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24/09/2012

Le jeu des (7 ou plus) familles de twitter

J'y passe ma vie ou quasiment.

Il était donc normal qu'un jour je me lance dans l'étude socio-typologique de twitter.

Etude menée au doigt levé dans le vent avec le plus grand sérieux, bien évidemment.

Et que l'institut CSA ne renierait pas (Yves-Marie, si tu me lis...)

Evidemment, je n'invente rien, évidemment, l'exercice a déjà été fait à moultes reprises.

Mais ce sera la mienne d'étude à Manu qu'elle est bien et peut-être que dans 200 ans les élèves de CE1 l'étudieront en cours de réseau social, qui aura remplacé la géographie, dont tout le monde se contrecognera puisque tu peux d'ores et déjà contacter le Kazakhstan en 1/4 de seconde, donc à qui ça sert de savoir où ça se situe.

Donc.

Petite typologie de qui et quoi je vois passer sur twitter.

LES ADOS

font des tweets à base de Justin Bieber, de kikoolol et de ta mère la pute. Sémantique assez limitée du genre "Les Onedirectioners allé tous vous fer metre" (with les fautes) ou "j'aime trop fort les slims rouges" . Sont trop mignons quand il pensent que toi aussi tu as 15 ans et demi ou que tu pourrais leur servir de mère de substitution. Sinon difficiles à suivre. Comme les ados dans la vraie vie en somme. Mais gentils. Ou casse-couilles en fonction des jours


LES NERDS

Ont un langage codé difficilement accessible au commun des mortels à base de protocole, de HTML, d'adresse IP, de boucle de redirection et d'engins mystérieux. Parfois on a l'impression qu'ils vivent dans une dimension parallèle avec Sheldon Cooper. Grâce à eux tu sais quand va sortir l'Iphone 5, tu as toutes les keynotes d'Apple en streaming et les bonnes adresses de sites qui vont bien. Se moquent des bloggeuses mode mais sont tout aussi hystériques devant un nouvel OS qu'une fashionista devant le dernier it-bag. Utiles en cas de panne chez toi, tu en trouves toujours un en ligne qui peut faire le SAV. Quand il n'est pas occupé à démolir l'hérétique d'en face qui utilise un MAC alors qu'il est PCiste (tous des moutons) et vice-versa (tous des abrutis).

 

LES POLITIQUES

Principale activité ? S'engueuler. D'un camp à l'autre bien sur, les grands sujets de société donnant lieu à un échange de noms d'oiseaux en 140 caractères qui égayent souvent, il faut bien le dire, notre petit quotidien. Mais, surtout, dans le même camp. Les différentes composantes d'un même parti s'envoyant régulièrement sur twitter des scuds à base de "espèce de néo-réactionnaire" "tu n'es qu'un vulgaire marxiste reconverti" "l'écologie n'est pas un vrai mouvement" ou tout simplement "pauvre cloche". Assez amusant parfois. Saoulant souvent. Surtout quand les arguments échangés ne dépassent justement pas le "pauvre cloche"

 

LES PIPEULES

Mon conseil ? Zappe. Aucun intérêt à 95 % du temps. A part nous faire part de leurs agendas et du fait qu'il ont rencontré un encore plus pipeule qu'eux (avec qui ils se sont fait prendre en photo). Essayent parfois d'être drôles. Ne le sont pas. Ou plus exactement leurs CM ne le sont pas. Parce qu'ami non initié, rares sont les pipeules qui tweetent eux-mêmes en fait. Ah si, les has-been twittent eux-mêmes. Car twitter constitue une excellente base de repli pour les ex-, demi- et presque- vedettes (genre anciens de Secret Story) qui déclenchent des clashes sur tout et n'importe quoi pour s'y faire de la pub. Plus une "célébrité" est provocatrice, plus elle est has-been c'est le principe des vases communiquants.

