LES PENSEES DE MANU

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03/05/2013

On est pas bien là, décontractés de l'éducation ??

J'entends tellement de non-sens absolus sur l'éducation des enfants que j'ai eu envie d'en remettre une couche sur ce sujet maintes fois revisité ici ou ailleurs.

Je fais comme dans Top Chef, je revisite des recettes.

Deux ou trois consoeurs qui se reconnaitront m'ont de plus poussé au front..

Dans la vie, j'ai assez peu de principes. 

A part celui qu'on me foute la paix et qu'on ne me chie pas dans les bottes.

Ce qui est déjà pas si mal.

Dans l'éducation c'est pareil.

Je suis quelques règles simples qui me paraissent du simple bon sens. 

En gros :

1/ C'est moi (et le père) le boss

2/ J'ai le dernier mot

3/ Tu peux être majeur sur le papier, tu le seras vraiment quand tu seras autonome financièrement

4/ Mon job principal c'est de donner des limites, un cadre et de mettre mes rejetons sur rampe de lancement dans la vie. Après il faudra qu'ils mettent les mains dans le cambouis eux-mêmes.

5/ Je suis imparfaite, mes gamins auront toujours quelque chose à me reprocher. Partant de là, si je me trompe ou que je fais mal quelque chose, ça ne va pas me bouleverser, de toutes manières toute éducation ne sera jamais idéale.

6/ Je ne sais rien faire, il ne faut pas compter sur moi pour apprendre le macramé, la photo ou confectionner des gâteaux pour les anniversaires. Tu vas te débrouiller tout seul. En revanche, je vais t'apprendre à réfléchir et c'est déjà pas mal.

7/ Je me contrecogne totalement des méthodes éducatives de Pierre, Paul ou Jacques.

8/ J'aime visceralement ma progéniture. Je suis capable d'éviscerer et de faire bouffer ses entrailles à la personne qui touche un de leur cheveu. Néanmoins toute ma vie ne tourne pas et ne tournera jamais autour d'elle. 

9/ Mes fils ne sont pas des extensions de moi-même sur lesquels je plaque mes rêves. Ce sont des personnes à part entière avec leur propre volonté.

10/ Je ne passe pas ma vie le nez sur le ventre de ma progeniture, ni à l'occuper 24/24. Un enfant a besoin de s'ennuyer. Ca le rend créatif.

11/ Je n'ai aucune ambition pour moi, je n'ai aucune ambition pour mes fils. Il auront bien assez d'ambition tous seuls.

12/ C'est bien de les engueuler de temps à autres, ça défoule tout le monde. Les parents et les enfants.

13/ Les enfants ne sont pas en sucre. Ils résistent à beaucoup de choses. Y compris à la contrariété et à la frustration. Bien au contraire. Ca les structure

14/ On peut leur expliquer beaucoup de choses. Si on se sent de le faire. Inutile de se forcer à parler avec eux de choses avec lesquelles on est pas à l'aise. Ils le comprennent aussi.

15/ C'est moi le boss (et tu peux repartir en boucle).

Sinon je considère que Françoise Dolto a fait plus de dégats que la bombe d'Hiroshima et que Ruffo débite plus de conneries au kilomètre qu'un fan des anges de la télé-réalité quand on le lance sur le sujet Nabila.

Voilà, oui, je n'y connais rien et ces gens sont des grands spécialistes reconnus over the world, comment osais-je ouvrir mon clapet.

Elève ton enfant un bouquin de Dolto à la main et on en reparle dans 20 ans.

Bisous.

 

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(j'adore cette photo)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : education, enfants, ruffo, dolto | |  Facebook | |  Imprimer | |

02/05/2013

L'allumeur

Je ne peux pas vraiment expliquer ce qui a déclenché ce billet, par souci de discrétion vis à vis de divers protagonistes plus ou moins proches qui connaissent ou ont connu ces circonstances.

Ce que je peux te dire, c'est que j'aime bien observer mes congénères, leurs us, coutumes et moeurs diverses et variées.

Et surtout leurs comportements sur le champ de bataille.

