de ne pas le prendre ce que dit l'énergumène au pied de la lettre et qu'il ne connait personne d'aussi gentil et timide.

Un peu estourbie par ces révélations, je lui demande "mais qui c'est, ce clampin, au fait ?" Il répond "c'est mon avocat !"

Blanc...

Comme quoi le blaireau se reproduit dans toutes les couches sociales, contrairement à ce qu'on pourrait en penser...

Le repas et l'après-midi se déroulent sur fond de vannes et réflexions toutes plus distinguées et drôles les unes que les autres. Je ferme les écoutilles en faisant abstraction et me concentre sur des conversations VRAIMENT intéressantes et drôles avec mes cop's...

A la fin de l'après-midi, les présents réduits à un petit comité se disent au revoir en se souhaitant bonne route. L'avocat du diable m'empoigne et me plaque au mur en faisant mine de me rouler une pelle, devant mon meuri. Je lui sussurre à l'oreille "tu sais que mon genou est juste à la bonne hauteur, je te conseille vivement de me lâcher, sinon tu vas très bien imiter Mikael Jackson pendant les 5/10 minutes qui viennent"...

La menace s'étant frayée un chemin jusqu'à son cerveau babouinesque, l'hurluberlu me lâche enfin et nous prenons congés...

Renseignements pris, le monsieur, par ailleurs normalement gentil et sympathique a eu une année très difficile sur le plan personnel et a vraisemblablement melangé alcool et médocs ce qui l'a conduit à ces dérapages à répétition. Ce qui peut expliquer, mais pas excuser sa conduite. Et le maître de maison qui le trouvait jusqu'ici gentil comme tout en avait quand même un peu ras-le-bol en fin d'après-midi...

Ceci dit, au niveau professionnel, ce monsieur reste apparemment un très bon avocat..

Et vous, vous en avez eu récemment à faire à des blaireau de ce style ?? (ennA avait fait il y a peu  un article sur le même sujet)...

 

blaireaud%27eurasie.jpg

 

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : boulet, beauf, blaireau, anniversaire, copine | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/01/2009

L'homme est un chimpanzé comme les autres

Conversation avec une copine.

Elle m'explique qu'elle aime les petits bruns râblés type méditerranéen. Je lui fait part de mon goût (dont j'ai souvent fait état ici) pour les grands types secs, mais musclés, de type nordique, chataîn, les pommettes hautes, les yeux clairs en fente et deux mots par an. La preuve ? J'en ai épousé un.

Oui, car même si je trouve d'autres hommes beaux esthétiquement, c'est précisément, et uniquement,  le type décrit ci-dessus qui déclenche le signal de panique dans les hormones à Manu.

Ma copine me dit alors "c'est normal, tu considères INSTINCTIVEMENT QUE C'EST CE TYPE D'HOMME QUI EST LE MEILLEUR REPRODUCTEUR, c'est prouvé scientifiquement"...

...

Après 30 secondes de réflexion et de silence (un exploit pour moi). Je me dis qu'elle a raison. Et viennent les pensées et les questions suivantes :

  • L'homme et la femme ne sont finalement que des primates évolués, c'est bien vrai...
  • D'où que j'ai pu croiser dans mon parcours un viking qui m'a affirmé qu'il était le meilleur reproducteur of the world.
  • A priori, nulle part selon mes souvenirs
  • Donc, j'ai du vivre une vie antérieure
  • Ou, éventuellement j'ai été la prisonnière d'une troupe de vikings grands, secs et musclés, chataîns, les pommettes hautes, les yeux clairs en fente et deux groumpfs par an, qui m'ont reproduite...

Aaaahh, Ok, j'arrête, je vais prendre une douche...

Et vous c'est qui votre meilleur reproducteur ??

NB : si un jour je vous préviens que c'est le signal de panique dans les hormones à Manu, faut pas rester là. C'est pas joli-joli à voir...

8369b862f99acdc7dd98845172a45e39.jpg

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : homme, femme, reproduction, singe | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/01/2009

Je suis ovebookée...

Débordée 1.jpg
Débordée 2.jpg

C'est dur la vie de SHOPPEUSE....Mouahahahah...

Vous les aimez bien mes photos débiles, hein, hein .... ???

Et oui, j'ai DEUX téléphones. Parce que je le vaux bien. ..

Non c'est pas vrai.
Je n'entends déjà JAMAIS le mien sonner au fond de mon sac de toutes façons, alors qu'est-ce que je ferais de 2 mobiles, franchement, à part me la péter.
En revanche, oui, j'ai plein de sacs...

