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27/10/2007

MA PLAYLIST - 5 - LES ANNEES 2000

Vous l’attendiez, vous la réclamiez, vous avez donné vos préférences, LA VOILI, LA VOILOU la playlist des années 2000. Les années 2000 sur un plan personnel ont été synonymes de libération. Après une décennie à élever mes deux monstres, ils ont accepté d’être un peu autonomes et leur maman a pu commencer à envisager de faire autre chose que de courir entre la crêche, l’école maternelle, le médecin et les animations enfantines du week-end. Comme voir ses copines, faire la fête et boire un petit coup, voyager un peu ou reprendre des activités artistiques ET extérieures. La libération sur le plan personnel s’est accompagnée d’une libération musiquistique… Enterrée la techno, vive le retour des instruments instrumentaux…. Et des chanteurs. Dans ces toutes dernières années, la musique opère à nouveau sa révolution.



Non pas tellement sur le plan musical en lui-même (on retrouve souvent les bonnes vieilles recettes qui marchent), mais plutôt sur le mode de diffusion. Grâce à notre internet chéri qui commençait à se répandre dans les foyers - en bas débit d’abord - la musique est arrivée directement via et dans l’ordinateur. Vous souvenez-vous du temps pas si lointain ou il fallait de la patience pour télécharger un fichier musical : vous aviez le temps d’aller faire à manger et de revenir, avant que ce soit terminé ! C’était avant l’arrivée du haut débit. Aujourd’hui vous pouvez écouter d’un clic du rock moldo-valaque ou de la salsa esquimaude. Internet a aussi permis à des tas de groupes et de chanteurs de se faire connaître sans aller gratter à la porte de toutes les maisons de disques. Internet a vengé les consommateurs de musique parce qu’il les a laissé imposer - plus ou moins - leur choix, une revanche sur le marketing. Une autre révolution “musicale” est également l’arrivée des émissions de téléréalités censées permettre aux chanteurs de salle de bain de devenir Madonna en 2 mois. Star’Ac, Popstars et Nouvelle Star ont fait les beaux soirs du PAF et permis à des milliers d’anonymes de rêver (et accessoirement à des millions de télespectateurs de se payer de bonnes tranches de rigolades). Internet et la télé-réalité musicale ont donc réalisé la prophétie d’Andy Wahrol : au 21ème siècle tout le monde aura son quart d’heure de célébrité ! Place donc à la musique du 21ème siècle…

  • All Saints : Pure Shores (2000). j’aime bien la pop anglaise, c’est mon pêché mignon. Et elles, elles sont mignonnes. La mélodie est belle, les harmonies vocales jolies, même si les miss n’ont pas des voix énormes.. Et pis, c’est tout…
  • M - Machistador live (2001). Tiens, un fils de… c’est la mode en ce moment. Sauf que Matthieu Chédid a autant, sinon plus de talent que son père, qu’il a créé un univers original, que c’est un très bon musicien, un excellent guitariste et un chanteur à la tessiture très particulière. Et qu’il donne toute sa mesure sur scène, c’est pourquoi j’ai choisi une version live de Machistador, chanson issue de son premier album en 1997.
  • Destiny’s child - Bootylicious (2001). Je voudrais faire ici un petit aparté. Le RnB moderne n’a qu’un lointain rapport avec son ancêtre des années 60-70. Destiné à l’écoute de celles et ceux qui trouvent le rap trop brutal, il se rapproche d’avantage de la variété que des chansons d’Aretha Franklin ou de Marvin Gaye. Et devient au bout d’une dizaine d’années de passage sur le ondes à vrai dire assez barbant, espèce de guimauve chantée par des minettes qui se ressemblent toutes. Mais au début, on y trouvait encore quelques pépites. Et les Destiny’s child avaient une énergie féroce sur scène. A tel point que Bono, lors de leur passage aux MTV awards anglais avait déclaré à l’époque que toutes les prestations scéniques étaient de la merde, mis à part celle des Destiny’s child.
  • The Neptunes - N.E.R.D - Rockstar (2001). J’ai découvert ce titre dans la bande sonore d’un des jeux vidéos de mes fils. Je pensais au départ que c’était un groupe de rock indé. Point du tout. Les Neptunes (à deux) ou les N.E.R.D (à trois) sont les associations de producteurs-musiciens dont le plus connu est Pharrell Williams, qui s’est lancé depuis dans une carrière solo. Bien que très jeunes ils ont produit un nombre considérable de titres hip hop ou non et sont au moins aussi vénérés que Timbaland par les amateurs du genre. Leur plus gros succès en tant que producteurs sera “I’m a slave for U” de Britney Spears… Et oui, ils savent tout faire et dans tous les genres. Ce qui vous sera confirmé si vous écoutez Rockstar qui, pour moi, est assez loin du pur hip hop.
  • Gorillaz - choisi par RV aussi - Clint Eastwood (2001) : je vous avais prévenus Damon Albarn, le petit blondinet de Blur, sosie de Thomas Dutronc au point que Françoise Hardy quand elle l’a rencontré pensait qu’il était un fils caché de Jacques Dutronc, est un grand musicien, voire peut-être, l’avenir nous le dira, un génie. Ce groupe dont il est à l’origine, n’en est en fait pas vraiment un, mais plutôt une réunion de musiciens venus d’horizons divers. Le résultat en a été deux disques extrêmement riches et intéressants. Ce “groupe” donc, dont on ne voit jamais les instrumentistes, est caché derrière des personnages virtuels qui évoluent dans des clips aux graphismes très originaux imaginés par Jamie Hewlett. J’adore tout ce concept. Et j’avais adoré leur premier titre qui - en plus - porte le nom de mon “mâle” favori.
  • Alicia Keys - Fallin’ (2001). Une des chansons sur laquelle les apprenties chanteuses de star ac’ ou de nouvelle star se ridiculisent régulièrement. Car elle est extrêmement difficile à chanter. Et en plus, Alicia Keys la chante en jouant du piano. Ce qui doit lui valoir un respect immédiat. Respect donc à la demoiselle…
  • Missy Elliott - One Minute man (2001). Un des seuls rap de cette liste. Et fait par une femme. Nananère. C’est juste pour faire pendant aux clips des rappers où des tas de bombes en maillots se trémoussent sur des grosses voitures. Missy leur répond : qu’esst’a dans le caleçon mec, parce que moi, je veux pas d’un homme-en-une-minute. Bien fait ! Produit par l’incontournable Timbaland.
  • Macy Gray - Sweet Baby (2001). Avec Erikah Badu. Comme Missy, Macy (pff, le jeu de mot nul) a une sacrée personnalité et une voix hors du commun que l’on reconnaît dès la première seconde. Avec en prime une autre pointure du jazz-soul en invitée sur ce titre : Erikah Badu. Deux bonnes raisons de l’écouter.
  • Johnny Cash - Hurt -(2002) : voilà bien la chanson la plus improbable de l’univers : l’homme en noir de la country, celui que Bono (encore lui) à qualifié de “voix la plus mâle qui existe” chantant une chanson de Nine Inch Nails un groupe rock indé ! Oui mais, Johnny Cash pouvait chanter n’importe quoi. Son talent allait bien au-delà du style qu’il défendait. Il était déjà malade quand il a enregistré cette chanson et ceci lui donne une dimension poignante supplémentaire, s’il en était encore besoin. Ecoutez-là bien, elle vous prendra aux tripes “je me suis fais mal aujourd’hui, pour voir si je pouvais encore ressentir quelque chose…”.
  • Norah Jones - Don’t know why (2002) : comme pour les Nubians, voir un peu plus loin, si vous êtes stressé(e), mettez un disque de Norah Jones, allumez une bougie, ou un feu de bois si vous avez la chance d’avoir une cheminée, enveloppez-vous dans une couverture, caressez un chat, fermez les yeux et laissez-vous aller. C’est mieux qu’une séance chez le psy et ça coute moins cher.
  • Pink - Choisi aussi par Kitty - Don’t let me get me (2002) : Norah Jones et Pink côte à côte, c’est bizarre, non ? Pas tant que ça. Ces demoiselles ont chacune un style bien affirmé et une musicalité particulière. Certes, Pink chante un peu du rock FM assez calibré. Mais elle a une sensibilité et une voix tout à fait intéressante qui la situe dans la filiation d’une Pat Bénatar. On peut rêver pire comme mère spirituelle. Dans cette chanson elle fait sa peste en tapant sur ses ex-copains de lycée, les producteurs de musique et Britney Spears entre autres…
  • Black Eyed Peas - Hey Mama - (2003). Bien sûr, Fergie ressemble à une voiture volée, et elle se donne dix ans de moins que son âge réel. Bien sûr les trois autres membres du groupe se la pètent un peu. So what ? Hey Mama ferait danser le hip hop à une centenaire et d’ailleurs, moi-même je danse dessus au grand désespoir de mes proches qui me trouvent absolument ridicule. Outre l’aspect dansant, les Black Eyed Peas ont collaboré avec pleins de gens intéressants et produisent un funk-hop fusionnel tout à fait délectable (oui, comme les inrockuptibles, moi aussi j’ai le droit de faire des critiques musicales totalement incompréhensibles).
  • Les Nubians - Que le mot soit perle (2003) : voila encore une curiosité. Un duo français composé de deux soeurs qui marche mieux à l’étranger que dans l’hexagone. Elle ont même eu un award pour la chanson “j’veux de la musique” tiré de l’album “one step forward” d’où est également extrait la chanson que j’ai selectionnée. Leur musique jazzy est extrêmement agréable à écouter quand vous avez envie d’une plage de quiétude. Ce sont de très bonnes vocalistes, ce qui ne gâte rien et leur talent est reconnu car elles ont collaboré avec nombre de pointures, dont les Black Eyed Peas.
  • Linkin Park - choisi par Angélita aussi - (2003) - Numb - Ououais - Tchac poum poum - le retour - Ouaouais — avec du rap en cadeau bonux OUAIOUAIS. Ca réveille, mon pt’it gars…
  • White Stripes - Seven Nation Army - (2003) - Tchac poum poum - encore. Qu’est-ce que ça fait du bien. Alors eux, dans le genre binaire, on ne peut pas mieux faire. Une batterie, une guitare et ni vu, ni connu j’tembrouille… C’est ce que vous croyez. Car en fait, les White Stripes sont infiniment plus sophistiqués et intellectuels qu’ils veulent bien le laisser croire. Par leur style d’abord, le fait de s’habiller uniquement en rouge, noir et blanc, un parti-pris graphique bien établi. Leur constantes références à l’art contemporain : leur deuxième album De stijl est le nom d’un mouvement artistique néerlandais. Leur collaborations avec des artistes pointus comme Jim Jarmusch, etc… Pour en revenir à Seven Nation Army, le gimmick de cette chanson est en passe de détroner “I will survive” chez les supporters et les amateurs de soirées arrosées… Donc de devenir un classique. Ecoutez leur dernier album - Icky Thump - un peu difficile d’accès mais leur plus abouti, selon les spécialistes (restons modeste, je ne parle pas de moi..).
  • Coldplay - Yellow - (2003). Extrait de leur premier album. RV avait choisi Trouble, mais je reste sur cette chanson absolument adorable, tout simplement parce que je connais mal Trouble. Chris Martin, le chanteur-compositeur de Coldplay a autant de charisme qu’une moule marinière mais c’est un grand héritier de la tradition pop anglaise. Et il cisèle des petites mélodies imparables. Sur scène en revanche, il paraît qu’il faut mieux éviter, on s’embêterait ferme, selon une source bien informée…
  • Outkast - Hey Ya - (2004). Ce duo a inventé un genre à lui tout seul : le hip hop alternatif. Ecoutez leur dernier album Idlewid. Ce n’est pas toujours très facile d’accès, mais il y a vraiment des expérimentations musicales très intéressantes. A contrario, Hey Ya extrait d’un album antérieur; fait partie de leurs chansons plus accessibles avec une mélodie joviale qui vous met immédiatement de bonne humeur le matin. Le clip est très drôle et assez délirant. Les deux musiciens du groupe André 3000 et Big Boi Patton le sont également dans leur genre.
  • Amadou et Mariam - Un dimanche à Bamako (2004). Vive la world musique, vive la musique Africaine qui ferait danser même avec une jambe dans le plâtre… Ce couple malien sont de véritables icones chez eux et existaient bien avant cet album produit par Manu Chao. J’aime bien le mélange de mélodies et d’instruments traditionnels dogons avec d’autres instruments plus occidentaux et une production moderne : “le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages… ” Et hop, vous êtes au Mali en train de vous trémousser.
  • Franz Ferdinand - Take me out (2004). Et hop, le retour du fils de la revanche de la pop anglaise, où plutôt écossaise, dans ce qu’elle a de mieux. Selon leur chanteur, au départ, ils voulaient faire de la musique pour faire danser. Hmm. Ce n’est pas tout à fait facile sur leurs chansons. En revanche, vous pouvez sans problème taper dans les mains ou sauter sur vos pieds.
  • Fall Out Boys - Dance Dance (2005) : j’ai vu le clip de cette chanson totalement par hasard, dans une chambre d’hôtel en République Dominicaine. A une époque où F.O.B. n’étaient pas encore connus en France. En rentrant J’ai immédiatement cherché à me procurer cette chanson, qui n’est pas de la dance, comme son nom l’indique mais un bon gros rock des familles bien sautillant. Ce groupe originaire de Chicago est copieusement fêlé, surtout dans ses prestations scéniques et ne se prend pas encore au sérieux. J’adore.
  • Bloc Party - Banquet (2005) : Bloc party est un groupe qui revendique des influences musicales assez diversifiées et cela s’entend. Bien qu’à priori plutôt rock indé, mais avec un beat assez funky, ce disque inclassable a eu un succès immédiat et mérité et a servi de bande sonore à quelques publicités et jeux vidéos. Comme quoi les mélanges, ça a du bon n’en déplaise à quelques puristes…
  • Shakira - choisi par Kitty aussi- La Tortura (2005). Oui, voilà, on aime. Que ceux qui sont contre y trouve quelque chose à redire, je les attends de pied ferme. C’est de la soupe : non. C’est une chanteuse pour minets : non. Shakira a une grande voix. Sur scène, elle déchire, (oui, même ses pantalons n’y résistent pas). Et si vous comprenez un peu l’espagnol, vous comprenez pourquoi cette chanson est épidermique dans tous les sens du terme…
  • Justin Timberlake : SexyBack (2006). Choisi aussi par RV. J’avais déjà beaucoup écouté le premier album du monsieur. Echappé d’un boys band absolument inintéressant, NSync, JT a réussi à changer son image et s’imposer dans l’univers du RnB avec beaucoup de classe et en s’entourant de pointures, dont “the” Timbaland. Certes, c’est plutôt assez commercial, un peu dénué d’âme par moment, et il n’a pas une voix extraordinaire. Mais tout ça est diablement efficace. Ce jeune homme qui est sur scène depuis qu’il a dix ans a énormément de métier.
  • Scissor Sisters : I don’t feel like dancin (2006). Je pense que ce groupe ouvertement gay (du moins pour la majorité de ses membres) est la version moderne des village people. Et c’est très bien. Leur musique guillerette n’est pas révolutionnaire, mais au moins ils assurent le spectacle. Dans I don’t feel like dancin’, le chanteur part dans les aïgus d’une façon qui rappelle les meilleures années des Bee Gees et vous donne, justement, envie de danser, là maintenant, tout de suite.
  • Amy Winehouse : Rehab (2007). La voilà la belle. Elle a un look, elle a un style, elle a une voix. Elle chante comme si sa vie en dépendait à l’égal des grandes chanteuses soul des années soixante, à qui elle a par ailleurs piqué la choucroute capillaire. Elle fait ce qu’elle veut et elle vous emm… Une vraie star. J’espère juste qu’elle ne va pas se noyer dans l’alcool et la droque.
Et aussi Kasabian, The Killers, Air, Muse, Anthony and the Johnsons, Mademoiselle K, No Doubt, Black Rebel Motorcycle Club, The Chemical Brothers, Keane, Travis…. Pour clôturer cette note ouverte sur le futur (j’espère que bientôt je pourrais finir 2007 et mettre quelques titres pour 2008), je voudrais lister quelques intemporels ou hors catégorie que j’apprécie également. J’espère que ces noms vous évoqueront de bons souvenir : Mozart, Beethoven, Gershwin, Cole Porter, Glen Miller, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Peggy Lee, Bessie Smith, Billie Holiday, Bobby Lapointe, La Callas, Elvis avant son service militaire, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, Little Richard, Barbra Streisand. En fond sonore : Clint Eastwood par Gorillaz En fond “visuel” : la belle Amy avec Rehab

17:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Musique ; années 2000 | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/10/2007

MA PLAYLIST - 4 - LES ANNEES 90

NB : pardon à ceux et celles qui ont déjà vu et commenté cette playlist, je transfère mes notes d'un blog à l'autre...

 
da87f82679f918f36c1438c889671e84.jpgLes années 90. Il m’en reste une impression d’ennui musical. Je ne suis peut être pas très objective, car j’y ai passé le plus clair de mon temps au milieu des couches, petits pots et autres jeux d’éveil à tenter d’élever mes deux monstrounets (je ne suis toujours pas sûre d’avoir réussi). Mon attention était donc monopolisée par des domaines éloignés de la musique, que j’écoutais d’une oreille plutôt distraite, distante et surtout à la radio ou à la télé. J’avoue être certainement passée à côté de plein de choses. Ce qui est sûr, c’est qu’à la fin des années 80 et au début des années 90 les actionnaires prennent le pouvoir dans les maisons de disque et on cherche visiblement de moins en moins à privilégier l’artistique et la création au profit… du profit. Il a donc fallu ingurgiter des heures de techno commerciale sans âme et subir des boys et girls bands insipides (vous vous rappelez les 2B3? ou les Spice Girls ?) parce que nos chers collègues du marketing pensaient que ça se vendrait bien, ce en quoi ils n’ont pas toujours eu tort. Ce qui valait pour la musique valait aussi pour d’autres domaines artistiques. Par exemple, la mode, en panne d’idée s’était réfugiée dans le recyclage des années 60 et 70. En matière d’art plastique, on ne peut pas dire non plus que la période soit miraculeuse. En prime on a été obligées d’AIMER le football en juillet 1998 sous peine d’anathème. En revanche la créativité se déplace dans de nouveaux domaines : image 3D, jeux vidéos et les début d’internet… grâce auquel ce blog existe aujourd’hui. Pour revenir à la musique, il reste quelques bons morceaux de cette décennie, mêmes s’ils sont plus rares qu’à d’autres périodes. Quelque-uns d’entre eux ayant même réussi à devenir des classiques.

