LES PENSEES DE MANU

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27/06/2013

Allez hop, tous aux fruits ....

Voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été...

Si si je t'assure on y croit fort fort fort.

Je t'ai déjà donné plein de conseils beauté

J'en ai d'ailleurs encore quelques-uns en stock si ça t'intéresse. 

Oui, ça t'intéresse, je le veux.

Tu n'as rien à dire sur ce point d'ailleurs.

Mais la beauté ça vient aussi du plaisir de l'intérieur du dedans de toi.

Se faire plaisir au système digestif y contribue.

T'as qu'à voir la tête de Victoria Beckham qui n'avale que de l'air depuis 15 ans pour comprendre.

Avec modération, comme on dit, hein, il ne s'agit pas non plus d'avaler des plaques entières de chocolat au noisettes parce que soit-disant c'est bon pour ton moral.

Mais, me crie-tu au porte-voix C'EST BIENTOT LE TEMPS DU MAILLOT MALHEUREUSE J'AI TOUT BANNI A PART LE POISSON ET LES BROCOLIS VAPEUR.

Erreur. 

1/Il faut aussi se faire plaisir de temps en temps, c'est essentiel 

2/J'ai de quoi te contenter en toute légèreté.

Parce que, par exemple, tu redoutes de craquer sur le distributeur automatique à la cafétéria, qu'un fruit, on en a pas toujours sous la main, et ce n'est pas toujours facile à transporter, surtout les fruits d'été, Materne a pensé à ton petit creux de 11 heures, ton dessert, ou ton goûter.

En créant Ma Pause Fruit, une petite gourde très pratique de 120 grammes, soit une portion rassasiante pour les adultes.  

A l'intérieur des fruits, un peu de sucre naturel et ni colorants, ni additifs, ni conservateurs. 3 SAVEURS  au choix Pomme Framboise Cranberry, Pomme Myrtille Grenade et Pomme Pêche Passion.

Chaque gourde contient l'équivalent de 1,5 portion de fruit par gourde, soit 30% des apports journaliers recommandés en fruits et légumes pour 74kcal ou 314 kJ pour 100 grammes.

La particularité de Ma Pause Fruit ? Ce ne sont pas des compotes mais bel et bien des fruits mixés, moins riches en sucres que les compotes.

Je vais moi-même en faire un stock et convertir mes collègues de bureau qui souffrent du petit creux de 11 heures et viennent sans cesse me demander "t'as pas un truc à grignoter" ?

Je deviendrais ainsi leur idole. J'influencerai tout mon bureau. Puis l'ensemble de ma société. Avant de convertir l'immeuble tout entier. Puis le quartier.

Et demain le monde.

Je deviendrais ainsi la personne la plus influente de la terre. Et j'aurais des sacs Hermès et des paquets de gâteaux gratuits.

Ma vie sera parfaite.

A propos de paquet de gâteaux, tu aurais éventuellement moyen d'en récupérer un ici même ce week-end. Mais on en reparlera un peu plus tard..

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(oui la photo est de moi, et je l'aime bien, donc je l'offre à ton admiration)

 

Tu peux trouver Ma Pause Fruit en pack de 4, au rayon compotes des supermarchés 2,29 € le pack de 4 (prix moyen constaté). A l’unité dans les espaces snacking des supermarchés, stations-services, sandwicherie, etc.

Et si tu veux plus d'info sur Ma Pause Fruit c'est ici...

06:00 Publié dans Cuisine, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : ma pause fruit, materne | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/06/2013

Ne me demande surtout pas en mariage, Lucien...

Je ne sais pas si tu as remarqué mais depuis quelques années on assiste à une surenchère dans la mise en scène des demandes en mariage.

Pas une semaine sans une vidéo d'un type qui déclare sa flamme à sa fiancée à la télévision, sur un écran géant ou qui mobilise sa fanfare pour demander à sa copine de l'épouser.

Chacun fait ce qu'il veut, mais pour ma part, je ne trouve ça ni romantique, ni drôle, ni agréable à vivre.

Enfin dans l'hypothèse où la chose pourrait m'arriver ce qui est hautement aléatoire.

