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25/03/2011

Sénégalaise je serai

C'est probablement la chose la plus improbable qui me soit arrivé dans la vie.

Pendant près de 50 ans l'Afrique était une des parties du monde qui m'attirait le moins (avec Charleville-Mézières).

 

Ni ce que j'en avais entendu, ni les photos vues ici et là ne me donnait envie d'y mettre un orteil.

 

Après quelques incursions courtes et peu réussies, Dom, qui vit à Dakar pour ceux qui l'ignoreraient encore, a réussi à me persuader de venir la rejoindre au Sénégal pour quelques jours.

Je me suis laisser tenter : il fallait que je me fasse une opinion définitive. Et se faire accueillir par des locaux après tout, ce n'était pas la pire manière de voyager.

J'étais persuadée de me dire en revenant "plus jamais"

C'est là que je me suis pris un parpaing en double béton armé à travers la figure.

Le Sénégal m'a pris dans toute sa brutalité un coin de la tête. 

Au point de faire une vraie déprime post partum au retour.

Et de me demander quand j'aurais l'occasion d'y retourner.

 

Ce sera chose faite au mois de mai. 

Les baobabs m'attendent. La brousse m'appelle. Et tant pis si pendant un mois après le retour, je pleurniche à la vue du moindre chaton, petit mouton, bébé qui fait gazou gazou ou poney rose.

Et je vous préviens, si Sarkozy repasse en 2012, je prends définitivement la nationalité sénégalaise. Je serai la Sénégalaise la plus pâle sur le marché. Une curiosité locale, en somme.

 

Il y a juste deux trucs qui me chiffonnent. Est-ce que je vais pouvoir supporter un gamin de 11 ans surnommé Wanou qui va me parler en boucle dans l'oreille gauche toute la journée ? 

Et Sponso le perroquet va-t-il me reconnaitre ?

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Boh avec un bon rouleau de scotch double face et quelques cahuètes, ça devrait s'arranger..

 

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10/09/2010

Le boulet intersidéral de groupe

 

Un départ imminent m'a remis en présence d'un spécimen humain assez courant sous nos latitudes. Et que vous avez certainement croisé un jour ou l'autre.


Le boulet de groupe.


Et même plus précisément le boulet de groupe de voyage.


Celui qui perd sa valise et la cherche pendant tout le séjour ; arrive régulièrement en retard aux départs donc plante tout le monde ; est malade en car et EXIGE la place devant ; prend un coup de soleil géant le premier jour ; est le seul à subir les attaques d'UN moustique (mais un géant, d'au moins 18 cms, un monstre) qui l'a laissé tout boursouflé ; fait une allergie massive à la nourriture épicée locale ; et donc une gastro qui oblige tout le monde à attendre 3 heures aux urgences de l'hôpital général de Sbrjnoutchetche (Kazakhstan Sud) ; manque de se noyer dans la piscine et finalement loupe l'avion du retour.

 

Un genre de Jean-Claude Dusse, en somme.

 

Dans le genre, je crois bien que j'ai touché le jackpot.


Comme vous le savez (ou pas) je vous quitte ce soir pour un week-end à un tarif totalement indécent (dans le genre qui coûte rien) à Prague.


Organisé par notre CE qu'il est CE. Donc avec des collègues, qu'ils sont collègues.


Lors d'une réunion préparatoire au dit week-end tout le monde était d'accord pour n'avoir qu'un bagage cabine, évitant ainsi de perdre du temps à l'arrivée déjà assez tardive vendredi soir...

Jusqu'à ce qu'un email d'un des participants brise cette belle cohésion.

 

Et oui, notre Jean-Claude Dusse Praguois suit visiblement un traitement et a des médocs LIQUIDES. Ce qui l'oblige à mettre son bagage EN SOUTE.


Je lui ai quand même retourné un email rageur lui signalant qu'avec UNE ORDONNANCE il pouvait passer avec ses p$èhfjgf*tin de médocs liquides.

Avant de me souvenir que durant de précédents voyages professionnels groupir, Jean-Claude nous avait déjà plombé deux/trois coups.