  • Snap : Rythm is a dancer (1990). Voilà nous y sommes, l’exemple parfait de ce qu’on va entendre pendant plusieurs années de la techno avec une fille (noire en général) qui chante et un espèce de rapounet pour le pont du milieu. J’ai revu leur clip ridicule il y a peu à la télé un soir. Ca m’a bien fait rire.
  • Dee-lite : Groove is in the heart (1990). Un groupe de dance exubérant venu de New-York. Leur look BD était assorti à la musique. Rigolo et encore très bien pour danser.
  • Sinead O’Connor : Nothing Compares to U (1990). Sa version est plus connue que l’original de Prince. C’est un bon exemple d’un bon titre qui rencontre un bon interprête. Sa voix torturée colle bien à cette chanson qui raconte combien c’est dur de surmonter une rupture amoureuse récente.
  • Massive Attack : Unfinished Sympathy (1991). Si beaucoup de titres font partie du pire, voici le meilleur de la musique électronique. Issu du mouvement trip-hop, ce duo originaire de Bristol en Angleterre a réellement produit des choses intéressantes. Unfinished sympathy est une chanson superbe, la chanteuse a une voix superbe. C’est une vraie symphonie.
  • Tori Amos : Crucify (1991). C’est curieux, je n’avais pas l’impression que cette chanson était aussi ancienne. Peut-être parce qu’elle n’a pas vieilli. En tout cas son auteur est une excellente musicienne et pianiste. Elle aurait pu péter les plombs quinze fois après ce qu’elle a subi : fille de pasteur rigoriste et viol à l’adolescence. Elle a fait sa thérapie par la musique. Tant mieux pour nous.
  • Alain Bashung : Osez Joséphine (1991). Bashung a fait des albums très intéressants et sophistiqués  tout au long de sa carrière. Ce disque et cette chanson en particulier sont absolument renversants même si les paroles sont totalement incompréhensibles.
  • Elmer Food Beat : Daniella (1992). J’ai l’esprit mal placé. J’adore cette chanson punk-porno qui est géniale. Ma copine Astrid, assez pudique en général hurlait au scandale quand elle l’entendait.
  • Rem : Everybody hurts (1992). Je n’ai pas un amour immodéré pour ce groupe, très populaire à cette période. Je ne leur ai jamais trouvé une originalité transcendentale, mais bon. Cette ballade triste reste simple et belle. On peut la chanter à un pote qui a des soucis. T’inquiètes pas mon vieux, tout le monde souffre un jour, ça va passer.
  • Willy de Ville : I call your name (1992). Voilà un monsieur largement sous-estimé. Il a débuté sa carrière à la fin des années 70 avec le groupe Mink de Ville puis s’est lancé dans une carrière solo. Il a une voix tellement particulière et touchante et un style unique, mélange de blues, de country et de musiques latines et cajun. Il est resté droit dans ses bottes quoi qu’il advienne. En plus du style musical, il a aussi un look inimitable.
  • Salt’n Pepa : Let’s talk about sex (1992). Un des premiers groupes de rap féminin que j’ai entendu. Elle ont débuté au milieu des années 80 et elles ont ouvert la voie aux Missy Elliott et autres Lil’Kim. Le milieu étant plutôt macho, ça n’a pas dû être facile. C’est leur chanson la plus connue, qui a même servi de bande sonore à des campagnes d’éducation sexuelle et de protection contre le sida aux USA.
  • Khaled : Didi (1992). Les années 90 c’est aussi la popularisation du Raï en France. Didi est un des premiers succès du genre. Un chanson orientale avec des arrangements occidentaux. Dès qu’on mixe les genres avec succès et qu’on peut danser dessus, je suis cliente.
  • Nirvana : Smells like teen spirit (1992). A la sortie du disque, je suis passée complètement à côté. J’avais classé ce groupe dans les gros bourrins hard-rockeux US et pensé qu’on ne s’en rappelerait plus deux ans plus tard. Je me suis plantée sur toute la ligne. Kurt Cobain est devenu une icone et sa musique une référence.
  • Spin Doctors : Two princes (1992). Encore un mélange : la mélodie est rock et le chanteur est funky. Une chanson redoutablement efficace qui sert encore aujourd’hui de bande sonore à des publicités.
  • Bjork : Violently Happy (1993). J’ai un problème avec Bjork. Elle fait des choses remarquables musicalement, mais sa voix et/ou sa façon de chanter me stressent. Elle est une artiste incontournable. Je ne la contournerai donc pas. Cette chanson est l’une des premières entendue de son 1er album solo.
  • IAM : Je danse le MIA (1993). Cette chanson au 2ème degré me fait rire. Les Marseillais se moquant d’eux-mêmes, ce n’est pas si courant. Et puis ce groupe est quand même l’un des piliers du rap français.
  • Faith No More : Easy (1993). Voilà un groupe curieux et une curieuse reprise. Au sein d’un album experimental, le groupe fait donc un cover plutôt soft d’une ballade des commodores avec Lionel Richie. Ce sera son plus gros succès. Ce groupe depuis dissous s’est balladé dans beaucoup de styles musicaux différents.
  • Radiohead : Creep (1993). Je suis obligée de mentionner Radiohead ? Oui. Bon d’accord. Donc je le fais. Et je me jette par la fenêtre immédiatement. Leur musique est intéressante mais elle est irrémédiablement dépressive.
  • Wet Wet Wet : Love is all around (1994). Ce groupe gentillet de pop anglaise n’a pas changé la face de l’histoire. MAIS j’adore cette chanson qui est une reprise d’une chanson des Troggs de 1967 et qui fait partie de la BO du film 4 mariages et un enterrement. J’adore également ce film que je me repasse en boucle chaque fois que j’ai le cafard (après avoir entendu une chanson de Radiohead, par exemple).
  • Big soul : Le Brio (1995). Un groupe californien atypique dans sa formation et sa musique. Une anecdote sur eux, trouvée sur internet :de 89 à 95, le groupe écume les petits clubs de Los Angeles et de San Francisco pour essayer de vivre de sa musique. Ne trouvant pas de maison de disque, il décide de créer son propre label ce qui lui permet de sortir un premier album avec les moyens du bord. Au cours d’un de ses concerts à L.A, un français achète son disque et l’emmène dans ses bagages. Cet album éponyme passant de mains en mains, se retrouve dans celles d’un DJ parisien qui embrase la foule de son club, avec Hippy hippy shake. N’arrivant pas à joindre le groupe, il fait écouter l’album chez Sony qui ne met pas longtemps pour signer Big Soul.
  • Blur : Charmless Man (1995) : le retour de la pop anglaise à contre courant de l’électro. Et ça fait du bien ! Au milieu des années 90 une (fausse) querelle savamment entretenue par la presse opposait Blur à Oasis. Je me range pour ma part du côté de Blur. Pourquoi ? Parce que Damon Albarn est un musicien extrêmement créatif. Il l’a amplement prouvé par la suite avec la fondation de Gorillaz et plus récemment du groupe the good, the bad and the queen.
  • NTM : La Fièvre (1995) : ouaiche, ouaiche, vous pouvez pensez ce que vous voulez de Joey Starr, c’est un personnage et NTM était un BON groupe. La Fièvre est une chanson hyper sexy, même si elle est très macho.
  • The Presidents of the USA : Ca Plane pour Moi (1995). Pourquoi ? Mon fils Mikael avait 3-4 ans quand il a entendu cette chanson. Qui a orienté ses goûts musicaux. Il a donc laissé immédiatement ltomber Henri Dès et consorts pour écouter du rock. Il ne comprenait pas bien les paroles et chantait “ça fait pou moi”. Trop mignon.
  • Shaggy : Boombastic (1995) : après le Raï, cette chanson marque l’arrivée du Ragga sur les ondes. Et vous donne envie de bouger le popo, comme dirait ma prof de salsa. Elle aussi a servi de bande sonore à une pub Levis. Celle avec l’animation en pâte à modeler.
  • Des’Ree : Kissing You (1995). Issue de la BO de Roméo + Juliette, j’ai découvert cette chanson postérieurement à sa sortie, en voyant le film en vidéo. Et je suis tombée à la renverse. Un petit miracle vocal et musical, un moment de grâce.
  • Alanis Morrissette : Ironic (1996). Enfin une canadienne écoutable. Issu du premier album produit par Madonna c’est une chanson, dont la musique vous dynamise, mais dont il faut surtout écouter les paroles. On sent le vécu de l’auteur malgré son jeune âge. Elle parle des mauvais tours que vous joue la vie. “c’est comme la pluie, le jour de votre mariage, un tour gratuit pour lequel vous avez déjà payé, un bon conseil que vous n’avez pas écouté…”
  • The Fugees : Fugee la (1996). Tirée de l’album The Score, en fait principalement constitué de reprises, mais brillamment executées. Ce qui a permis à l’album d’être le plus vendu de tous les temps dans la catégorie hip hop. Le groupe était constitué de Pras Michel, Wyclef Jean rappeur et producteur et de la belle Lauryn Hill. Malgré ce succès le groupe s’est rapidement séparé pour mener des projets solos. Et notamment pour Lauryn Hill, le très réussi “Miseducation of Lauryn Hill” (dont j’extraierais la chanson To Zion, une des plus belles déclarations d’amour qu’on puisse trouver d’une mère à son fils). Par la suite, malheureusement et comme beaucoup d’autres, la belle a pété les plombs.
  • The Prodigy : Firestarter (1996). A l’origine c’est un groupe de techno hardcore et assez provoc’. Ils se sont calmés depuis. Je n’aime pas ce genre en général, mais ce titre est plus qu’écoutable et il file la pêche.
  • The Verve : Bittersweet Symphony (1997) : C’est un chef d’oeuvre de la pop anglaise. Et une de mes chansons préférées. Selon Richard Aschcroft, le chanteur et compositeur, elle est largement basée pour sa partie orchestrale sur “the last time” des Rolling Stones. Ou comment transformer un classique en un autre classique. C’est à la portée de très peu de gens.
  • Janet Jackson : Got til it’s gone (1997) :On peut trouver du bon chez les Jacksons, notamment chez Janet qui a fait ses deux meilleurs albums dans les années 90 : Janet et The Velvet Rope. Ce titre sample une chanson de Joni Mitchell, ce qui me permet de rendre hommage a cette grande dame du folk américain qui a écrit des chansons remarquables et que je n’avais pas cité dans mes playlist précédentes. Pour en revenir à Janet, depuis musicalement, c’est plus moyen, et pour se faire remarquer, elle enlève son soutien-gorge.
  • Madonna : Frozen (1998) : ce titre marque un changement radical dans la carrière de la Madone. Après quelques années moins convaincantes, elle revient en force avec de l’electro sur un album produit par un des maîtres du genre, William Orbit : Ray of light. C’est certainement un des meilleurs, sinon le meilleur de sa carrière. Frozen est une très belle chanson à la mélodie hypnotique ou, pour une fois Madonna ne force pas sa voix. Le clip qui l’accompagne est également pas mal du tout.
  • Jamiroquai : Deeper Underground (1998). Fait partie de la BO d’un navet intersidéral, Godzilla. Après une introduction symphonique et inquiétante, c’est un funky d’enfer (comme dirait notre chère Françoise Hardy). Vous ne pouvez pas rester assis sur cette chanson.
  • Cher : Believe (1999). Le retour du fils de la revanche de Cher qui a eu douze carrière en une. Icone pop et gay, animatrice télé, cobaye de chirurgie esthétique, actrice, et chanteuse dans tous les styles. Elle tentait un come back sans conviction sur ce titre produit avec peu de moyens et dédié à son ex-mari et partenaire Sonny qui venait de se tuer dans un accident de ski. Bingo, il a fait danser la terre entière.
  • Britney Spears : Baby One More time (1999). J’ose à peine l’écrire. Oui j’aime cette chanson (mais moins l’interprète). Elle a d’ailleurs fait l’objet de plein de reprises, dont certaines très décalées. Donc, il n’y a pas que moi, ça me rassure.
  • The Chemical Brothers : Asleep from day (1999). J’ai découvert ce titre grâce à la pub Air France. Et les Chemical Brothers par la même occasion. Cette chanson est très relaxante et zen. Il n’y a pas mieux pour s’endormir.
  • Tom Jones : Sex Bomb (1999). Vous trouvez qu’il est ringard ? Je m’en fous. Qu’il est vieux ? Aussi. Il fait partie des voix que j’adore. Et en plus, l’album Reload dont est tiré ce titre a été fait avec des pointures.

Ouf, on va tirer un trait sur les 90’s et passer aux choses sérieuses. Après un réveillon de l’an 2000 mémorable pour tout le monde, on entre dans le 21ème siècle de plein pied. Après des années de vaches maigres, et un début de millénaire encore placé sous le signe électronique on va retrouver peu à peu le plaisir des guitares, des batteries et des chanteurs énervés et énervants. Si le rap tourne en rond et que le RnB est récupéré, le rock et la pop retrouvent une seconde jeunesse et s’expriment parfois hors des sentiers balisés par les maisons de disques (on dit “majors” désormais) sur internet et sur scène. Bienvenue aux Destiny’s Child, Bloc Party, White Stripes, Gorillaz, Outkast, les Neptunes & Pharrel Williams, Justin Timberlake, Muse, Coldplay, Fall out boys, Amy Winehouse et tant d’autres

 

En illustration sonore et visuelle : la belle Des'ree et la sublime chanson Kissing you extraite de la BO Roméo+ Juliet 