J'ai déjà horreur des manifestations intimes en public. Même embrasser quelqu'un devant la terre entière n'est pas un exercice que j'affectionne particulièrement.

Même voir des amoureux s'embrasser bruyamment avec des bruits de lavabo qui se débouche devant moi me met mal à l'aise, c'est dire...

Alors j'imagine mal un amoureux potentiel me sortir une bague en m'attendant en bas de mon travail, devant tous mes collègues réunis et émus, avec les pompiers de Paris qui font une démonstration de gymnastique en descendant en rappel du haut de la tour, pendant que la télé filme le tout.

Ensuite je trouve qu'il y a un petit côté prise d'otage. Le côté public rend le fait de dire non, particulièrement humiliant pour le "demandeur".

Je ne suis pas certaine que quand tu as de l'affection pour quelqu'un tu aies envie de l'humilier publiquement même si tu n'as pas envie de te marier. Tu te sens donc un poil obligée de dire oui. 

Ceci dit il arrive quand même qu'un pauvre diable se retrouve à la télé bêtement agenouillé avec sa bague pendant que la promise part en courant et en riant aux éclats, le laissant humilié face à des millions de spectateurs. C'est le risque de l'exercice.

Pour tout dire, je trouve même cette notion de "demande en mariage" assez archaïque.

J'ai fait le choix de me marier, parce que je crois en cet engagement à titre personnel, mais j'aurais très bien pu ne pas le faire et je conçois totalement qu'on en ait aucune envie.

Si on l'envisage, un mariage se décide à deux en discutant et pas parce que le gars se met à genoux devant sa belle princesse fragile et délicate en lui offrant des diams.

(bon pour les diams on peut éventuellement négocier)

(OH BEN QUOI J'AI LE DROIT D'AIMER LES DIAMS, NON ?)

A ce stade, on peut aussi demander aux hommes de remettre des gants et d'aller demander la main de leur future à leur beau-père, 

Voire de remonter sur un destrier et de venir nous arracher à coups de sabre à notre famille qui nous destinait à un autre, tant qu'on y est.

Apparemment selon sondage rapide dans mon entourage, les réactions sont contrastées face à ce phénomène. Certaines ont la même réaction, alors que d'autres sont soit indifférentes, soit amusées, soit à l'autre extrêmité de la chaine de réactions adoreraient l'idée et la trouvent même follement romantique.

Je mets pour ma part la notion de romantisme à un autre niveau, chacun son truc.

Ce que j'aimerais savoir c'est ce que pensent nos amis les hommes de telles initiatives.

Dans mon entourage, à nouveau, je n'ai pas d'exemplaire trouvant ce genre de manifestation particulièrement intéressante. Je n'ai récolté que des "ridicule" "la loose" "la tronche du gars" et commentaires à l'avenant.

Je dois vivre dans un biotope mondain, désabusé et cynique, j'imagine.

Je reconnais en tous cas un mérite aux hommes qui déploient des trésors d'ingéniosité pour mettre en scène leur demande : une imagination débordante.

J'espère pour leur future qu'il déploieront la même énergie pour participer aux tâches ménagères.

C'était la touche féministe pour terminer. 

Pardon, lecteur, je m'auto-flagelle déjà.

 

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N'y pense même pas, Lucien

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mariage, demande, fiançailles, réponse | |  Facebook | |  Imprimer | |

25/06/2013

La politique expliquée aux blondes - 17 - La combine à Nanard

Etant donné qu'on a parlé hier ici de Guéant qui a le bon goût de jouer les fusibles pour son chef, notamment dans l'affaire Tapie, il était somme toute logique de s'intéresser à l'affaire Tapie elle-même.

Car  Bernard a atterri en garde à vue hier, mais finalement pourquoi en fait ?

Au vu des explications embrouillées parfois offerte à ta curiosité, amie blonde, j'ai décidé dans ma grande bonté de t'aider à comprendre le pourquoi du comment du Nanard en remontant la chronologie de l'affaire.

Après avoir été chanteur et pilote de F3 et avant d'avoir été dirigeant de foot,  animateur télé, ministre, taulard, chanteur, comédien, homme d'affaires et taulard, Tapie a été homme d'affaires.