Ben oui, quoi, y'en a qui aiment les chaussures, moi c'est les sacs..

Et vous c'est quoi votre accessoire préféré ??


06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : débordée | |  Facebook | |  Imprimer | |

16/01/2009

OMG - J'ai le melon...

Melon : enflement subit du cortex qui se traduit par une surestimation de sa personnalité...

 

Aujourd'hui discussion dans le cadre professionnel, autour de la blogosphère.

Mon interlocutrice me demande comment je connais aussi bien les us et coutume de la faune webistique...

Je lui réponds du tac au tac... "Je suis une bloggeuse... influente"..

Aussitôt une lumière rouge s'allume devant mes yeux accompagnée d'une sirène retentissante, genre alarme de sous-marin atomique et la voix de mon propre démon intérieur hurle dans mon cerveau "PAUV' NASE...."

Car oui, dans un moment de faiblesse, j'ai eu le melon...

 

....

 

Afin de m'aider à redescendre sur terre, merci de me lancer des tomates virtuelles ou de me laisser quelques insultes sur ce billet.

Merci

 

chat_melon.jpg


NB : oui, cette note est très courte, mais mes nuits aussi en ce moment, et celle d'hier était très longue, ça compense.
Pour me faire pardonner une petite histoire :
un couple d'âge mur va consulter un ophtalmo.
L'ophtalmo examine l'homme puis la femme.
A la fin de la consultation, il dit à la femme "Madame, vous êtes presbyte".
Le mari lui répond "Ah ben non alors, ça suffit comme ça, déjà qu'elle était casse-couilles !"
(Merci Laurence !)

NB2 : Et la vente privée de sacs à Manu continue LA Il reste deux sacs sur 4 !

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (47) | Tags : melon, bloggeuse, influente, histoire drôle | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/01/2009

Une belle histoire

Aujourd'hui, c'est un peu moins pouet-pouet rigolade que d'habitude, et avec un billet assez long. Mais, lisez jusqu'au bout, vous verrez, je pense que l'histoire va vous plaire

J'avais évoqué très brièvement lors d'un précédent billet le fait qu'une de mes amies nous avait longtemps dissimulé une partie de sa vie, parce que douloureuse,  et n'avait révélé la vérité que très récemment.

Elle m'a autorisée à en parler aujourd'hui, sans révéler son identité, bien évidemment, car elle écrira peut-être un jour elle-même son histoire de façon plus détaillée...

Je connais Y. (je la désigne par son initiale par commodité) depuis plus de 20 ans.

D'abord simples collègues, nous sommes devenues amies et nous voyons régulièrement hors du contexte professionnel.

Elle m'avait jusqu'alors toujours raconté sa mère avait toujours refusé de lui révéler l'identité de son père et l'avait élevée seule.  Sa mère avait en outre coupé toutes les relations familiales pour des raisons obscures. Y. n'avait donc d'autres liens que sa mère.

En fait Y. évitait plutôt ce sujet quand nous venions de temps à autre à en parler.

Récemment, Y. nous annonce qu'elle part pour Abu Dhabi avec son mari. Un peu curieux comme destination. Mais après tout, elle voyage régulièrement dans des contrées exotiques. Donc, pourquoi pas.

A son retour, assez émue, elle nous dévoile l'objet réel de son voyage, et sa véritable histoire.

En fait, elle bel et bien  connu son père.  Elle a même vécu une partie de son enfance avec lui, jusqu'à l'âge de 7 ans.

Son père est violoniste et professeur. Il jouait dans un orchestre de chambre..... à Bagdad, car oui, son père est Irakien.

Sa mère a rencontré son père qui était venu faire ses études musicales à Paris dans les années 50.
18 mois exactement après la naissance de leur fille,  elle quitte même la France pour s'installer avec lui à Bagdad

D'où sans doute la raison de la brouille avec la famille maternelle pour qui un mariage avec un Irakien passait très moyennement. On était à la fin des années 50, en pleine guerre d'Algérie.


Un jour sa mère, pour des raisons qui lui appartiennent, décide de revenir en France.
Elle quitte l'Irak avec la petite fille pour s'installer en région parisienne. En effaçant ses traces. Et en refusant de revenir sur son passé. Y. occulte également cette partie de son enfance au fur et à mesure qu'elle grandit et qu'elle se rend compte que cette histoire lui porte plutôt préjudice dans ses relations.