 

Je m'attends donc au pire.

 

Je sens le drame arriver sur Jo La poisse. On va le retrouver en slip dimanche soir à l'aéroport, c'est clair. Heureusement nous ne faisons que voyage et hôtel commun. Nous n'aurons donc pas à gérer son portefeuille perdu ou son allergie à la choucroute tchèque pendant le séjour.

 

Si ça se trouve d'ailleurs, pour punir ma languedeputitude, l'univers va se venger et c'est moi qui vais perdre mon portefeuille et faire une allergie à à la choucroute tchèque.


Oui, et si ce week-end, c'était moi le boulet...

 

Noooooooooooooooooooooooon

 

Evidemment, vu que je quitte les frontières je ne pourrais pas vous offrir un live-tweet du week-end. Si je trouve un wi-fi tchèque, je tenterais quelques messages. Je vous raconte bien sur TOUT au retour...

 

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05/07/2010

Voyageuse imaginaire


Voici donc mon carnet de voyage de retour du Sénégal.


C'est à cet instant que votre regard parcourt ce billet et que ... Vous n'y voyez pas une photo.... Rien où votre regard puisse se poser..



Je n'avais pas mon appareil avec moi en premier lieu : ensuite, mes photos ne valent rien en général, les gens apprécient assez peu qu'on les photographie et il faut savoir y faire pour leur demander ; enfin si vous êtes curieux de belles images,
Dom publie régulièrement de superbes photos du Sénégal sur son blog.


J'ai choisi de tenter de vous faire ressentir le Sénégal avec des mots,

avec la tête,

avec le coeur...


Pour oublier tous les clichés que vous pouvez avoir, si vous ne vous êtes jamais rendus sur place. Car si j'ai appris une chose là-bas, c'est qu'en Afrique, il ne faut surtout pas regarder les choses et les gens avec nos yeux d'occidentaux et que les choses ne sont jamais tout à fait ce qu'elle paraissent être.


Pour une européenne habituée au confort et au luxe, Dakar et le Sénégal c'est tout ce que vous pouvez imaginer de pire : chaleur, poussière, faim, saleté, ordures, odeurs putrides, circulation infernale, taxis collectifs usés jusqu'à la corde et bondés avec les gamins accrochés aux portes, les coupures d'eau et d'électricité, les petits mendiants exploités par les écoles coraniques, la misère, la boue, la statue géante bâtie à coups de millions par un président mégalo alors que son pays manque de tout, les maladies, la religion paralysante et omniprésente, les blancs pays incultes et racistes, les oligarques locaux corrompus et méprisants....


Oui, c'est le pire, et vraisemblablement pire encore que ce que vous pouvez imaginer....


Le chaos ..


Mais du chaos nait souvent la beauté, alors oubliez ce qui précède, fermez les yeux de l'extérieur, ouvrez ceux de l'intérieur et regardez... Regardez les blancs éclatants,  les couleurs, les jaunes, les verts lumineux, les bleus vifs, les rouges éclatants des boubous des femmes, leur beauté, leur sophistication l'ocre de la terre, le doré de leurs bijoux et du sable des plages, les baobabs, les zébus, les moutons que j'ai pris pour des chèvres, les yeux des enfants, les mains des artisans, les sourires, la gentillesse, les odeurs, les saveurs, les couleurs, les couleurs, les couleurs jusqu'à l'étourdissement...

Bouleversant.

J'ai compris  ce que les gens veulent dire par "L'Afrique on l'adore ou on la déteste".


J'ai compris pourquoi certains ne veulent plus en partir.


Moi je n'y vivrais pas, à aucun prix.

Par contre, alors que jusqu'ici je ne voulais pas entendre parler de la visiter, à peine revenue, je sais que j'y retournerais un jour.


L'Afrique je la déteste. Et je l'adore.

06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : voyage, afrique, sénégal, dakar | |  Facebook | |  Imprimer | |

15/04/2010

Apocalypse now

Le temps est venu de vous raconter ma plus grande déroute touristique.

D'autant plus grande la déroute, qu'elle s'est déroulée dans un cadre professionnel.