 

LES INFLUENTS

Ne te parlent pas si tu as moins de 15680 followers comme eux. Et encore. Parlent souvent avec les pipeules ci-dessus. De trucs qu'ils ont fait entre gens de bonne compagnie "l'avant première du bar à oxygène de l'hôtel Intercontinental à New-York c'était géniaaaaaal" "J'étais avec Lady Gaga backstage, c'était géniaaaaal" "J'ai discuté avec Jean-Claude Vandamme à la soirée Brossard, c'était géniaaaaal" "J'ai serré la main de François Hollande, c'était géniaaaaal" . Encore plus ennuyeux que les pipeules, parce qu'ils ne sont même pas pipeules, mais il pensent qu'ils le sont, sans l'être. Tu me suis ? Non ? C'est pas grave, j'arrive à me comprendre, c'est l'essentiel.

 

LES FILLES

Vaste communauté de 18 à .... On a dit qu'on ne parlait pas d'âge, qui échange en vrac les photos de vernis, les adresses de pâtisseries et de sites de déco, les photos d'hommes nus, de chats, et de tweets à base de "TROOOOOP CHOUUUUU" et de "tu crois qu'il en a une grosse" ? J'hésite à inclure les mères et les cuisinières dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même, parfois vers 22.30/23.00 les mères et les cuisinières se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil. J'ai des noms. Je les garde en cas de besoin pour faire des dossiers. Je peux les donner contre un gros chèque ceci dit. Ou contre une photo de mec à poil, ça suffira.

 

LES GARS

Vaste communauté de 18 à... Boh les mecs ont toujours 18 ans dans leur tête de toute manière, qui échange des photos de footballeurs, les adresses de bars et de sites de pièces détachées, les photos de femmes nues, de chats (oui, ça tu n'y coupes pas quelque soit le sexe), et de tweets à base de "Zlatan est trop fort" et de "tu crois qu'elle est bonne" ? J'hésite à inclure les pères et les cuisiniers dans le lot de peur de me faire lapider (je suis lâche). Mais quand même parfois, vers 22.30/23.00 les pères et les cuisiniers se lâchent et commencent à me demander des photos de mecs à poil ....

Mouahahahahah (j'ai des noms aussi) (je les garde pour mes dossiers)

 

LES POETES

Parfois au milieu d'une mer d'ennui et de tweets vides de sens arrivent LA perle en 140 caractères qui te fait faire un "O" muet d'admiration avec ta bouche et penser "PUTAIN J'AURAIS VOULU ECRIRE CE TRUC". Drôles, poétiques, sarcastiques, percutants, ils sont quelques-uns à ciseler leurs tweets et leurs pensées comme un orfèvre cisèle un petit bijou. Heureusement que ces gens existent. On devrait les canoniser et construire un temple à leur gloire. Ils sont les 5 ou 10 % qui font que twitter vaut le coup d'y rester.

 

LES TROLLS, LES STALKERS, LES HATERS

Ils font notre amusement, et notre exaspération. Ils sont là par pure méchanceté et pour piétiner tout ce qui se présente sur leur écran. Ils sont le yin de ton yang, le professeur Moriarty de Sherlock Holmes, le Nadine Morano de la politique, le méchant de service. Jouer avec est parfois assez distrayant du coup. Faire exploser un troll en vol est un exercice intellectuel assez enrichissant, voire carrément jouissif, quand tu as du temps à perdre et le moral au beau fixe. Sinon, ne pas répondre est la meilleure solution. Le gusse d'en face se fatiguera assez vite de crier tout seul dans le vide. Au pire, l'option "bloquer" existe toujours. Je préfère encore les trolls aux stalkers. Les gusses pas méchants, mais un peu (voire très) lourds, qui te bombardent de tweets dès que tu mets un pied sur twitter alors que tu n'as qu'une envie très modérée d'échanger avec eux. Tu t'en veux d'être abrupte avec eux. Donc tu les garde. Ils te  harcèlent. Jusqu'au jour où tu n'en peux plus et tu les bloque. Et là c'est le drame. 24 h de cris et de larmes. 

