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28/11/2011

Le jour où j'ai basculé du côté obscur de la force

Il y a 4 ans je savais à peine insérer une image dans un billet.

 

Le gif animé était un concept artistique, le langage HTML un truc extraterrestre, un plugin un accessoire de plomberie et photoshop terra incognita.

 

Après des années d'efforts démesurés qui ont contribué à creuser ma ride du lion, m'ont fait perdre la moitié de mon influx nerveux et balancé un ou deux PC par la fenêtre, j'arrive  à bidouiller un template de blog, trouver le <p> mal placé, travailler une image (plus ou moins) et faire des traductions simultanées langage informaticien-français courant pour les personnes qui m'entourent et qui ne causent pas le geek.

 

Je pensais jusqu'à la semaine dernière que les dégâts étaient limités, comme l'étendue de mes connaissances, et que j'avais encore une chance de réintégrer une vie normale.

 

Une vie où on sort dehors, on rencontre des gens, de son âge, et pas qui pourraient être vos enfants, on leur PARLE d'autre chose que d'IO5.2.3, on a des chiens (et pas des lolcats), des relations sociales pas seulement sur twitter et facebook, on se nourrit normalement à table, et on joue à la belote et pas à Angry Birds. 

 

Jusqu'à ce qu'une de mes collègues vienne me voir avec le sempiternel "toi qui t'y connais un peu en web/ordi/packoffice/réseaux sociaux (barrez la mention inutile), tu saurais comment............ (complétez les pointillés avec la question de votre choix)".

 

Que je lui réponde, parce que débordée, "écoute, va demander au support informatique, je suis sous l'eau".

Et qu'elle me rétorque "oui, mais avec TOI c'est plus rapide et tu TROUVES toujours une solution".

...

Deux explications : soit mon support IT est particulièrement nul, ce qui pour certains de ses membres est un doux euphémisme.

Soit, sans m'en rendre compte j'ai basculé du côté obscur de la force et il trop tard.

C'est probablement la deuxième hypothèse qui est la plus crédible.

Surtout quand je me suis vue le même soir assise devant mon mac, twittant d'une main, jouant à Angry Birds sur l'Ipad de l'autre, avec Spotify dans les écouteurs.

Ce coup-ci, c'est grave.

Sauvez-moi.

Avant que je ne commence à ouvrir mon ordi pour y rajouter des barrettes mémoire. 

 

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06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : connaissance, web, informatique, réseaux, pack office, côté obscur, geek, twitter, angry birds, spotify | |  Facebook | |  Imprimer | |

31/10/2011

Lèche-bottes blues, je chante le lèche-bottes blues

La promo appuyée c'est ultra-pénible.

 

Voir dans tous les médias les mêmes acteurs/chanteurs/quidams raconter en boucle combien le film/disque/épilation du string était formidable, le meilleur de leur vie, et qu'il faut absolument aller voir ce chef-d'oeuvre impérissable me donne juste envie de surtout ne PAS y aller.

Trop de promo tue la promo.

A l'intérieur de cette avalanche de bonheur sucré, il y a un degré supplémentaire dans la douleur épidermique. 

Le léchebottisme chronique. 

L'acteur qui repeint entièrement le réalisateur en rose. Le chanteur qui rend un hommage appuyé à un de ses aînés (mort ou ringard la plupart du temps). Les présentateurs télé qui sortent la langue.

Les cire-pompes, les turlutteurs, les rampants, les à-genoux.

Insupportable.

Prenons par exemple (au hasard) quelque chose qui touche au réseaux sociaux. Le passage la semaine passée de l'émission "Le grand Webze".

Non pas que je veuille critiquer l'émission que je n'ai d'ailleurs pas regardée pour être tout à fait honnête.

Je me méfie terriblement des exercices du style "on s'invite entre potes, parce qu'on est tous les plus beaux et les plus intelligents et on parlera de notre nombril qui est super-intéressant, surtout pour nous, en fait"

Si j'ai tort sur ce point, je veux bien faire le tour de Notre Dame à genoux en pénitence. Et dieu sait que j'ai mal au genou en ce moment, c'est dire.