Mais c'était il y a environ 10 ans et même si certains protagonistes sont encore en place (dont votre serviteuse), il y a prescription.

Bien évidemment je ne citerais pas le nom de la société,  ni des dits protagonistes, à une exception près.

Par respect pour les morts.


... Non je rigole..

N'empêche, on a quand même frôlé la catastrophe. Constatez.


La Direction de notre société, satisfaite du travail de ses employés avait décidé de nous allouer une convention exotique dans un pays exotique qu'il est exotique.

(oui je répète 3 fois la même chose c'est mon style, c'est tout)

La surprise de la destination avait été gardée jusqu'à l'aéroport. Les seules indications données étaient "passeport et garde robe sportive mais légère avec lainage pour le soir"..

Okidoc donc. Ce fut selon ses instructions que je composat ma valise.

(comment ça ce n'est pas le bon temps ? C'est mon blog et mon français, je fais ce que je veux).

Valise à laquelle je rajoutate (je vous emmerde) un ou deux vêtements festifs pour festoyer, un sèche-cheveux et une imposante trousse à pharmacie qui allaient jouer un rôle important par la suite.

Quelques séjours exotiques précédents m'ayant enseigné qu'une trousse à pharmacie imposante était parfois utile.


C'est en enregistrant à l'aéroport que nous avons découvert que notre direction était Ouarzazate au Maroc.

Bon, super, je ne connais pas, une belle expédition en perspective. Dans l'avion les spéculations vont bon train sur le programme des 3 jours sur place. Un séjour dans un Riad ? Une virée dans le désert ? Une ballade culturelle ? Personnellement tout me va..

A condition de ne pas rester trop longtemps dans le désert. Le sable ça abime la manucure.


Ah oui, petite précision importante avant de rentrer dans le vif du sujet. A l'époque j'étais aussi baroudeuse qu'une habituée de Saint-Tropez au mois d'août. Aller chercher un verre au bar en partant de la plage était à peu près le degré de risque maximal auquel je m'exposais.


Après quelques de vol, nous arrivons enfin à destination. Dans une bonne chaleur de début d'après-midi.


A la sortie une rangée imposante de 4X4 nous attend. Et sans aucun délai on nous enjoint de sauter par équipe de 4 .. dans les 4X4 pour nous rendre sur le lieu de notre réunion de motivation. Je me retrouve avec deux vendeurs et ma - aujourd'hui - ex collègue devenue une copine, Josée, la plus pétillante des québécoises, beaucoup plus intéressante que Céline Dion, et surtout beaucoup plus drôle.


Bon après un lever très matinal et quelques heures de vol, nous aurions volontiers pris une douche et bu un godet, mais à la guerre comme à la guerre, en voiture Simone, roulez jeunesse, c'est parti mon kiki.


On nous guide jusqu'au portes du désert. Et nous découvrons que la réunion se tient dans d'anciens décors de cinéma aménagés. Car Ouarzazate est un lieu de tournage très fréquenté. Certaines scènes de Star Wars, notamment y ont été tournées.

Magique.

Mais chaud.

35 degré à l'intérieur.

Chaleur + fatigue : premier acte du drame.


La réunion s'éternise et enfin, au bout de deux heures, on nous libère, autour d'un thé à la menthe et quelques pâtisseries orientales. Mais le clou du pot c'est qu'on nous annonce que nous allons reprendre les 4X4 et rouler  vers notre étape.

Donc on va rouler ... encore ? Pfffou.. La fatigue tombe comme une enclume sur un doigt de pied.


Nous reprenons les four-four (4X4 pour les non-anglophones) et  partons en convoi discipliné. Au bout d'environ 2,50 minutes, des pandores locaux assez patibulaires regardent passer le convoi et ... font signe à notre 4X4 de s'arrêter. Il nous demandent les papiers du véhicule d'un air peu engageant.

Evidemment, il fallait que ça tombe sur nous.

Un peu affolés nous nous consultons sans résultat, jusqu'à ce qu'un des accompagnateurs arrive et qu'au bout de deux minutes de palabres, un billet change discrètement de mains.