(référence à l'hymne ultime de Pat Benatar : love is a battlefield. Les vrais savent. Les autres renseigne-toi sur google)

Nos amis les hommes, qui sont généralement de compagnie assez agréable tant qu'on ne leur laisse pas la parole,  ont souvent rapidement fait de taxer une fille qui les titille un peu "d'allumeuse".

Or, nous savons, nous les femmes que le pendant masculin existe bel et bien.

L'allumeur n'est pas une légende urbaine.

Consciemment ou inconsciemment certains hommes envoient des messages explicites. Qui peuvent te faire penser qu'ils ont envie qu'ils se passent un truc. 

Puis te laissent tomber comme une chaussette ayant mariné dans un ranger de para-commando trop longtemps

Tu vois le type qui te regarde au fond des yeux en te murmurant d'une voix de basse "tu es superbe aujourd'hui". Et qui, deux minutes, après t'ignore totalement en te laissant plantée au milieu de la pièce alors que tu lui apporte empressée son petit cocktail.

Qui te bombarde de SMS à double sens dont tu ne sais plus trop quoi penser. Et puis  te laisse sans nouvelles pendant plusieurs jours/semaines/mois. Ou te réponds de manière très neutre brutalement.

Pire, celui qui te chauffe à mort toute une soirée, te raccompagne jusque chez toi et t'embrasse platoniquement sur la joue en te murmurant "bonne nuit, ma belle" d'une voix de Barry White avant de tourner les talons et de partir.

La première fois, tu te dis que c'est un gentleman.

Au bout de la dixième, tu commences à te poser des questions soit sur les préférences du gars, soit, est c'est le pire, sur ton propre potentiel de séduction.

Les phéromones diffusées sont tellement contradictoires en fait tu ne sais plus du tout où tu en est.

Et quand enfin, un jour, à bout de nerfs, tu te jettes sur lui pour lui faire subir les derniers outrages, monsieur se recule en disant "ah écoute, je crois qu'on ne s'est pas du tout compris" "je t'adore et je te considère comme ma soeur, ne gâchons pas tout".

Tu perds en une demi-seconde ce qu'il te reste de dignité, ta confiance en toi et tes dernières illusions.

Soit le gars n'est sincèrement pas intéressé et apprécie vraiment ta compagnie sans vouloir aller plus loin. Et tu as mal interprété les messages qu'il envoie, parce que tu voulais les interpréter dans un sens qui t'arrangeait.

Ou il est très timide ou déjà en main et n'ose pas franchir le pas.

Ces trois hypothèses sont possibles.

Soit, dernière possibilité, bienvenue au club de celles qui ont croisé un allumeur.

L'allumeur est comme un genre de pervers manipulateur en plus soft.

Plutôt beau gosse, il souffre néanmoins d'un gros déficit de confiance en lui et n'existe que dans le regard des autres. Il cherche donc à séduire en permanence pour se rassurer. 

Conclure ne l'intéresse pas vraiment. Ce serait s'exposer et révéler ses failles.

Il continue donc à aspirer l'admiration qu'il suscite pour se nourrir, comme un vampire sentimental, sans jamais rien donner en retour.

De temps à autres il gérera ses besoins physiologiques avec une conquête de passage, sans aucune implication, et surtout sans lendemain.

Puis reprendra sa quête de séduction en laissant ses victimes éplorées et en vrac derrière lui.

Si tu en croises un, comme le pervers manipulateur, une seule chose à faire : fuis.

Tu n'aboutiras jamais à rien avec lui. Inutile de céder à la tentation du "oui mais avec moi ce sera différent". Ce ne sera jamais différent.

L'allumeur ne peut pas fonctionner sainement.

Et si tu t'es fait avoir,  dis-toi bien que ton potentiel de séduction n'y est pour rien. Et qu'il fonctionnera probablement parfaitement avec quelqu'un d'autre.

Comme le dit si bien la sagesse populaire : le mieux à faire après une chute de cheval, c'est de remonter en selle tout de suite.

Remets donc tes bottes et ta bombe, et go.