Je veux parler de ce qui a entouré l'émission. L'avalanche de "attention ça va commencer, c'est la meilleure émission of the world de l'univers" avant  ; et de "mais mon cheeeeriiiiiii que tu étais beau, que tu étais télégénique, comment tu étais trop le phoenix des hôtes de ce bois, je fais un billet immédiatement dessus tellement je kiffe" après.

Gerbique. 

En rajouter des couches pour ... Pourquoi au fait ? Etre gentil ou altruiste ? Ca m'étonnerait.

Se faire bien voir ? Progresser ? Se faire des copains ? Ou dans ce cas précis, passer éventuellement dans l'émission histoire de se faire une petite branlette audiovisuelle ? Avoir ses 15 minutes de célébrité ? 

Beaucoup plus probable.

Le lèche-bottes pense qu'il progressera en faisant reluire ses contemporains, ce qui est probablement le cas d'ailleurs, la franchise étant une valeur en nette perte de vitesse dans une ère où tout et tout le monde est tellement beau qu'on a l'impression de vivre à Disneyland en permanence. Il ne faut pas fâcher, il ne faut pas décevoir, il faut flatter pour réussir.  

Le lèche-bottes a le vent en poupe. Il ira loin, tant mieux pour lui d'ailleurs.

Pour ma part féliciter quelqu'un pour une jolie prestation, tant qu'on veut.

Sortir le cirage et le chiffon polish, non merci.

Si c'est bien, je le dis. Si c'est mauvais, je le dis aussi. 

Au pire, je ne dis rien. Quelque soit mon interlocuteur.

Avec l'âge j'ai quand même appris à dire "c'est mauvais" avec les formes pour éviter de blesser, notamment les gens que j'estime. Et même parfois à en rajouter un poil pour obtenir ce que je veux. Voire à dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre pour leur faire plaisir. Mais sans plus.

C'est probablement la raison de ma non-ascension sociale (avec l'incompétence, la paresse et un caractère de merde, bien sur)

Mais au moins je reste debout sur mes mes talons de douze. Sans avoir eu besoin de sortir la brosse à reluire pour me les payer.

Le père La Fontaine avait déjà tout compris "un flatteur vit toujours aux dépens de celui qui l'écoute"

Preuve à l'appui

 

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04/10/2011

Ne me tweete pas du sponsorisé

 

Se réveiller un dimanche matin, ouvrir twitter, avoir dix tweets sur des voitures bleues qui roulent dans Paris, s'énerver, muter le hastag publicitaire,

... Ca c'est fait.

Derrière cet énervement ponctuel, se dire aussi qu'on est radicalement contre le principe,

... Ca c'est fait aussi.

 

Pourquoi ? Je t'explique Madeleine.

 

Si je fais des partenariats sponsorisé sur mon blog, rien n'oblige les gens à venir me lire. Vient qui veut. Et ceux qui ne veulent pas peuvent aussi râler en me traitant d'infâme vendue au capitalisme débridé.

Le tweet sponsorisé s'impose à tous ses followers dans un espace d'échange commun, et non particulier.

 

Je parle bien de "commun" et de "particulier" et non de "public" et "privé" puisqu'un blog est public par essence.

Je refuse donc qu'on me colle sous le nez des pubs que je ne désire pas voir.

 

C'est pourquoi je muterai ou filtrerai systématiquement tous les tweets publicitaires à partir de désormais et de dorénavant.

Je parle bien de tweets, je ne parle pas d'émetteurs. 

Chacun fait ce qu'il veut de ses tweets. Je n'imagine pas de défollower quelqu'un parce qu'il fait un sponsorisé.

Je ne chasse pas la sorcière, juste la réclame.

 

Sur twitter en tous cas.

A propos de hastag, je le confesse, j'ai pas mal utilisé le hastag "soirée bloggeur" au début.

Ce qui dans l'absolu ne fait pas une énorme différence avec le tweet sponsorisé.

Au bout de quelques temps, désolée chers partenaires qui me gâtez odieusement, je vais beaucoup moins appuyer sur le champipi.