 

LES CHRONIQUEURS

Commentent l'actualité. Toute l'actualité. De A à Z. Pratique pour suivre les évènements en temps réel. Moins drôle quand tu en est à ton 377ème "RIP Mireille Mathieu" ou "Le Kazakhstan vient d'être libéré". Parfois les chroniqueurs pensent aussi que leur avis sur l'actualité compte vraiment. C'est à ce moment précis qu'il faut leur rappeler que ... Non, en fait. Ce que je me charge de faire avec ardeur et délectation. Ce qui me classe directement dans la catégorie ci-dessus à leurs yeux. J'en conviens. C'est moyennement civique. Mais assez jouissif. Sous-catégorie des chroniqueurs : les live-twitters qui nous font partager leurs programmes télé. Pour le meilleur (nous avons connu quelques moments épiques de télé connectée) et le pire (je ne jetterai la pierre à personne, mais quand même).


 

ET MOI

A priori, je suis un concentré de tout ce qui précède. Donc parfaitement insupportable. Mais je balance des photos de mecs à poil vers 22.30/23.00 ce qui semble plaire à un peu plus de 3000 personnes. J'ai les noms. Comme je disais plus haut, ça servira toujours en cas de besoin.

Tremble, twitter

twitter.11.jpg

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : twitter, catégories, réseaux sociaux | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/09/2012

Ras la parodie

Je voudrais pousser un cri strident de déchirement pleuvral

HIIIIIIIIIIIIII

Et râler. 

Ca faisait au moins deux bonnes heures que j'étais gentille, c'est trop.

J'en ai marre des parodies sur le net.

Pas un truc un peu original qui sorte sans qu'on se gaufre 32692 reprises plus ou moins drôles de l'OVNI.

Rappelle-toi des types en justaucorps avec poutre apparente qui dansaient sur le single ladies de Beyoncé, des parodies en eskimo de Bref, ou de - horreur totale - l'adaptation Rochechanesque de "Call me Maybe" qui te reste bien dans le crâne 3 semaines après.

Et aujourd'hui, c'est le défilé des imitations de Gangnam style. Un truc électro-asiatique avec une chorégraphie bondissante qui est presque un appel "oh oui, parodie-moi"

Je n'en peux plus.

Dis Monsieur Plus, on peut pas avoir des choses un peu originales au lieu de la énièmes recopie de  ?

Parce que si c'est le futur des internets, je te préviens, moi je me casse.

Ca, c'est dit.

Court mais efficace dans le message, non ?

Non ?

Bon, dans ce cas, il ne me reste qu'à faire une parodie de ce billet.

Pour faire passer le message.

...

Je voudrais pousser un cri strident de déchirement pleuvral

HIIIIIIIIIIIIII

Et râler. 

Ca faisait au moins deux bonnes heures que j'étais gentille, c'est trop.

J'en ai marre des parodies sur le net.

Pas un truc un peu original qui sorte sans qu'on se gaufre 32692 reprises plus ou moins drôles de l'OVNI.

Rappelle-toi des types en justaucorps avec poutre apparente qui dansaient sur le single ladies de Beyoncé, des parodies en eskimo de Bref, ou de - horreur totale - l'adaptation Rochechanesque de "Call me Maybe" qui te reste bien dans le crâne 3 semaines après.

Et aujourd'hui, c'est le défilé des imitations de gangnam style. Un truc électro-asiatique avec une chorégraphie bondissante qui est presque un appel "oh oui, parodie-moi"

Je n'en peux plus.

Dis Monsieur Plus, on peut pas avoir des choses un peu originales au lieu de la énièmes recopie de  ?

Parce que si c'est le futur des internets, je te préviens, moi je me casse.

Ca, c'est dit.

Court mais efficace dans le message, non ?

Non ?

Bon, dans ce cas, il ne me reste qu'à faire une parodie de ce billet.

Pour faire passer le message.

(ayé t'as compris là, ou je recommence ?)

(Bon j'admets la version chatroulette de Call Me Maybe était quand même à hurler de rire, ta tête des gars, franchement....)