Rien ne t'interdit, pour ce faire, de jouer, toi aussi un peu les allumeuses.

Mais un peu seulement, hein.

Il ne faudrait pas exagérer non plus.

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : allumeur, psychologie, relations, hommes, femmes | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/04/2013

Le cas C...

Billet énervé.

Tu sais il y a un truc que je supporte mal dans la vie c'est l'approximation et l'amateurisme.

C'est mon côté psycho-rigide germanophone qui parle.

Quand tu fais un truc, tu le fais bien. Point barre.

Ou tu le fais pas. Ou tu changes de taf.

Malheureusement, côté community management et communication des marques online, on trouve encore certaines fois des gestions approximatives et très très amateuristes.

Donc forcément, ça m'agace. Et de temps à autres, je cloue au pilori virtuel une pauvre victime expiatoire choisie au hasard parmi ses pairs.

C'est méchant, injuste et très vilain comme méthode, mais ça a au moins le mérite de me défouler.

Prenons le cas C...

Je reçois il y a quelque temps un joli petit mail qui annonce le relancement d'une mythique salopette en jean, qui me propose pour fêter l'évènement, de faire gagner un tee-shirt à mon lectorat.

Très bien. Je ne fais plus de concours. Mais parce que ce vêtement me rappelle les folles heures de ma jeunesse perdue, sentimentalement, je réponds.

Toute la liste des personnes contactées et leurs mails s'affiche à ce moment. Je peux donc si je veux aisément harceler n'importe quelle bloggeuse qui sera ravie que son mail perso soit diffusé à des inconnus.

La CM me répond qu'elle est ravie que je lui réponde. Super.

Et me demande "pouvez-vous me donner le nombre de visites de votre blog".

Wo wo wo, chérie, tu me balances une proposition sans savoir grosso modo à qui tu t'adresses tu veux dire ? 

Oui, visiblement.

De bonne volonté, je lui communique donc cette donnée.

(pour gagner un tee-shirt, je rappelle)

La CM me répond "merci beaucoup, je valide avec mon client et je reviens vers vous".

Donc le client tatillonne pour faire gagner un tee-shirt, comprends-je.

Ok, je peux admettre, certaines marques sont regardantes.

Certaines marques aussi peinent à comprendre le fonctionnement du ouèbe. 

Admettons.

Ce que j'admets moins c'est que ....Depuis... Rien.

Pas un mot, ni oui, ni merde, ni excusez-nous.

Rien.

Alors qu'on ne veuille pas de mes services, je peux tout à fait comprendre : je ne suis pas forcément la cible, ni le profil rêvé.

(quoique, encore une fois, pour un tee-shirt ça me troue quand même le fondement)

Mais qu'on ait MEME PAS la politesse ou le courage de le dire, ça c'est insupportable.

A part l'amateurisme et l'approximation, il y a un autre truc que je déteste, c'est qu'on me prenne de haut, ou pour de la chair à canon, ou pour une buse.

Cochez la case au choix.

Et oui, je te confirme, j'ai le melon.

Mais j'ai un melon professionnel. 

Je revendique au moins ce mérite.

 

Edit du 02/05 : depuis cette salve enervée, l'agence m'a contactée et nous avons partagé nos arguments. Les miens étaient que je n'avais rien de personnel contre qui que ce soit mais que c'était une compilation de plusieurs exemples de mauvaise gestion qui m'avait conduit à pointer du doigt celui-ci. Le responsable de l'agence m'a gentiment expliqué que cette promotion avait été très compliquée à gérer pour eux. Nous avons chacun compris les imperatifs de l'autre.

C'est donc tout à fait volontairement que j'ai enlevé le nom de la fameuse marque...

Et pour le plus grand bonheur de tout le monde, vous allez très bientôt pouvoir gagner LE tee-shirt ici même.

Avec mes remerciements à tout le monde 

 

 

12:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : salopette, promotion, concours | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/04/2013

Cinéma Paradiso here I come

J'ai donc décidé de dissoudre un peu non pas l'assemblée nationale mais ma vie numérique en retournant vers des activités externes, civilisées, conviviales et cosmopolites.