Le convoi repart  et quitte la route. Au portes du désert l'accompagnateur en chef nous arrête pour un brief .. Alors que le soleil est quasiment en train de se coucher.

Et là je me dis immédiatement "le gars a un grain"..


Sur un ton mi-général Buzard mi-vieux routard du désert il nous explique qu'il est un pro du rallye désertique, qu'il a fait plusieurs Paris-Dakar, qu'on va rouler dans le désert et qu'on a intérêt à suivre ses instructions sinon on est tous des blaireaux. Et on va se perdre. Et les vautours vont déchiqueter notre carcasse. Et il renverra nos restes dans un colis-poste à notre famille.

L'autre moitié de mon cerveau non occupé à écouter le Napoléon des sables est en boucle sur deux idées "on va rouler" "dans le désert en pleine nuit".

 

Effectivement. Nous roulâmes dans le sable et dans l'obscurité. Au début... En convoi..


Après ..ce qui devait arriver arriva : 1/3 des gens se perdent, 1/3 crêvent, 1/3 s'ensablent.


Ce fut notre cas. En plein milieu de nulle part. En pleine nuit. Avec un quart de bouteille d'eau chaude pour toute provision.


Et là l'angoisse sourde se transforme en angoisse hurlante.


Ma copine Josée, toujours optimiste et énergique, saute du véhicule et essaie de déblayer la roue ensablée avec... euh rien en fait. Parce qu'il n'y avait rien dans le véhicule prévu dans ce cas.

Elle me hèle en essayant de me convaincre de l'aider.


Ce à quoi je lui CRIE, en pleine crise de nerfs JE-NE-BOUGERAIS-PAS-D'ICI-TANT-QU'ON-NE-VIENS-PAS-ME-CHERCHER.


En trépignant (si si véridique)


Pendant que nos deux compagnons de voiture cherchent à se repérer au milieu de tas de sable et de 4X4 enchevêtrés. Entourés par des gens affolés courant dans tous les sens

Subitement, 3 gamins sortent de nulle part avec un âne et nous disent de mettre nos sacs sur le dos de la bestiole.

Hébêtées, nous nous exécutons.

Pour nous demander 5 minutes après d'où ils sortaient et où ils avaient embarqué nos sacs. Et penser que nous allions finir la nuit dans le désert, sans eau, et sans nos affaires volées par un bande de délinquants juvéniles en djellabas.


Au bout de cette demi-heure de panique intégrale, un des accompagnateurs vient nous signaler que notre campement nous attend à 3 minutes à pied juste derrière la dune en face de nous.

Après avoir hurlé sur l'accompagnateur et - en fait - toutes les personnes qui se trouvaient sur mon chemin, je rejoint enfin le campement salvateur.

Où avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu, compte tenu de la bérézina précédente  on nous assigne une tente commune à une dizaine de filles

Après une douche de campagne - mais bienfaisante, nous nous dirigeons à 23 heures vers un dîner prévu à 20 heures, où nous récupérons les derniers égarés du Paris-Dakar nocturne, retrouvés par les équipes de secours.

Visiblement l'accompagnateur en chef n'est pas content. Nous nous prenons d'ailleurs un discours de bienvenue en forme de savon géant. "Jamais vu une bande d'incapables pareils" nous dit-il..

Evidemment tout est de notre faute. Là je me dis à nouveau "il est vraiment cinglé".

La suite me donnera malheureusement raison.

 

Accompagnateur cinglé : 2ème acte du drame.


Le dîner arrive enfin ... De superbes plateaux de crudités.

Je tente de faire bénéficier mes voisins de mon expérience de séjours en Afrique du Nord en leur expliquant qu'il vaut mieux faire l'impasse sur les crudes.

La majorité... ne m'écoute pas.

Pour ma part, je suis mon propre conseil, et après avoir mangé uniquemen du cuit, épuisée, je pars me coucher pour une nuit qui s'annonce courte - on nous préviens d'un réveil assez matinal - en faisant l'impasse sur le spectacle de chants et danses folkloriques prévu après le dîner.