Parce que vu de l'autre côté de l'écran avoir 50 fois de suite #jesuisdansuensoireequelleestbien (surtout quand on y est pas)... C'est juste.. Gonflant.

Dernier exemple en date : la nuit blanche, c'est chou, bouffer du #Sosh toutes les deux secondes... beaucoup moins.

(Je pense que je suis définitivement blacklistée chez Orange du coup)

J'ai donc muté le hastag pour passer une nuit pas blanche mais plus paisible.

En revanche faire des petits tweets décalés ou des photos rigolotes, et un billet post-soirée sur mon blog (espace particulier où chacun est libre de venir ou pas, donc) pas de souci.

C'est la répétition qui est usante, pas l'originalité.

Enfin, tel est mon avis et je le partage.

#quonseledise

 

NB : pour ceux que ça intéresse il y a des fonctions "mute" ou "filtre" sur au moins deux clients twitter que j'utilise echofon et tweetdeck.

NB2 : je ne sais pas pourquoi j'ai une vague intuition qu'on va beaucoup moins m'inviter maintenant..

 

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Heu, non Maurice, pas forcément justement....

 

06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : twitter, hastag, sponsorisé, tweetdeck, echofon, deck | |  Facebook | |  Imprimer | |

03/10/2011

Les blogs sont-ils has been ?

Provocation de la part de quelqu'un qui a un blog ?

Pas que.

Dans les années 2000, Les blogs sont apparus, et ont explosé, en tant que tout nouveau et dynamique moyen d'expression individuel à la portée du plus grand nombre. Mais aussi un moyen de se créer une petite communauté de gens intéressés par un sujet, une idée, une forme d'expression.

Certains d'entre eux, les plus doués, les plus talentueux ou les plus chanceux (au bon endroit au bon moment) sont devenus de véritables sites avec employés rémunérés et ligne éditoriale.

Qui n'ont plus rien à voir avec le blog de maman. Fait à la main avec ses petits doigts

Puis sont arrivés les réseaux sociaux.

 

Et aujourd'hui, je m'interroge au dedans de mon moi-même.

 

Au début des années 2010, quel intérêt d'avoir encore un blog alors qu'aujourd'hui tu peux aujourd'hui transformer ta page facebook en veritable page personnelle avec vidéos, chat, et photos.

Tu peux exprimer tes idées sur twitter en les partageant avec une communauté bien plus large et bien plus variée que celle que tu pourrais toucher individuellement.

Tu peux mettre tes photos et les partager sur Instagram, Tumblr ou Flickr en les soumettant à l'appréciation et aux commentaires de tes contemporains.

Oui, le blog n'est-il pas un outil en voie de ringardisation, passé du mode dynamique au mode un peu statique ? La génération montante semble d'ailleurs le considérer, abandonnant petit à petit cette forme d'expression au profit d'autres.

Il faut dire que tenir un blog sur un moyen ou long terme demande idées et investissement en terme de temps.

Et les contraintes, mêmes choisies, ne sont pas ce que préfèrent la majorité des gens.

 

De plus, avouons-le, et ça vaut aussi pour ma prose,  90 % des idées exprimées sur les blogs ne vont pas révolutionner la pensée moderne ni faire avancer le schmilblick. On commence même  parfois à tourner sérieusement en rond en terme d'idées, de présentation, voire de comique troupier. Encore une fois je m'inclus dans le derviche tournisme ouebesque (surtout sur le comique troupier).

  

(Pour les inculturés chroniques, les derviches tourneurs sont une branche des soufis, mouvement mystique musulman. Ils dansent en tournant sur eux-même afin d'atteindre la transe spirituelle. Et oui, je pense que je suis supérieurement intelligente, si ça peut en rassurer certains. Mais je me soigne).

 

 

Le monde extérieur ne tourne pas autour de notre petit nombril cybernétique, Et heureusement d'ailleurs.  les blogs n'influencent guère que les blogs. Pour le reste....

S'il ne se renouvellent pas, ne s'oxygènent pas un peu, je questionne donc de plus en plus leur avenir. 