Pourquoi cosmopolites, je n'en sais strictement rien, mais c'est pour faire un effet de mot.

Après avoir réouvert récemment un livre, puis deux, et être partie inspecter le cinéma le Louxor, j'envisage d'aller voir quelques expositions et manifestations diverses et variées.

Notamment une qui m'avait fracturé le neurone de l'intérêt.

Sous la houlette des cinémas MK2, le Grand Palais va se transformer pendant 10 jours en drive-in géant et rétro.

La nef sera occupée par 4 espaces  cinéma, restauration, jeux et clubbing.

La journée, un grand espace de jeux avec  bornes d’arcade vintage ainsi qu’une exposition, l’Age d’Or du Jeu Vidéo. Au programme, des dizaines de machines, des jeux et personnages iconiques, des vidéos et des publicités d’époque… et une piste de roller, libre d’accès !

Le soir, dans des sièges de voitures de la famille Fiat 500 ou perchés sur une colline aménagée, le spectateur pourra redécouvrir des films cultes qu'on ne manque pas de voir, revoir et live-tweeter comme Pulp Fiction, The Big Lebowski, Grease, Taxi Driver, Drive, La boum, les dents de la mer, American Graffiti, Dirty Dancing ou La fièvre du samedi soir … au rythme de deux projections par jour.

Avec en prime la possibilité de déguster les spécialités d'un « Diner » américain, créé par Omnivore, qui fait venir du Canada la chef Gita Seaton (Le Nouveau Palais, Montréal), star de la cuisine nord-américaine…

Un lieu cultissime pour les fans de cinémas, geekerie et culture américaine réunis, dont je fais partie BIEN SUR.

C'est pourquoi dès que j'ai vu passer l'alerte sur twitter avec la mention "il reste encore quelques places" je me suis PRECIPITEE tel un lièvre sous amphétamines pour décrocher le ticket pour le bonheur.

Sans même me soucier de demander à Pierre, Paul, Jacques ou Sven de m'accompagner. 

Après quelques tentatives infructueuses pour voir Dirty Dancing, je me suis "rabattue" sur American Graffiti.

(Pour les très jeunes, les non cinéphiles, les blondes, les incultes et les animaux de compagnie, American Graffiti est le deuxième film daté de 1973 de George Lucas, qui se déroule dans les années 50, ou il exprime la nostalgie d'un âge d'or drive-in, bananes et grosses voitures, sur fond de rock'n roll d'époque. Le film a largement inspiré la série "Happy Days" qui a suivi quelques temps plus tard. On y découvre Ron Howard qui prolongera son rôle dans la dite série et pour la première fois dans un rôle significatif Harrison Ford, le futur Han Solo)

Et bien m'en a pris parce que quelques minutes après avoir réussi (non sans peine) à réserver ma place, il semble que toutes les places restantes disponibles se soient envolées à vitesse supersonique.

Donc avec une joie intense et non dissimulée bien qu'individuelle, j'irais me délecter d'ice-cream, de jeux vidéos et de patins (à roulettes) avant de visionner American Graffiti d'une banquette de Fiat 500 le 12 juin.

Après je peux mourir, plus rien n'aura d'importance.

Ma dernière volonté est qu'une fanfare de pompiers suédois joue "Bittersweet Symphony" à mes obsèques.

C'est tout.

Sinon tu peux toujours essayer de réserver, on ne sait jamais, le programme est LA , C'est le site de la FNAC mais peut-être disponible ailleurs...


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14:12 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma paradiso, grand palais, american graffiti | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/04/2013

Louxor, j'adore

Pendant des années je suis passée devant en métro (à cet endroit la ligne est aérienne) ou à pied, me désolant de la dégradation inéluctable de ce monument du kitsch.

Et en craignant que finalement le bâtiment ne soit abattu.

Pendant des années, des amoureux du lieu, réunis en association de sauvegarde, se sont battus pour le préserver et qu'il revive sa splendeur passée.

La bataille a connu une issue positive, puisque finalement il y a quelques années, la mairie de Paris a décidé de restaurer l'endroit pour lui donner une seconde vie.