Euh, oui, vu comme ça, c'est moyennement clair.

Pour simplifier au début de cette affaire, Bernard était dans le business. Sa spécialité ? Reprendre des boites qui allaient mal, claironner qu'il allait les remonter et les revendre par petits bouts en empochant des bénéfices au passage.

Sa gouaille de camelot et son énergie le rendent assez sympathique à l'époque pour enfumer les milieux d'affaires et même le monde politique.

Il incarne la réussite à la française et  fascine même littéralement Mitterrand qui le nomme carrément ministre de la ville en 1992.

Mais revenons à l'affaire Adidas

Parce qu'il est ministre et pour éviter qu'on l'accuse de conflits d'intérêt, Tapie revend  le groupe Adidas, qu'il avait acheté en perdition et, accordons-lui ce crédit, remis sur les rails,  pour 315millions d’euros à des investisseurs, dont le Crédit Lyonnais.

Le groupe est revendu en 1994 par le dit Crédit Lyonnais pour 701 millions d’euros. 2 fois son prix d'achat. Nanard hurle au "montage frauduleux".

S'ensuivent une cascade de procès plus ou moins continus en fonction des autres aléas judiciaires de Bernard, notamment sa mise à l'ombre en 97 dans l'affaire OM-Valenciennes.

(oui, il se murmure que Nanard truquait un poil ses matches, mais se sont de mauvaises langues qui se permettent d'insinuer, jamais il n'aurait fait ça)

Entre temps le Crédit Lyonnais fait un peu n'importe quoi avec ses investissements et le lion se retrouve quasiment à poil. (lion-poil, humour, pouet pouet).

L'état (donc toi et moi) se cotise pour éponger ses conneries, au lion,  et met en place le Consortium De Réalisation (CDR), chargé de gérer le passif de la banque.

A peu près en même temps,  le siège du Crédit Lyonnais brûle de façon fort opportune et une partie des archives disparaissent dans l'incendie.

Ben voyons. Comme c'est pratique.

(Pour les très jeunes et ceux qui ne suivent rien le Crédit Lyonnais c'est LCL aujourd'hui, la banque a remonté la pente et changé de nom pour se faire un peu oublier et éventuellement nous prendre pour des buses)

D'aléas en intempérie, en avanie, en allers-retours et en procès divers, finalement en 2005 le fameux CDR est condamné par la cour d’appel de Paris à verser 135 millions d’euros à Bernard Tapie.  

Le consortium consortise et fait à nouveau appel du jugement, refusant de mettre la main au portefeuille. 

2006 la Cour de cassation fait son boulot et casse. La condamnation du CDR est annulée. Retour à la case départ, on en voit pas le bout.

2007 : entre temps Nanard est devenu pote avec Nicolas, et fait activement campagne pour lui. En mai Nicolas est élu, Bernard se serait écrié "c'est dans la poche". En Octobre : le CDR et Bernard Tapie acceptent de régler leur petite affaire auprès d’un tribunal arbitral privé, procédure parfois employée dans ce type de conflit au long cours. On apprend aujourd'hui que cette décision a donné lieu à pas mal de de réunions de concertation, dont certaines à l'Elysée ET potentiellement en présence de Bernard (ce qu'il nie farouchement). Voire de Nicolas (ce qu'il nie farouchement aussi).

2008 : les trois juges du tribunal arbitral condamnent en toute impartialité le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral, soit 403 millions d’euros avec les intérêts.

Note les 45 millions au titre de "préjudice moral" qui te donne carrément envie de coller toi aussi un procès à ta banque pour préjudice moral parce qu'elle s'est trompée dans ses agios.

Bernard exulte et s'empresse de faire quelques menues emplettes discrètes comme un yacht, une villa à Saint-Trop', un hôtel particulier à Neuilly et un groupe de presse, La Provence.

2011 : Nicolas arrive en fin de mandat et les juges qu'il a passablement agacé pendant sa présidence se vengent en commençant à farfouiller dans ses petite affaires. Dont ce fameux jugement arbitral. Et à force de farfouiller, il trouvent des petits détails embarrassants. Tellement embarrassant que le 4 août, la Cour de justice de la République (CJR) ouvre officiellement une enquête sur Christine Lagarde, qui était ministre des finances au moment du jugement pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de biens publics ».

