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22/08/2013

Un oeil sur mon nombril, l'autre sur la planète.

Il y a parfois des rencontres qui changent ta vision des choses, à défaut de changer complètement ta vie.

Dans mon cas, bien que consciente de la misère dans une grande partie du monde, je ne la percevais qu'atténuée à travers le prisme d'un écran de télévision ou de cinéma. Voire de la vision d'un clochard dormant sur le quai du métro, qui faisait partie somme toute du décor de mon quotidien de parisienne pressée.

Jusqu'au jour où j'ai atterri dans une cour d'école au Sénégal où des enfants n'avaient même pas de chaussures, voire un cahier pour plusieurs et des livres d'histoires plein d'enfants blonds en polos et jupes plissées donnés par des ONG pleines de bonne volonté mais parfois complètement à côté de la plaque.

Et j'ai pris une bonne claque.

Depuis j'essaie.

Je n'arrive pas toujours à penser à autre chose qu'à mon nombril, mais je te promets je fais des efforts.

En tous cas, je relativise beaucoup plus fortement qu'avant quand mon RER est en retard où qu'il n'y a plus la taille de la robe que j'avais repérée chez Zara.

Et si je commence à trépigner parce que mon vernis s'écaille ou que je ne trouve pas de taxi, très rapidement, mon cerveau me remet ceci en mémoire.

 

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Parmi mes efforts, j'essaie de mettre modestement en lumière de temps à autres des initiatives qui me paraissent intéressantes. Surtout quand ce sont des initiatives auxquelles ont participé des copines. Autant que le copinage serve à quelque chose, non ?

C'est pourquoi c'est avec enthousiasme que je te présente l'organisation TECHO.

La mission que s'est donnée cette ONG est d'aider la vaincre la pauvreté, principalement dans les bidonvilles en Amérique du Sud et du Nord.

Pour cela, elle ne se contente pas de distribuer des biens et de repartir ensuite sans se retourner en laissant les bénéficiaires se débrouiller.

Elle s'appuie sur l'enthousiasme de jeunes volontaires et surtout sur la bonne volonté des habitants des bidonvilles pour lancer des chantiers destinés à améliorer la vie dans ces endroits.

Les habitants sont formés par les volontaires de  l'organisation pour participer aux chantiers d'une part, et ensuite entretenir ce qu'ils ont construit d'autre part.

Les plus démunis ont ainsi l'occasion de reprendre confiance en leurs capacités en créant et en entretenant quelque chose eux-mêmes.

Quant aux volontaires, TECHO s'appuie sur des jeunes quelque soit leur origine, sans aucune discrimination de classe, sexe ou orientation sexuelle, religion, croyance, opinion politique ou autre. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

TECHO a également la vocation de porter la voix des plus démunis pour qu'ils puissent se faire entendre auprès de tous les acteurs de la société, ce qui est parfois difficile voire impossible pour eux.

Les actions de cette ONG sont concrètes, pragmatiques et efficaces. Sans naïveté, ni angélisme, et avec un regard résolument tourné vers le futur.

Preuve en est, l'ONG a gagné de nombreux prix et reconnaissances à travers le monde pour son action dont le dernier en 2012 décerné par l'ONU-Habitat

La meilleure illustration que je puisse te donner de cette action sont les photos ramenées par Laurence Guenoun, qui, comme certains le savent, vit au Brésil et a donné de son temps pour accompagner un chantier de construction de maisons dans une favela.

Ses photos sont belles (bien sur) mais aussi touchantes, émouvantes, instructives.

Laurence raconte que bien évidemment le chantier était dur, les conditions extrêmement difficiles, que la favela ressemblait plus à une énorme décharge à ciel ouvert qu'à un lieu de vie un minimum décent. Mais qu'elle n'avait jamais vu des gens travailler avec autant de positivité et de joie.

Je te laisse regarder les photos, elle parlent d'elles-mêmes. (N'oublie pas juste qu'elles ont un auteur et que les chiper sans autorisation, c'est pas très joli)

Je te laisse aussi surfer sur le site de TECHO si tu veux plus d'informations sur l'organisation. Le site est en espagnol, en portugais et en anglais (pas de version française pour l'instant malheureusement)

Pour ma part je vais aller me noyer dans le sourire de cette petite dame. Son visage est un havre de paix à lui tout seul, malgré une vie où elle n'a probablement eu jamais l'occasion ni les moyens d'acheter une robe Zara ou de prendre un taxi.

Elle.

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La photo des enfants est de Domydom, celle de Lucia est de Laurence Guenoun.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : techo, brésil, ong, action, favela, pauvreté, humanitaire, construction | |  Facebook | |  Imprimer | |

11/07/2013

Maison à vendre ? Non merci.

Les vacances que je viens de terminer, bonnes et tranquilles en l'occurrence, je te remercie fidèle lecteur/trice qui mériterait d'être canonisé pour tant de constance, ont fini de me convaincre d'une chose.

La vie en maison ou pavillon n'est pas faite pour moi.

Je conçois tout à fait que ce soit le rêve de la plupart des gens qui d'avoir leur propre toit à bichonner ceci dit, j'ai envisagé la chose même pendant quelques années et puis finalement j'en suis revenue.

