Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/01/2013

J'ai testé pour toi....

Si tu viens par ici de temps à autres, ou de autres à temps, tu sais qu'un jour de solitude et d'alcool on a décidé avec les copines de tester les afternoon teas des grands hôtels ou palaces parisiens.

Après celui du Shangri-La nous avons eu l'honneur et l'avantage de tester celui du Four Seasons Paris - George V.

Oui, on ne recule devant aucun sacrifice pâtissier pour toi, jeune lecteur/trice.

(et à la fois, c'est moyen comme sacrifice à dire vrai).

Car à partir du moment où tu mets le pied dans le hall de l'hôtel ...

basics_welcome.jpg

IMG_2452.jpg

IMG_2450.jpg

IMG_2449.jpg

IMG_2453.jpg

Et que tu arrives devant le restaurant.

IMG_2447.jpg

Tu sais que tu vas vivre un moment d'exception.

Et moment d'exception tu vivras.

Car ce n'est pas un simple quatre heures que l'on va te proposer mais un vrai mini-repas qui peut aisément te permettre de te dispenser de déjeuner le midi ou de diner le soir.

Sauf si tu as un très gros appétit.

Car dans un palace, un goûter se conjugue aussi....

IMG_2437.jpg

 

Avec champagne rosé....

Avant l'arrivée du service d'un copieux (très copieux) goûter sur 3 étages....

IMG_2438.jpg

IMG_2439.jpg

Avec des petits sandwiches salés dans des pains aromatisés (épinard, entre autres)

IMG_2440.jpg

Des scones, madeleines, carrot cake et autres muffins...

IMG_2441.jpg

Pour finir en douceur par des pâtisseries et verrine

gourmandes

IMG_2443.jpg

Avec délicieux thé à volonté.

Tout ceci dans une ambiance enchantée et avec un accueil et un service absolument hors pair, dont je tiens à souligner l'excellence.

Le Four Seasons George V ne mérite pas son label "palace" pour rien.

Difficile de s'arracher à cette bulle de luxe et de douceur.

Un dernier coup d'oeil à la cour intérieure illuminée et sous la neige !

IMG_2444.jpg

Et c'est déjà malheureusement l'heure de repartir !!

Je ne peux évidemment que vous conseiller de tenter l'expérience si vous en avez l'occasion pour vivre un moment exceptionnel.

Oui, comme je le précise à chaque fois, ce n'est pas forcément donné.

Mais, économisez plutôt deux restaurants moyens et offrez-vous un peu de rêve !!

Un grand merci aux équipes du restaurant du Four Seasons George V pour leur accueil et tout particulièrement à Hélène Avril

06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : afternoon tea, four seasons, george v | |  Facebook | |  Imprimer | |

07/01/2013

Le Rino ? Courez-y vite

La mangitude c'est une sorte de nirvana aromatique pour moi.

Je suis gourmande, je ne peux le nier au péril de mon tour de taille et au risque d'engueulade de mon médecin qui hurle en voyant mes résultats d'analyse "MADAME VOTRE TAUX de cholestérol pourrait alimenter UNE CENTRALE THERMIQUE fonctionnant à la graisse animale".

Un jour je serai condamnée à ne manger que de la salade et des haricots verts sans beurre.

En attendant, j'en profite.

Surtout quand on me propose de tester le bistro gastronomique d'un jeune chef italien prometteur, tu parles que je fonce comme un chat devant qui on agite un sachet de miaoumiam pour le dîner.

Et j'ai bien fait de foncer, je n'ai pas été déçue.

Car je commencerais directement par la conclusion, inutile de tourner autour de la poèle.

COUREZ AU RINO AVANT que le chef Giovanni Passerini soit une star et ouvre un restaurant aux prix dirons-nous plus inabordables.

Pourquoi ? 

Parce qu'un homme qui a réussi à me faire manger 4 ALIMENTS (anguille, épinards, ris de veau et truffes)  que je n'aurais jusqu'à alors même pas voulu toucher avec le bout d'une fourche de 1,50 m avant ce jour, en EN REDEMANDANT en prime, mérite la légion d'honneur des fourneaux (si ça existe).

Parce que sa cuisine est créative, innovante, légère et digne d'un grand restaurant. 

Dégoupillons d'entrée la question pratique.