06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : parodies, bref, single ladies, call me maybe, gangnam style | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/07/2012

"Je ne vais plus sur internet" est le nouveau snobisme

Depuis quelques mois on voit fleurir des déclarations fracassantes de gens qui abandonnent le cyber monde.

Principalement intellectuels, ou prétendus tels, ils ou elles rejettent "l'esclavage" et "l'abrutissement" crée par internet et les réseaux sociaux.

C'est rigolo, on pourrait ressortir les discours de leurs prédécesseurs il y a une quarantaine d'années qui disaient exactement la même chose de la télévision.

Je suis prête à parier qu'en remontant dans l'histoire, leurs grands-pères parlaient de façon similaire de la TSF.

Et qu'on entendait déjà ce même discours au moment de l'invention de l'imprimerie.

Parmi d'autres, Nick Bilton, qui a décidé de ne plus répondre à ses emails.

Lui, sa démarche peut se comprendre, voire se partager.

L'email, courrier électronique qui facilitait la communication d'un bout de la planète à l'autre il y a encore quelques années présente finalement les mêmes défauts que son ancêtre papier. Envahissement, courriers indésirables, tri régulier à faire sous peine de piles qui s'alourdissent chaque jour. Je déprime à chaque retour de vacances devant les 4 ou 500 mails qui m'attendent au bureau. Du coup, je fais comme lui, je ne les ouvre plus. Je me dis que si vraiment il y a une urgence, on viendra me le signaler. 

Mais que dire des autres, Frederic Beigbeder en tête. Egerie masculine de la branchouillerie parisienne, il a décrété qu'il n'aimait ni les livres électroniques, ni Facebook, ni twitter qu'il considère le nez pincé comme un espèce d'égout à ciel ouvert où se déversent toutes les bassesses du genre humain. Un cloaque boueux bien trop sale pour ses jolies chaussures de créateur.

Ou encore de Kolia Delesalle, journaliste à Télérama qui annonce de façon très scénographiée son retrait de twitter "adieu peuple, je me drape dans ma dignitude et je me retire sous vos applaudissements". "Je retourne dans la vraie vie" dit-il en prenant bien la peine de préciser qu'il a été inondé de SMS et mails qui se lamentaient sur sa défection  du style « Qu'est-ce que tu fous ? » ; « Je rêve ou tu as quitté Twitter ? » ; « C'est quoi ce bordel ? » ; « Tout le monde se demande ce qui se passe ! »

Mais bien sur. Comme c'est crédible. Twitter a une mémoire de poisson rouge. Tu es généralement oublié au bout de 2 minutes maximum. Même par tes plus fidèles followers.

Arrête un peu ton cinéma Kolia, partir, vraiment partir c'est se retirer sans explication et stopper net, sans fleurs ni couronnes. Tu ne pars pas vraiment, tu te fais de l'auto-promo, point. Tu es comme les vieilles actrices qui font leurs adieux en pleurant sur scène et reviennent l'année suivante, ce par quoi tu conclus ton billet d'ailleurs. 

"Je suis vivant" dis-tu. Ce qui signifie que nous pauvres esclaves du pixel, nous sommes des zombies enchaînés à notre clavier. Mais que toi, tu as vu la lumière et que donc, tu es un être infiniment supérieur.

Quelle prétention sans bornes.

Quel snobisme.

Car apparemment, pour toi Beigbeder et ceux qui pensent de façon similaire, il est de bon ton de mépriser la cyber communication. 

Plus que la cyber communication d'ailleurs, il est de bon ton de mépriser tout ce qui est populaire, répandu, partagé voire universel.

Les anglo-saxons appellent cela le mainstream le "courant principal" 

Je connais cette tendance, je la pratique aussi. Je méprise le mainstream en cas de mauvais goût et la qualité discutable.

Mais notre différence fondamentale est que mainstream ou pas, quand quelque chose est bon, beau, de qualité ou bénéfique, je suis volontaire pour faire le mouton avec les moutons.