Simplement parce que la maison que j'occupais étant relativement proche de celles mitoyennes, j'avais en fait l'impression de vivre avec mes voisins par moment.

Sur 8 jours c'était tout à fait supportable. Pour une vie, pas du tout.

Car pour moi qui suit pathologiquement anti-conviviale une fois mon seuil franchi, la relation avec un voisin, c'est insupportable.

Ou alors il faut un immense terrain et s'isoler totalement.

Ce que je n'aime pas non plus.

Equation impossible en somme.

En plus, même dans un coin de campagne isolé avec deux maisons, il y a TOUJOURS un bricoleur acharné pour sortir la ou le (barre la mention inutile) tronçonneuse/taille-haie/scie à métaux/ tondeuse à gazon/perçeuse et te ruiner ton après-midi de sieste dans ton transat.

(mes parents ont une maison de campagne, je sais de quoi je parle)

Les gens adorent bricoler visiblement, je n'avais pas réalisé cette passion sans bornes jusqu'à aujourd'hui.

Sans compter les cris des enfants - double stridence en cas de piscine extérieure, assez courante dans les pavillons du sud. Les odeurs de barbecue. Les conversations familiales autour du programme télé et de l'héritage de mamie Denise auxquelles tu es conviée sans avoir rien demandé.

Et les beuglements des vaches et autres aboiements de chiens c'est cadeau de la maison en prime.

 
Je te passe les problèmes de voisinage pour une hauteur de haie ou une branche de pommier qui dépasse.
 
Tout ceci au prix d'un entretien très régulier d'où probablement la ou le (barre la mention inutile) tronçonneuse/taille-haie/scie à métaux/ tondeuse à gazon/perçeuse à répétition et en batterie. Sauf si tu as plein de sous et un jardinier musclé qui peut tondre ta pelouse torse nu comme dans Desperate Housewives.

Ok, l'appartement, tu as aussi du bruit : les voisins qui font la fête périodiquement, le bébé du deuxième qui pleure, la moto qui passe dans la rue, les poubelles à 6 h du matin, le gars qui fait tourner son diésel 2 heures avant de démarrer, le mec fan de Mylène Farmer qui fait du karaoké dessus en permanence (vécu). 

Mais finalement tout ceci crée un ronron de fond familier auxquel mon oreille est accoutumée et non pas une plage de calme  interrompue par le vroooOOOOOOOM brutal de la tondeuse qui démarre.

Avantage supplémentaire pour moi, en appartement, tu n'es pas obligée de VOIR tes voisins en bermuda et tee-shirt publicitaire sortir les poubelles le soir ou par dessus ta haie et tu peut même leur rabattre la porte de l'ascenseur dessus, petit plaisir du soir.

Je t'avais bien dit que j'étais gravement psychosée, tu peux constater.

Donc après mûre réflexion appartement j'ai, appartement je garde.

J'irai squatter les pavillons et les piscines des autres quand l'été fut venu.

J'aurais juste une bouteille de rosé à acheter et aucun entretien quotidien à subir en contrepartie d'un carré de gazon et d'un barbecue.

Bon, je rate à jamais l'occasion d'embaucher un jardinier musclé qui tonde la pelouse torse nu.

Mais je vais survivre.

 

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10:37 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : maison, pavillon, voisinage, vie en commun, bruit, nuisance, voisins | |  Facebook | |  Imprimer | |

09/07/2013

Amitiés 2.0

Je ne me suis jamais fait trop d'illusions sur les relations que l'on peut nouer derrière un écran d'ordinateur.

N'étant déjà pas une spécialiste des relations urbaines et civilisées dans la vraie vie, je me doutais en entamant mon périple cybernétique, que des relations profondes et durables n'allaient pas forcément se tisser au fil du clavier.

D'expérience, après quelques années en ligne, c'est vrai pour 90 % des relations.

Qui restent et resteront toujours en surface. 

Un petit coucou sur les réseaux sociaux, une bise dans les soirées, un verre pris exceptionnellement, et point.

C'est la vocation de la toile : nouer des relations éphémères, parfois drôles, parfois émouvantes, parfois ubuesques, mais toujours éphémères.

Un salon de curiosité et d'échange virtuel qu'il faut prendre comme il est sans lui accorder plus d'importance qu'il n'en a.

Pourtant, à l'inverse de certains qui pensent avoir des relations profondes parce qu'on s'échange des "koeur avec les doigts" sur les réseaux sociaux, alors que justement je n'attendais rien, à ma grande surprise, j'ai trouvé plus.

Beaucoup plus que je n'aurais pu croire au départ, en fait.

Si, donc, 90 % des relations sont agréablement futiles et souvent désincarnées, il reste 10 % de relations solides et très incarnées, elles.

Sur ces 10 %, la moitié sont des gens avec qui on aime boire un verre, rigoler et rentrer en zigzaguant à pas d'heure sous le regard réprobateur de votre famille qui est sur le point de vous envoyer faire un stage express aux alcooliques anonymes.

Des potes de rigolade, l'équipe de rugby de la poilade, les gens qui vous remontent le moral avec un "allez, Germaine, viens, on sort".

L'autre moitié, je les qualifierais de vrais amis. Dans mon cas ils se comptent sur les doigts des 2 mains, je dirais une petite dizaine de personnes.