Oui, c'est un peu plus cher qu'un banal Hippopotamus ou que ta pizzeria habituelle. 

MAIS tu sautes deux repas dans un restau moyen et tu peux t'offrir un vrai grand moment de gastronomie et un très bon souvenir.

Tu as deux menus le soir un à 41 euros avec 4 plats, et un à 64 avec 6 plats.

document.jpg

N'aies pas peur, les plats sont de petites quantités ce qui rend le volume du repas tout à fait approprié.

Astuce : si tu y vas à deux, fais comme Sandrine Camus et moi, prends un "petit" + un "grand" menu et partage ce qui te permettra de goûter à tout.

Je ne vais pas te décrire TOUTE la carte ci-dessus dans le détail mais un j'ai eu un VRAI coup de coeur pour les tortellinis de céleri-rave, d'une finesse extrême.

Le plat qui chante dans ta bouche au point que tu as presque envie de courir embrasser le cuisinier directement.

8454a2c856a411e2851d22000a1fb71f_7.jpg

 

Evidemment, je reviens donc sur le fait qu'en deux plats, le dit cuisinier m'a fait goûter et aimer 4 aliments rédhibitoires jusqu'alors  : un filet d'anguille SOUS un lit de pousses d'épinards avec une garniture d'orange amère sous forme de coulis à tomber par terre ET un ris de veau à se damner avec lamelles de truffes juste goûtues, pas trop fortes (comme c'est souvent le cas, en tous cas trop à mon goût) 

6d8149f256a911e28e2c22000a1fb747_7.jpg

Ne parlons pas des desserts : une brioche perdue avec glace mandarine dont on a l'impression qu'elle vient d'être cueillie sur l'arbre

fbc3d0da56af11e2b9ed22000a1f8cd8_7.jpg

et un incroyable mélange de yaourt de brebis, de chocolat et de glace aux céréales divinement léger.

 

Tu pourras accompagner ton repas de vins français ou italiens, de bonne tenue au choix. 

J'espère donc que mon enthousiasme réel pour ce jeune chef, ancien du Gazzetta sous la houlette de Petter Nilsson (pour les spécialistes) t'aura donné envie de le connaitre, car, encore une fois, son restaurant vaut vraiment le détour.

Si c'est le cas attention, le Rino compte peu de tables, une réservation s'impose.

Je crois même qu'une réservation bien à l'avance s'impose, vu le bouche à oreilles très favorable.

Ce restaurant, et bien d'autres, tu peux les retrouver grâce au nouveau service ZoomOn des pages jaunes sur Facebook  

Sur ZoomOn tu peux découvrir les derniers restos tendances, les bars et autres pubs incontournables, ou des adresses plus insolites mais qui cachent des trésors de savoir-faire...  ! ZoomOn existe en édition parisienne mais aussi pour plein d'autres grandes villes et régions de France pour que tout le monde puisse se régaler !

Et Giovanni Passerini inaugure justement la nouvelle série web food de ZoomOn Paris, dans laquelle des chefs parisiens partagent et présentent leur adresses gourmandes.

Découvre ses restaurants fétiches dans la vidéo ci-dessous.

(je crois que je vais craquer pour le glacier italien, mais chuuuuut)

 

Le Rino c'est 46 rue Trousseau 75011 Paris 

01 48 06 95 85

Du mardi au samedi le soir

Pour le midi c'est le vendredi et samedi uniquement.

06:00 Publié dans Cuisine, Sorties | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : rino, restaurant, zoom on, pages jaunes | |  Facebook | |  Imprimer | |

03/12/2012

Un après-midi au paradis

Les bars des grands hôtels c'est un peu mon pêché mignon.

Je préfère nettement les fréquenter que certains endroits dits branchouilles ou des restaurants où il faut aller absolument pour être vue.

Parce que pour un prix pas tellement supérieur aux tarifs pratiqués dans les dits endroits, tu as luxe, calme, volupté, qualité du service, du cadre et de la pitance.

Evidemment, je ne les fréquente pas tous les jours non plus, mon banquier ne serait pas d'accord.

Mais avec mon binôme Sandrine Camus, on a décidé de se faire plaisir de temps à autres en testant en particulier les tea-times de ces endroits d'exception.