Evidemment quelques jours après son ouverture, je n'ai eu qu'une envie, aller sur place pour voir de mes yeux cette pièce unique, survivante des grands cinémas d'avant la guerre de 40-45 avec le Grand Rex et aujourd'hui ressucitée dans tout son éclat.

Le Louxor, boulevard Barbès à Paris.

Un peu d'histoire

Le 6 octobre 1921, un cinéma exceptionnel était inauguré en grande pompe face à la station de métro Barbès (10e). Le Louxor était non seulement l’une des salles les plus modernes de l’époque, mais aussi un édifice aux motifs néoégyptiens ! Construit à l’emplacement d’un immeuble haussmannien, il est l’œuvre de l'architecte Henri Zipcy.

La façade et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981. Les mosaïques multicolores de la façade (bleu cobalt, noir et or), œuvre du décorateur Amédée Tiberti, ont été réalisées par la fabrique de céramiques Gentil & Bourdet, très réputée dans les années 1920-1930. Aux motifs floraux s’ajoutent scarabées,cobras et, au-dessus de la petite terrasse, un grand disque ailé. La salle avec ses deux balcons offre alors 1 195 places.

Le Louxor est rapidement intégré au réseau des cinémas Lutétia qui dispose de treize salles à Paris en 1924, dont les très prestigieux Lutétia-Wagram (ouvert en 1913) et Royal-Wagram (ouvert en 1918).

En 1929, la vingtaine d’établissements du groupe est reprise par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore.

Le Louxor, comme tant de salles de quartier, subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s’amorce dès la fin des années 1950, obligeant le cinéma à se renouveler et les exploitants à moderniser leurs salles. Couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s’adapte. S'il conserve au cours des années sa structure originelle et possède encore une vaste salle avec deux niveaux de balcon, il a subi plusieurs transformations, notamment en 1954 et 1964.

La programmation, elle aussi, doit s’adapter aux changements  et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films « exotiques » (indiens, égyptiens par exemple) en version originale, susceptibles d’attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris. En 1976 la projection du film Chronique des années de braise devient un évènement culturel et social pour le quartier.

Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance du Louxor puis Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui souhaite y implanter un commerce. Faute de ne pouvoir modifier la façade, le projet échoue et Tati cède la gérance à des projets d’exploitation de boîtes de nuit au milieu des années 1980 : d'abord boîte de nuit antillaise baptisée La Dérobade, il devient en août 1987 la plus grande discothèque gay de la capitale sous le nom de Megatown. Celle-ci ferme en 1988, peu avant la mort de son créateur David Girard en 1990, et le bâtiment est laissé à l'abandon.

Le Louxor - Palais du cinéma va connaître alors une longue éclipse.

En 2003,  la Ville de Paris acquiert le Louxor. Les travaux de rénovation débutent en septembre 2010.

En 1921, le Louxor ne possédait qu’une seule salle. Le bâtiment rénové en comporte trois : la grande salle Youssef-Chahine, en hommage au réalisateur égyptien (340 sièges), et deux autres de 140 et 74 places. «Les spectateurs viendront à la fois voir des films et l’édifice lui-même», espère l’architecte Philippe Pumain, qui a supervisé la rénovation.

Ma première visite s'est arrêtée à la facade et au hall d'entrée. Car pour aller plus loin, il faut tout simplement acheter.. une place de cinéma. 

Mais je compte bien pousser l'expérience Louxor jusqu'au bout et m'offrir une toile dans la grande salle rénovée et accéder à la terrasse au-dessus du cinéma et qui domine tout le quartier.

Et passer au bar du Louxor, pour chanter "AU BAR DU LOUXOOOOOOOOR" grandeur nature (uhuhuhuh)

Pour cela je vais attendre un peu que "l'effet lancement" se termine car la foule était déjà bien dense samedi pour les séances de l'après-midi avec la programmation du film "Grandmaster" de Won Kar Wai. Et surtour qu'un film me tente pour me faire une toile d'Egypte.