Relativement peu sur les quelques centaines de gens à qui je parle tous les jours, largement suffisant pour moi dont la vraie nature est d'être une solitaire sociale.

Pas forcément des gens que je vois très souvent, ni à qui je parle tout le temps mais je sais qu'ils sont là, pour un peu plus que rire ensemble. Un SMS, un cadeau, un coup de fil, une invitation, un "viens, prend l'avion et ramène tes tongs quand tu veux" ou un "ça va aller, t'inquiètes" et réciproquement.

Je pense qu'elles et ils se reconnaitront. Il y a parmi eux des gens que je connais depuis assez longtemps maintenant, d'autres moins, mais avec qui la relation a fonctionné immédiatement. 

En amitié comme dans d'autres domaines j'accroche tout de suite ou jamais.

Je ne suis pas fusionnelle non plus, je n'ai pas besoin de les voir ni de les entendre tous les jours. Je pense que c'est la même chose pour eux, sinon ils ne seraient plus là, vu ma constance extrême à prendre des nouvelles (un de mes grands défauts).

Il supportent mon caractère de bouledogue, mes silences, mes colères, mes impatiences, mes phobies et mes lubies et c'est en somme tout ce que je leur demande. 

C'est déjà énorme.

Si ce n'est pas de l'amitié, ça y ressemble beaucoup, enfin de mon point de vue.

J'espère en tous cas leur apporter autant qu'ils m'apportent.

C'est bien le minimum que je peux leur offrir en retour à défaut d'autre chose.

Finalement.

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09:47 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/06/2013

Allez hop, tous aux fruits ....

Voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été...

Si si je t'assure on y croit fort fort fort.

Je t'ai déjà donné plein de conseils beauté

J'en ai d'ailleurs encore quelques-uns en stock si ça t'intéresse. 

Oui, ça t'intéresse, je le veux.

Tu n'as rien à dire sur ce point d'ailleurs.

Mais la beauté ça vient aussi du plaisir de l'intérieur du dedans de toi.

Se faire plaisir au système digestif y contribue.

T'as qu'à voir la tête de Victoria Beckham qui n'avale que de l'air depuis 15 ans pour comprendre.

Avec modération, comme on dit, hein, il ne s'agit pas non plus d'avaler des plaques entières de chocolat au noisettes parce que soit-disant c'est bon pour ton moral.

Mais, me crie-tu au porte-voix C'EST BIENTOT LE TEMPS DU MAILLOT MALHEUREUSE J'AI TOUT BANNI A PART LE POISSON ET LES BROCOLIS VAPEUR.

Erreur. 

1/Il faut aussi se faire plaisir de temps en temps, c'est essentiel 

2/J'ai de quoi te contenter en toute légèreté.

Parce que, par exemple, tu redoutes de craquer sur le distributeur automatique à la cafétéria, qu'un fruit, on en a pas toujours sous la main, et ce n'est pas toujours facile à transporter, surtout les fruits d'été, Materne a pensé à ton petit creux de 11 heures, ton dessert, ou ton goûter.

En créant Ma Pause Fruit, une petite gourde très pratique de 120 grammes, soit une portion rassasiante pour les adultes.  

A l'intérieur des fruits, un peu de sucre naturel et ni colorants, ni additifs, ni conservateurs. 3 SAVEURS  au choix Pomme Framboise Cranberry, Pomme Myrtille Grenade et Pomme Pêche Passion.

Chaque gourde contient l'équivalent de 1,5 portion de fruit par gourde, soit 30% des apports journaliers recommandés en fruits et légumes pour 74kcal ou 314 kJ pour 100 grammes.

La particularité de Ma Pause Fruit ? Ce ne sont pas des compotes mais bel et bien des fruits mixés, moins riches en sucres que les compotes.

Je vais moi-même en faire un stock et convertir mes collègues de bureau qui souffrent du petit creux de 11 heures et viennent sans cesse me demander "t'as pas un truc à grignoter" ?

Je deviendrais ainsi leur idole. J'influencerai tout mon bureau. Puis l'ensemble de ma société. Avant de convertir l'immeuble tout entier. Puis le quartier.

Et demain le monde.

Je deviendrais ainsi la personne la plus influente de la terre. Et j'aurais des sacs Hermès et des paquets de gâteaux gratuits.

Ma vie sera parfaite.

A propos de paquet de gâteaux, tu aurais éventuellement moyen d'en récupérer un ici même ce week-end. Mais on en reparlera un peu plus tard..

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(oui la photo est de moi, et je l'aime bien, donc je l'offre à ton admiration)

 

Tu peux trouver Ma Pause Fruit en pack de 4, au rayon compotes des supermarchés 2,29 € le pack de 4 (prix moyen constaté). A l’unité dans les espaces snacking des supermarchés, stations-services, sandwicherie, etc.

Et si tu veux plus d'info sur Ma Pause Fruit c'est ici...

06:00 Publié dans Cuisine, Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : ma pause fruit, materne | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/06/2013

Ne me demande surtout pas en mariage, Lucien...

Je ne sais pas si tu as remarqué mais depuis quelques années on assiste à une surenchère dans la mise en scène des demandes en mariage.

Pas une semaine sans une vidéo d'un type qui déclare sa flamme à sa fiancée à la télévision, sur un écran géant ou qui mobilise sa fanfare pour demander à sa copine de l'épouser.