Après une première incursion au Mandarin Oriental, nous avons fait une descente au Shangri-La, un des derniers palaces parisiens récemment ouvert près de la Tour Eiffel dans un hôtel particulier qui a appartenu à l'origine à l'un des petits-neveux de Napoléon, Roland Bonaparte.

Mais cette fois ci, en plus de simplement déguster un thé et des petits gâteaux, nous avons eu la chance d'avoir une visite guidée de l'établissement, de découvrir sa décoration raffinée (un style Napoléon III mais épuré complètement magnifique)

b48ce3523bc311e2a3eb22000a1fbdaa_7.jpg

6beffea03bd611e297b922000a1fa527_7.jpg


et, outre les chambres "classiques",

393e5ba83bc411e2bf3622000a9f1886_7.jpg


les salons de réception, le hall et les restaurants, de pouvoir pénétrer dans la plus belle suite de l'hôtel.

Et là je vous assure que pour une parisienne endurcie telle que moi et parfois revenue de tout (parfois seulement) j'ai eu des étoiles dans les yeux.

Une terrasse et une vue tellement magique que je ne m'en suis pas encore remise 48 heures après. 

La Tour Eiffel au premier plan et la vue sur tout Paris à 360 degrés.

10f41ee83bc511e2851922000a9e084f_7.jpg

 

a6cb9aa43bc511e2af7e22000a1f8ae5_7 (1).jpg


Evidemment le prix de la suite est inaccessible pour le commun des mortels.

Mais rien que le fait d'avoir pu y glisser un orteil et les yeux me laisse une impression divine.

Et le divin ne s'est pas arrêté à la sortie de la chambre.

Si tu aimes la pâtisserie, n'hésite plus.

Economise quelques gâteaux dispensables et cours t'offrir une douceur au Shangri-La.

Je te recommande plus que chaudement l'afternoon tea. 

ec7cfa843bca11e2a33422000a1cbd24_7 (1).jpg


Dans une ambiance raffinée avec un service impeccable, tu démarreras avec quelques délicieux petits sandwiches salés,

8853273a3bcb11e28c3c22000a1fb85a_7 (1).jpg


en passant par des scones,

4c1705063bcc11e2ba9922000a1f9c9a_7.jpg


pour terminer sur des pâtisseries ... Comme j'en ai rarement mangé auparavant.

d37c65443bcd11e2979622000a1fb04f_7.jpg


Arômes subtilissimes, sucre délicat juste ce qu'il faut mais pas plus, textures fondantes, avec une mention spéciale à une incroyable meringue qui fond dans ta bouche te laissant un arrière-goût de béatitude totale.

Je crois qu'on peut même parler d'orgasme gustatif.

Moi qui ne suis pas une folle de tiramisu, je t'assure que celui du Shangri-la, fait directement à l'expresso italien, te donne immédiatement envie de changer d'avis.

Quant au cheesecake au pomelos, les mots sont inutiles, à ce stade.

Nous avons même eu le privilège d'échanger pendant quelques minutes avec le pourvoyeur de délices, le Chef Pâtissier de l'hôtel, François Perret, qui nous a livré quelques-uns de ses petits secrets.

Mais a décliné notre demande en mariage.

Il avait une génoise à terminer.

Dommage.

Trève de plaisanterie et de pâtisserie réunies, si tu passes par Paris et que tu veux vivre un moment d'exception qui reste cependant dans les limites du raisonnable, cours prendre un thé au Shangri-La.

Parole de Manu, tu ne le regretteras pas...

06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : shangri-la, pâtisserie | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/11/2012

Non non et non à un Starbucks place du Tertre

Paris change, ses quartiers évoluent, très bien.

Ou pas.

Je dois dire que mon quasi-seul côté conservateur s'exprimerait éventuellement sur cette évolution.

J'aime tellement MON Paris que je peine à le voir se transformer et pas toujours dans le bon sens.

Ses vieux murs me servent de points de repère en me donnant l'illusion que certaines choses sont immuables. C'est rassurant, même si ce n'est pas le reflet de la réalité.

Autant te dire que quand j'ai appris via Nath qu'un projet d'installation d'un Starbucks place du Tertre à Montmartre était en cours, mon sang n'a fait qu'un tour. 

Il est arrivé jusqu'à mes lèvres qui ont clairement prononcé la phrase "Enc.... de ta R..."

Car OUI je suis farouchement CONTRE l'installation de ce porte-avions nord-américain en haut de la butte.

Non pas que je sois une habituée assidue de la place, à laquelle je préfère nettement d'autres coins moins galvaudés de Montmartre, ni une fan de son aspect actuel, la plupart de ses restaurants, cafés, terrasses et peintres étant aussi authentiques que je suis La Callas.

Sans compter je les nettoierais volontiers au Karcher ces cafés en carton, barbouilleurs du dimanche et musiciens soit-disant typiques qui la recouvrent. Leur production étant à la limite de ce que les sens humains peuvent tolérer.

La place retrouverait éventuellement ainsi son allure de village parigot réellement caractéristique. 

 

MAIS pour les touristes qui y passent, c'est Frenchie, rigolo, une cliché parisien au même titre que la tour Eiffel en plastique qu'il ramèneront à la fin de leur séjour.

Et même pour les parisiens, barbouilleurs du dimanche en carton ou pas, quand tu la traverses au gré d'une promenade un dimanche matin pour peu qu'il n'y ait pas des nuées de touristes, tu as l'impression sur la place du village de ta grand-mère.

La campagne à Paris ...

Bon, généralement, campagne ou pas, tu en pars en courant très vite à partir du moment où un accordéoniste te zonzonne "la java bleue" dans l'oreille gauche.

Mais que ce soit donc un décor de carte postale ou pas, changer fondamentalement l'esprit du lieu en y mettant un Starbucks, c'est inimaginable.

Pourquoi ne pas installer un McDo sous l'Obelisque de la Concorde tant qu'on y est.

Attention, je n'ai absolument rien contre ces chaînes de divertissement agro-alimentaires et caloriques.

J'y descend même volontiers en cas d'envie pressante de café ou de hamburger.

Café cher pour ce qu'il est au passage d'ailleurs chez Starbucks, mais bon, ceci est un autre débat.

Il y a un temps et un endroit pour tout.

Il existe déjà un Starbucks boulevard de Clichy à 10 minutes à pieds sous la butte, je pense que les gens qui le souhaitent peuvent largement faire le déplacement pour s'y rendre.

Les touristes qui viennent à Montmartre, je pense peut-être à tort qu'il viennent pour une atmosphère, pas pour retrouver ce qui existe partout ailleurs dans le monde.

Ou alors à quoi sert de voyager.

Malheureusement je crains qu'il ne soit déjà un peu tard pour faire barrage au projet.

Selon l'article du Parisien qui fait référence à cette affaire, les loyers de Montmartre en général et de la Place en particulier sont devenus tellement astronomiques qu'aucun "petit" commerçant ne peut reprendre le local de l'ancien "pichet du tertre", restaurant fermé il y a un an pour raisons d'hygiène.

Même l'Association des commerçants du Haut-Montmartre  a fini par se résigner, avec le sentiment que Starbucks est tout de même préférable à un fast-food. 

Le pourvoyeur de café US devrait donc ouvrir dès 2013 au milieu des restaurants traditionnels.

A moins que..... Quelques-uns d'entre nous fassent un peu de bruit, un petit sitting devant l'endroit avec des pancartes, voire une demande de justification à la mairie de Paris ?

Pour ce qui me concerne, je pense que le moins que je puisse faire est de ne jamais y mettre les pieds.

Voire de ne plus mettre les pieds dans d'autres établissements de la même marque et d'inciter peut-être mes connaissances à faire de même. Ce ne sera pas extrêmement difficile : je ne suis pas une fan assidue, je préfère encore boire un petit noir dans un café.

Les blogueurs parisiens qu'en pensez-vous ?

Affaire à suivre en tous cas.

 

img_Place-du-Tertre--Montmartre--Paris_LAWRENCE_ref~150.001010.00_mode~zoom.jpg

06:00 Publié dans Actualités, Sorties | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : montmartre, place du tertre, starbucks | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/10/2012

Adieu Jardin d'Acclimatation ?

Il serait question - et je vais mettre prudemment le reste de ce billet au conditionnel, faute de plusieurs sources fiables qui vont dans le même sens - que le Jardin d'Acclimatation disparaîsse.