Je suis une pauvre victime consentante de l'esclavage électronique et d'Apple réunis. Qui m'ont sans doute apporté plus, beaucoup plus que les seules relations que j'aurais pu avoir IRL. Et ouverts des horizons que je n'aurais pas soupçonné il y a quelques années.

Je suis donc une pauvre fille perdue et à moitié débile, selon vos critères, messieurs.

Juste un truc, si le clampin qui a inventé le feu avait écouté votre ancêtre qui lui disait à l'oreille "le feu ? C'est tellement vulgaire, ça va nous rendre esclave de notre nourriture", on en serait encore à manger de la viande crue sur nos genoux vêtus de pagnes en feuilles de bananier.

Pour ma part, je préfère déguster un steak à point avec quelques vêtements stylés sur le dos et tapoter sur un clavier.

Chacun sa lobotomie. J'ai choisi la mienne.

 

tweet-zombie1.jpg

Et fière de l'être...

 

06:00 Publié dans Actualités, Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook | |  Imprimer | |

05/07/2012

Le hot 50 des plus beaux mecs de twitter (ou pas)

Alors, oui, on en a eu marre, des classements de la plus belle pouliche en regardant ses dents et des pseudo classements de gens sur twitter ou sur les blogs, qui ne sont que des listes de pipeules ou des community managers.

Alors oui, et j'anticipe les critiques, on est pas mieux que les autres.

Nous aussi, on est discriminantes, sélectives, snobs et sexistes.

Voilà, ça c'est fait.

Mais à un moment donné on a eu envie de REPASA comme dirait l'autre avec une vraie sélection de vrais twittosses élevés sous la mère et pas trop mal de leur personne.

Il y a des très jeunes, des moins jeunes, des influents, des gros comptes, et des plus petits, voire des confidentiels.

Pour tous les goûts donc, même si ma préférence va aux très gros comptes scandinaves, tu me connaissois.

Le seul critère ? Le charme, un visage ou un physique agréable, un petit truc en plus.

Tout est ici

http://www.lactualaloupe.com/?p=1427

Chez l'actu à la loupe.

Cette sélection, (et non classement, il n'y a pas de hiérarchie) à été réalisée par elle, l'aristocraft , et ta serviteuse.

Maintenant tu peux baver, hurler, discuter, ou rien.... C'est fait de toutes manières ...

17:39 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/04/2012

Je veux, j'exige la parité numérique

Les réseaux sociaux c'est beaucoup de poilade et quelques infos utiles.

Des liens vers des articles, des photos, et des classements.

Ah les classements.

Les gens adorent les classements.

Les acteurs les mieux payés, les milliardaires les plus milliardaires, les plus belles filles du monde, les politiques les plus influents en ligne, les top tweets, les plus grands crétins de la galaxie.

Chacun à sa place c'est rassurant, même pour celui ou celle qui est dernier. Au moins il connait sa place dans l'univers, ça évite de penser au vide autour.

Mais là n'est pas la question. On fera de la métaphysique un autre jour.

Les classements ça fait vendre du papier physique ou numérique.

L'Usine Nouvelle a donc choisi de sortir un énième classement des "100 personnalités les plus influentes du numérique"

Ok, très bien, offrons-nous une petite branlette collective, après tout ça peut pas faire de mal. Ca flatte l'égo  de ceux qui y sont, et permet à ceux qui n'y sont pas de baver en peu en rêvant qu'ils y sont.

Sauf que parmi les 100.... Quasi pas de femmes. Ou très peu. 6 apparemment (j'avoue humblement que je n'ai pas eu le courage de tout dépiauter).

Même pas 10 % donc.

C'est là que je me dis qu'il y a un problème.

Que dans les professions traditionnellement "tenues" par nos amis les... hommes, on connait la difficulté qu'ont parfois les filles à se frayer un chemin pour se faire une place au soleil.

Pas facile de lever les freins et les a priori.

Mais dans le numérique ? Un secteur qui a pris son essor il y a une vingtaine d'années alors que la libération de la meuf avait déjà creusé son sillon ?