9 décembre : le PDG d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, est entendu comme témoin par la CJR. Le PDG d'Orange est vert de rage. (boh, je peux non ? Non ?)

2012 : en mai, Nicolas est définitivement battu. Bernard perd son pote et ses éventuels soutiens. Les juges grattent de plus en plus profond, ça sent le règlement de comptes. Fort fort fort.

18 septembre : ouverture d’une information judiciaire contre X pour « usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit » au préjudice du CDR.

En gros pour te résumer on soupçonne X d'avoir magouillé en abusant de sa position pour arriver à ses fins.

Qui est X ? On ne sait pas pour l'instant. Marc Dorcel ne répond pas au téléphone à ce stade.

 

2013

24 janvier : perquisitions chez Bernard Tapie et Stéphane Richard.

27 février : perquisitions au domicile de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée lors de l’arbitrage. Dont on parlait hier, souviens-toi.

20 mars : perquisition au domicile parisien de Christine Lagarde. C'est potentiellement là qu'on a retrouvé la fameuse lettre "oh-oui-Nicolas-prend-moi-sur-la-table-du-conseil-des-ministres"

24 mai : Christine Lagarde est placée sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République (CJR) à l’issue de deux jours d’audition.

Christine is free. Elle est heureuse. Le FMI commence à se dire qu'il ne mettra plus de français à sa direction avant environ 2 siècles.

29 mai : L’un de trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup, est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée. ». Pour quelqu'un qui disait ne pas connaitre du tout Tapie, on retrouve quand même chez lui une douce dédicace de Nanard le remerciant d' "avoir changé le cours de sa vie". 

10 juin : Stéphane Richard et Jean-François Rocchi, président du CDR, sont placés en garde à vue. Je ne sais pas très bien pourquoi le président du CDR est collé au zonzon, mais bon à ce stade, tout le monde y va. Il n'y a pas de raison qu'il ne s'amuse pas un peu aussi.

12 juin : Stéphane Richard est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Mais relâché. "Un type bien" disent tous ses collaborateurs. Apparemment, oui. Un type bien pour donner des sous en tous cas.

 

Hier : Bernard retrouve le chemin du parloir. Et dit qu'il "n'en a rien à foutre".

Rodomontade tapinesque ou vraie affirmation ? Va savoir. Parce ce qui est intéressant maintenant c'est de savoir comment Tapie a obtenue une somme pharaonique. Certes, il a soutenu Nicolas dans sa campagne et après et, comme tous les gens de gauche qui ont retourné leur veste, il a été récompensé par un sucre. Mais dans ce cas le sucre est quand même gigantesque ce n'est même plus un sucre ou une sucrière mais carrément une usine à betteraves ! A-t-il activé des réseaux ? Gardé des dossiers du temps de son ministère ? A-t-il encore des atouts dans sa manche ?. Connaissant le personnage, c'est fort probable.

L'autre question est de savoir s'il va entraîner d'autres personnes que lui dans sa chute ou si on va lui laisser porter le chapeau...

Les prochains jours devraient nous éclairer sur ce dernier point.

 

J'ai emprunté la chronologie des Echos pour écrire ce billet...

 

 

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tapie, credit lyonnais, garde à vue, sarkozy, guéant, lagarde, richard | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/06/2013

La politique expliquée aux blondes - 16 - Mon boulot ? Fusible du chef

Amie blonde je m'aperçois avec horreur que je t'ai laissée dans le brouillard et l'incertitude depuis le mois de mars.

Ceci dit, l'affaire Cahuzac était relativement facile à comprendre, sauf cas neuronal désespéré. Et le reste des rebondissements de notre politique intérieure pas tellement passionnants à suivre. 

L'inspiration n'était donc pas au rendez-vous pour me lancer dans un decryptage blondesque.

Mais, le printemps et l'été promettent quelques dossiers qui me font frotter les mains d'avance (après avoir appliqué du top coat, bien sur) car cette fois, il y a matière à rigoler et à décrypter la chose pour toi, amie peroxydée qui cherche à comprendre les mystères des cabinets ministériels et de la présidence.