Une fois adulte, mariée et maman, elle enfouit même tellement cette histoire qu'elle la cache à son propre fils.
Elle déteste tout ce qui s'y rapporte,  se méfie des arabes... En fait elle a honte à force de mauvais retours quand elle se confiait. Elle en vient même à ne plus supporter son prénom à consonnances orientales.

Récemment, elle commence à se dire qu'il faut essayer de renouer les fils. Elle pense à son père à nouveau surtout depuis la 1ère guerre du golfe, puis de la deuxième qui lui font se demander s'il est encore est vivant et si elle pourra le revoir un jour !

Elle tape le nom de son père à tout hasard sur internet.

Et tombe sur un blog,  où une journaliste interviewe son père.
Très émue, elle parvient à contacter la journaliste Irakienne, installée à Boston  qui lui confirme qu'elle a bien interviewé son père, qu'il était vivant en 2005, date de l'interview, qu'il l'est toujours bien que déjà âgé, et qu'il habite Bagdad. Elle lui indique également un vidéo datée de 2003, où Y. peut revoir son père pour la première fois depuis bien longtemps.

Mais, compte tenu de la situation chaotique de l'Irak, comment lancer des recherches  pour le retrouver ? Y. a l'idée d'essayer de contacter l'ambassade de France à Bagdad, mais pas de numéro de téléphone, et pas de mail. Elle trouve une adresse générique, envoie un mail à tout hasard pour expliquer sa démarche.


Pas de réponse dans un premier temps. Y. pense qu'elle est dans une impasse.
A sa grande surprise, peu après, l'ambassade de France la contacte. Ils ont fait preuve d'une efficacité redoutable : ils ont retrouvé son père, et lui communiquent même ses coordonnées.

Imaginez l'état d'esprit de Y. qui parvient donc à joindre son père au téléphone, plus de quarante ans après leur séparation !!


Et l'émotion d'un père qui renoue avec sa fille - qu'il avait tenté de retrouver de son côté : il était même revenu en France en 1965 un an après le retour de sa fille pour tenter de la revoir, mais sans succès, Y. l'apprend à ce moment.

L'émotion du père est d'autant plus forte qu'il découvre qu'il est grand-père d'un (déjà grand) petit-fils pour la première fois.

Car il apprend à Y. que si elle  à deux demi-frères, (il s'est remarié 3 ans après le départ de sa première femme) - un qui habite avec lui à Bagdad, le second qui habite à Abu Dhabi,  aucun des deux n'a d'enfants.


Y.
qui avait pensé pendant des années être seule au monde avec sa mère, se retrouve donc brutalement à cinquante ans dotée d'une très grande famille car outre ses deux demis-frêres, elle a une flopée de cousins, oncles et tantes dans plusieurs pays différents.

Voilà donc l'explication de son voyage à Abu Dhabi, d'où elle rejoint Dubaï pour rencontrer pour la première fois un de ses demi-frêres, à la plus grande joie de tous !


Compte tenu de la situation en Irak, elle n'a pas pu encore revoir son père, ni son autre demi-frêre, uniquement les joindre par téléphone et mail.
Mais elle espère bien pouvoir y arriver un jour.

Un vrai roman, non ?
Une belle histoire en tout cas. Quand Y. me l'a racontée, j'ai été très surprise - et touchée -
Quand je vous disais que vos proches pouvaient vous réserver des surprises.
Et vous qu'en pensez-vous ?

Edit : Le commentaire de Y.

Je suis contente de voir tous ces retours si positifs.
Dans les histoires de séparations de couples il y a souvent beaucoup de haine. Il y avait aussi une grande différence culturelle entre eux deux ce qui a dû accentuer les animosités. Ma mère m'a toujours parlé de l'Irak et de mon père en termes très peu élogieux. Tout y était mauvais, et mon père avec. Je me souviens très bien que ma mère, personne extrêmement sévère me disait lorsqu'elle en avait après moi, pour des raisons diverses ; "tu ressemble bien à ton père", "tu es égoîste comme lui"... des choses pas très agréables. Et je n'avais qu'un son de cloche.
Bref, tout ça pour dire que je ne voulais pas en parler parce que j'en avais honte que pour moi c'était un fardeau. J'ai vécue une première vie qui s'est terminée à mes 7 ans, puis une deuxième seule avec ma mère. Aujourd'hui, je recolle, je guérit de mes maux, je commence à ressentir mon histoire comme un cadeau et même plus : une chance.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (52) | Tags : bagdad, irak, famille, retrouvailles | |  Facebook | |  Imprimer | |