Crudités : 3ème acte du drame.


Ceci était donc le premier jour de l'équipée Marocaine. Pour ne pas faire une note trop longue, et vous torturer en ménageant le suspense, vous aurez droit au dénouement du drame demain ! Et je vous promet, ça vaut le détour..


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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : voyage, maroc, convention d'entreprise, désert | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/08/2009

Des films... Au poids..

Les avions longue distance ont quand même un avantage - hormis les sièges rembourrés avec des noyaux de pêches, les gens qui pètent, le personnel malamaible et les gosses braillards - c'est qu'on peut se faire une cure de films.

Surtout maintenant avec les écrans individuels qui vous permettent de regarder "Festen" (enfin si vous avez le courage en avion) alors que votre voisin mate "les bronzés à Saint-Tropez".

Donc 8 heures de vol (je rappelle aux gens qui étaient sur Mars au cours des 3 dernières semaines que j'étais en Guadeloupe) = 3 films  à l'aller et au moins un au retour avant d'avaler un cacheton pour dormir.

Ce qui m'a permis de me remettre à niveau question toiles.

Mais pas de me contenter complètement. Car j'ai moyennement apprécié les oeuvres visionnées, même si elles ont rencontré un grand succès un peu partout dans le monde. Bon évidemment, l'écran mini, le son pourri et le film retaillé pour l'avion ça n'aide pas.

Mais quand même.

Passons rapidement sur "Quantum of Solace", regardé parce qu'un James Bond, ça passe le temps. Grosse erreur. Décidemment, Moi Daniel Craig, je peux pas. Il a autant de classe et d'expressivité qu'une pièce de boeuf sauce poivre. Et une tronche de catcheur bulgare. Clive Owen, oui, voilà un James Bond tel que je le conçois. Il parait qu'il a refusé de peur d'être enfermé dans le rôle.. Quant au film ? Intrigue incompréhensible (mais comme d'hab' je dirais) cascades tellement spectaculaires qu'elles sont peu crédibles et effets spéciaux en pagailles. L'humour second degré qui faisait le sel des vieux James Bond ? A la trappe.

Verdict ? Valable pour meubler une insomnie persistante ou comme alternative à Patrick Sébastien un samedi soir. A part ça...

Je ne met même pas l'affiche, tiens, je vous met Clive Owen à la place, c'est plus motivant.

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Ensuite à deux films qui ont été encensés par la critique..

En premier, Slumdog Millionnaire...eeeet... ce que je redoutais est arrivé. Oui. Parce que j'avais lu le bouquin dont est inspiré le film "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire" AVANT.

C'est pas une chose à NE PAS faire dans la mesure du possible car on est souvent déçu  par le passage du papier à l'image. C'est ce que je craignais, et c'est pourquoi j'avais évité d'aller le voir au ciné.

Et j'ai eu le nez creux : je n'ai pas aimé l'adaptation de l'histoire. Des pans entiers des péripéties du héros ont été supprimés au profit de quelques épisodes - et pas forcément les plus intéressants. Des personnages clés ont été totalement occultés au profit d'une histoire d'amour à l'eau de rose qui n'existait pas dans le bouquin. En effet, le héros rencontre la femme de sa vie assez tard dans l'aventure et pas du tout dans son enfance. Quant aux images flashantes, elle m'ont collé mal au crâne. Les images stroboscopiques, ça va pour les clips, moins pour les films. Si vous cherchez l'authenticité indienne, allez plutôt voir directement une Bollywooderie du style "Devdas" avec Ashwaya Raî.

Verdict ? Je ne comprends absolument pas le succès de ce film. Pour moi, il est raté.

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En second, Sunshine Cleaning. Dans la catégorie film indépendant USA. L'histoire ? Deux soeurs paumées et désargentées qui vont de galère en galère, vont sortir la tête de l'eau en nettoyant des scènes de crime. Là encore... Bof. Le réalisateur accumule les clichés des films indépendants : la galerie de personnages atypiques paumés de la société américaine qui s'en sortent grâce à la solidarité, une histoire qui se veut originale, une mise en scène et une prise de vue sans fioritures, etc.. Tellement accumulés les clichés, d'ailleurs, qu'on entend presque le réalisateur dire "regardez-je-fais-un-film-indé-intelligent-tellement-qu'il-est-bien".