Alors quoi ? Les hommes ont-ils aussi pris la  prédominance sur les bits et les pixels ? 

Il n'y a pas de gène du numérique accroché au chromosome X que je sache.

Ni de raison objective pour que les filles ne sachent pas coder en HTML ou ouvrir le bide d'un PC.

A moins que comme le suggéraient très intelligemment nos consoeurs de aufeminin.com, elles aient les mains trop occupées par le couches des gosses ou le fer à repasser pour le faire.

Les femmes sont parfois tellement leur propres ennemies que le fer à repasser, aufeminin.fr je te le collerais volontiers quelque part, ceci dit, entre parenthèses.

Bref. Donc, aucune raison objective pour que mesdames, mesdemoiselles, vous n'occupiez pas le terrain numérique telles des .JPGuettes en folie.

Le clavier d'ordi ça ne mord pas, coder ce n'est pas plus compliqué que de faire un soufflé menthe-chocolat et diriger une start-up ça peut même être compatible avec la French manucure.

Prendre des décisions et donner des directives ce n'est pas non plus un gène  spécifique accroché au chromosome Y. 

 

Le numérique va devenir une des clés essentielle de l'influence et du pouvoir, si ce n'est déjà le cas. Il est plus que temps que les femmes y prennent leur place dans les années qui viennent.


Et oui, ce n'est pas évident, et oui, il reste des barrières. Pas forcément où on les attendrait d'ailleurs. Témoin, une conversation avec un stagiaire au travail, 25 ans.

Un petit gars né avec la parité et le micro-ordinateur, donc.

Qui me déclare la bouche en coeur "oh mais tu t'y connais vraiment en numérique toi, c'est bizarre, d'habitude c'est plus les hommes".

Faites-moi plaisir les filles, prouvez-lui qu'il a tort.

Et je ne vous mets pas le lien vers le classement d'Usine Nouvelle, vu qu'on s'en fout, c'est vrai quoi, on a mieux à faire, genre un brushing ou du shopping.

 

Cannelle Ordi.JPG

Chez nous, toutes les filles sont geekettes. Y compris Cannelle

06:00 Publié dans Actualités, Web | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : usine nouvelle, classement, numérique | |  Facebook | |  Imprimer | |

07/03/2012

Je redoute La Redoute

J'aimerais ici hurler ma desespérance.

Et gueuler un coup, tiens. Ca faisait environ deux jours, ça manquait au PIF (Paysage Internet Français)

En amont du lancement de la nouvelle campagne média de La Redoute , l'agence du vépéciste avait orchestré une opération sur Twitter du 1er au 4 mars.

La Redoute "exauçait les voeux exprimés par les followers", en identifiant des mots clés tels que "je souhaite" ou "j’aimerais" et en leur offrant l'objet désiré. Au préalable, le twitteur choisi devait suivre le profil de La Redoute pour que l'enseigne puisse lui envoyer un DM.

L'idée était je le reconnais originale, et assez innovante.

Sauf que...

Un tweet ça va, c'est quand il y en a beaucoup que ça pose problème comme dirait quelqu'un (suivez mon regard... ou pas).


Au bout de quelques heures avoir ma TL envahie de "chère La Redoute de mon coeur jolie, je voudrais cro cro cro le zouli robot-mixeur-éplucheur-qui fait vibromasseur en option steuplééééééé"


1/ J'avais l'impression de vivre au pays enchanté de la fée clochette. Et tu connais mon amour immodéré pour les pays de la fée clochette, les kikoolols et les licornes roses.

2/ Au bout de la 163ème mention de La Redoute, à chaque nouvelle citation, je perdais une touffe de cheveux et j'avais des poussées d'eczéma purulent.

 

En clair et pour les sourds et malentendants

CA M'A GONFLEE MAIS FORCE 20.

Entendons-nous bien Ginette, je n'ai RIEN contre une telle ou une telle autre.

C'est même normal d'essayer de gagner un truc qui te plait.

C'est l'accumulation qui pose souci.