Euh, non, ne me tends pas un rouleau de papier toilette.

Cabinet ne veut pas forcément dire pipi.

Quoique.

Parfois on a envie de se faire pipi dessus aussi.

Je vais prochainement par exemple m'atteler à un résumé de l'affaire Tapie, qui est presque aussi claire que le tunnel sous la manche par temps de brouillard  vu la façon dont les divers médias nous la présentent.

Même moi je n'y comprends parfois pas grand chose, c'est dire.

Note au passage la très haute estime dans laquelle je tiens mon cerveau, c'est toujours pas mal d'estimer une partie de son anatomie, et vu que j'ai omis de passer le rester à la chirurgie esthétique, il ne me reste que ça en fait.

Note également comme j'use et abuse de la digression pour remplir un billet avant d'arriver à son sujet principal qui finalement ne tiendra qu'en quelques lignes.

C'est ce qui s'appelle noyer le poisson.

Ou envoyer un écran de fumée pour faire croire que tu sais des choses.

Ou, quand tu as quelqu'un à envoyer à ta place pour prendre des coups quand tu as fait des trucs pas très recommandables, faire sauter un fusible.

Et en politique, quand tu arrives au sommet et que tu es chef, il est souvent hors de question d'être mis en cause dans des dossiers où tu risques de te faire pincer les doigts dans une porte. 

En général, tu t'arranges avant pour désigner un gusse de ton équipe pour aller à la Santé et ramasser la savonnette qu'un gentil co-détenu a malencontreusement fait chuter à ta place.

Par exemple, pour revenir en arrière sur les présidences précédentes, Charles Hernu avait porté le chapeau pour Mitterrand dans l'affaire du Rainbow Warrior (c'est moi seul qui ait donné l'ordre, le président ne savait rien), et Juppé dans celui des emplois fictifs de la Mairie de Paris (c'est moi seul qui ait signé les papiers, le président ne savait rien).

A priori là tout de suite maintenant pour Sarkozy, on sent confusément que c'est plouf-plouf-ce-sera-toi-qui-portera-le-chapeau.... CLAUDE GUEANT TU AS GAGNEEEEEEE OUAIIIIIIIIS.  Tu t'y colles et on viendra te porter des oranges au parloir. Et quand tout ça ce sera fini on te trouveras un joli placard doré bien payé où tu pourras finir ta carrière péperlito, voire même repartir de zéro, avec un peu de chance, tu sais les gens ont tellement peu de mémoire...

Claude effectivement, peut chanter "toute la pluie tombe sur moi" en faisant des claquettes menottes aux poignets.

Affaire Tapie, dessous de tables de cabinet, financement Libyen de la campagne de Sarkozy, emploi fictif, détournement de mobilier, la TO-TALE.

Même le Figaro en parle et liste le cahier des charges c'est dire si Claude est dans la panade.

D'autant que son ex-patron le petit Nicolas s'est soigneusement chargé de proclamer "c'est pas moi, c'est lui" dans les médias.

Je lui reconnais au passage un immense talent à Nicolas. Celui de toujours trouver quelqu'un pour prendre les coups à sa place. Ca doit dater de la cour de récré où déjà il devait soudoyer ses copains avec des bonbons pour se faire taper dessus par le baleze de l'école à sa place.

A ce stade de tirage sur l'ambulance, je soupçonne quand même qu'en prime d'avoir endossé plus ou moins volontairement le job de fusible, ses copains à qui il a servi des coups tordus à l'Elysée, puis au ministère de l'intérieur ne se vengent en balançant quelques dossiers juteux, maintenant que Claude n'a plus aucune protection officielle.

Et oui, rappelons au passage que Claude a loupé son parachutage à Boulogne. Qui lui aurait procuré une immunité parlementaire qui lui fait bien  défaut aujourd'hui. 

C'est ballot.

Nous verrons donc si Claude poursuit son rôle jusqu'au bout ou si, dans un accès de folie furieuse, il arrache ses fringues en hurlant "JE VAIS TOUT VOUS DIRE, NICOLAS A TOUT MANIGANCE".