Verdict ? Moyen. Très moyen, je me suis ennuyée. Jetez-vous plutôt, dans la même catégorie, sur "Little Miss Sunshine" : un vrai bonheur.

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Seul film rescapé du naufrage : "Elizabeth" avec Kate Blanchett, un film de 1998 sur l'arrivée au pouvoir et les premières années du règne de la jeune Elisabeth Ière. Ce n'est pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais les décors, les costumes et la photo sont très soignés, l'histoire d'Elizabeth I à découvrir pour sa culture générale, et les acteurs excellents. Mention spéciale à Geoffrey Rush en exécuteur des basses oeuvres tout à fait impressionnant. Si vous aimez les films historique, je ne peux que vous le recommander. Je n'ai pas encore pu voir la deuxième partie de la saga "Elizabeth, l'âge d'or", mais je le ferai à la première occasion.... Sauf si quelqu'un me crie là maintenant tout de suite "arrêtes tout, la deuxième partie est catastrophique"..


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20/07/2009

Les vacances à Manu qu'elles sont bien - 3ème partie

Les photos de vacances qu'elles sont belles - suite et fin

Parce qu'il y en avait beaucoup pour tout mettre sur un seul billet.. Allez, rêvons encore un peu de la Guadeloupe tous ensemble..

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OOOOOhhhhh le joli moulin (un des rares qui soit restaurés dans l'Ile)
Il est sur le domaine de la distillerie Damoiseau qui produit le rhum du même nom (hips !)

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Vous voyez bien qu'il faisait BEAU (WITH carte postale inside)
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Et que l'eau était BLEUE... Là c'était lors de notre escapade aux Saintes - d'autres petites îles paradisiaques au sud de la Guadeloupe
(là où qu'on a fait du scooter...!)
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La baie de Terre de Haut vue du Fort Napoléon qui domine l'Ile
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Le Fort Napoléon et son jardin tropical
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Un petit jeu : Où est l'iguane ??
Réponse : dans l'arbre... Mouahahahha
Et oui, l'Iguane Saintois a la queue rayée..

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La plage de Pompierre, la plus belle de l'Ile. On dirait une mini-baie d'Along avec ses rochers au large..
(Alors et là, il faisait pas beau, peut-être...)
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Ca c'est du papillon de nuit, ma bonne dame, AVEC la main du meuri à côté..

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Bye-bye les Saintes et retour en Guadeloupe pour un petit tour au jardin botanique de Deshaies, ancienne propriété de Coluche
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Des jolies fleurs..
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Des arbres spectaculaires
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Des plantes de compétition
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Des cascades cascadantes...
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Après la visite du jardin botanique, se déroulait le même jour, toujours à Deshaies,  le départ du Tour de la Guadeloupe à la voile (en yole très précisément)
Oh mon bateau-o-o-oooooh...

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Et après un dernier saut dans la piscine !
Retour à la vie de tous les jours (snifff......)

Maismaismaismais, l'album des vacances ne se ferme pas tout à fait !!

Pour terminer la semaine prochaine, Manu fera sa critique littéraire et vous parlera de ses lectures de vacances !!

Et n'oubliez pas, vous avez encore jusqu'à mardi soir pour participer au concours "je trempe mon biscuit"... c'est LA..

06:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : guadeloupe, voyage | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/12/2008

Note artistique et énervée

La partie artistique

Ma dernière acquisition

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Oui, c'est un vase artistique acquis à prix modique chez Maisons du Monde.

 

En bois, on ne peut absolument rien mettre dedans, ni eau, ni fleurs.... Du coup c'est totalement inutile, donc RIGOUREUSEMENT INDISPENSABLE...

La partie énervée

Hier j'ai récupéré  mon fils aîné après 3 mois d'exil pour études (soit disant) à Varsovie.