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13/10/2007

MA PLAYLIST - 3 - LES ANNEES 80

a1c785284d3083894d4b9d5a01129080.jpgBien que plus proches dans le temps, les années 80 sont plus floues pour moi musicalement. Il faut dire qu'à cette époque, j'avais un tantinet l'esprit occupé à autre chose : je suis rentrée dans la vie professionnelle et j'ai rencontré mon mari : Alain-cet-Astre (pour parodier les chroniques du Dr Aga dans le journal Elle), je lui ai mis le grappin dessus, l'ai forcé à m'épouser et nous avons mis notre descendance en route. Bizarrement, j'ai un souvenir très "visuel" de la musique, sans doute dû à l'arrivée et au déferlement des clips vidéos. Dans les années 60, il y a eu les scopitones, dans les années 70, des tentatives de petits sujet" filmés pour accompagner les chansons, notamment dans les émissions musicales, dont la première tentative "arty" : Queen pour Bohemian Rapsody. Le clip a été l'aboutissement de ce processus, lié sans doute au fait que la promotion et le marketing commençaient à envahir la musique et que pour pousser un disque en avant, il fallait fournir des images, les chanteurs et les groupes ne pouvant se déplacer dans toutes les émissions. Le premier clip artistique reconnu en tant que tel est celui d' Ashes to Ashes de David Bowie, sorti en 1980, juste pour inaugurer la décennie. Musicalement, ces années vont du meilleur au pire. Si certains groupes ont vraiment été créatifs, notamment sur le plan du son et de l'utilisation des instruments, il n'en a vraiment pas été de même pour tout le monde (Chacun ses goût, mais Duran Duran, par exemple, très très bof...) . Lire la suite... En France, enfin, les musiciens sont passés à la vitesse supérieure : on a pu voir en parallèle l'émergence de deux tendances lourdes : d'une part un mouvement qui pourrait être l'ancêtre de la French Touch d'aujourd'hui. Les frenchies, à l'aise semble-t-il avec des synthés et des ordinateurs se sont engouffrés dans la brêche de la new wave. Certains sont devenus légendaires comme Taxi Girl, Marquis de Sade ou encore Etienne Daho ; et, d'autre part, le rock indé. avec les Garçons Bouchers, la Mano négra, ou Noir Désir. Quant au son, dans cette période, le rock binaire classique batterie-guitare-voix cède sa place (sauf dans le rock indé.) au synthé-saxo-voix. Du coup, on a cru le rock moribond, et il a effectivement agonisé environ jusqu'au début des années 2000, date où le public en a eu assez d'entendre de la musique en boîte et a favorisé la renaissance de tas de petits groupes énervés, retrouvant le plaisir de jouer une musique simple à base de tchac-tchac-poum-poum. Les 80's ont vu émerger également le mouvement hip-hop. Moins important en France, toujours en retard d'un métro musical, il a explosé aux Etats-Unis. Le rap français suivra plutôt dans la décennie suivante. Quoique à cette époque nous ayons eu aussi notre émission sur le mouvement hip-hop avec Sidney (souvenez-vous : achipé-achopé!). Côté look ce fut post-punk au départ et Dallassien à l'arrivée. Des couleurs très criardes, des vestes aux épaulettes surdimensionnées sur des pantalons cigarettes ou des mini-jupes et des maquillages qui ne donnaient pas vraiment dans la discrétion. J'avais moi-même opté pour une permanente afin de me faire le fameux brushing à la lionne, mais j'arrivais plutôt à un résultat à la caniche. Ce fut aussi la naissance de MTV (les clips toujours), les prémices de l'image 3D, les balbutiements de la micro-informatique, la démocratisation du walkman, la fin du Palace, le début des bains-douches (non par pour se laver, la boîte branchée de l'époque), les derniers soubresauts du Disco, la naissance de Canal+ avec les première faceties des Nuls, le top 50, et, dans la première moitié de la décennie, la meilleure émission de l'univers sur le rock : les enfants du rock. ( Ici, je pompe sans vergogne Wikipédia que je remercie pour toutes les informations que j'ai pu y trouver). Cette émission regroupait plusieurs formats différents en fonction des éditions. Y ont sévi
  • le duo Jean-Pierre Dionnet - Philippe Manœuvre pour "L'Impeccable" (BD) et pour Sex Machine,
  • Antoine de Caunes pour Houba Houba (rock ),
  • Alain Chabat pour les enchainements
  • Bernard Lenoir pour Rockline (sur la new-wave anglaise)
  • Patrice Blanc-Francard (encore lui)
  • Pierre Lescure et Alain de Greef
  • Il y a eu trois génériques :
    • Herbie Hancock : Rock it
    • The Cure : instrumental spécialement composé pour l'émission, et qui deviendra plus tard Just Like Heaven
    • Heaven 17 : Crushed by the wheels of industry
    • L'émission Rockline de Bernard Lenoir possèdait son propre générique. Il s'agit de Confusion, par New Order.
  • La première de l'émission fut présentée par Léon Zitrone. A cette occasion il était vêtu d'un complet noir, lunettes noirs, cheveux gominés tirés en arrière. Je m'en rappelle encore, un grand moment, je vais chercher sur youtube ou dailymotion. Si je retrouve la vidéo je la mettrai en ligne, mais malgré mes recherches assidues, je ne suis pas encore parvenue à mettre la main dessus.
  • Je voudrais également mentionner spécialement Sex Machine, émission délirante dont fil conducteur était que les 2 animateurs Manoeuvre et Dionnet essayaient de pénétrer par tous les moyens possibles dans une boîte branchée, le Sex Machine et dont tous les plans échouaient lamentablement. Les séquences étaient entrecoupées de clips souvent sexy
Cette (très longue et très verbeuse) introduction finie, voici ma playlist 80.
  • XTC : Making plans for Nigel (1980). Groupe peu connu en France, XTC et son leader Andy Partridge sont cités comme influence majeure par énormément de musiciens. C'est peut-être leur titre le plus connu. Je ne vais pas prétendre que je connais bien ce groupe qui a abordé semble-t-il beaucoup de rivages musicaux à partir du punk jusqu'au quasi-expérimental. Mais j'ai retenu d'eux cette chanson, très en avance sur son époque.
  • Pretenders : Precious (1980) : Crissie Hynde a été une des premières femmes à réellement leader un groupe d'hommes. Ex-journaliste, fan de rock, elle a amené beaucoup de style et d'énergie au rock au féminin sur les plans look et musical. Cette chanson ouvre l'album ou figure le premier gros hit du groupe "brass in pocket". Elle est vraiment pleine de punch et donne envie de découvrir la suite. Crissie Hynde avec sa voix très grave et particulière ne chante pas toujours très juste, mais on lui pardonne.
  • Joy Division : She's lost Control (1980). Special dédicace donc à ma copine Camille. Je n'aime pas trop ce groupe dont la musique me déprime, comme, plus tard, le fera celle de Radiohead. MAIS c'est un groupe emblématique, devenu culte malgré sa très courte carrière, le groupe ayant trouvé sa forme définitive en 1978 pour se séparer en 1980, après le suicide du chanteur Ian Curtis. Comme beaucoup de choses devenues culte par la suite, le groupe n'a pas vraiment connu le succès du temps de son existence. Sa musique fait vraiment le lien entre la fin du punk et le début de la cold/new-wave. Elle est volontairement sombre. Rien d'étonnant donc qu'elle file le bourdon.La vie de Ian Curtis est le sujet du film "control" qui passe actuellement sur les écrans.
  • Taxi Girl : Cherchez le garçon (1980) : en face d'un groupe mythique anglais, un groupe mythique français, connu même au-delà de nos frontières. Beaucoup copié, jamais égalé. Très esthétique et très stylée, leur musique a laissé une empreinte significative. Ils sont vraiment les précurseurs de la new-vave française. Surtout connus grâce à deux titres : cherchez le garçon et mannequin derrière la vitrine. Par la suite, le guitariste, Mirwais a fait une carrière solo et de producteur à succès (notamment grâce à ses collaborations avec Madonna) et le chanteur Daniel Darc, personnage culte pour toute une génération, s'est enfin libéré de ses problèmes récurrents de drogue et a travaillé récemment avec Thierry Amiel, entre autres.
  • Madness : One Step Beyond (1980). Même si ce n'est pas votre tasse de thé, vous ne pouvez pas passer à côté de ce titre. Relançant la vogue du ska, une musique jamaïcaine ancètre du reggae, il a fait danser toute la planète, parfois de façon très approximative. Et continue de le faire près de 30 ans après dans les mariages, les bar-mitzvah et autres fêtes de fin d'année.
  • Ultravox : Vienna (1981) : ex-groupe punk Ultravox s'est tourné vers la new-vave au début des années 8o, avec l'arrivée du chanteur Midge Ure. Ceci lui a permis de connaître ses plus gros succès. La chanson Vienna, outre le fait d'être justement un de ses plus gros hit, me semble emblématique du son de cette époque, ainsi que le clip qui l'accompagne en noir et blanc avec effets de fumée, ralentis et gros plans en contre-plongée. La chanson reste magnifique malgré les années.
  • Prince : Controversy (1981) : j'aurais pu sélectionner purple rain, 1999, let's go crazy, when doves cry, kiss, raspberry beret ou d'autres. Controversy est tout simplement la première chanson que j'ai entendue du Kid de Minnéapolis. Cela faisait quelques temps que j'entendais parler de ce petit homme qui faisait des concerts très hot avec des filles à moitié nue en tenue plus ou moins sado-maso. Quand j'ai écouté sa musique, j'ai pris une claque. Bien qu'il n'ait en fait pas inventé grand chose, c'est un grand musicien et un grand instrumentiste. Il a au moins eu le génie de mixer et de proposer beaucoup de styles différents. Les années 80 ont été sa décennie la plus créative, après, ça c'est un peu gâté, malgrés quelques titres très forts, le nain pourpre ayant complètemet pété les plombs. Je l'ai vu sur scène vers 82-83. Je ne m'en suis jamais remise, à tel point que d'ailleurs je suis incapable de me rappeler où, quand et ce qu'il avait joué. Un des concerts les plus forts de ma vie.
  • Depêche Mode : Just can't get enough (1981). Encore un groupe emblématique de la décennie. Rois de l'électro-sombre et des clips gratinés, il enchaînaient les hits et déchaînaient les minettes. Ils ont vraiment survolé les années 80, avant de se perdre dans les années 90, pour revenir en force récemment. Martin Gore a néanmoins une très belle voix et just can't get enough est une ritournelle électrique qui vous rentre dans la tête pour ne plus en sortir.
  • Herbert Léonard : Pour le plaisir (1981). Non ? Si, ce n'est pas une plaisanterie. Vous n'avez pas vous une chanson nase que vous fredonnez en secret ? Moi c'est celle-là. Ne me demandez pas pourquoi, c'est inexplicable.
  • Alain Chamfort : Chasseur d'Ivoire (1981). Collaboration avec Gainsbourg. Impeccable, dandyssime.
  • Billy Idol : Dancing with myself (1981). Bon d'accord ce péroxydé qui avait quitté son groupe punk (génération X) pour une carrière solo n'est pas un modèle de raffinement. Avec sa bouche tordue, ses vêtements déchirés et ses clips ridicules, il pourrait paraître tout à fait ringard aujourd'hui. Certes, mais ses chansons demeurent connues alors que d'autres chanteurs beaucoup plus "raffinés" sont aujourd'hui complètement oubliés. Le soit-disant bon goût n'est donc pas une assurance de postérité (super-philosophique, Manu, on dirait du BHL !)...
  • Kid Créole & the Coconuts : Stool Pigeon (1982). Encore un groupe un peu injustement tombé dans l'oubli. Au début des années 80 le groupe donnait des concerts incroyables et très scénarisés avec des choristes (les coconuts) ultra-sophistiquées, et le chanteur Auguste Darnell habillé en zoot-suit (costume années 40). Ils ont eu le mérite de ramener la musique latino sur le devant de la scène et ils avaient vraiment un son à part. Ecoutez l'intro de Stool Pigeon avec ses saxos et trompettes déchaînés. Ca vous donner immédiatement envie d'enfiler un zoot-suit.
  • Marvin Gaye : Sexual Healing (1982). Oui, ENCORE Marvin, je ne peux pas m'en passer. Cette chanson est tirée de son dernier album, son père lui ayant tiré dessus quelque temps après. C'est incontestablement une de mes chansons préférées, voire ma préférée. J'ai dû l'écouter 12500 fois en boucle. . Oouh baby, I got sick this moorniinng.... Moi ça me met en transes
  • Indochine : L'aventurier (1982). Je mets ce titre pour faire plaisir à mon fils Mikael qui l'aime bien. Et parce que il représente bien le son français de l'époque. Et parce que c'est un des rares titres écoutable du groupe. Mais dès que je l'entend, je ne peux pas m'empêcher de penser à la chanson "Isabelle à les yeux bleux" des inconnus et je rigole.
  • Rick James : Super freak (1982). Le gars était un félé intégral, ça j'adore, et pour danser, il n'y a pas mieux. Il est mort d'une crise cardiaque en 1997 après avoir abusé de tas de substances illégales. Son titre "U can't touch this" a été repris et samplé un nombre incalculable de fois.
  • ABC : The look of Love (1982). ABC est un groupe assez peu connu en France. Avec spandau ballet (urrgghh), il ont fait partie du mouvement romantique ou pirate du début des années 80 : des jeunes gens se déguisant en Jack Sparrow et faisant de la musique en chemises à jabot et bottes montantes. Ce titre est juste fait pour danser, point barre, pas grand chose à en dire sinon que contrairement à beaucoup de chansons déprimantes de l'époque, il file la banane.
  • Yazoo : Only you (1982). Ce duo était formé d'un ex-Dépêche Mode et d'une chanteuse qui a fait plus tard une carrière solo, Alyson Moyet. Le mix d'une musique électro et d'une voix plutôt big-mama-soul était très intéressant. Cette chanson à un côté nostalgique, mais pas triste et sa petite mélodie est bien agréable à écouter.
  • Grandmaster Flash : The message (1982). Après le sugar hill gang et son rap gentillet, le deuxième disque parvenu en France fut "the message". Beaucoup plus teigneux que son prédécesseur, ce titre a été fait par l'un des pères fondateurs du genre qui a notamment perfectionné et popularisé la technique du scratch. Tourné dans un quartier délabré, le clip souligne le côté dur et socialement revendicatif du titre qui raconte les galères d'une population noire pauvre. Ne me pousses pas, je suis au bord du vide. Après Grandmaster Flash sont arrivés sur la scène rap les premiers piliers du genre : Public Ennemy, Africaa Bambataa et Run DMC entre autre, porteurs d'un message revendicatif et politique bien dilué aujourd'hui par des rappeurs plus soucieux de dollars et de grosses bagnoles que d'expression sociale.
  • Pat Benatar : Love is a Battlefield (1983). Certains diront que Pat Benatar, c'est de la soupe pour radios américaines. Peut-être, n'empêche, la dame a beaucoup de classe et une voix hors du commun. Love is a battlefield est une chanson qui déchire et c'est tellement vrai que l'amour est un champ de bataille !
  • Cindy Lauper : Girls just wanna have fun (1983). C'est mon hymne. Ouais les pt'its gars, les filles veulent juste s'amuser !
  • Michael Jackson : Human Nature (1983). Issu bien sûr de Thriller, que certains considèrent comme l'album emblématique de cette période. On ne peut donc pas s'en passer. Cependant, au-delà d'une production léchée, de clips très avant-gardistes, et d'un rythme effréné, les chansons ne bouleversent pas l'histoire de la musique. Si vous les écoutez attentivement, au-delà du mythe, ce sont de petites mélodies pop sucrées, sans grande envergure. Mais l'ensemble tient la route et a connu un succès interplanétaire. En 1983, on ne pouvait pas y échapper, et les fabricants de blousons en cuir rouges et noirs se sont frottés les main. J'aime bien cette chanson, qu'on dirait enregistrée dans une salle de bain, un funk lent à écouter en fin de nuit.
  • ZZ Top : Gimme all your loving (1983). Et voila les Texans barbus ! Ils sevissaient déjà dans les années 70, mais ont connu leur plus gros succès avec l'album "Eliminator" dont est tirée cette chanson. Un peu de rock texan dans un monde électronique, c'est rafraîchissant. Pour la petite histoire, si vous connaissez le clip, la "chorégraphie" (le petit "hop" du bras) a été faite par Paula Abdul aujourd'hui indéboulonnable jurée d'American Idol.
  • Stranglers : Golden Brown (1982). Encore un ex-groupe punk reconverti. Avec cette chanson, ils retrouvent leurs racines : la pop anglaise des années 60. Elle est toute simple et magnifique, la petite mélodie à l'orgue, la voix. C'est tout et c'est beau.
  • David Bowie : Let's Dance (1983). Oui je cite encore David Bowie et re-oui ce titre produit par Nile Rodgers (Chic) est incontournable et a une classe interstellaire qui lui permet de traverser le temps sans prendre une ride.
  • Tina Turner : What's love got to do with it (1984). Le retour de la grande Tina, avec coiffure en pétard et mini-jupe à quarante ans passés. On s'en fout. Elle aussi elle pourrait chanter le bottin en chinois et à l'envers, ce serait pareil. Même plus une bête, un monstre sur scène. Je l'ai vue à Bercy 2-3 ans après cette date. Vas te coucher Beyoncé, tu ne lui arrive pas à la cheville... A l'âge ou vous et moi commençons à boire des tisanes et à penser à notre plan épargne-retraite, elle foutait encore, et sacrément, le feu à la scène
  • Captain Sensible : Wot ? (1984). Comme Madness, cette chanson a fait et continue à faire les beaux soirs des mariages, communions et autres fêtes de la bière. Vous avez dansé dessus, moi aussi. She said Captain, I said Wot ? ....
  • Etienne Daho : Week-end à Rome (1984). Cher Etienne, j'ai énormément d'affection pour vous. Vous êtes quelqu'un de discret,mais d'indispensable à la musique française. Malgré votre filet de voix à la limite de l'audible, vos chansons sont un vrai médicament. Surtout week-end à Rome. A écouter chaque fois qu'on déprime. Bisous.
  • Nena : 99 luftballons (1984). Une des rares chansons en allemandes connues internationalement. Devenue un classique. car elle est simple et fonctionne immédiatement. Donne immédiatement l'envie de pogoter. Reprise récemment dans la BO du film "La Beuze".
  • Cure : Close to me (1985). Le groupe avait un succès incroyable à cette époque et pleins de jeunes se baladaient avec un pétard sur la tête, des vêtements noirs et un rouge à lèvre qui débordait. Cure et l'univers volontairement malsain de Robert Smith me laissent assez indifférente, mais cette chanson est rigolote dans sa musique et ses paroles.
  • Eurythmics : Sister are doing it for themselves (1985). Eurythmics est surtout un duo connu pour ses mélodies pop électroniques. Et là, ils nous sortent une chanson soul pur jus interprétée en duo par Annie Lennox et Aretha Frankin. Ca balance bien. Et Annie Lennox prouve s'il en était besoin qu'elle est une grande chanteuse. Pour se mesurer à Aretha, il faut en avoir sous le pied.
  • The Smith : the queen is dead (1986). Encore un groupe culte. Je l'ai découvert très tardivement bien qu'en ayant souvent entendu parlé. Pilier de la brit-pop alternative ils sont considérés comme les inspirateurs de groupes tels que Blur, the Verve ou encore Radiohead qui viendront 10 ans plus tard. Leur musique est sombre mais elle puise elle-même ses racines dans la pop anglaise des années 60. The queen is dead est considéré par beaucoup de critiques comme leur album le plus abouti.
  • Aerosmith & Run DMC : walk this way (1986) . Une des premières fusion rap-rock, bien avant Linkin Park. Et que du lourd. La version originale date de 1975 et était déjà un classique, avec son intro reconnaissable entre toute le poum-poum-poum de la batterie suivie du riff de guitare de Joe Perry. La version de 1986 "iconise" encore un peu plus la chanson avec les deux groupes qui s'affrontent chacun dans leur genre musical pour savoir qui mettra le plus la gomme.
  • Beastie Boys : Fight for your right (1986). Si Aerosmith et Run DMC ont fusionné le rock et le rap, nos petits amis des beastie boys ont inventé le punk-rap. Affreux, sales et méchants, ils sautaient partout sur scène et à leurs débuts se sont livrés à quelques provocations scéniques mémorables. Le titre est un joyeux foutoir, où les 3 terreurs rappent n'importe comment. On dirait presque un enregistrement amateur.
  • Peter Gabriel : Sledgehammer (1986). Ce monsieur est un grand musicien qui a fait avancer énormément de choses, même s'il est très discret. On lui doit notamment l'émergence et la mise en avant de la world music sur la scène internationale. Ce titre, assez commercial par rapport à sa production habituelle, lui a valu un numéro 1 dans les charts US. Il le mérite, plus que largement.
  • INXS : Need you tonight (1987). Enfin des australiens. Et voilà avec AC/DC le meilleur de nos amis les kangourous. INX a marié le rock brut et la ballade sexy, ou le rock sexy et la ballade brute, au choix. Ils n'ont pas révolutionné l'histoire de la musique mais leur compositions restent diablement efficaces : "j'ai besoin de toi ce soir et je ne dors pas", miaulé par Michael Hutchence, ça a de la gueule. A propos de lui, permettez-moi de me la péter. Je l'ai croisé à un défilé de mode quelques années plus tard, il m'a écrasé le pied sans le faire exprès et s'est excusé très gentiment. Je ne me suis plus jamais lavé le pied depuis. Non je rigole, mais l'anecdote qui précéde est vraiment vraie.
  • Gun's & Roses : Welcome to the jungle. (1987) Un des rares groupes rock a retenir de la décennie. Avec un vrai fou furieux comme leader, qui a d'ailleurs depuis sombré dans les substances illicites et la parano. Souvenez-vous il chantait "welcome to the jungle" d'une voix hystérique en kilt avec un bandana sur la tête. Ce n'est pas d'un raffinement suprême mais ça fait du bien par où ça passe.
  • Tracy Chapman : Fast Car (1988). Comment une petite bonne femme noire pas très sexy avec des dreadlocks, sa voix et une guitare peut-elle s'y prendre pour que vous reteniez votre souffle en l'écoutant. Ecoutez-la justement, sa voix et ses paroles. Fast Car est une chanson à la mélodie magnifique tirée d'un album aux lyrics plutôt engagés le tout sur fond de mélodies très simples qui vont droit à votre coeur.
  • S-Express : theme from S-Express (1988). Si, souvenez-vous c'est probablement un des premiers morceaux techno que vous avez dû entendre. Je le cite plus comme un point de départ que comme un vrai choix. Pour mon malheur, le genre va dominer toute la décennie qui suit. Ceci dit ce n'est pas le pire morceaux que j'ai entendu.
  • U2 : Desire (1988). Ce morceau fait la transition entre les deux parties de la carrière des Irlandais. La rage des débuts et le rock plus lyrique de la suite. Tiré de la bande-son d'un film sur le groupe, il ne fait pas partie d'un album majeur, mais vous file la pêche le matin avec le riff vengeur de The Edge et la voix forcée de Bono. Qui assure aujourd'hui le service après-vente minimum entre deux virées à sur son yacht Saint-Tropez.
  • La Mano Negra : Pas assez de toi (1989). Les rois du rock indé. français ont inspiré beaucoup de groupes et ont ont mixé un nombre conséquent de musiques. Ce titre reflète bien le manque violent de l'être aimé (oh c'est beau) quand on ne peut pas l'avoir à soi. On n'aimerait pas être à la place de celui qui chante...
  • Madonna : Like A Prayer (1989). Elle a aligné un nombre considérable de hits à partir de Holidays, son premier single. Mais les deux titres que je considère les plus percutants de la première partie de sa carrière figurent sur le même album, considéré comme son plus abouti pour cette période : like a prayer et express yourself. Like a prayer, avec ses coeurs gospels monte en puissance avec une alternance de temps forts et de phases plus calmes pour aboutir à une fin tout en puissance qui fait penser à une cérémonie religieuse dans une église noire. La voix de la Madonne est portée par le coeur et on sent tout le plaisir qu'elle a eu a enregistrer cette chanson.