Le Parc ayant été repris par le groupe LVMH et jouxtant le projet assez pharaonique de fondation pour l'art moderne qui abriterait la collection de Bernard Arnault, il deviendrait l'écrin entourant le musée de monsieur A.

Pour glorifier sa brillance et sa gloire actuelle, puis posthume.

Pour les non-parisiens qu'est-ce exactement que le Jardin d'Acclimatation?

Dans le cadre du « remodelage » de Paris,  Napoléon III veut doter Paris d’un parc paysager dessiné selon le modèle des jardins anglais.

À la même époque, le célèbre zoologiste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire cherche un lieu où présenter une large variété d’animaux, car la ménagerie du Muséum du Jardin des Plantes ne suffit plus.

En 1854, il fonde la Société impériale zoologique d’acclimatation. L’objectif de la Société est de créer un jardin favorisant l’introduction, l’adaptation et la domestication d’espèces animales.En 1858, la ville de Paris accorde à la Société une concession de quinze hectares dans le Bois de Boulogne. Le jardin ouvre en 1860 et sert de parc de loisirs aux petits parisiens depuis lors. 

Il abrite des aires de jeux, des toboggans, des pelouses, des pièces d'eau, une ménagerie d'animaux exotiques, le musée en herbe, un guignol gratuit et un mini-parc d'attractions et de manèges qui fait le bonheur des petits.

La possibilité offerte pour quelques euros de se divertir sans avoir besoin d'aller jusqu'aux grands parcs d'attractions de la banlieue parisienne. Sans avoir besoin ou sans le pouvoir, pour les plus modestes.

Rappelons qu'un budget fait d'un trajet en RER aller-retour et un billet d'entrée pour Disney est un luxe que certaines familles ne peuvent pas s'offrir, surtout par les temps qui courent.

La fermeture du parc serait programmée pour le début de l'été 2014.

En février 2012, le responsable du site chez LVMH voulait obtenir une résiliation anticipée du contrat de concession dont bénéficie la société Ludovert, qui gère les manèges. Un sursis a été obtenu en dernière minute. Jusqu'à quand ?

Le club hippique du parc a été déjà discrètement et très brutalement fermé en avril de cette année.

La cour administrative d’appel de Paris a validé en juin le permis de construire du musée d’art contemporain du groupe LVMH, annulé en janvier 2011, alors que la construction du bâtiment dans le bois de Boulogne est déjà bien avancée. Après un feuilleton de près de deux ans. La "chrysalide" de Frank Gehry dont les travaux sont déjà bien avancés pourra donc légalement voir le jour.

En lisière du parc.

Que Bernard Arnault aurait l'intention de bétonner.

Je précise par ailleurs que j'adore l'art moderne, que je trouve les bâtiments de Gehry superbes et qu'une ville n'a jamais assez de musées ni de culture.

 

MAIS doit-on pour autant priver les petits parisiens d'un des rares endroits où ils peuvent trouver distraction et verdure ?

 

Paris n'est pas une ville si riche en parcs pour qu'on en sacrifie un.


Sentimentalement, avec le jardin des Plantes, Acclimatation c'est un des jardins de mon enfance, nous allions chez ma grand-mère qui habitait Levallois, et mon père m'y payait quasi-systématiquement une virée avec manèges et tir à la carabine à fléchettes avant le déjeuner du dimanche midi.

J'ai des souvenirs émus des baraques rétros des forains, de la barbe à papa, du guignol et de la ménagerie et de la grande balade Levallois - Bois de Boulogne via Neuilly avec mon père.

J'aimerais bien que quelques autres générations de titis de paname en aient aussi.

Si ce n'est pas le cas, j'en serais assez furieuse et attristée.

Au-delà de la disparition du parc lui-même c'est la disparition d'un certain Paris que je déplore. Le Paris vivant et populaire qui cède la place à une ville bobobranchouille un peu figée, une ville-musée pour les gens aisés et les touristes.


Encore une fois, je n'ai pas vraiment de confirmation totale de cette information mis à part une pétition, quelques articles de blogs et des articles concernant la fondation Bernard Arnault.

J'espère simplement que LVMH considèrera plus, pour une fois, plus le bien-être que le prestige.

Malheureusement, j'ai un vague doute à ce sujet.