Chacun fait ce qu'il veut, mais pour ma part, je ne trouve ça ni romantique, ni drôle, ni agréable à vivre.

Enfin dans l'hypothèse où la chose pourrait m'arriver ce qui est hautement aléatoire.

J'ai déjà horreur des manifestations intimes en public. Même embrasser quelqu'un devant la terre entière n'est pas un exercice que j'affectionne particulièrement.

Même voir des amoureux s'embrasser bruyamment avec des bruits de lavabo qui se débouche devant moi me met mal à l'aise, c'est dire...

Alors j'imagine mal un amoureux potentiel me sortir une bague en m'attendant en bas de mon travail, devant tous mes collègues réunis et émus, avec les pompiers de Paris qui font une démonstration de gymnastique en descendant en rappel du haut de la tour, pendant que la télé filme le tout.

Ensuite je trouve qu'il y a un petit côté prise d'otage. Le côté public rend le fait de dire non, particulièrement humiliant pour le "demandeur".

Je ne suis pas certaine que quand tu as de l'affection pour quelqu'un tu aies envie de l'humilier publiquement même si tu n'as pas envie de te marier. Tu te sens donc un poil obligée de dire oui. 

Ceci dit il arrive quand même qu'un pauvre diable se retrouve à la télé bêtement agenouillé avec sa bague pendant que la promise part en courant et en riant aux éclats, le laissant humilié face à des millions de spectateurs. C'est le risque de l'exercice.

Pour tout dire, je trouve même cette notion de "demande en mariage" assez archaïque.

J'ai fait le choix de me marier, parce que je crois en cet engagement à titre personnel, mais j'aurais très bien pu ne pas le faire et je conçois totalement qu'on en ait aucune envie.

Si on l'envisage, un mariage se décide à deux en discutant et pas parce que le gars se met à genoux devant sa belle princesse fragile et délicate en lui offrant des diams.

(bon pour les diams on peut éventuellement négocier)

(OH BEN QUOI J'AI LE DROIT D'AIMER LES DIAMS, NON ?)

A ce stade, on peut aussi demander aux hommes de remettre des gants et d'aller demander la main de leur future à leur beau-père, 

Voire de remonter sur un destrier et de venir nous arracher à coups de sabre à notre famille qui nous destinait à un autre, tant qu'on y est.

Apparemment selon sondage rapide dans mon entourage, les réactions sont contrastées face à ce phénomène. Certaines ont la même réaction, alors que d'autres sont soit indifférentes, soit amusées, soit à l'autre extrêmité de la chaine de réactions adoreraient l'idée et la trouvent même follement romantique.

Je mets pour ma part la notion de romantisme à un autre niveau, chacun son truc.

Ce que j'aimerais savoir c'est ce que pensent nos amis les hommes de telles initiatives.

Dans mon entourage, à nouveau, je n'ai pas d'exemplaire trouvant ce genre de manifestation particulièrement intéressante. Je n'ai récolté que des "ridicule" "la loose" "la tronche du gars" et commentaires à l'avenant.

Je dois vivre dans un biotope mondain, désabusé et cynique, j'imagine.

Je reconnais en tous cas un mérite aux hommes qui déploient des trésors d'ingéniosité pour mettre en scène leur demande : une imagination débordante.

J'espère pour leur future qu'il déploieront la même énergie pour participer aux tâches ménagères.

C'était la touche féministe pour terminer. 

Pardon, lecteur, je m'auto-flagelle déjà.

 

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N'y pense même pas, Lucien

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mariage, demande, fiançailles, réponse | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/06/2013

Guenou en torche

J'aurais du écouter ma maman qui me disait "OCCUPE-TOI DE TES GENOUX".

Oui, j'aurais dû.

Ca fait deux/trois ans que j'ai périodiquement la rotule qui grippe.

Et hier en courant pour attraper mon RER, j'entends un petit "clac" de mauvais augure suivi d'une douleur qui ne l'était pas moins.

Et qui s'est rapidement transformée en impossibilité quasi-totale de poser le pied par terre.

Je t'épargne les détails de l'arrivée en rampant à moitié chez le médecin du cabinet médical situé près de mon travail, des péripéties administratives de l'évacuation vers un hôpital en chaise roulante.

Car oui, parenthèse, c'est un accident du travail, donc tu ne peux pas partir n'importe comment : la règlementation exige le Samu, les pompiers, ou une ambulance. 

Le Samu m'a ri au nez.

Le pompier de permanence m'a raconté sa laife alors que je souffrais ma race. J'aime énormément les pompiers mais là j'avais juste envie de lui dire "raccroche mon bichon, ou je vais te mordre la cuisse gauche".

On a finalement trouvé une ambulance.

Deuxième parenthèse : un énorme merci au médecin qui m'a recueillie en vrac et aux secrétaires médicales qui ont été super choupinettes pour me dépoter le transfert.

Après consultation d'un médecin orthopédiste à l'hôpital le plus proche, je suis rentrée en taxi conventionné et mon fils a du quasiment porter sa mère jusqu'à l'appartement.

Chaque pas m'arrachant un AAAAAAH mélodieux certes mais douloureux quand même. 