Et souvenez-vous aussi de Crowded House,Jimmy Sommerville, Frankie Goes To Hollywood, Rita Mitsouko, George Michael, Simply red, Enya, et quelques autres.. Prochain épisode, les années 90. A mon goût les moins intéressantes depuis 40 ans. Les actionnaires et le marketing prennent le contrôle et les maisons de disques deviennent frileuses. C'est la triste époque des Boys (and Girls) bands, de la techno en boucle et à toute les sauces et d'une créativité en berne. Beaucoup de musiciens partent en "retraite", d'autres sombrent dans des enfers narcotiques ou psychotiques. Heureusement quelques élus sortent indemne de cette époque de bouillie indigeste : Nirvana, Bjork, Massive Attack, Blur, Alanis Morissette, The Verve, Radiohead, Tori Amos... Revue de détail dans une prochaine note.

 

Et en fond sonore : ABC, The Look of Love


podcast


Et là, juste pour vous faire danser, en vidéo le "Kiss" de Prince 


Prince - kiss
envoyé par Gucci2a

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10/10/2007

PLAYLIST 60 - 2 -

Allez, pour le plaisir, le set d'Otis Redding au festival de Monterey en 1967, quelques mois avant sa mort.

Ca c'est cadeau, vas-y-papa, jeu de jambes....

20 minutes de bonheur, Régalez-vous....

 

16:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Musique ; soul ; Otis Redding | |  Facebook | |  Imprimer | |

08/10/2007

INSTANT KARMA

Pour faire suite à la note ci-dessous - MIRACLE de daily motion - j'ai retrouvé la vidéo d'Instant Karma par John Lennon, probablement un passage à l'émission anglaise Top of the Pops. Ma mémoire n'était pas si mauvaise, le descriptif que j'en avais donné est assez fidèle... Et pour ce qui est de la mémoire, il est quand même curieux que certaines choses a priori anodines vous marquent et d'autres plus importantes soient complètement effacées...

 

 

 

 

22:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |  Imprimer | |

MA PLAYLIST - 2 - LES ANNEES 70

Contrairement à une idée reçue les seventies n’ont pas été musicalement aussi géniales que ce que l’on peut entendre ou lire généralement maintenant. La nostalgie embellit parfois beaucoup les choses. Elles ont commencé avec beaucoup de groupes chiantissimes qui faisaient du rock progressif avec des solos de guitare ou de batterie à n’en plus finir ; ou avaient un style planant (merci Pink Floyd, pas vraiment mon groupe favori) : ou bien encore qui vivaient sur leur gloire passée des années 60 et commençaient (déjà) à avoir de la bedaine. Et elles ont fini noyées dans un disco souvent de bas étage. La France, toujours en pointe en matière musicale, n’avait pas encore de radios libres et les radios “périphériques” comme on les appelait à l’époque diffusaient en boucle la pire période de la variété française. On était gâtés, on ne savait que choisir (dixit Anémone dans le “Père Noël̶   entre Michel Sardou, C. Jérome, Ringo (si, souvenez-vous le mari de Sheila) et Il était une fois (j’ai encore rêvé d’eeelllle… C’est moi ou Joelle chante horriblement faux ?). Pour entendre autre chose, il fallait attendre tard le soir. Quant à la télé, on avait droit à Ring Parade avec Guy Lux ou encore, super sexy : les émission des Carpentier (je ne comprends même pas qu’on puisse les trouver cultes137b11f652200f75c4aa2cd50bf22a0b.jpg, c’était vraiment nul et même pas drôle). Je me rappelle quand même vaguement qu’il y avait une émission de Patrice Blanc-Francard, le papa de Sinclair et grand amateur de Rock au début des années 70 sur la 2ème chaîne. Quelqu’un se rappellerait de son titre ?? Pour échapper à la morosité ambiante, je lisais Best, Rock’n Folk (qui existe toujours, je crois) et, dès que j’ai su parler anglais le New Musical Express. Et j’allais aux concerts dans ce qu’on appelait alors “les abattoirs” : la Grande Halle de la Villette, qui faisait office de Zénith ou de Bercy, en plus rudimentaire.

Ceci dit, dans cette période il y a encore eu quelques fulgurances et expérimentations musicales intéressantes et, bien sur, le mouvement punk qui a fait un grand ménage salutaire à partir de 1977

Ceci dit, c’est la bande-son de mon adolescence et c’est donc dans cette période que j’ai le plus de chansons de référence, naturellement.

Ceci dit, j’adore le disco.

Excusez-moi cette note est vraiment très longue, mais je n’ai vraiment pas pu faire de coupes dans ma sélection…

  • Janis Joplin : Cry Baby (1970), issu de son dernier disque posthume, Pearl. Si vous voulez entendre Janis feuler, c’est la bonne chanson. Cette fille a ouvert énormément de portes aux femmes dans le rock, même si elles ne l’ont pas compris sur le moment. Avant elle, ils y avait surtout des petites mignonnes qui minaudaient sur des mélodies sucrées (excepté Tina Turner et Aretha Frankin, bien sûr). Elle a montré qu’une fille pouvait leader un groupe, et faire le show sur scène aussi bien qu’un mec. Egalement sur ce disque une chanson quasi-country devenue un classique sur laquelle toutes les apprenties chanteuses s’essaient : Mercedes Benz (Mon dieu, paye-moi une Mercedes Benz,… Tiens, Joey Starr aurait pu chanter ces paroles !)
  • John Lennon : Instant Karma (1970) : sans Mc Cartney et avec Yoko Ono, ses chansons n’ont pas toujours été réussies, mais, celle-ci avec un beat lourd et une voix volontairement éraillée est très puissante. Je me souviens encore du “clip” de la chanson (qui avait été tourné dans je ne sais plus quelle émission de musique), avec Lennon au piano portant un bêret à la Che Guevara, des gens qui tapaient dans les main, et Yoko Ono qui brandissait des pancartes “Love”, “War”, “Why” ou quelque chose de ce genre.