Si tu veux te faire une séance, ou si tu passes à Paris, je ne peux que te conseiller de venir admirer ce chef-d'oeuvre de rococo. Et si tu es l'heureux possesseur d'une carte UGC, tu pourras accéder au sésame du cinéma parigot...

Pour te donner envie.

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Détail des mosaïques

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La grande salle vue du balcon

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(Les photos moches de l'extérieur sont de moi, les jolies de l'intérieur ont été prises sur le site du Monde.fr)

(sources de l'historique : site de la mairie de Paris et Wikipédia)

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : louxor palace, cinéma, paris, barbès, rénovation | |  Facebook | |  Imprimer | |

22/04/2013

Tiens v'la le bibliobus qui passe

Week-end d'internet minimum et surtout de pas de réseaux sociaux j'avais dit.

J'ai quasiment tenu.

Je n'ai pas mis les pieds sur twitter et juste répondu à 2 à 3 reprises sur un groupe de conversation privé sur Facebook, sans aller sur le fil public. 

Je n'ai pas fait un seul instagram ni cherché de Pfiouuuu pour mon tumblr

J'ai évité les sites d'information et d'actualité pour me laver un peu la tête.

J'ai écrit mes billets, jeté un coup d'oeil rapide à mes mails et regardé en replay les épisodes de Real Humans 

Figure-toi, ça fait un bien fou de temps à autres d'avoir l'impression que le monde peut bien tourner sans moi et que finalement, ce n'est pas grave.

Et en prime c'est reposant, pas de disputes, pas de commentaires, pas de réflexion, pas de chasse au scoop, pas de flux tendu du cerveau.

Un genre de repos total du neurone.

Evidemment que ça m'a manqué, mais finalement et curieusement, on se déshabitue aussi vite qu'on devient accro. Quelques jours sans et je suis certaine qu'on s'en passe très bien.

Pour m'aider dans cette détox expresse, le soleil du week-end a incité à la ballade, le dimanche a été partiellement consacré à un test de restaurant Thaï en famille et surtout j'ai reçu des livres.

J'ai donc pu pour la première fois depuis longtemps hors vacances, feuilleter au calme des ouvrages imprimés et non pas lire sur un écran.

Ouvrages imprimés que je ne peux que vous recommander ci-dessous.

Hollywood Babylone de Kenneth Anger

Si tu aimes l'histoire du cinéma, ses coulisses un peu scandaleuses et la culture underground, ce petit bouquin est fait pour toi. Kenneth Anger retrace depuis les débuts d'Hollywood (au commencement du XXème siècle) jusqu'aux années 70 quelques-uns des scandales les plus retentissants de la Mecque du cinéma, loin des versions officielles livrées à la presse par les patrons des studios.

Orgies, drogue, meurtres, suicides, manipulations en tous genre, chantage, corruption, procès... Hollywood aujourd'hui parait presque puritain à côté des folles années de la métropole du cinéma.

On y apprend notamment que le gentil Charlot avait un gros penchant pour les très jeunes filles. Que les stars du cinéma muet carburaient à la cocaïne qui expliquait leur jeu énervé à l'écran. Que les stars féminines avaient des vies qui renverraient Madonna au couvent des oiseaux.

Mais aussi comment la petite boutique artisanale des années 1910 est devenue une énorme machine de guerre. Ou comment les mythiques producteurs de l'âge d'or arrosaient juges, procureurs et politiques pour étouffer les scandales ou les morts suspectes des stars de l'époque.

Le côté obscur de la machine à rêves.

Celle qui mettait de simples mortels au rang de demis-dieux, pour les broyer impitoyablement au moindre faux pas ou bide cinématographique.

J'y ai appris, entre autres, que le terme "has-been" était apparu au début des années 30 sous l'effet conjugué de l'apparition du parlant et de la grande crise qui poussaient beaucoup d'acteurs à la ruine, à la déchéance, voire au suicide.