Et je t'épargne l'épisode disgracieux de l'ascension de quelques marches dans mon hall à quatre pattes.

C'était pas joli joli.

D'habitude quand je rentre à quatre pattes j'ai au moins l'excuse d'avoir absorbé quelques verres d'excellent vin avant.

En plus j'ai eu une vision horrifique de l'avenir quand je serai vieille et impotente et que mon fils sera obligé de me servir de tuteur.

Si ça se trouve, lui aussi, d'ailleurs a eu cette même vision. Ca ne m'étonnerait pas qu'il déménage vite fait pour éviter la corvée (du coup je pourrais récupérer sa chambre et en faire un bureau).

Donc j'ai un poil mal. Mais ça commence à aller mieux grâce à un anti-douleur de cheval qui renvoie l'opium au rang de sirop pour la toux.

Je vais aller vendre mon reliquat dans la rue, ça me fera des sous pour payer mes vacances.

Sinon oui, je vais écouter ma maman, ce coup-ci, c'est un bon coup de semonce. A la rentrée je vais aider un spécialiste à refaire son cabinet grâce aux honoraires insensés que je vais lui verser.

Et donc ceci devrait clôturer la série de 3 merdes  : perte de lunettes + peloteur fou dans mon hall + genou en cacahuète. Normalement je devrais être tranquille. Car oui, la sagesse populaire a raison, les ennuis arrivent toujours par 3. Je l'ai constaté à maintes reprises. 

Les licornes existent aussi. Comme les poneys roses. Et j'aime la chanson française et Marc Lévy.

(je crois que le médoc est VRAIMENT très fort).

 

Pour te faire rire quand même et ne pas parler que de mon nombril, qui est joli, certes, mais pas le centre du monde contrairement à ce qu'il pense , je te livre l'info la plus WTF de la semaine qui m'a bien fait rire ces derniers jours.

Un sosie de Serge Gainsbourg qui avait poignardé en juillet 2011 son voisin et rival, sosie de Johnny Hallyday, a été condamné lundi à deux ans de prison par la cour d'assises des Vosges. Les deux sosies, voisins,  s'affrontaient dans les concours et de clash en insultes, la situation a fini par dégénérer pour une histoire de tonte de pelouse. Le faux Gainsbourg a invectivé le faux Johnny avant de lui planter un couteau dans la gorge. «J'ai fait une connerie, mais il ne fallait pas m'emmerder», a-t-il déclaré aux jurés avec des faux airs de Gainsbarre. 

(respire, je t'assure que tout est vrai)

Vive la France.

 

 

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(Fais pas cette tête, Michel, ça va aller, va)

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : genou, douleur, médecin, hôpital, radio | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/06/2013

Astrolog... hic

J'ai une passion immodérée pour les sciences parallèles, les médecines mystiques et tout ce qui touche à l'occulte

(surtout l'occulte des suédois, tu me connaissois)

Understatement à l'anglaise

Car évidemment je me fais pipi dessus chaque fois qu'un pseudo mage agite ses cristaux en affirmant que Jésus va revenir réincarné en lui (de préférence bien évidemment) 

Et qu'il va se matérialiser à cheval sur une soucoupe volante sur la colline de Bugarach le 14 juillet.

Pour cela il faut lui donner des sous, beaucoup, plein, c'est mieux.

Je suis quelqu'un de pragmatique, j'estime en conséquence que ce n'est pas parce que quelque chose est inexplicable qu'il faut impérativement lui donner une explication foldingo. 

Souvent d'ailleurs au bout de quelques siècles, la science finit par fournir une explication logique.

Au rayon du fourre-tout abracadabrantesque je place allégremment l'astrologie. 

C'est pourquoi quand je tombe sur une distinguée astrologue employée par des médias divers pour divertir les personnes souhaitant savoir si leur Mars est bien entré dans leur Saturne par le flanc gauche, déclarer la bouche en coeur "L'astrologie est une porte d'entrée vers la psychologie" tu peux donc imaginer le triple salto arrière double boucle piquée que j'ai effectué à ce moment.

J'ai donc réadapté un billet ancien sur l'astrologie pour dire combien essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes à des gens qui cherchent des réponses me hérisse le duvet. 

Aaaah l'astrologie : ce fourre-tout de prédictions nébuleuses où l'on trouve à boire, à manger, et à rigoler, enfin en ce qui me concerne...

Oui, je sais, l'astrologie existe depuis des siècles, depuis bien plus longtemps d'ailleurs que certaines sciences modernes.

Car depuis des temps immémoriaux l'homme a toujours eu peur d'un avenir incertain et tente de le decrypter ou de le maîtriser par tous les moyens possibles. Y compris les plus farfelus.

Ceci dit ce n'est pas parce que quelque chose existe depuis des siècles que ça lui donne une quelconque légitimité. Les hommes ont cru pendant des lustres que la terre était plate avant qu'on lui démontre, preuves à l'appui, qu'elle était ronde.

Cette pseudo-science - et j'insiste bien sur le pseudo - qui veut se donner une légitimité, je la confierais simplement à un vrai scientifique. Prononcez "astrologie" devant n'importe quel astronome et il se mettra immédiatement à se rouler par terre avec des gloussements hystériques en se frappant la tête avec un télescope.