  • James Brown : Sex Machine (1970). Que voulez-vous dire de plus sur cette chanson. Rien. Allez danser. Ah si, c’est probablement le morceau le plus samplé de l’univers.
  • The Who : Won’t get fooled again (1971). Extrait de Who’s next album rescapé d’un projet plus ambitieux et avorté. Ce disque salutaire et pêchu est un retour à l’énergie des débuts entre deux albums boursouflés et prétentieux : Tommy & Quadrophénia. Le groupe a juste injecté des synthés dans son rock. La couverture parle d’elle-même, le groupe remontant leur braguettes après avoir pissé sur une pierre. La chanson a été exhumée il y a peu pour servir de bande son au générique des Experts Miami. J’ai un mauvais souvenir relié aux Who, j’ai failli me faire piétiner lors d’un mouvement de foule à l’entrée d’un de leurs concerts aux abattoirs (cf. ci-dessus) ! Heureusement, un jeune homme m’a courageusement retenu et m’a évité ainsi de finir enfouie sous une trentaine d’autres personnes (et donc permis d’écrire ses lignes aujourd’hui).
  • Rolling Stones : Can’t you hear me knocking (1971). J’ai pris aléatoirement cette chanson, mais j’aurais pu sélectionner presque tout Sticky Fingers, le mythique album “à la braguette” des Rolling Stones (la pochette a été conçue par Andy Warhol, je crois). Il n’y a presque rien à jeter. Cette chanson très longue, je ne m’en rappelle pas très bien (il faudrait que je la réécoute). Mais ce dont je me rappelle c’est le phrasé de Jagger et le pont musical avec le saxophone déchaîné, et qu’elle file la patate… Suivra un autre album mythique “Exile on Main Street”. Deux monuments de suite, trop forts les Stones. Après 1972, ça a été plus moyen, malgré quelques titres intéressants…
  • Eric Clapton : Layla (1971). J’aurais pu parler d’Eric Clapton dans ma note précédente sur les sixties, période pendant laquelle il était une superstar. J’ai choisi Layla, un album et une chanson douloureuse. Il était raide dingue de la femme de son meilleur ami l’ex-Beatles Georges Harrison, Patti, qui ne répondait pas à son amour. La chanson Layla parle de cet amour sans espoir. Surnommé God, ou, de façon ironique slowhand (main lente) par ses fans, ce guitariste de génie n’a pas eu une vie facile. drogue, dépressions, divorces, et pour finir la mort accidentelle de son jeune fils se sont succédés. Pour revenir à Layla, il a quand même fini par épouser Patti Harrison, mais comme les histoire d’amour finissent mal en général, ils ont divorcé quelques années plus tard.
  • Isaac Hayes : Shaft (1971) : La claque. Des violons déchaînés, le guitariste qui a coincé la pédale wah-wah. Un instrumental à se rouler par terre, la voix genre “je-suis-un-homme-un-vrai” d’Isaac Hayes et les choristes qui miaulent le nom de Shaft. Je trouve que c’est une chanson même plus sensuelle, mais carrément sexuelle et qui incite à la luxure. Un nombre considérable d’enfants ont dû être conçus sur cette chanson.
  • Gary Glitter : Rock’n Roll (1971). Une chanson absolument nulle, chantée par un personnage improbable, espèce de vieux cheval sur le retour qui s’est raccroché à au Glam Rock. Mais je l’adore (la chanson, pas le chanteur, qui a d’ailleurs été condamné récemment pour pédophilie au Vietnam). On a dansé comme des gogoles en ligne avec mes copines dans les boums de l’époque sur ce rythme hypnotique et répétitif. Pour la petite histoire la version complète dure 15 minutes.
  • Serge Gainsbourg : La Balade de Melody Nelson (1971). Pour moi, et plein d’autres amateurs, son plus beau disque. Il n’a pourtant pas très bien marché à l’époque, le concept était en avance pour une France qui carburait à Stone et Charden (voir introduction). La voix de Serge qui chante encore avant de se mettre à parler dans les disques ultérieurs, les ponctuations de Jane Birkin et les nappes de violons qui enrobent le tout.
  • Les Temptations : Papa Was A Rolling Stone (1972) : j’ai appris avec surprise en faisant quelques recherches pour cette note que les Temptations n’étaient pas les créateurs de cette chanson. La version précédente ayant été largement oubliée, concentrons-nous sur la version la plus connue. Une trompette en folie, un instrumental qui dure trois heures, mais on s’en fout, puis les voix des gars sur un rythme syncopé. L’un qui chante comme un castrat, l’autre au fond d’une caverne et puis tout ça se rejoint et on a qu’une envie : chanter avec eux. Ce titre a certainement donné envie à 12500 personnes au moins de former des groupes vocaux
  • Stevie Wonder : Superstition (1972). Même s’il a commencé dans les années 60, les plus grands titres de Stevie ont été fait dans les années 70. Ecrite au départ pour guitariste Jeff Beck, cette chanson est une des premières qui mixe un son typiquement black 70 et un tempo plus rock qui lui ont permis d’être un des grands succès de l’époque. De même que pour Shaft et Papa was a rolling stone, je défie quiconque de rester assis quand cette chanson démarre. Votre pied se met à battre la mesure automatiquement et vos épaules bougent toutes seules.
  • T Rex : Get it on (1972). Encore un musicien injustement mésestimé : Marc Bolan. Parce qu’il était mignon et déchaînait les minettes, on l’a mis dans une case “musicien glam-rock à minettes” et les puristes le méprisent. Il est mort en 1977 sans avoir pu prouver le contraire. Ecoutez bien ses chansons, elles sont très travaillées avec une production impeccable et, contrairement à beaucoup de titres de l’époque, passent encore très bien. On peut entendre une autre de ses compositions “Dancin’ when I was 12″ dans la bande-son du film Billy Elliott. A propos de Glam-Rock qui se souvient d’un groupe ridicule qui s’appelait Slade ?? Le premier ou la première à me répondre gagne… mon estime la plus totale.
  • Lou Reed : Walk on the wild side (1972) : Une chanson parfaite dans un disque parfait. La simplicité totale de la mélodie et de la voix. Produit par l’incontournable Bowie, Transformer est un recueil de petites histoires sur le New-York underground de l’époque. Je le trouve pour ma part très lumineux alors que ce disque est réputé être très sombre.
  • Roxy Music : Do the strand (1973). Je n’aimais pas trop dans ma jeunesse, j’ai redécouvert après. Encore un morceau “glam-rock”. Roxy Music était - et est resté- un groupe extrêmement sophistiqué. Avec la voix très particulière de Brian Ferry, l’utilisation du saxophone, pas très courante à l’époque dans le rock et la dernière participation du génial Brian Eno au synthé (qui a quitté le groupe juste après et a produit par la suite bon nombre d’albums mythiques), Do the Strand est réputée pour être la chanson emblématique du son Roxy Music. Avec en bonus Amanda Lear sur la pochette de l’album For Your Pleasure qui contient cette chanson.
  • Marvin Gaye : Trouble Man (1972). BO d’un film black complètement oublié, Trouble Man est une de mes chansons préférées du GRAND Marvin. Il chante dans les aïgus, d’une façon que les Bee Gees vont pomper quelques années plus tard. Prince aussi d’ailleurs, lui a piqué beaucoup de choses, même s’il ne s’en vante pas. La chanson est plutôt jazzy et sobre mais personnellement, dès l’intro, j’ai les poils des bras qui se dressent. La voix de Marvin vous caresse le bas du dos et vous avez l’impression d’être la personne la plus sexy de l’univers, renvoyant presque les Pussycat Dolls à leurs chères études.
  • New York Dolls : Personnality crisis (1973). Bien que surfant sur la vogue glam, en ayant adopté un look transgenre (plutôt trash d’ailleurs) les poupées de New-York ne sont absolument pas dans cette mouvance. C’est pour moi le groupe qui a fait la jonction entre un rock à la Stones ou MC5 du début des années 70 et les punks de 77-78. J’ai choisi le premier titre de leur premier album, ça nettoie bien les oreilles.
  • Barry White : “I’m Gonna Love You Just a Little More Baby” (1973). J’ai découvert Barry White lors de mon premier séjour linguistique en Angleterre. J’en ai un souvenir très précis. C’était dans la cabine d’un magasin de vêtement alors que j’essayais un des vêtements improbables qu’on portait à l’époque, et la chanson passait à la radio. Je suis littéralement tombée à la renverse en entendant sa voix. Et je suis re-tombée à la renverse (de déception) en le voyant à la télé : je me l’imaginais sculptural avec des pec’. saillants, des tablettes de chocolat au moule, et serré dans son jean (moule-b… et patte d’eph à l’époque). Mais ça ne fait rien, Barry peut chanter n’importe quoi, y compris le bottin à l’envers, je m’en fous. Je suis fan, comme beaucoup de gens dont Djamel Debbouze qui lui a expliqué en direct dans une émission de télé sur Canal, qu’il avait considérablement niqué sur ses chansons.
  • Elton John : Bennie & the Jets (1973). Encore un album mythique “Goodbye Yellow Brick Road”, incontestablement le chef-d’oeuvre d’Elton John. Je suis tombée récemment sur un reportage (sur la 5) sur le making-of de cet album. Ce disque bourré de tubes planétaires avait commencé de façon catastrophique en Jamaïque (ce qui a donné la chanson” come on Jamaica̶ ;) , il a été fini au château d’Herouville, célèbre studio d’enregistrement en France. Là encore, difficile d’extraire une seule chanson. J’ai choisi Bennie & the Jets pour son piano bastringue à contretemps et la voix d’Elton qui monte dans les aïgus.
  • Queen : Killer Queen (1974) : je n’ai volontairement pas sélectionné Bohemian Rapsody - leur chanson emblématique - parce que j’ai un souvenir précis lié à Killer Queen. J’ai découvert le groupe qui chantait cette chanson sous les yeux d’un Yves Mourousi médusé dans le journal de midi sur TF1. Freddie Mercury avait encore sa coupe de cheveux balai de chiotte, était moulé dans un justaucorps blanc à la Véronique et Davina, chantait en play-back et maniait sa canne-micro comme un sabre. Ceci dit, Killer Queen pose déjà les fondamentaux du groupe avec leurs harmonies vocales lyriques et les solos de guitare de Brian May.
  • David Bowie : Diamond Dogs (1974). Cette chanson là.. ou une autre, peut importe. Je pense que David Bowie est LA figure majeure des années 70. Il a eu 5 à 10 ans d’avance sur tout le monde et dans tous les styles. Avant cet album il y avait eu (notamment) les albums Ziggy Stardust, Hunky Dory et Aladdin Sane qui ont porté le Glam Rock. Diamond Dogs - le titre - préfigure le punk (écoutez le son crasseux). Sur le même album il y a aussi le titre “Rebel Rebel” qui est une chanson plus “démagogique”, mais un reste un classique Après Diamond Dogs, Bowie a exploré la dance musique et amorcé l’arrivée du Disco avec L’album Young Americans en 1975 : confère les chansonsYoung Americans et Fame qui y figurent. Il s’est ensuite tourné vers une musique sombre qui reflétait sa vie (il se droguait beaucoup à l’époque) et préfigurait la cold wave, avec le disque station to station. A ensuite ouvert la voie à la musique électronique qui émergera plus tard dans les années 80-90 avec les disques Low (1976) et Heroes (1977). Et enfin a encore changé de style en 1980 avec Scary Monsters, dont est extrait la chanson Ashes to Ashes. Le clip de cette chanson est considéré comme le premier clip artistique en tant que tel. Les années 80 seront moins créatives ou plus expérimentales, selon les avis. Il y produira quand même en 1983 le brillant album Let’s Dance avec Nile Rodgers de Chic, dont le titre éponyme ne peut pas vous laisser indifférent.
  • Bruce Springsteen : Born to run (1975). Le boss dans tous ses états. La chanson est tellement vivante qu’on peut presque visualiser Springsteen sur scène. Il s’y investit à 100 % comme s’il jouait sa vie à chaque note. Springsteen est le symbole du rock américain dans ce qu’il a de mieux. Un grand monsieur.
  • Kraftwertk : Radioactivity (1975). Les pères fondateurs de la musique électroniques sont allemands et s’appelaient Kraftwerk. Jean-Michel Jarre ce bouffon à concerts géants leur a tout piqué, avec beaucoup moins de talent, bien sûr et en s’attribuant en plus la paternité du genre. Laissez tomber Jean-Michel et écoutez Kraftwerk. Sans le savoir, je suis sur que vous connaissez ce titre : radioactivity - ti ti, ti ti, ti, tititi - En plus d’avoir inventé l’electro, il avaient un style vestimentaire très pointu et des mises en scènes de concert très fouillées.
  • Patti Labelle : Lady Marmelade (1975). Je reste définitivement scotchée à la version chantée par Patti Labelle et ses deux consoeurs habillées de tenues spatiales délirantes. Là encore apparemment, ce n’est pas la version originale, mais c’est la plus connue et elle a drôlement la pêche. Va y ma soeur, chante encore dans les rues de la Nouvelle Orléans
  • Patti Smith : Because the night (1977). Ecrite par Bruce Springsteen, c’est cette chanson qui a fait découvrir Patti Smith, l’égérie des années 70 et du mythique club rock New-Yorkais le BCBG au grand public. C’est plutôt curieux d’ailleurs car leurs deux univers musicaux n’ont rien en commun. Ils ont quand même un point qui les rapproche : la démesure. J’ai choisi cette chanson parce que c’est la plus connue de cette artiste, mais je préfère son premier album “Horses” avec la chanson du même nom.
  • Christophe : La Dolce Vita (1977). J’aime les dandys décalés, donc j’aime Christophe. Cette chanson est magnifique. Elle a sur moi un pouvoir lacrymal, dont je ne m’explique pas l’origine. Chaque fois que je l’entend j’ai du mal a retenir mes larmes. La tristesse poignante du sentiment d’un paradis perdu peut-être?
  • Sex Pistols : God Save the Queen (1977). Même si ce groupe est en fait un produit marketing (les spice girls de l’époque ?) monté par Malcom Mc Laren et qu’il ne savaient pas jouer une seule vraie note de musique, Never Mind the Bollocks, leur premier album réveille les oreilles après quelques années de rock mou. Avec, bien sur, la chanson qui a fait scandale à l’époque. Pour danser le pogo avec votre petit copain après une nuit de beuverie. Attention à ne pas prendre un coup de crête iroquoise dans l’oeil, tout de même.
  • Bee Gees : More than a women (1977). 1977 a été une année bizarre. J’avais 2 sortes de copains aux goûts irréconciliables:les rockers qui avaient viré punks et les danseurs qui étaient à fond dans le disco. Je n’ai jamais réussi à les voir ensemble. Je n’ai même pas eu besoin de vérifier la date de sortie du disque, tellement j’ai été marquée par la BO de la fièvre du samedi soir. Le film n’était déjà pas terrible à l’époque (et si vous le regardez aujourd’hui, il est ridiculement has been) MAIS la musique est irrésistible. Je n’ai pas choisi la chanson la plus connue, mais la plus sensuelle. A écouter avec votre petit copain vêtu d’un costume blanc et d’une chemise pelle à tarte à 5 heures du matin en sortant de boîte, dans une voiture qui roule à travers la ville déserte, toutes vitres ouvertes.
  • Blondie : Heart of Glass (1977). Ce groupe a réconcilié les punks, avec son look et la pop, avec sa musique sautillante et acidulée. J’ai encore un souvenir télévisuel qui va avec cette chanson. Par un grand mystère, le groupe s’était égaré dans une émission de Guy Lux où la chanteuse Debbie Harry en minirobe de plastique blanc, cheveux en pétard, yeux charbonneux et bouche ultrarouge faisait des effets de hanche sous les yeux hallucinés du dit Guy Lux, qui en perdait son dentier et ses fiches. Debbie Harry qui avait pourtant déjà la trentaine bien sonnée a été un sex-symbol ultime pour beaucoup de mecs à cette période.
  • Talking Heads : Psycho Killer (1977). Décidément cette année n’était pas érotique, mais prolifique. Encore des New-Yorkais déjantés, comme Blondie, mais beaucoup plus intellos. David Byrne, le leader du groupe n’était pas qu’une “tête parlante”, mais également une tête pensante. Il a mené énormément d’expérimentations musicales pointues par la suite. Cette chanson est rigolote car elle marie une mélodie très sautillante à des textes qui racontent l’histoire d’un… tueur en série. Un peu comme “Marcia Baila” des Rita Mitsouko qui mèle une mélodie latine à une histoire de fille qui est morte du cancer. Un autre membre du groupe, Tina Weymouth, a commis quelques années plus tard le titre “wordy rapinghood” avec le Tom Tom Club
  • Kate Bush : Wuthering Heights (1978). Cette fille est définitivement différente. Si on peut la comparer avec quelqu’un, elle est de la même famille que Bjork, quoiqu’aujourd’hui nettement moins connue. La musique expérimentale ne lui fait pas peur. Je ne connais pas l’album qu contient wuthering heights, mais cette chanson, dont les paroles sont inspirées du livre “Les Hauts de Hurlevent” d’Emily Brönté se suffit à elle-même. Un énorme hit en 1978 et Kate était à cette époque un sex-symbol incontournable pour les anglais.
  • Bob Marley : Sun is shining (1978). J’aime bien faire un parallèle entre Bob Marley et Jimi Hendrix. Tous les deux ont laissé une marque indélébile sur la musique en général et la musique noire en particulier. Tous deux étaient beaux, métisses, des bêtes de scènes et sont morts trop tôt. Bob Marley a propulsé le reggae, au départ une musique locale quasi-confidentielle au rang de genre universel. Cette chanson extraite de l’album Kaya (que les puristes trouvent trop commercial), je l’écoute et je suis immédiatement propulsée sur une plage de sable blanc avec les palmiers qui s’agitent au gré d’un vent chaud, n’en déplaise aux dits puristes. Si vous n’avez pas les moyens de passer vos vacances en Jamaïque, écoutez Kaya.
  • Fania All-Stars : El Raton (1978). J’ai découvert la salsa par hasard en découvrant un film (nommé Salsa) sur un concert géant à New-York donné par les stars latinos de l’époque dont Ray Barretto, un immense percussionniste et Célia Cruz, la reine incontestée du genre. J’ai eu un vrai coup de foudre et à la sortie le film j’ai immédiatement couru tout Paris pour trouver la BO. J’adore toujours cette musique aujourd’hui 30 ans après. En ce qui concerne la chanson elle-même, elle va crescendo, commençant quasiment comme un tango et finissant dans un déluge instrumental. Si quelqu’un sait où trouver cette BO en CD ou téléchargement, je le (la) remercie de me filer le tuyau car j’avais le vinyle, mais je ne l’ai jamais retrouvée en CD.
  • Police : Message in a bottle (1979). Les 3 membres péroxydés du groupe, malgré un tournant assez commercial en fin de carrière, ont quand même apporté un son très particulier à leurs début en mélangeant le reggae et le rock. Ajoutez à cela la voix bien spécifique de Sting et le beat déchaîné de Stewart Copeland, ça a donné un cocktail diablement efficace. Stewart Copeland, comme Keith Moon, est un batteur vénéré par les autres instrumentistes. Son jeu nerveux, ultra-rapide à contretemps est une référence, y compris chez les plus jeunes. Le batteur de Korn l’a entre autres cité comme source d’inspiration.
  • Sugar Hill Gang : Rapper’s Delight (1979). La chanson n’est pas extraordinaire mais c’est le premier rap largement diffusé en radio, à défaut d’être le premier rap tout court. C’est donc le premier rap que j’ai entendu. Elle annonce l’arrivée du hip-hop dans les années qui suivent. Et on a quand même bien dansé dessus à l’époque en cherchant quel style adopter, parce que c’était nouveau et qu’on avait pas de références.
  • Robert Palmer : Can we still be friends (1979) : j’ai beaucoup écouté à l’époque l’album secrets dont est issu la chanson. Robert Palmer, un peu oublié aujourd’hui, a été quelqu’un de précurseur en son temps car il a mélangé beaucoup de sons (soul, funk, reggae, rock et un peu plus tard électro) pour obtenir un style unique. Lui aussi avait un style dandy très sophistiqué. Et pour ceux et celles qui ne voient pas qui il est, il a pondu d’énormes tubes comme “johnny & mary” ou “every kind of people”.
  • AC/DC : Highway to Hell (1979).  J’aimais AC/DC, peu importe que leur musique soit simple, voire simpliste. On ne leur demande pas plus que nous faire secouer la tête en rythme sur des riffs endiablés. Eux aussi dans leur jeunes années étaient des grands malades. A tel point que leur chanteur Bon Scott en est mort. D’un surdose d’alcool, ou d’héroïne, ou les deux. C’est triste. Highway to hell fut son dernier album.
  • Clash : London’s calling (1979). A ma grande surprise, j’ai appris que les paroles de cette chanson ne font pas référence aux manifestations houleuses qui avaient lieu à ce moment en Angleterre (ce que je croyais jusqu’à aujourdhui), mais à l’incident de la centrale de Three Miles Island. Joe Strummer, très préoccupé par le danger nucléaire évoque les conséquences d’une catastrophe “La Tamise déborde et je vis près de la rivière”. Ecolos, donc les Clash, Punks aussi, mais beaucoup plus musiciens que leurs confrères. C’est pourquoi leurs titres sont restés. J’aime aussi beaucoup “Rock The Casbah”, titre sur lequel on peut danser très facilement.
  • Tiens je n’ai pas trouvé de chanson de 76 ! Curieux. Europa de Santana, éventuellement ?
  • Et les années 70 s’était aussi ABBA (mais oui, ils font partie de l’histoire de la musique et étaient omniprésents à l’époque. Ils sont mêmes cultes maintenant, un mystère pour moi), les Ramones (Gabba, Gabba, Hey), Kiss, Rufus et Chaka Khan, Iggy Pop, Chic (le freak, c’est chic…), les Pretenders avec Crissie Hynde, Rod Stewart et sa voix éraillée, les Village People (je déteste la chanson YMCA)…
  • Ouf, place aux années 80 : La new wave, la cold wave, la montée en puissance du rap, la mort du disco, les prémices de la techno, les débuts de Madonna et Prince, Thriller de Mikael Jackson, Joy Division pour faire plaisir à ma copine Camille, les début de la French Touch avec Etienne Daho, Marquis de Sade ou Taxi Girl, les clips ridicules, U2, les brushings à la Dallas, les épaulettes démesurées et la meilleure émission de télé de l’univers sur la musique : les enfants du rock.
  • Et en fond sonore "Tumbling Dice" des Rolling Stones podcast


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06/10/2007

MA PLAYLIST - 1 - LES 60's

Ayant un âge déjà avancé (hi, hi), j'ai traversé plus de 40 ans de musiques en tous genres et je voudrais, sans prétention aucune, simplement partager mes sons préférés. C'est pourquoi (il faut bien adopter un mode de classement) je trie les titres par décennies. Je parle de titres et non d'albums, et c'est un choix bien établi, car il est très rare qu'un album me plaise dans son intégralité . Mes choix peuvent paraitre très disparates, voire incohérents pour les amateurs. Mais je ne peux pas me résoudre à aimer un nombre réduit de styles de musique. Il y a tant de bons sons partout. En revanche pas ou peu de variété française ou internationale, de country, de rock industriel, ou de techno. Sur ces 4 genres là, j'ai vraiment du mal, à de rares exceptions près. Pardon également aux puristes pour quelques titres à cheval sur 2 décennies et peut-être mal datés.