Je me lance même dans un pari risqué. Je pense que d'ici, allez, 5 ans, (cyber-cycle de vie à l'appui), les blogs auront partiellement, voire totalement disparu.

Au profit d'autre chose, qui est probablement au stade embryonnaire aujourd'hui et qui émergera dans les deux ou trois ans à venir.

 

Maintenant vous pouvez me jeter des godasses, parce que je viens de faire ci-dessus un exercice d'ego assez terrifiant en me prenant pour une visionnaire de l'internet mondial.

Je crois que je suis prête pour apparaitre dans personal branling (qui d'ailleurs, au passage, est un tumblr)

En attendant, si ma théorie se vérifie, ce billet fera foi sur mon extra-lucidité.

Si elle ne se vérifie pas .... Boh dans 5 ans je serai soit aux fraises, soit en pré-retraite et j'occuperai mon temps dans des croisières musicales aux caraïbes avec des copines à la permanente violette.

J'aurai donc dans les deux cas autre chose à faire que de recevoir vos doléances.

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06:00 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/09/2011

J'ai transformé mon Ipad en télé

Les technophiles avertis vont certainement se gausser de ce billet.

Mais vu qu'il est de notoriété publique que je suis une geekette en carton, peu me chaut comme dirait la marquise..

Une fois de plus, une fois de moins, après tout..

Je reviens donc d'un fort agréable séjour dans le sud de la France (on diraiiiiiit le suuuuuud, le teeeemps duuuure longtemp-emps)

Dans une très coquette location tout confort avec terrasse ombragée, jardin arborescent et même chat totalement disposé à se faire gratouiller.

Sauf que j'avais lu un peu vite le descriptif.

Les propriétaires vivant eux-mêmes sans téléviseur, pas de petite lucarne à disposition.

Bon, pas de quoi faire une crise, quand on a une terrasse et un jardin, regarder pousser l'herbe c'est quasiment aussi instructif que Secret Story.

N'empêche, quelques minutes de télé le soir, c'est agréable quand même, surtout que les chaînes proposaient un ou deux films cultes à voir ou à revoir pendant ma semaine de villégiature : Little Miss Sunshine, Mash, Sin City et The Big Lebowski, entre autres...

Munie de mon Ipad, car mon petit havre de paix avait le wi-fi - j'ai eu une illuminatude, telle une Bernadette Soubirous du web.

Si les applis des chaînes proposaient des directs... ?

Et bien, public aimé.... Je peux te répondre TUTTAFFE...!!

Finies les bagarres autour de la seule tv du foyer.. Un Ipad, quelques applis et hop !! A chacun son programme. 

Et qu'est-ce qu'elle a fait Manu ??? Elle les a testé pour TOI à ses risques et périls...

A tout seigneuse, tout honneuse, la meilleure sans contestation :

HD TV : tout le service public : France 2,3,4,5,O, BFM TV, France24, Direct 8, Direct Star, LCP/Public Sénat, Gulli + quelques autres dispensables. 

Qualité d'image excellente, très bon son ET surtout le gros plus, vous pouvez couper votre écran en deux pour vous connecter à facebook, internet ou twitter !!

Ipad, télé, chaînes, applis,


L'outil indispensable pour les live-tweeters fous, donc !

Le petit moins : pas assez de chaînes ! Et quelques bugs très minimes. Surtout constatés sur Gulli, quand j'ai tenté de voir justement "Little Miss Sunshine" ce fut quasi mission impossible, la diffusion n'arrêtait pas de s'arrêter et repartir en ordre totalement aléatoire.

Et aussi 

M6 et W9 : même groupe mais deux applis distinctes qui offrent en plus le replay des émissions des chaînes. Qualité correcte, quelques bugs et ralentissements. J'ai téléchargé une mise à jour très récente, je n'ai pas re-testé les applis depuis.

 

MyTF1 : bonne qualité, peu de bugs et de ralentissements. M'a quand même permis de live tweeter Koh Lanta vendredi soir et d'y découvrir l'inénarrable Gégé qui va faire les beaux jours de l'émission cette année.

 

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Canal + : bonne qualité, très fluide. Marche évidemment uniquement sur les créneaux en clair pour les non-abonnés. 