Après cette petite crise et s'être payé une bonne tranche de fou-rire, il vous dira simplement que, pour que l'astrologie ait une influence et que ses calculs un fondement quelconque, il faudrait que toutes les planètes soient alignées sur le même plan.

Je ne t'explique pas le gros embouteillage dans l'espace. 

Pour ce qui est des prédictions sur l'avenir, si l'astrologie avait "prédit" quelque chose de fiable depuis des siècles ça se saurait.

Tu peux reprendre pour t'amuser les prévisions des astrologues de l'année précédentes pour t'apercevoir que soit elles sont fausses, soit suffisamment nébuleuses pour laisser libre cours à toute interprétation. C'est exactement la méthode dont s'est servi le fameux Nostradamus.

Evidemment tu peux toujours prévoir une crise, l'augmentation du chômage et la mort d'une star, tu as assez peu de chances de te tromper par les temps qui courent.

Tu as plus de chance de prévoir ton futur par des calculs de probalités, des statistiques, de la prospective et quelques calculs physiques si tu peux maîtriser cette discipline.

Vu que personnellement, même si cette science me fascine, je n'y pige que couic, je laisse donc le futur à son avenir radieux et je me contente de vivre au présent. 

Enfin, pour ce qui est de l'étude des caractères, si tous les gens qui étaient nés au même moment au même endroit avaient le même caractère on s'embêterait drôlement sur terre.

Génétique, éducation, environnement, évènements qui jalonnent une vie et contribuent à forger un caractère le font plus certainement que Pluton ou Neptune qui sont plus occupés à tourner sur leur orbite en chantant la danse des canards (ou pas).

D'ailleurs si Pluton veut prétendre me forger le caractère je l'attend de pied ferme.

Quant à l'argument "la-lune-a-bien-une-influence-pourquoi-pas-les-autres-planètes", à part le soleil qui nous envoie des projections de temps à autres, Vénus est bien trop loin pour nous envoyer des ondes psycho-émotionnelles.

Vouloir expliquer les mystères et les tréfonds de l'âme humain par des déplacements de corps célestes me paraît une démarche relativement approximative. Voire fantaisiste. Voire hurluberluesque.

Qui relève d'une pensée magique primitive et pas d'un raisonnement scientifique. Même si nos distingués astrologues s'échignent à nous affirmer le contraire. 

Astrologues qui se crêpent d'ailleurs eux-mêmes le chignon entre ceux qui prétendent décrypter l'avenir et ceux qui affirment étudier le caractère. Les uns affirmant que les autres sont des charlatans et vice-versa.

Quand aux horoscopes permettez-moi de glousser..

L'horoscope est généralement une auberge espagnole tellement vague et généraliste que chacun peut y lire ce qu'il veut bien y lire.

Démonstration ?

Cancer (c'est mon signe, enfin parait-il)  : votre entourage essaie de vous influencer. Vous devez résister et affirmer votre vraie personnalité. Qui ne demande qu'à s'exprimer.

Tu es cancer et tu te sens concerné ? Evidemment. Ce genre d'affirmation peut concerner 75 % de la population. Les 25 % restant étant occupés à dormir. Ou a prendre leur douche.

Un dernier truc. Si un jour tu me croises et qu'au bout de 5/10 minutes tu me demandes "au fait, c'est quoi ton signe" , tu risques soit de t'entendre répondre "Fox à poil dur ascendant brosse en crin", dans les bons jours, soit de prendre un pain, dans les mauvais.

Personnellement je ne cherche pas de réponses, enfin pas dans les calculs idiots de praticiens qui cherchent surtout à se remplir le portefeuille en débitant des imbécilités au kilomètre.

 

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(ceci dit viens par ici l'homme cancer, me montrer tes pinces)



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30/05/2013

Et un soir....

.... Tu te mets en robe, tu rentre chez toi vers 20.30 et un type surgit derrière toi dans ton hall d'immeuble et essaye de te mettre la main dans le slip. 

Puis se barre.

Ton parapluie en main tu le bourres de coup, tu cours derrière lui et tu le frappes  et le mec se retourne... Et essaye de te re-peloter.

Tu le re-frappes en hurlant à pleins poumons comme une sirène d'incendie hystérique et tu perds l'équilibre.

Le type se tire.

Dommage collatéral : un ongle cassé.

En y repensant après, une fois l'adrénaline retombée tu te rends compte que le type criait "pardon, pardon" en essayant de te peloter.

Un débile.

A qui j'espère avoir collé un bon mal de crâne.

Peur ? Non. J'ai peur de trucs idiots. Pas des choses graves. Et plutôt fière d'avoir répliqué.

J'envisageais plus ou moins de prendre des cours de self-défense à la rentrée. 

Je crois que l'envisageation va se transformer en affirmation.

La prochaine fois au lieu de lui taper dessus à coups de parapluie j'envisage nettement de rendre ses couilles inopérantes pour quelques mois afin de lui apprendre les bonnes manières.

Je me suis juste rendue compte que le parapluie c'était bien mais pas forcément le réflexe le plus efficace. 

Et les bons réflexes, ça s'apprend aussi.

Pour le fait de porter plainte, non, je n'ai pas porté plainte. Oui, c'est grave, je ne minimise pas une agression, même si finalement elle se résume à une main au cul et un ongle cassé.

Mais égoistement, car il peut réitérer avec une autre fille, aucune envie de passer 3 heures au commissariat.

Le fait de poireauter en ruminant le truc risque de sérieusement me faire prendre un mauvais pli psychologiquement parlant, alors que là, je passe à autre chose après avoir expulsé le truc par écrit.

Simplement je me dis que même si moi à mon âge, je ne peux plus me balader en jupe au genou (même pas mini, et d'ailleurs mini ça ne change RIEN au problème) à 20 h 30 alors qu'il fait encore jour, qu'est-ce qui se passe pour des filles plus jeunes et plus avenantes ?

La self-défense, donc.

Ah et ceci ne me fera renoncer à rien. Ni à rentrer tard, ni à mettre des robes, ni des talons. Je ne lâcherai rien du tout. 

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C'est celui-ci qu'il s'est pris dans la figure.... Vive l'Union Jack, on peut toujours compter sur les anglais, ceci le prouve à nouveau

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : agression, self defense | |  Facebook | |  Imprimer | |

28/05/2013

Je m'emmerde au Club Med' le retour du fils de la revanche

Préambule 1

(oui je refais des préambules comme hier, j'aime bien préambuler en fait)

J'ai pris l'habitude de ne pas répondre aux trolls de tous poils en suivant ainsi le 3ème commandement de l'empire galactique après "Long live and prosper" et "Même pas en rêve Germaine", à savoir "don't feed the troll".

Mais, va savoir pourquoi répondre à celui-ci m'inspire particulièrement.

Préambule 2

J'ai décidé pour une fois d'être lâche, mesquine et sans aucune moralité et de laver mon linge sale en public en clouant au pilori un pauvre contradicteur sans défense pour l'exposer à la vindicte de mes lecteurs qui pourront lui jeter des tomates à loisir.

C'est moche.

Mais jouissif, finalement.

 

Recontextualisons la chose.

Il y a quelques années, je faisais mon dernier probable séjour au Club Med moyen de contenter la famille entre ceux qui voulaient faire du sport, danser jusqu'à l'aube ou buller tranquille. L'expérience s'est révélée plutôt décevante. Décevante étant un euphémisme.

Je me suis un poil lâchée dans un billet au retour pointant les us, coutumes et travers des clients du dit club. Dont je te laisse prendre connaissance

Bon.

Je reçois récemment un mail furieux d'une personne (anonyme évidemment) qui parle d'elle au masculin, d'où la conclusion facile que c'est probablement un homme, qui, se sentant PARTICULIEREMENT et PERSONNELLEMENT INSULTÉ par mon billet tient à m'apprendre la vie, l'amour, les vaches et à me signifier que je suis une odieuse personne xénophobe et immature (dans le texte) qui généralise des rencontres avec des GM détestables à tous les adorables clients du club. Et que j'ai du coup un lectorat probablement constitué d'abrutis congénitaux.

Et me menace même de divers sévices dont procès potentiels pour avoir publié des photos de gens sans leur autorisation.

Je ne reproduit pas ici l'intégralité de ce mail, tu en as à peu près la teneur globale.

1/ Finalement c'est assez ennuyeux à lire 

2/ Je n'ai pas envie de relayer la promotion appuyée du club faite par ce monsieur qui me fait penser dans un accès de paranoïa totale que finalement il n'est pas forcément tout seul à avoir rédigé sa bafouille électronique. J'aime bien imaginer que je suis quelqu'un de tellement important que la Direction du Club aidée des services secrets bulgares appuyés par les Chinois ont décidé de me saper psychologiquement en m'envoyant ce mail.

Le seul truc rigolo sur lequel j'ai failli me faire quand même pipi dessus c'est que mon auteur a trouvé la raison de mon anthipathie décrite donc dans les billets d'origine envers une clientèle assez beauf et relativement ouvertement raciste : le golf. Oui, les golfeurs sont des gens détestables, tout le monde le sait. (du coup c'est moi qui généralise, on note).

Mais je vais y répondre.

Immature psychologiquement, oui, totalement, j'ai 12,5 ans pour le restant de ma vie ce qui me pose d'ailleurs de légers problèmes avec mon entourage qui lui mûrit alors que je reste bloquée au stade adolescent ad vitam aeternam.

Xénophobe aussi. Oui, je suis xénophobe envers les cons. Je le concède, on devrait tous les renvoyer dans leurs pays respectifs en charters. La France serait tellement plus belle si on restait entre gens intelligents, débarrassés de tous les cons qui viennent manger notre pain et siphonner nos allocations familiales.

Cher ami, si vous vous sentez personnellement visé, j'en suis absolument navrée. Ceci dit, quand on se sent PERSONNELLEMENT visé, psychologiquement, je ne veux rien dire mais c'est un poil borderline. Si je devais me sentir PERSONNELLEMENT visée par tous les gens qui écrivent des billets assassins sur les méchants qui tapent sur les gentils clients du club med' je serais actuellement internée à Saint-Anne sous dose massive de propofol.

Ce billet dont j'ai volontairement grossi le trait au deuxième degré n'a pas pour but de généraliser mais de raconter l'ambiance et une clientèle que j'ai perçues comme réellement antipathiques lors de ce séjour, golf ou pas.