 

Je commence par les sixties ( avant 1960, je maîtrise moins). Il y aura une note par décennie.

LES SIXTIES Décennie prolifique, peut-être la plus riche de la deuxième moitié du XXème siècle en terme de créativité musicale. Beaucoup de sons sont nés à cette période, les musiciens ont poussé très loin l'expérimentation tout en gardant (encore) une fraîcheur, une spontanéité et une rage que l'on a pas souvent retrouvé plus tard. Enormément de chansons et de groupes. Beaue635a433dd3bf98b1ef5c32333ce7a50.jpgcoup ont mal vieilli, notamment tout ce qui était relié au mouvement hippie, mais un grand nombre de titres résistent largement à l'épreuve du temps

  • Georges Brassens (61) :Le temps ne fait rien à l'affaire. Une chanson philosophique, je cite "le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, on est con".Mon papa chantait beaucoup Brassens qui du coup fait partie des mes chansons d'enfance, au même titre que les comptines. Je trouve que c'est un auteur formidable, un vrai poête. Ce n'est pas ma chanson préférée mais je l'ai en fait choisie par rapport à sa date de sortie
  • Johnny Halliday Retiens la nuit (62-63?) . Un de mes premiers coup de coeur à environ 3 ans. J'étais fan parait-il selon mes parents. Ca a notablement changé. Ceci dit la chanson n'est pas mauvaise (écrite par Aznavour).
  • Martha & the Vandellas : Dancing in the street (1964). Non ce titre n'a pas été crée par Mick Jagger et David Bowie mais par un groupe de filles noires à choucroutes, dont Amy Winehouse s'inspire aujourd'hui largement. Ecrite (entre autre) par Marvin Gaye. Je la trouve très représentative du son de la Motown de l'époque.
  • Kinks : You really got me (1964). Souvent et injustement oubliés quand on évoque les légendes du rock, les Kinks ont été un groupe très important des 60's et ont influencés bon nombre de musiciens. Leur leader Ray Davies est un grand mélodiste. Cette chanson a été remise au goût du jour récemment dans Nouvelle Star par Julien Doré
  • The Righteous Brothers : You lost that lovin' feeling (1964). Un beau duo vocal + le "wall of sound" (mur du son) du producteur Phil Spector. Cette mélodie rentre dans votre tête et y reste. Figure dans la BO du film Top Gun.
  • The troggs : Wild Thing (1965) : J'ai appris que la version originale de cette chanson était d'un autre musicien. Mais peu importe, la version des Troggs (groupe qui n'a pas laissé par ailleurs une grande trace dans l'histoire du rock), déchire. Un riff de guitare imparable, une voix sensuelle, et hop, je t'emballe. J'aime bien aussi la version de Jimi Hendrix.
  • The Who : My generation (1965) : Le premier groupe de fous furieux. Des grands malades sur scène. Ils cassaient absolument tout. Un nombre incalculable de rockeux leur doit leur vocation et leur carrière. Leur batteur Keith Moon (malheureusement décédé) est une icone  qui a inspiré 4 générations de batteurs.
  • Nancy Sinatra : These Boots are made for walking (1966). Fille de Frankie "Blue Eyes" Sinatra, Nancy aurait pu mal finir avec un père pareil. Elle s'en est plutôt bien sortie et est même devenue aujourd'hui une artiste culte pour les jeunes musiciens. Cette chanson illustre bien la montée du féminisme dans les années 60. Avant les filles chantaient plutôt"reviens chéri, je t'aime, sans toi, je ne suis rien " . Nancy chante "je me tire et un jour ces bottes vont te piétiner". Une bimbo américaine quelconque dont je n'ai pas retenu le nom a repris ce titre version country avec des "hi-ha" il y a peu. Nul.
  • Otis Redding : Try a little tenderness (1966) : un monstre d'énergie sur scène aussi puissant que James Brown, une voix unique, disparue trop tôt. La chanson créée un an avant sa mort part doucement et monte crescendo jusqu'à un pic final et (oserais-je l'écrire) orgasmique.
  • Michel Polnareff. Love me please Love me (1966). Les vieilles chansons de Polnareff, c'est ma madeleine de Proust. Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que je les entends, j'ai plein de souvenir d'enfance qui remontent, des couleurs, des ambiances de l'époque qui me reviennent. J'aime beaucoup cette chanson. On a un contraste voulu entre une mélodie pop plutôt entraînante et des paroles désespérées. Et la voix de Monsieur Polnareff. Par contre, si vous voulez mon avis, il aurait mieux fait de s'abstenir de refaire des concerts en 2007...
  • Les Beach Boys : God only Knows (1966) : extrait de l'album Pet Sounds. Des harmonies vocales sublimes. Pour certains la plus belle chanson de la pop music. A été élue récemment par des internautes comme la plus belle chanson d'amour.
  • Ike & Tina Turner : River Deep Mountain High (1966). Phil Spector (toujours lui) considère que ce titre est sa plus grande réussite. La voix de Tina + le son de Phil Spector : du caviar.
  • Jacques Dutronc : Et moi et moi et moi (66-67?). Un rythme binaire, des paroles décalées, une mélodie simple. C'est du rock! D'ailleurs quand j'écoute Seven Nations Army des White Stripes, je lui trouve un air de famille avec cette chanson. Dutronc en pleine forme, un hymne à l'égoïsme. Dans la même veine, il y a également "la fille du père Noël".
  • Serge Gainsbourg : Bonnie & Clyde (1967). J'adore le grand Serge. C'est un de mes auteurs français favoris. Dans ma playlist 70' je mettrai d'ailleurs son album Mélody Nelson qui est grandiose. Cette chanson est formidable. Des arrangements monstrueux, le duo torride avec Bardot, c'est la première vraie chanson pop française, classieuse comme son auteur et d'ailleurs mainte fois samplée. A propos de Gainsbourg, j'ai compris très tardivement, comme France Gall, le sens des paroles d'"Annie aime les sucettes". Ce qui m'a valu une énorme honte rétrospective car je la fredonnais souvent en public et en toutes circonstances.
  • Jimi Hendrix : Purple Haze (1967). Rien à dire. Un monument. La voix et la guitare de Jimi. Un musicien et un instrumentiste hors norme. Une légende.
  • Les Beatles : Sgt Pepper (1967) : un des rares disques à écouter du début à la fin. Difficile d'en extraire un seul titre. L'album emblématique des sixties. J'aime aussi beaucoup l'album blanc, injustement sous-estimé.Il y a vraiment des titres dessus très en avance sur leur époque.
  • Velvet Underground : Femme Fatale. (1967). J'ai eu beaucoup de mal pendant longtemps à écouter ce groupe que j'ai découvert sur le tard (bien sur, je n'avais que 8 ans en 1967 et le fameux "disque à la banane" dont est extrait la chanson est resté longtemps confidentiel en France). Le côté sombre et torturé me génait beaucoup, mais j'ai persisté et cette chanson fait désormais partie de mes standards
  • Aretha Franklin : Never Loved a Man (1968). La "Queen of Soul" met ici ses tripes sur la table. Si vous ne savez pas ce que c'est que d'avoir un salaud dans la peau, écoutez-la et vous comprendrez.
  • Sly & the Family Stone : Dance to the Music (1968). Effectivement ce titre porte bien son nom. Il est fait pour danser et vous avez du mal a rester assis quand vous l'entendez. C'est du funk brut de pomme. Ce groupe a apporté beaucoup de choses à la musique noire en général et à la dance music en particulier. Sly est pour moi un des pères fondateurs de la dance music des 70', donc du disco.
  • Crosby, Stills Nash & Young : Judy Blue Eyes (1969). Tiens, un groupe baba. Oui, mais de grands musiciens, et des harmonies vocales magiques. Ils ne sont pas très connus en France, mais leurs albums sont et restent de grands classiques. La chanson est dédiée à une chanteuse américaine Judy Collins, dont un des membre du groupe, Stephen Stills était amoureux.
  • Iggy Pop & the Stooges : I wanna be your dog (1969). Iggy l'iguane. Ceux qui l'ont vu live ne s'en sont jamais remis. Je n'ai pas eu cette chance. Quant à cette chanson, quand Iggy Pop chante sur un tempo préfigurant 10 ans à l'avance le mouvement punk "je te veux maintenant et ici, je veux être ton chien", c'est quand même plus funky et moins pleurnichard que quand Jacques Brel dit quasiment la même chose dans "ne me quitte pas" (chanson qui m'horripile). Iggy a récemment vendu son âme et cette chanson à SFR (il devait avoir des impôts à payer). Le bon côté des choses c'est que ça a permis aux jeunes générations de la découvrir.
  • Led Zeppelin : Whole Lotta Love (1969). Led Zep' est un des premiers groupes de rock que j'ai écouté "en temps réel" au début de mon adolescence dans les années 70. J'ai re-découvert la plupart des autres artistes de cette liste a posteriori. La première chanson que j'ai entendu d'eux était Stairway to Heaven. Mais je préfère Whole Lotta Love qui vous scotche au plafond dès que vous l'écoutez. Les riffs saturés de Jimmy Page et la voix suraigüe de Robert Plant vous vrillent la colonne vertébrale (ou autre chose). Fermez les yeux et dégustez.
  • Bob Dylan : Lay Lady Lay (1969). Que seraient les sixties sans le grand Bob ? Il a inspiré un nombre incalculables de musiciens et est une des dernières légendes vivantes de cette époque. Le précurseur des chansons à message. Mais plutôt qu'une "protest song", j'ai choisi une chanson d'amour. Avec sa voix nasale et une instrumentation sobre, Bob arrive a recréer l'atmosphère d'une chambre au petit matin après une nuit d'amour avec un gars qui supplie la femme qu'il aime de rester encore un peu avec lui.
  • Les Rolling Stones : Gimme Shelter (1969). De l'album Let it bleed qui n'est pas mon préféré des Stones. J'aime mieux leur début de seventies avec ce que je considère comme leur 2 meilleurs albums : Sticky fingers et Exile on Main Street. Mais ce titre là, il a tout pour lui : le son, les arrangements, la voix... Il est très violent et annonce à lui tout seul la fin d'une époque qui se voulait douce et sereine et le début de temps plus difficiles.
  • Et aussi, dans le désordre : les Suprêmes, les Doors, Marvin Gaye (bien sûr), James Brown (déjà), Janis Joplin (qui apparaitra dans la playlist 70'),Cream avec Eric Clapton, les débuts de David Bowie et du MC5 , les élucubrations d'Antoine (ça m'a marquée), la voix de Joe Cocker (dans le genre cinglé épileptique sur scène on a rarement fait mieux) et la guitare de Carlos Santana.
  • Suit ma playlist seventies : du glam rock jusqu'au disco en passant par le garage rock, le punk et les prémices de la cold wave et de l'électro.
Et en bande sonore : Purple Haze de Jimi Hendrix
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19:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Musique | |  Facebook | |  Imprimer | |