I-télé : l'appli existe, mais pas testée.

TMC : appli Iphone uniquement. Marche correctement sur Ipad, mais l'image agrandie n'est du coup pas extraordinaire de qualité.

 

Et voilà vous avez quasiment toute l'offre grandes chaînes // TNT, manquent juste à l'appel

NT1 : pas d'appli trouvée

Arte : l'appli existe mais ne propose pas de direct, juste des vidéos d'une sélection d'émissions.

 

Toutes ces applis sont gratuites. Aucune raison de s'en priver, donc. 


Evidemment, si vous avez des tuyaux, ils sont aussi les bienvenus.

Evidemment aussi le premier ou la première qui me dit "mais moi j'ai pas d'Ipad et j'en veux pas parce que gnagnagni, gnagnagna" gagne la queue du mickey
 

06:00 Publié dans Les pt'its trucs à Manu, Séries, TV, Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ipad, télé, chaînes, applis | |  Facebook | |  Imprimer | |

31/08/2011

Instagram a sauvé ma vie

J'ai passé la moitié de ma vie à faire des photos moches.

Floues, mal cadrées, de travers, surexposées, sous-exposées... Inutile de prétendre que c'était un style, elles étaient.. moches tout simplement.

Mes photos ratées ont fait la joie de générations de copains qui pouvaient à loisir se moquer de moi en visionnant mes clichés de vacances couchés sur le côté avec mon doigt dans l'angle.

Il parait que c'est lié à l'astigmatie qui fait mal apprécier les distances et les lignes droites.

Moi je dirais plutôt que j'ai un oeil photographique proche de celui de Gilbert Montagné.

 

Puis un jour, un bienfaiteur ou bienfaitrice de l'humanité a inventé instagram

Et ma vie photographique a changé.

Car sur n'importe quelle photo moche et quelconque prise avec mon Iphone je peux appliquer un petit filtre qui alakazam !! la rend potable, voire jolie.

Certes, les puristes de la photo vont dire que le talent cède la place à la technique et que l'utilisation des filtres fait qu'au bout du compte, toutes les photos se ressemblent.

C'est un peu vrai.

Cependant, si vous parcourez la bibliothèque Instagram, il y a des pépites qui ont un vrai plus.

Donc Instagram ou pas, le talent sera toujours le talent. 

Les esprits chagrins (ou haters pour les anglo-friendly) se plaignent aussi de "l'envahissement" des réseaux sociaux par les instagrams. 

Il suffit de ne pas cliquer sur les liens ou de se désabonner sous Instagram des gens dont on n'apprécie pas les photos.

Et de soi-même se discipliner un minimum pour ne pas flooder ses correspondants avec des photos prises toutes les 3 secondes.

Pardon au passage pour la galerie des horreurs du beau-père le week-end dernier, mais de façon tout à fait surprenante, des gens au goût déviant m'ont demandé un reportage complet...

 

Pour ma part, j'arrive enfin à sortir de temps à autres une photo intéressante... Dont celle-ci...

 

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Une superbe cadillac vintage dont nous avons croisé la route prise au vol par la fenêtre de la voiture.... Dont je suis relativement fière

Notez qu'elle est bien évidemment de travers et mal cadrée, on ne se refait pas. 

Mais, pour le coup, ça lui donne un petit je-ne-sais-quoi ..

Et au moins elle me plait (à défaut de plaire aux autres) c'est le principal.

En bonus, avec une ou deux applis supplémentaires

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 on peut faire des petits montages sympatoches et rapides.

(triple dose de Cannelle !!)

Alors, je ne vais pas bouder mon plaisir d'avoir pour la première fois de ma vie des photos acceptables.

 

Instagram, me voici !!

06:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : instagram, applis, iphone, photos | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/08/2011

Geekette un jour, geekette toujours

Outre des raisons psychanalytiques obscures et qui n'intéressent que mon médecin traitant (coucou tonton Sigmund) (tenir les gens à distance, c'est mieux, toussa) je me suis aperçue à près de 50 ans que j'avais trouvé mon cocon dans le virtuel.