Une intuition, sans doute.

sipa_00606270_000036.jpg


 

 

 



 

06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : jardin d'acclimatation, fermeture, bernard arnault, lvmh | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/09/2012

Moi aussi un jour je ferai des bruits avec ma bouche

Comme le tiercé pour Omar Sharif, le comique c'est ma grande passion.

J'aime faire rire, ça me parait une politesse essentielle de détendre ses contemporains stressés.

J'aime aussi tendre mes contemporains stressés quand ils sont beaux gosses, mais ceci est une autre histoire. 

Et en plus de faire le clown, j'aime aussi rire aux pitreries des autres.

Donc un one-man-show ça ne se refuse jamais. Surtout en ces temps de morositude morose qui n'incitent guère au youpilala.

Surtout au Splendid, le mythique théâtre parisien qui a vu les débuts de la troupe du même nom, et où votre servitrice a notamment, et entre autres, eu le plaisir et l'avantage de voir "Nuit d'ivresse" avec Josiane Balasko et Thierry Lhermitte avant que ce soit un film.

Le théâtre n'a pas changé.

Qui a crié "TOI, SI" ?

Toi, là-bas au fond, tu sors. Et tu ne reviens pas.

Cette fois-ci le Splendid accueille le retour de Titoff après 5 ans d'absence sur scène.

Et c'est là que tu attends probablement mes impressions sur le spectacle.

Qu'est-ce que tu dirais si je te répondais 

1/ Je n'aime pas parler d'autre chose que de moi, donc ça m'embête

2/ Je n'ai pas envie ?

...

Tu me répondrais "pauvre folle", et tu aurais raison.

Donc, rapidement, avant de reparler de mon nombril et avant de m'ennuyer : globalement le spectacle est BIEN. Et certainement à voir si tu as envie d'une petite tranche de détente dans ce monde sans pitié.

Le fil conducteur du show mi stand-up/mi-sketch est le volume d'informations que nous recevons tous tous les jours et ses conséquences sur notre vie quotidienne.

Très sincèrement ? A mon humble avis Titoff cherche encore un peu ses marques sur la première partie du spectacle jusqu'à la première pause. 

Après le spectacle décolle vraiment avec le sketch sur la pub Kinder Bueno que je te laisse d'ailleurs découvrir en exclusivité


"Kinder Bueno" extrait du Nouveau spectacle de... par Titoff-dejaderetour

ou encore celui sur le geek vendeur d'ordinateurs.

Qui nous a bien fait rire moi et mes collègues de l'écriture des internets présents ce soir là.

Nous avons d'ailleurs eu le privilège de lui démontrer après le spectacle que sa vision était un poil faussée. Vu que nous n'étions ni blafards faute de lumière du jour, ni vêtus de tee-shirts star wars et de baskets vintages sentant le renfermé.

Je tiens du coup  à remercier notre hôte pour son accueil d'après spectacle.

Car pour avoir côtoyé un certain nombre de gens plus ou moins connus, ce genre de rencontres vire souvent au monologue du "moi moi moi, je, moi, ma vie, mon oeuvre et mon nombril"

(oui, du coup, je me la pète aussi en racontant que j'ai côtoyé des gens connus en masse).

Rien de tel avec Titoff, qui nous a certes expliqué la genèse de son spectacle mais qui a vraiment pris le temps de discuter avec nous de NOTRE vie et NOTRE oeuvre dans une conversation au naturel et  à bâtons rompus tout à fait divertissante.

Autour d'une coupette. Ce qui m'a donné l'occasion de me ridiculiser une fois de plus en avalant mon verre avec un bruit de bouche un peu incongru.

Ce qui m'a valu évidemment un tir croisé de vannes de notre hôte du jour et de mes compagnons, que je ne remercie pas au passage.

Tu constateras donc au passage le plaisir intense que je prends à cet échange

photo.JPG

(et oui, je porte des lunettes, parfois, ça arrive même aux meilleurs)

(et à part faire rire, je constate que j'ai un certain talent pour tirer la tronche, aussi)

Donc, si tu es sur Paris, va donc voir le spectacle de Titoff, c'est un monsieur drôle ET charmant. Tu passeras une bonne soirée.

En attendant, je te laisse, moi j'ai un one-woman show sur les bruits de bouche à écrire.