Et envahit ta timeline pendant plusieurs jours alors que tu n'as absolument rien demandé. (même si tu mutes le vilain mot qui fâche ou que tu sors prendre l'air en te déconnectant)

Ce qui produit parfois l'effet inverse de celui recherché.

Sur ma personne et visiblement quelques autres pareillement excédées.

C'est à dire qu'a priori, je ne suis pas prêt de commander quoi que ce soit à La Redoute avant un bon moment. 

Vu que j'ai un gros gros souci avec les campagnes envahissantes ou intrusives.

Elle provoquent toutes une série de réactions en chaîne qui vont du tic nerveux à l'oeil jusqu'au boycott direct et définitif. Avec recommandation d'en faire de même à mon entourage. 

Et La Redoute si tu avais ouvert une page Facebook où tous les gens qui le désiraient étaient venus déposer leurs souhaits à la fée clochette, ça n'aurait gêné personne et tout aurait été parfait dans le meilleur des mondes kikoolol et poneys roses.

Je préférais quand tu nous mettait du monsieur tout nu dans tes pages.

Au moins ça nous faisait rigoler.


 

France-Forte-La-Redoute.jpeg


06:00 Publié dans Concours, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : la redoute, twitter, concours, campagne, pubiicité | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/12/2011

Plagiaires et faussaires

Le plagiat sur le net on avait l'habitude.

Tu fais un petit billet sympatoche et hop ! Au détour d'un clic tu le découvres sous un autre nom, et même pas crédité (sinon ce n'est pas drôle) sur un blog que tu ne connais ni des lèvres ni des dents.


Voire tu écris un petit tweet rigolo et zou ! On te signale que @copieurcheri vient de faire exactement le même sans RT ni citation bien évidemment.


On avait arrêté de s'énerver, à part de temps à autres, pour le sport ou la beauté du geste.

Après tout, on pouvait se dire avec un tant soit peu d'orgueil que c'était un hommage rendu à notre plume subtile et notre esprit brillant.

Sans oublier parfois de bâcher publiquement le fautif pris la main dans le sac pour lui apprendre à vivre.

Un genre de roulage dans le goudron et les plumes virtuel.

Cependant depuis quelques temps en plus des plagiaires une autre sorte d'escroc du réseau social émerge : l'acheteur de follower.


Alors qu'il est relativement simple d'avoir quelques followers en couchant sur la toile quelques pensées drôles, intelligentes, spirituelles ou même ... utiles, ils jugent plus rapide de se faire passer pour le maître du monde of the world de l'univers du web et de twitter réunis en gonflant artificiellement le nombre de leurs adeptes.

Pour se faire passer pour les rois de l'influencerie on-line.

C'est le cas d'une agence de communication qui s'est fait récemment prendre la main dans le pot de confiture.

C'est pas joli, joli. Surtout de la part de professionnels.


Comment repérer ces nouveaux faussaires qui pensent qu'une réputation numérique est quantitative avant d'être qualitative ?

Facile : leur nombre de followers augmente brutalement et sont souvent... Japonais, ou Coréens, ou Kazakhs, exotiques en tous cas.

Facile à percer à jour.

Et pas très malin pour le coup.


En tous cas mes abonnés sont tous frais, roses, 100 % bio et élevés sous la mère. Je dois bien avoir quelques robots dans le tas, mais globalement... Ils ont été gagnés à la sueur de mon front (ou de mon clavier plus précisément)

Et parce que c'est la sueur de mon front, j'ai un peu de mal avec ceux qui veulent passer par la case départ et récolter 20000 euros en pipeautant les dés si tu vois ce que je veux dire.

Ca pourrait m'énerver un de ces jours.

Et ceux qui me connaissent savent qu'ils ne faut pas m'énerver.

Non, faut pas.

guy-des-cars-le-faussaire.jpg

J'ai rarement vu plus moche comme couverture. Un collector

06:00 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : faussaire, plagiat, blog, réseaux sociaux, twitter | |  Facebook | |  Imprimer | |