Le bouquin fait environ 300 pages et se lit facilement, comme un Voici chez le coiffeur, la profondeur et le trash en plus. Les informations que Kenneth Anger y livre ne sont pas toutes vérifiées et il est possible qu'il y ait rajouté une bonne dose de scandale inventé et de fantasme, ce qui est sa marque de fabrique.

Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est considéré comme l'un des réalisateurs indépendants les plus influents du cinéma.  Anger est  l'un des premiers réalisateurs publiquement gay d'Amérique, et certainement le premier dont l'œuvre aborde l'homosexualité de manière directe.  Son rôle est réputé central dans la visibilité de la culture gay au sein du cinéma américain. Il a aussi fait de l'occultisme le thème central de plusieurs de ses films, montrant sa fascination pour le fameux occultiste anglais Aleister Crowley. Il est lui-même cité comme ayant à son tour influencé des réalisateurs comme Martin Scorsese, David Lynch et John Waters. Hollywood Babylone est son seul livre avec une première version publiée à la fin des années 50 et une deuxième en 1986.

Pour finir le titre vient d'une super-production du réalisateur W. Griffith en 1915 "la chute de Babylone". Les décors démentiels et gigantesques resteront debout de longues années malgré les dégradations, les incendies et les intempéries, et se tiendront fantomatiques  au bord de ce qui allait devenir plus tard Sunset Boulevard.


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11,95 édition Tristram


Dans un registre totalement différent : 101 petits secrets de mode qui font les grandes créations.

Un petit guide en 101 fiches qui t'explique la mode, ses techniques et ses grands et petits secrets dont la dernière (et OUI je te spoile la fin) est une citation d'Yves-Saint-Laurent "Les modes passent, le style est éternel".

Je ne peux que plussoyer cette pensée du maître.

Le livre se prend, se repose, se feuillette au gré de tes envies et de ton inspiration. Tu peux parcourir les fiches ou t'arrêter pour comprendre une technique de coupe ou de stylisme.

Le livre s'articule autour de 5 grands thèmes :

la mode,  

les métiers de la mode,

style et processus créatif,

tissus, couleurs et motifs,

confection.

Chaque fiche est accompagnée d'un croquis en noir et blanc illustratif ou explicatif.

Même si le livre semble plus fait pour ceux qui se destinent à une carrière dans la mode et que ce n'est pas ton cas, il est toujours intéressant de connaître le pourquoi du comment de certains vêtements, techniques de stylisme ou créations.

Pour ma part, je pense que certaines personnes devraient lire la fiche "il existe une zone d'ombre dangereuse entre vêtement et déguisement".

Non, je ne donnerai pas de noms.

C'est trop facile...

Mouhahahahahahahhahaah

 

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9,90 Editions Dunod

 

Et sinon à venir quand je l'aurai fini,  On/Off d'Olivier Pourriol où l'ex-chroniqueur livres du Grand Journal décrit sa "saison en enfer" dans l'émission et les coulisses du talk-show de manière très acide.

19/04/2013

Saturation

L'actualité n'est déjà pas rose en ce moment.

Couplée à un hiver long et morose, la plupart d'entre nous ont le moral au ras du sol, malgré les quelques beaux jours que nous venons d'avoir.

Sur cette couche de pessimisme ambiant s'ajoutent des médias affolant la ménagère à la moindre actualité un peu sensationnelle, guettant le plus petit clash entre personnalités ou semi-pipeules et des réseaux sociaux qui commencent à ressembler à un forum en ébullition permanente où les gens se jetent n'importe quoi à la tête....

J'ai envie de crier CRIER CRIER STOOOOOOP.

On en arrive à un stade où au lieu de passer du temps à rigoler et à raconter des énormités avec des adultes consentants, je passe la moitié de mon temps à éviter des scuds et l'autre moitié à en envoyer.

Tiens encore hier, j'achète une déclinaison lait chocolaté de célèbres barres  (si si, il viennent de lancer) pour faire un petit auto-test. Dont je parle en ligne. Et je me prends un "y'a toujours des cons pour avaler la merde qu'on nous vend" ....

Auquel j'ai rétorqué "et y'a toujours des cons pour le commenter"

Evidemment.