J'ai un gros doute sur ce dernier point. 

On en a retrouvé suicidés dans la nuque pour moins que ça.

A moins que le gars veuille entraîner lui-même, son parti et ses copains dans l'abîme sans aucune chance de remonter la pente après, il n'y a pas intérêt.

Il va donc certainement préférer le placard doré, éventuellement après un court passage dans le quartier VIP à la Santé assorti d'un petit procès.

Ca va lui permettre éventuellement de peaufiner sa vengeance.

Après tout, Guéant aussi doit avoir des petits dossiers bien propres sur ses amis qui peuvent servir en temps voulu.

On a pas fini de rire et de faire des "politique expliquée aux blondes"

C'est clair comme de l'Excellence crème 10 minutes de L'Oréal

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21/06/2013

You're talking to me ?

De temps à autres je me pose des questions existentielles.

D'où viens-je, où vais-je, dans quel état j'erre, pourquoi le blogging, les fringues, la vie, l'amour, les vaches et la glace Hagen Daasz.

Au bout de presque 6 ans de tête dans l'internet c'est vrai que j'arrive un peu à un carrefour.

1/ J'ai parfois l'impression d'avoir fait le tour du sujet

2/ Est-ce que j'ai encore envie de raconter des histoires en passant une heure tous les soirs quasiment à écrire un billet.

En y réfléchissant. Je réponds "non" et "oui".

Il suffit juste de le faire différemment. 

Pendant ces 6 ans ma façon de bloguer a évolué.

Au début j'écrivais non stop. Je faisais tous les soirs le tours des blogs "amis". Je laissais des commentaires partout. Et je répondais systématiquement à tous les commentaires.

Il faut dire aussi qu'à l'époque les réseaux sociaux étaient moins présents et que la quasi-totalité de la communication online se faisait (pour moi, tout au moins) d'un blog à l'autre.

Puis twitter est arrivé,  mes tournées systématiques se sont espacées pour disparaître totalement, je l'avoue. 

Je me sers désormais de twitter ou de Facebook comme agrégateur de blogs et je suis les liens dont l'intitulé me semble intéressant ou drôle.

Mes commentaires sur les blogs se sont fait plus rares. Voire ont quasiment disparu. Sauf quand j'ai vraiment envie de réagir sur quelque chose.

Mes billets se sont espacés. D'abord le week-end. Puis des pauses pendant les vacances. Et aujourd'hui même pendant la semaine. Il m'arrive parfois de ne rien écrire pendant plusieurs jours d'affilée.

Reste les commentaires sur mes billets. Et là, je l'avoue aussi : je réponds de plus en plus sporadiquement. 

Et je m'en veux.

Parce qu'au début de mon aventure ouebesque je me faisais un point d'honneur à répondre à tous et toutes. J'estime que si quelqu'un se donne la peine de venir te parler, la moindre des choses c'est de réciproquer.

Mais voilà, à force de répondre depuis près de 6 ans, je n'ai parfois plus rien à répondre.

A ce stade, j'ai plusieurs solutions.

  • Prendre mon courage à 2 mains et continuer à faire des réponses personnalisées
  • Fermer définitivement les commentaires. Mais c'est dommage de ne pas recueillir l'avis des lecteurs et de partager avec eux.
  • Faire une réponse globale du style "merci à tous, j'ai lu vos commentaires, c'est génial, je vous aime". Solution un peu téléphonée.
  • Faire des réponses sélectives aux commentaires qui en appellent vraiment. En me demandant si les autres ne vont pas être vexé(e)s du coup.

 

A ce stade, je n'ai pas trouvé de solution idéale pour contenter tout le monde : ma flemme et les lecteurs.

T'en penses quoi toi ?

(bisous sinon)

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06:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : blog, commentaires | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/06/2013

Antoine, tu De Caunes

Donc, je suis un peu bloquée chez moi, une cane en sucette et la tête pas très claire à cause de la pilule magique qui efface la douleur.

J'en suis donc réduite à des allers-retours limités et une réflexion minimaliste sur la place de l'homme dans l'univers.

La télé me permet donc d'avoir de rares instants de lucidité et de pensée cohérente. A défaut d'autre chose.

La télé donc,  et son mercato annuel. Notamment l'affaire Le Grand Journal.

Le départ très médiatisé de Denisot et son remplacement par Antoine De Caunes pour animer l'emblématique émission qui a presque 10 ans.

Si quelqu'un a quelque chose à faire de mon avis de téléphage, je suis partagée.

Côté positif, n'oublions pas que De Caunes a une longue carrière d'animateur derrière lui. Avant son passage resté dans toutes les mémoires dans Nulle Part Ailleurs, il avait fait ses classes dans des émissions musicales et notamment Chorus, les Enfants du Rock et Rapido.

Il a su quitter Nulle Part Ailleurs en pleine gloire pour faire autre chose avant que l'émission ne décline.

Ses apparitions en MC aux Césars ou ses émissions de voyage décalées sur Canal sont assez réussies et montrent qu'il a la capacité à dynamiter un peu un genre parfois dormitif.

Côté négatif, il s'est lancé dans une carrière d'acteur puis de réalisateur pas vraiment convaincante. Ses apparitions à l'écran n'ont pas laissé un souvenir mémorable. Ses films se sont tous globalement plantés. Ni les morsures de l'aube, ni Coluche, ni Monsieur N. n'ont vraiment trouvé leur public. Etonnant d'ailleurs qu'il arrive encore à monter des films après un ou deux plantages consécutifs. Il est probable que ses réseaux à Canal, grand pourvoyeur de finance du cinéma français y contribuent.

De plus ce côté "retour vers le futur" ne donne pas un élan très moderne à la future émission. On reprend ce qu'on estime être "une valeur sûre" au détriment d'un choix plus audacieux qui aurait pu dynamiter un peu plus l'émission. 

Même si Antoine est un type chouette, ce dont je ne doute pas une seconde, c'est ENCORE un homme blanc dans la cinquantaine qui prend la tête d'une émission.

Qui donne de plus l'impression d'avoir décroché sa place plus grâce à ses relations chez Canal qu'à cause de son talent. Eventuellement avec un petit deal pour que la chaîne finance ses prochains films en contrepartie.

Je regrette à titre personnel que la rumeur qui donnait Maïtena Biraben aux commandes du Grand Journal. Cette fille a fait un très bon boulot à La Matinale et au Supplément et je pense qu'elle aurait fait le job.

Ce dont je suis moins certaine dans l'absolu pour Antoine. Faire des vignettes drôles et décalées, oui. Tenir un talk show pendant une heure et demie dans l'ombre de Denisot, je reste dubitative.

Tout dépend aussi de la forme qu'il va donner à l'émission et des chroniqueurs/animateurs dont il va s'entourer. J'espère juste qu'il ne "récupérera" pas la calamiteuse Ariane Massenet, autrefois son assistante et a priori au chômage après l'annonce de l'arrêt de La Matinale, toujours sur Canal.

Au passage, il faudra un jour m'expliquer comment cette fille fait une carrière à la télé avec ses questions décerébrées qui consternent une grande partie des téléspectateurs, du moins ce que je peux en voir sur les réseaux sociaux. Comme par exemple, ce moment gênant qu'Olivier Pourriol relate dans son livre On/Off (où il raconte son passage au Grand Journal), où elle a demandé à Michael Fassbender si c'était bien son organe fortement burné qu'on voyait dans "Shame" et pas celui d'une doublure.

Bien évidemment, je regarderai à la rentrée, comme tout le monde, la nouvelle formule du Grand Journal pour laisser sa chance au produit.

Reste que je n'en attend pas grand chose. 

J'avais déjà pris l'habitude de zapper l'émission depuis la rentrée 2012. La promotion envahissante + l'exaspérante Daphné Burki avait fini par avoir raison de ma patience et de ma fidélité.

Antoine, à toi de nous surprendre.

Ou pas.

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10:57 Publié dans Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : antoines de caunes, le grand journal, retour, canal + | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/06/2013

Guenou en torche

J'aurais du écouter ma maman qui me disait "OCCUPE-TOI DE TES GENOUX".

Oui, j'aurais dû.