06:00 Publié dans Sorties, Spectacles | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : titoff, spectacle, sketch, splendid, kinder bueno, rencontre | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/09/2012

Je pfiouuute même mes soirées

Lecteur, rice occasionnel(le) si tu est dubitatif(ve) parce que tu ignores ce qu'est un pfiouuuu cherche un peu sur ce blog.

En tout état de cause, tu es gravement under-hype et potentiellement la risée de tout ton voisinage réel et virtuel.

Parfois à force d'écrire des sonneries à longueur de temps, on te prend en pitié et on te demande de venir ambiancer des évènements avec des petits fours et du champagne.

Moi, ambiancer, c'est un peu mon concept de vie.

C'est quasiment mon seul talent artistique d'ailleurs. Vu que je chante comme un castrat enroué, que je danse comme un marsouin en période de reproduction, que mes photos sont floues et de travers et que mes dessins ressemblent à ceux d'un enfant de 8 ans en phase d'opposition.

Mais quand je fais tout ensemble, visiblement ça amuse le festivalier au bord du buffet entre deux coupettes de champ'.

Donc, on m'invite, j'ambiance.

Et je visite.

Parce que mon deuxième concept de vie c'est de découvrir des lieux un peu secrets, un peu exclusifs où la plèbe n'est pas autorisée à rentrer en temps ordinaire.

J'aime bien "la plèbe" comme mot d'ailleurs. C'est délicieusement méprisant. 

En l'occurrence c'est Contrex pour le lancement de la Contrexpérience Saison 2 qui nous a permis de pénétrer à l'intérieur de la Cité Universitaire pour découvrir un superbe salon néo-renaissance digne d'abriter les plus beaux cocktails. 

Plafond.jpeg

 

salle.jpeg


Je n'avais aucune idée qu'une telle pièce puisse exister à l'intérieur d'un des bâtiments de la cité.

Et à propos de pièce, hormis architecturale, nous avons été gâtées, nous les filles.

Car Le public présent, a eu le plaisir de découvrir et de participer en exclusivité à la nouvelle expérience Contrex  basée sur l’idée « On mincirait mieux si c’était plus fun ».

Avec un DJ set exclusif de Make The Girl Dance et un spectacle son et lumière à couper le souffle,...

La marque a imaginé un concept renversant avec Marcel, agence créative, épaulée par l’équipe de vidéographistes Superbien et le réalisateur Matthieu Jorrot. 

Le public a pu découvrir un immeuble en feu sous ses yeux, avec des « beaux gosses » en détresse aux fenêtres!

DSC_8345.jpg

 

DSC_8085.jpg


Devant cette façade, des steppers sur lesquels les participants ont été invités à monter. Grâce à leurs mouvements toniques, des jets d’eau ont été actionnés et ont éteint l’incendie petit à petit pour ainsi sauver les jeunes hommes prisonniers des flammes. Et découvrir qu’ils avaient brûlé 2000 calories, dans la joie et la bonne humeur! 

Bon arroser les beaux gosses, c'était rigolo, mais nous dans le carré VIP, loin de la plèbe (uhuhuhuhuh) nous étions un peu loin pour leur jeter de l'eau.

C'est pourquoi, avec mes consoeurs, nous nous sommes postées à la sorties des artistes aquatiques pour voir du biceps d'un peu plus près.

Et de fait.... On les a vus passer sous notre nez.

 

FD1_7141.jpg

 

FD1_7146.jpg


Et même avec Sandrine Camus, on a réussi à en choper deux exemplaires à la sortie des douches à peine couverts par une micro-serviette de bain.

On leur a fait coucou.

Ils nous ont fait coucou aussi.

Bref on s'est fait coucou.

Au frais de Contrex qui n'y a vu que de... L'eau.

Mouahahahah

(et oui, toutes les occasions sont bonnes)

(j'ai le droit, je suis âgée, y'a prescription)

(c'est un excellent prétexte pour tâter du muscle d'ailleurs, les gars ne se méfient pas ils croient que c'est l'instinct maternel, tu parles)

(mandieu si un jour le meuri se met à lire ce blog je suis morte)


06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : contrex, contrexpérience, cité universitaire, évènement | |  Facebook | |  Imprimer | |