C'est anecdotique, certainement, mais symptomatique du climat exacerbé qui règne actuellement.

En gros tu ne peux plus rien dire sans que quelqu'un te cherche des poux dans la tête.

Pas un jour sans que tel ou tel se mettent mutuellement sur la figure  et je ne parle pas des tombereaux de merde que déversent quotidiennement actuellement en ligne, les extrémistes de tout bord sur les sujets de société, le mariage pour tous en tête.

Contrairement à certains qui y prennent visiblement du plaisir ou y gagnent de l'exposition, je n'apprécie que moyennement le clash pour le clash et j'essaye de ne pas agresser gratuitement pour le plaisir d'agresser ou pour me faire un nom en ligne.

Titiller, piquer, taquiner, oui, j'avoue.

Bâcher pour bâcher, certainement pas.

Tout ceci me fatigue à un point phénoménal. Malgré tout le second degré que je peux introduire dans ma relation avec les internets, je n'arrive parfois même plus à relativiser.

Si on y ajoute les égos en roue libre et les live tweets d'opés blogueurs où 4500 personnes te balancent au même moment "la vie est tellement mieux plus belle avec les anti-hémorroïdes jaimalaucul" il y a certains jours où je prendrais bien des cours de hacking pour faire sauter les serveurs de France Télécom.

Vraie lassitude  ? Augmentation de la taille de mon réseau qui fait que je suis plus exposée ? Vraie dégradation de la sphère connectée ?

Je ne sais pas trop identifier le pourquoi du comment.

Ce que je sais c'est que je ne suis pas la seule a ressentir ceci. Guy Birenbaum a notamment consacré une de ses chroniques au climat détestable qui règne en ligne actuellement.

J'en suis à un point tel que je refuse beaucoup d'invitations d'opérations blog pour ne pas entendre les mêmes sujets ressassés encore et encore "t'as vu ? Machin a dit ça à Truc l'autre jour sur twitter et Truc lui a dit que quand même c'était un gros naze". En alternance avec  "au fait tu vas à l'opé Choupilol après-demain ? Attends je regarde ... Ah non moi je vais boire du champagne chez Lolchoupi".

(D'autant que trouve, et c'est un point de vue purement subjectif, que toutes les opérations finissent par se ressembler et que bien peu sortent du lot.)

(oui et là j'ai envoyé un scud gratuit, je sais)

 

Je crois qu'il est donc temps prendre un peu le large histoire de respirer.

Pour mieux apprécier à niveau tout le fun qu'on peut trouver en ligne.

La cure de désintox s'impose.

1ère étape pour y aller en douceur (car en bonne accro, un sevrage brutal est inenvisageable), ce week-end, je vais tenter de ne pas mettre un seul orteil sur internet en général et sur les réseaux en particulier. Ni Facebook, ni twitter, pas un seul instagram, même pas de tumblr.

Rien sauf rédiger mon billet du début de semaine prochaine et regarder quelques séries. Sans les commenter à coups de "waouh l'épisode 3 de Game of Thrones, quelle tuerie" qui ne vont pas changer la marche de l'univers de toutes manières.

Je vais même tenter de ne pas trop suivre l'actualité que ce soit à la télé, en ligne, et même dans les journaux papier. L'hyper-information 24/24 a aussi des effets pervers. Tant pis si je manque la news du siècle. Je vais m'en remettre. J'en prendrais connaissance plus tard.

Si vous me voyez apparaître sur les réseaux sociaux, merci de me jeter à coups de tomates bien mûres. Ca m'aidera beaucoup.

Si je parviens à tenir, j'envisage de renouveler périodiquement l'exercice.

J'envisage même de partir exprès dans des endroits SANS wifi ni réseau.

Le web n'étant pas mon activité professionnelle, je n'ai aucune raison vitale de restée connectée à part le plaisir ou l'addiction.

Nous verrons bien si je tiens.

En tous cas je sens qu'une respiration devient nécessaire.

C'est le bon moment.

Dehors il y a du soleil, et j'ai plein de déjeuners et d'apéros à faire ....

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Web | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | |  Imprimer | |