Ca fait deux/trois ans que j'ai périodiquement la rotule qui grippe.

Et hier en courant pour attraper mon RER, j'entends un petit "clac" de mauvais augure suivi d'une douleur qui ne l'était pas moins.

Et qui s'est rapidement transformée en impossibilité quasi-totale de poser le pied par terre.

Je t'épargne les détails de l'arrivée en rampant à moitié chez le médecin du cabinet médical situé près de mon travail, des péripéties administratives de l'évacuation vers un hôpital en chaise roulante.

Car oui, parenthèse, c'est un accident du travail, donc tu ne peux pas partir n'importe comment : la règlementation exige le Samu, les pompiers, ou une ambulance. 

Le Samu m'a ri au nez.

Le pompier de permanence m'a raconté sa laife alors que je souffrais ma race. J'aime énormément les pompiers mais là j'avais juste envie de lui dire "raccroche mon bichon, ou je vais te mordre la cuisse gauche".

On a finalement trouvé une ambulance.

Deuxième parenthèse : un énorme merci au médecin qui m'a recueillie en vrac et aux secrétaires médicales qui ont été super choupinettes pour me dépoter le transfert.

Après consultation d'un médecin orthopédiste à l'hôpital le plus proche, je suis rentrée en taxi conventionné et mon fils a du quasiment porter sa mère jusqu'à l'appartement.

Chaque pas m'arrachant un AAAAAAH mélodieux certes mais douloureux quand même. 

Et je t'épargne l'épisode disgracieux de l'ascension de quelques marches dans mon hall à quatre pattes.

C'était pas joli joli.

D'habitude quand je rentre à quatre pattes j'ai au moins l'excuse d'avoir absorbé quelques verres d'excellent vin avant.

En plus j'ai eu une vision horrifique de l'avenir quand je serai vieille et impotente et que mon fils sera obligé de me servir de tuteur.

Si ça se trouve, lui aussi, d'ailleurs a eu cette même vision. Ca ne m'étonnerait pas qu'il déménage vite fait pour éviter la corvée (du coup je pourrais récupérer sa chambre et en faire un bureau).

Donc j'ai un poil mal. Mais ça commence à aller mieux grâce à un anti-douleur de cheval qui renvoie l'opium au rang de sirop pour la toux.

Je vais aller vendre mon reliquat dans la rue, ça me fera des sous pour payer mes vacances.

Sinon oui, je vais écouter ma maman, ce coup-ci, c'est un bon coup de semonce. A la rentrée je vais aider un spécialiste à refaire son cabinet grâce aux honoraires insensés que je vais lui verser.

Et donc ceci devrait clôturer la série de 3 merdes  : perte de lunettes + peloteur fou dans mon hall + genou en cacahuète. Normalement je devrais être tranquille. Car oui, la sagesse populaire a raison, les ennuis arrivent toujours par 3. Je l'ai constaté à maintes reprises. 

Les licornes existent aussi. Comme les poneys roses. Et j'aime la chanson française et Marc Lévy.

(je crois que le médoc est VRAIMENT très fort).

 

Pour te faire rire quand même et ne pas parler que de mon nombril, qui est joli, certes, mais pas le centre du monde contrairement à ce qu'il pense , je te livre l'info la plus WTF de la semaine qui m'a bien fait rire ces derniers jours.

Un sosie de Serge Gainsbourg qui avait poignardé en juillet 2011 son voisin et rival, sosie de Johnny Hallyday, a été condamné lundi à deux ans de prison par la cour d'assises des Vosges. Les deux sosies, voisins,  s'affrontaient dans les concours et de clash en insultes, la situation a fini par dégénérer pour une histoire de tonte de pelouse. Le faux Gainsbourg a invectivé le faux Johnny avant de lui planter un couteau dans la gorge. «J'ai fait une connerie, mais il ne fallait pas m'emmerder», a-t-il déclaré aux jurés avec des faux airs de Gainsbarre. 

(respire, je t'assure que tout est vrai)

Vive la France.

 

 

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(Fais pas cette tête, Michel, ça va aller, va)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : genou, douleur, médecin, hôpital, radio | |  Facebook | |  Imprimer | |