On fait des découvertes à tout âge.

 

Petite fille j'ai été nourrie à la BD française et belge, aux comics US, à la musique anglo-saxonne (déjà), au cinéma,  à la science-fiction et au fantastique. 

Sans parler d'un amour instinctif et immodéré pour les chats, compagnons indispensables de tout nerd qui se respecte...

Ajoutez ceci à  des parents à l'humour décalé fréquentant des gauchistes beatniks et grimpant sur les barricades en 68, il était assez peu probable que je finisse gestionnaire de grand compte chez Boursicoteurs et fils.

 

Bon bien sur à l'ère tertiaire avant l'invention du micro-ordinateur, internet n'existait pas encore, pas plus que les réseaux sociaux. Si si c'est possible.

En revanche le terreau de la sous-culture geekesque était déjà fertile.

Et j'avais déjà du mal à trouver une seule sphère de relations qui rassemble tous les centres d'intérêts.

J'ai donc dispersé mes fréquentations en fonction des goûts des uns et des autres.

 

Au début des années 80 Je me souviens des soirées Où l'ambiance était chaude Et les mecs rentraient Stan Smith au pied ... J'ai tout de suite été fascinée par l'arrivée des premiers jeux vidéos. Parties interminables de pac man et space invaders sur console Atari ont rejoint les autres goûts bizarroïdes pour le commun des mortels.


J'ai même fait partie des douze personnes qui ont vu Tron à sa sortie en salle en France. Où le film, considéré comme fondateur de la culture geek, a fait un flop intersidéral. Je l'avais adoré bien sur. Alors que tout le monde prédisait que ce genre de cinéma n'avait aucun avenir (sifflote).


J'ai eu juste un petit souci de timing. Au moment de l'arrivée des micro-ordis et d'internet, début 90, mon réseau social se composait de deux nains qui ont quelque peu polarisé mon temps et mon attention.

Ce qui ne m'empêchait pas, déjà, d'exaspérer mon support IT professionnel en bidouillant mon micro de façon non orthodoxe.... Et d'acheter des consoles de jeux (aaaah la Séga Mégadrive) sous prétexte d'enfants à divertir.

Ce qui fait que je n'ai replongé ma tête dans la toile que début 2000.

Et que l'arrivée du tu du duuuuuuuuuu du modem bas débit a fait de moi l'esclave du net.

Esclave modérément libre, jusqu'à ce que le meuri commette une énorme, une irréparable erreur.

Lassé qu'on le sollicite toutes les 5 minutes à chaque plantage de la machine, il s'est mis un jour à hurler en mode basson hystérique "J'EN AI ASSEZ JE NE TOUCHE PLUS A CET ORDINATEUR".

Pour satisfaire mon addiction, il a bien fallu que je mette les mains dans le cambouis.

De bidouillage, en installation, en transfert au haut débit, en changements successifs (et installation) d'OS et d'ordinateurs, et heures passées avec les hot lines, à force de temps en ligne, je suis tombée sur les forums, puis sur les blogs, puis... etc, etc, pour en arriver à aujourd'hui où la quasi totalité de mes loisirs se déroulent derrière un écran.

Mais oui, la toile me plait, la toile est mon domaine, je m'y sens... bien. J'ai enfin trouvé mes homologues.

Non pas que je me fasse des illusions sur la perennité des relations en ligne.

Mais dirons-nous ce sont des esprits frêres qui ont les mêmes références que moi.

Il était temps. Tout arrive.

Ceci dit, je pense que la geekerie est en fait génétique. J'ai découvert récemment que ma mère, 83 ans passait ses nuits sur les forums de droite à bâcher les lecteurs du Figaro et bidouillait ses clichés sur Photoshop.

J'ai donc une bonne marge de progression.

Je pense qu'à 83 ans, si je ne suis pas morte ou aux fraises, j'aurais fabriqué mon propre hologramme - transmetteur - dématérialiseur.

Pas un ordinateur, les ordinateurs n'existeront plus depuis longtemps voyons, tout le monde le sait.

Faut suivre, un peu.

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06:01 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : geekette, virtuel, réseaux sociaux, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | |