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07/06/2012

Le passé tu vas repartir d'où tu viens...

Google c'est le diable.

Je suis certaine que ses inventeurs ont fait un pacte avec Satan. Qu'ils ont signé de leur sang en échange de leur âme. 

Ils ont eu en contrepartie l'autorisation de régner sur le monde et de fouiller dans la vie des gens jusque dans leurs recoins les plus intimes.

En cherchant une illustration pour un billet sur Google images, je tombe sur une de mes anciennes photos de classes. En essayant de l'agrandir, je me retrouve sur le site trombi.com (tu parles d'un nom et pourquoi pas chetron.com) qui me signale aimablement que je dois m'inscrire pour pouvoir visionner cette pièce unique.

Pour ceux qui l'ignorent c'est un genre de copains d'avant en moins bien.

Evidemment, prise d'un accès de nostalgie incontrôlable et très exceptionnel, je remplis ma fiche de renseignements.

Je visionne la photo, qui n'était pas une des miennes d'ailleurs pour la petite histoire, me déconnecte et oublie totalement le truc.

Sauf que Trombichou persiste à m'envoyer des mails de relance pour me signaler que Charles-Michel Dugland, en seconde avec moi, me connais et veut me contacter.

Je les ignore, puis cherche à me désinscrire, sans aucun succès. André Pitié (le nom de guerre de l'emailing automatique du trombi) me poursuit avec insistance.

Hier encore, je m'apprétais à envoyer le énième mail d'André à la poubelle quand le nom qu'il contenait attire mon oeil.

Thierry S.

THIERRY S. ?? LE THIERRY S. ??

Mon premier petit copain.

Donc Le premier type qui a fourré SA LANGUE DANS MA BOUCHE. Voire à qui j'ai permis de voir mon soutif. 

Oui, bon on avait que 13 ans, hein...

Qui portait des pattes d'eph's en velours cotelé avec la taille sous la poitrine et un blouson court qui arrivait ... euh sous la poitrine aussi.

(oui à l'époque tout arrivait sous la poitrine)

Et des Kickers au pieds.

La grande asperge qui avait une coupe au bol ? 

Qui me retrouve 40 ans après. Et en plus il me parle ?

"Bonjour ça va ?" Me dit-il.

Tu me connaissois, je ne suis pas jument à reculer devant l'obstacle. "Ouais pas mal" lui réponds-je.

C'est à ce stade précis que le André Pitié me sort "Emanu, si tu veux parler à Thierry S., c'est 24 euros par an".

Et que je lui ai répondu "bon ben finalement je vais aller voir ailleurs si j'y suis"

Après tout, quel est l'intérêt de parler à un type de mon âge potentiellement chauve et ventripotent à qui je n'aurai de toute façon strictement rien à dire ?

Aucun.

Surtout que s'il compte me refourrer sa langue dans la bouche, il peut toujours courir.

Ca plairait pas au meuri. Il est large d'esprit mais quand même.

De toutes manières, moi je préfère les copains d'après.

Au moins, avec eux, on sait à quoi s'en tenir.

Mouahahhahaha

 

(mais quand même mine de rien ça m'a fait bizarre sur le moment. Et tu sais quoi ? Thierry S. était un GRAND BLOND, comme c'est bizarre....)


 

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Ouais c'est lui André Pitié. Il est pas Jojo, je te l'accorde...


06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : souvenirs, photo de classe, trombi.com, contact, petit copain | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/05/2012

Réécrituritude

Il arrive qu'un gentil lecteur bien intentionné te laisse un commentaire sur un très ancien billet.

 

 

Du style "ton billet c'est vraiment de la merde"

Et de fait il ou elle (car bien sur c'est unisexe et sans lien, c'est plus courageux ) n'a pas vraiment tort.

Je l'ai relu et c'est bel et bien de la merde.

Mais l'idée était marrante, je me suis dis que je pouvais tenter de le rhabiller un peu, ce billet.

Vu qu'à l'époque j'avais genre 2 lecteurs par jour et que maintenant j'en ai 5, j'en ferais profiter les 3 qui viennent en plus aujourd'hui

Donc...

Petit guide de survie en milieu hostile .... Rempli de Miss Perfections ...

Nous les filles normales à la cuisse pas toujours ferme et au brushing parfois approximatif nous avons a affronter chaque jour un terrible ennemi sournois et ripoliné :  la créature de plus d'un mètre soixante-dix avec des grandes jambes, des seins bombesques, un sourire émail diamant, pas de cellulite, des cheveux lisses qui tiennent tous seuls même sous la pluie ET le dernier it-bag sur liste d'attente

La fille que tu hais, et que tu rêves d'achever à coup de talons aiguilles.

Toutes ces qualités (sac compris) sur LA MEME personne, c'est profondément injuste. Et si EN PLUS elle est rigolote ou intelligente, c'est vraiment les bornes des limites qui sont atteintes.

Variante de miss perfection physique : miss perfection professionnelle. Celle qui a un super poste, bosse dix heures par jour, mais arrive à conduire ses enfants au poney et au piano, organiser un anniversaire surprise, qui sait transformer des rideaux en jeté de canapé en deux coups de ciseaux, dont le soufflé au grand marnier est célèbre dans toutes la ville et qui est présidente de l'association caritative France-Kazakhstan à ses heures perdues...

Une seule solution pour ne pas sombrer totalement face à ces menaces sournoises qui te détruisent l'égo et te sapent le moral : LA DEMOLITION SUBTILE ET PROGRESSIVE PAR LA VANNE ET LE PARPAING...

Aucune hésitation, vas-y à fond, pas de pitié... Sois de mauvaise foi, peu importe la méthode, seul compte le résultat : la destabilisation de l'adversaire.

Comment ? 

D'abord, trouve son point faible 

Elle en a forcément un : complexe de grands pieds, léger zézaiement, manque de culture générale, une recette de cuisine jamais réussie, enfant qui redouble, fesse plate, surnom d'enfance du genre "pépette" ou "bouboule" ...

ET APPUIE DESSUS. A FOND.

Tu sèches ? Quelques exemples :

A la fashion-victim : Tu as le Marc Jacobs ! Qu'est-ce qu'il est beau. Mais c'est pas celui de l'an dernier ça ? Si, c'est celui de l'an dernier, le nouveau je l'ai vu sur Gwyneth Paltrow, il est plus grand. Le tien j'ai vu Loana avec, c'est trop chic, non ?

A la grande bringue tout en jambes : qu'est-ce que tu es svelte ! Tu fais combien sans talons ? 1,75/1,80.  Avec des talons, tu dépasses ton mari, donc... Ah tu n'as pas de mari, ...désolée...

Variante pour la grande bringue : ah oui, évidemment quand on est grande, les pieds sont en proportion. Tu fais combien 44 ? 45 ? Boh, dans des bottes, ça ne se voit pas.

A la sportive musclée au ventre plat : waouh, dix heures de sport par semaine ! Je t'admire, c'est vraiment impressionnant . A propos, tu as vu Madonna, elle fait combien d'heures par semaine ? Pareil ? Ah oui. Remarque, les bras de déménageurs, remarque ça lui va bien, dans un sens.

A la cordon-bleue championne des fourneaux : tu nous a donc fait ton super-soufflé au grand-marnier ? Ah. Encore ?

A la super-maman : ils sont magnifiques tes enfants. Les dents en accordéon de la grande ça se remet très bien maintenant au bout de 5/6 d'orthodontie à 150 euros la séance. Et le petit, là, il louche pas un peu ? Parce que le strabisme ça peut être le signe d'une maladie congénitale du genre retard mental. Tu as demandé à ton mari s'il y avait des cas de crétinisme dans sa famille ?

A la super-business woman : magnifique, ta progression ! Directeur des Ventes à 28 ans, c'est inhabituel. Mais tu as raison, un bon réseau c'est essentiel. Ton oncle qui travaille dans la boite aussi d'ailleurs.

A la fée du logis : quelle beauté ta maison, et ce jardin, une merveille ! C'est vrai que maintenant... avec la crise de l'immobilier... 200 m2 sur deux niveaux, pas évident à vendre.  tu risques de ne plus du tout faire la même plus-value qu'il y a quelques années..

A la jet-setteuse invitée partout : ouaaaaah, une semaine à Ibiza tous frais payés avec accès VIP aux clubs ? Quelle chance tu as. Tu ne dors jamais mais tu as une super forme pour 40 ans. Ah tu en as 25. Mais non tu ne fais pas du tout fatiguée, c'est juste les poches sous tes yeux dans la lumière qui m'ont induite en erreur.

A la pauvre petite fille riche : c'est vraiment génial de ne pas se soucier de la dépense. Je t'envie, vraiment. Moi tu vois, je suis sans arrêt à découvert, mais mon banquier m'aime bien quand même, il m'appelle choupette. Mes copines aussi d'ailleurs, même si je suis toujours ric rac pour leur payer un verre ou un cadeau. Elles ne m'en veulent jamais. Au moins je suis certaine qu'elles m'aiment pour moi. Ben pourquoi tu pleures ?  

Etc, etc...

Tu vois ? C'est pas compliqué. Et tu te remontes le moral à peu de frais en trois secondes.

On est pas bien, là ?

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Parle à ma main, Bree Van de Kamp

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : miss perfection, vanne, parpaing, destabilisation | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/05/2012

Crétin au volant, mort au tournant

Le sport élève peut-être le niveau musculaire, mais il n'est pas spécialement réputé pour élever le niveau intellectualo-métaphorico-psycho-social.

Même pour certaines (rares) disciplines que j'affectionne dont le tennis ou plus récemment le rugby, je dois bien admettre que pour un non aficionado voir deux gusses se renvoyer une baballe avec une poèle à frire ou trente musclors se coller des pains sur un carré de gazon a quelque chose d'assez irrationnel.

Ne parlons pas de la boxe dont il faudra un jour qu'on m'explique en quoi le fait de se coller des bourre-pifs avec des gants de toilette en cuir peut être qualifié de "noble art".

A part si le fait d'avoir la machoire explosée et le nez en chou-fleur est un acte noble.

Passons.

En revanche, au top des sports les plus inutilement dispenseurs de dommages collatéraux, il y en a un qui est en passe de décrocher la médaille d'or toutes catégories confondues.

Voire dépasser le foot malgré ses supporters bourrins, ses bagarres de fins de matches et ses tribunes qui s'écroulent sur les supporters.

Parce que que des athlètes mettent leur vie en danger à s'injecter des produits douteux pour courir plus vite, après tout, c'est plus ou moins leur problème.

Mais que quasi-systématiquement, les rallyes fauchent deux ou trois personnes ça devient vraiment d'une ineptie totale. Comme encore le week-end dernier dans le Var ou une sortie de route a fait 2 morts et 19 blessés.

Evidemment tout le monde se renvoie la responsabilité : les coureurs accusent l'organisation de manque d'organisation qui accuse les spectateurs de prendre trop de risques en s'approchant de la route qui accusent les coureurs de manquer de contrôle sur leur véhicule.

Et tout ça pour quoi ? Vendre trois bagnoles et un déodorant.

Est-ce que ça en vaut la peine ? Bien sur on va te faire un chantage économique "milliers d'emplois gnagnagna, activité de toute une région gnagnagna, etc.., etc.."

En attendant, les gens meurent. Visiblement ça n'a pas l'air de déranger trop de monde. Un gosse fauché, que veux-tu....  Surtout quand c'est en Afrique ou en Amérique du Sud et que le Dakar joue au quilles avec les mômes, c'est pas bien grave, après tout, c'est des pauvres, on s'en fout.

J'interdirais volontiers les rallye pour ma part. Faire vrombir des caisses super-puissantes, couvertes de pubs qui consomment vraisemblablement des tonnes de kérosène et polluent à 300 kms à la ronde au nez et à la barbe de gens dans le besoin, voire qui n'ont rien à manger me parait d'une indécence fulgurante.

Au moins en F1 les gens qui aiment le vroom vroom on peut les enfermer dans un circuit pour regarder les gens qui font vroom vroom. Ils restent entre eux et les vaches seront bien gardées.

Je n'en vois pas bien l'utilité non plus, mais bon.

Si ça leur fait plaisir, après tout.

Moi je passe bien ma vie sur internet, vu de l'extérieur c'est tout aussi idiot.

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M'en fous je préfère les deux-chevaux t'façon

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sport, rallye, accident | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/05/2012

Docteur, je suis pragmatique, c'est grave ?

Mon cerveau oscille en permanence entre deux pôles opposés et parfaitement contradictoires.

Par exemple ma dinguerie bizarroide est contrebalancée par un pragmatisme persistant (hérité de ma grand-mère maternelle parait-il).

Je ne suis pas une théoricienne ou une stratégiste des hautes sphères j'ai tendance à tout ramener à des choses concrètes.

Ce qui m'amène systématiquement à voir le détail qui fâche dans les usines à gaz.

Et qui m'a valu un nombre certain d'inimitiés en réunion quant au milieu d'une brillante démonstration je levais le doigt pour dire "au fait si on branche un truc en 220 v sur une prise en 110 v ça va sauter".

C'est un exemple théorique bien sur.

Je préfère l'action à la réflexion, enfin surtout la réflexion fumeuse.

La réflexion, il en faut de temps à autres, soyons clairs.

Ce pragmatisme de combat est, en plus, couplé avec une nette tendance à ne pas tourner autour du pot.

Le "straight to the point" cher à nos amis anglo-saxons.

Ce qui, dans un pays plutôt habitué à tourner 7 fois sa langue autour du pot avant de prononcer la moindre phrase, n'est pas forcément apprécié.

Tu couples "au fait si on branche un truc en 220 v sur une prise en 110 v, ça va sauter" avec "pourtant c'est assez simple à mettre en place"

Et tu te fais plein d'amis pour la vie. Qui vont t'aimer très fort. Surtout loin d'eux.

Alors oui, j'ai tenté parfois d'élever la réflexion dans des sphères plus théorique et d'arrondir les angles.

Mais mes automatismes reviennent systématiquement et je finis assez régulièrement couvertes de cailloux seule dans mon coin.

A croire que les gens préfèrent les usines à gaz avec des angles arrondis, que veux-tu.

Je porterai donc ma croix de vérité et de droitisme jusqu'au bout. 

Ce sera mon fils, ma bataille

Un jour je vaincrais. Et nous dirons tous des trucs sensés directement. 

Enfin espérons-le.

Ou pas.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pragmatisme, langage direct, franchise | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/04/2012

Cadavre exquis

Petite j'adorais ramasser les pétoncles.

C'était fou, on larguait les amarres et on oubliait tout.

On mettait nos cirés jaunes, nos bottes en caoutchouc et on passait des heures dans le vent, la pluie, sans voir passer les heures. On remplissait des seaux entiers qu'on ramenait à la maison avec mon frère.

Maman nous attendait au nid. "Vous êtes vraiment deux pommes" nous criait-elle ! Regardez comme vous êtes trempés. "Vous allez attraper la crève et je vais être obligée de vous soigner pendant des jours, je n'ai vraiment pas que ça à faire en ce moment".

Maman s'énervait rapidement. Mais elle arrêtait, tout aussi rapidement. Et nous frictionnait avec une serviette chaude. Avant de nous faire un chocolat et de partir mettre les pétoncles dans des petits sacs plastiques qu'elle enfournait dans le tiroir du bas du congélateur.

Et qu'elle oubliait.

Comme le reste.

On faisait avec. 

Ces petits oublis sont devenus des moyens, puis des oublis de plus en plus grands.

Un jour elle a oublié de s'habiller pour sortir. Et puis juste après qui elle était.

Elle nous a oublié, aussi avec le ramassage des pétoncles, la pluie, le vent, les cirés jaunes, les bottes en caoutchouc, les serviettes chaudes et le chocolat.

Elle est partie avant de partir. On a pas pu la retenir.

On s'est sentis pommes. Comme toujours.


Sur un défi mot de Sandlablonde (les mots en violet)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : défi mot, cadavre exquis | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/04/2012

Comique sans ms

A priori mon karma dans cette existence, voire dans les suivantes, car je vais me réincarner indéfiniment vu le nombre monumental de bêtises que je peux réaliser, c'est de faire rigoler.

Bon.

Après tout, c'est un acte charitable de divertir les gens en lançant des blagues carambar ou en écrivant des billets idiots.

Et puis à 90 % du temps on se divertit avec ceux qu'on tente d'amuser.

De plus la nature m'ayant dotée d'une légère tendance à l'exagération et à l'exhibitionnisme, faire l'imbécile colle assez bien avec mes capacités.

Seulement parfois on a juste pas  ou plus envie de faire le gugusse. 

Ou marre que les gens vous demandent de venir ou vous invitent seulement pour ambiancer, une bouteille à la main et une plume dans le derrière.

C'est bien de rire et de faire rire, mais parfois on est pas dans le mood for laugh (jeux de mots anglais tavu je peux pas m'empêcher), même sans raison spéciale.

On a envie d'être tranquille, ou en colère, ou romantique, ou triste.

C'est en général le moment que choisit le clampin de service pour venir vous crier sous le nez "et alors POUET POUET HEIN ??"

Et bien non, pouet pouet, pas toujours.

Quitte à décevoir mes interlocuteurs, je n'ai pas envie de rentrer dans la case "comique troupier" débitant des âneries au kilomètres pour gagner l'estime de mon auditoire.

Je ne suis pas une comique professionnelle, ni payée pour me donner en spectacle, je réclame donc le droit de tirer une tête de 3 pieds si l'envie m'en prend.

Je n'ose d'ailleurs imaginer le calvaire des "comiques" dont on attend une vanne, une grimace ou une cabriole à chaque fois qu'ils posent un orteil hors de chez eux.

Et qui, le jour où ils viennent de perdre leur mère ou leur chaton, se font insulter parce qu'ils ne hurlent pas BIP BIIIIIIPPP en pleine rue.

Il ne faut pas croire, les gens drôles en surface ne le sont souvent pas en profondeur.

Comme dirait l'autre, l'humour est la politesse du désespoir.

Je suis bien placée pour le savoir

Et beaucoup de comiques rêvent de pouvoir un jour, à l'instar de Coluche, montrer leur vraie nature dans un rôle tragique, de faire leur "Tchao Pantin" en somme.

Personnellement en tant que comique blonde, je rêve de faire un jour mon "Tchao Pantène".

Parce que je le vaux bien.

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17/04/2012

Ceci est un message à caractère informatif

Je pense que je vais me mettre au krav maga.

Le truc de l'armée Israélienne où tu réduit ton adversaire un purée avec l'ongle du petit doigt en criant "YAAAAAAAAA"

Oui, Paris est une ville dangereuse où un sauvageon est planqué derrière chaque platane, un nunchaku entre les dents, prêt à t'égorger.

...

Meuh, non. Pas pire qu'ailleurs.

Mais c'est une grande ville, donc plus de monde et plus de tentations.

Et la crise n'aidant pas, évidemment, les loulous trouvent plus facile de t'arracher des trucs que d'essayer de se les procurer en bossant.

Pour peu qu'ils puissent bosser, ce qui est loin d'être évident, soit parce qu'ils n'ont pas la capacité, soit parce qu'il n'y a pas de boulot pour eux.

Soit parce qu'ils sont complètement cons (ne soyons pas angélistes).

Maintenant on sait tous que se balader un smartphone à la main te donne une très bonne chance d'enrichir Apple, Blackberry ou Samsung dans un délai assez réduit.

Visiblement depuis quelques mois ils ont aussi un autre centre d'intérêt.

 

Je m'étais déjà fait arracher une chaîne (assez volumineuse d'ailleurs, que je ne pourrais plus me payer malheureusement aujourd'hui) il y a quelques mois.

Bon, je rentrais tard, seule, pas forcément par le bon chemin. Risques et opportunités comme diraient les financiers qui te présentent le bilan annuel.

En grimaçant.

T'as remarqué aussi ? Les financiers ils sont toujours grincheux. Comme si on allait prendre les objectifs financiers non atteints dans leur propre portefeuille. Même quand on fait watmille patates de bénéfices, les financiers font la tronche. Ca doit être intégré dans le cursus. Je pense qu'il ont des UV "comment faire la gueule en réunion même quand ta société fait watmille patates de bénéfice"

Enfin bref.

Mais hier, pour la deuxième fois en quelques mois, donc, deux charmants garçons en casquette et doudoune ont décidé que ma chaîne devait leur appartenir.

Ce qui est un concept convenons-en. 

Mais auquel je n'adhère pas obligatoirement.

Il sont donc passés à côté de moi en glissant à deux reprises leur main autour de mon cou. Je ne sais pas si c'est mon attitude belliqueuse, le fait que je me sois recroquevillée telle un escargot en furie, ou mon regard furibard, mais ils n'ont pas insisté.

N'empêche, mes expériences, plus divers témoignages démontrent que l'or ayant considérablement augmenté... Une chaîne ou une bague deviennent des objets intéressants à refourguer contre quelques billets. Et que les arrachages ont tendance à se multiplier.

Mesdames, mesdemoiselles, voire messieurs, n'exposez donc pas inutilement votre quincaillerie.

Mieux vaut prévenir que d'avoir à supplier votre chéri(e) de passer par la bijouterie pour votre anniversaire pour remplacer votre gourmette avec votre prénom dessus.

A propos de gourmette à prénom, ça me rappelle Adrien, tiens. Je me demande ce qu'il devient (choupi, va).

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Oui, les petits gars aussi ils transforment ton or en cash.

06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : or, vol à l'arraché | |  Facebook | |  Imprimer | |