Après 2 minutes de joie à l'idée de le revoir et de le serrer dans mes bras en lui disant qu'il m'a manqué, l'horizon s'est brutalement obscurci vers l'heure du déjeuner quand, m'apprétant à aller déguster une pizza avec mes chères collègues, l'engin m'appelle de l'aéroport en panique.

"Je suis en excédent de poids (de bagages) ", "ils ne veulent pas que je monte dans l'avion, je n'ai plus assez d'argent pour payer et l'embarquement ferme dans 20 minutes".

J'ai réprimé l'envie de lui dire 1. "démerdes-toi" 2. "fais un régime". En bonne mère conscienscieuse, j'essaye donc de trouver une solution en 1. proposant de donner mon numéro de carte bleue pour régler 2. Engueulant le clampin Varsovien chargé de l'enregistrement en anglais au téléphone. D'habitude mes séances d'engueulade sont relativement efficaces mais là, face à la terreur des balkans réincarnée en employé d'aéroport, rien à faire... Pas de numéro de carte bleue qui tienne, ni de solution proposée.

Je dis donc à mon fils (qui a un rendez-vous important à Paris pour un stage demain, je le rappelle, d'où l'urgence pour lui de revenir) "Largues tes caleçons, tant pis, et monte dans cet avion". Ce qu'il a fait, laissant une partie de son linge de corps à l'Emmaus Polonais qui n'en demandait pas tant..

Sur ces entrefaites, j'appelle mes parents qui doivent aller récupérer l'héritier à Roissy pour les informer des évènements et je tombe en plein marasme .  Mon père s'était mis à pisser le sang par le nez sans aucune raison. La panique du truc + l'angoisse d'être en retard à l'arrivée du chérichéri : je ne vous dis pas l'ambiance : on se serait cru aux urgences un jour d'épidémie massive de peste bubonique...

Une fois l'hémorragie stoppée, et les ancêtres lancés sur la route, nouveau rappel paniqué de leur part : il ne trouvaient pas le terminal d'arrivée de l'avion. J'ai du donc interrompre mes activités professionnelles pour faire un radioguidage avec l'aide d'internet et du site Air France..

Tout va bien, je vais bien..

J'avais l'impression d'être dans un PC de gestion de crise à coordonner les secours pour une équipe d'archéologues coincée dans une caverne par la crue subite d'une rivière souterraine. Et ma tension artérielle était montée à 20,5.

Une fois rentrée après mon cours de Salsa (faut pas déconner, retour du fils prodigue ou pas, je vais à la Salsa) et détendue par 1.30 heure d'effort physique, je pensais avoir une conversation amicale et sereine avec mon héritier.

Or,  non, j'ai eu envie de le coller immédiatement au mur pour cause de :

on mange quoi ? T'as pas 20 euros ? Mon portable marche plus. Qui a touché à mes affaires ? T'as pas 20 euros ? Tu me donnes le téléphone, faut que j'appelle. Passes-moi l'ordi. J'ai besoin de 20 euros. J'ai faim, là. C'est mon frère qui a pris mon pull ? Mince la bouteille de vodka a explosé dans ma valise. Je peux avoir le téléphone, j'ai un appel à passer, là. Tiens je prends le pull de mon frère. Tu me les donnes mes 20 euros ? Je sors. Ah bon faut rester à la maison pour le réveillon ? Non je ne sais pas à quelle heure je rentre. La vodka, ça part au lavage ? Oui, ok, je vais la ranger ma valise en travers de l'entrée ! Mes cheveux, ça va ? Bon faut vraiment que j'y aille, là, tu me les donnes les 20 euros ?

Parents de jeunes enfants, ne dites pas que je ne vous ai pas prévenus... Futurs parents qui alliez commettre l'irréparable, arrêtez-vous immédiatement...  Sinon voilà ce qui vous attend.

Et au fait, pour ceux qui festoient ce soir... Bon festoyage..

Et pour ceux qui ne festoient pas, on pense à vous !!!

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : vase, voyage, varsovie, avion, aéroport | |  Facebook | |  Imprimer | |