Vous n'y étiez pas, vous vous permettez donc de juger une situation que vous n'avez pas connue. Comme moi je me permet de juger un système qui ne me convient plus.

J'en parle d'autant plus à l'aise que j'ai été une fidèle cliente du Club Med' (et d'autres). Moi-même et ma famille en conservons d'ailleurs d'excellents souvenirs. Je n'ai juste plus envie qu'on m'appelle toutes les deux minutes pour faire des jeux piscines, la compétition de pétanque, ou le spectacle des GM. Et je n'ai plus envie de partager mon petit déjeuner avec 250 personnes en faisant la queue au stand crêpes.

Mais encore une fois c'est certainement parfait pour des gens qui aiment la convivialité, le contact et des parents qui veulent un peu de tranquillité pendant que leurs enfants martyrisent les GO du mini-club.

Notez également, cher ami, que je tiens à garder un vouvoiement de bon aloi entre nous, alors que je tutoie facilement le reste de mon lectorat. Vous en tirerez les conclusions qui vous arrangent, apparemment vous vous débrouillez très bien dans ce domaine.

Vous dites pour terminer votre lettre cybernétique que vous ne supportez ni la violence gratuite, ni la bêtise humaine sur internet, je crois que vous venez en produire un excellent exemple. 

Sans aucun second degré, en revanche, de votre côté, j'en ai peur.

Néanmoins, comme j'ai le coeur aussi généreux que désinvolte, je vous autorise à protester vigoureusement à la lecture de ce billet.

Pas certain que je réponde cette fois, par contre.

Vous me faites peur, et je suis lâche comme je l'ai mentionné plus haut.

Et surtout j'ai autre chose à faire.

Comme avoir une vie ou organiser des vacances notamment. Et pas au Club Med'...

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Tiens  par exemple c'était tellement mieux...

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : club med, réclamation, polémique, séjour, vacances, déception | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/05/2013

Quoiqu'il arrive je m'énerve

Je m'énerve souvent.

Certes.

Je tempête, je pestifère, je râle, je m'indigne, je bougonne.

Pour tout et n'importe quoi, voire son contraire et inversement.

Et pour le plus grand désagrément de mon entourage qui me voit subitement monter dans les tours simplement parce que la lessive X que j'utilisais depuis plusieurs années est déréférencée par son fabricant pour cause de ventes insuffisante.

Si tu as déjà vu quelqu'un piquer une crise en se roulant par terre dans le rayon "hygiène de la maison" de ton hypermarché c'est probablement moi.

Ce qui vaut pour la lessive vaut pour des sujets plus importants.

Je passe ma vie à envoyer des scuds verbaux ou écrits en passant mes nerfs sur tous ceux qui barrent ma route physique ou intellectuelle.

Qui OSENT barrer ma route physique ou intellectuelle devrais-je dire.

La crise est évidemment l'expression de mon côté enfant gâtée-diva-princesse auquel rien ni personne ne dois jamais résister.

C'est assez moyen, socialement parlant, j'en conviens volontiers.

Mais si on retourne le verre pour qu'il soit à moitié plein, finalement, bien qu'il soit parfois épuisant, j'aime cet énervement continuel.

Il me maintient.

Tant que j'aurais la force, la volonté, la niaque et l'énergie pour gueuler, je serai moi, je serai vivante.

Ca signifie que ma capacité de m'émouvoir, de réagir, de réfléchir, de me révolter sera intacte. 

Que je pourrais encore débattre avec les gens intelligents et pourfendre les cons.

Que mon esprit sera éveillé au monde et pas endormi sur un canapé devant une série allemande sur France 3, les mots croisés posés sur le ventre.

(je n'ai rien contre les mots croisés, note, j'adore ça même).

Que je pourrais encore partir en croisade contre les moulins à vents juchée sur mon vieux cheval de bataille. Même si c'est idiot, même si ça ne sert à rien. SURTOUT si ça ne sert à rien.

Se battre pour des choses inutiles c'est toujours se battre.

Que j'entendrais encore mon coeur cogner dans ma poitrine, le sang battre dans mes tempes et ma voix sortir de ma gorge sur un mode hysterico-suraïgu.

Que mes poings se serreront de façon ridicule pour cogner sur un ennemi imaginaire ou réel qui fait deux fois ma taille, mon poids ou mon intelligence et qui se moquera de mon pauvre crochet du gauche qui ne tuerait même pas un hamster de taille normale.

Je m'en fous, je le balance quand même mon crochet, tant que je peux boxer, je boxe.

Tant que je peux hurler, je hurle.

Tant que je peux ne pas me résigner, je ne me résigne pas.

Je ne veux pas être sereine, je ne veux pas être détachée, je ne veux pas être zen, je ne veux pas être Gandhi.

Je redoute même le jour où je passerai dans le rayon lessive de mon magasin et que la mienne ayant disparu, je hausserai tristement les épaules en disant "pas grave, j'en prends une autre"

Ce jour là, le jour où la résignation aura gagné, ou ma capacité d'indignation et d'énervement se sera effacée, au-delà de mon âge réel, je serai vieille.

Alors plus rien n'aura vraiment d'importance, et je pourrai disparaître.

 

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Voilà, c'est tout...

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : humeur, énervement, vie, indignation, caractère | |  Facebook | |  Imprimer | |