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22/04/2013

Tiens v'la le bibliobus qui passe

Week-end d'internet minimum et surtout de pas de réseaux sociaux j'avais dit.

J'ai quasiment tenu.

Je n'ai pas mis les pieds sur twitter et juste répondu à 2 à 3 reprises sur un groupe de conversation privé sur Facebook, sans aller sur le fil public. 

Je n'ai pas fait un seul instagram ni cherché de Pfiouuuu pour mon tumblr

J'ai évité les sites d'information et d'actualité pour me laver un peu la tête.

J'ai écrit mes billets, jeté un coup d'oeil rapide à mes mails et regardé en replay les épisodes de Real Humans 

Figure-toi, ça fait un bien fou de temps à autres d'avoir l'impression que le monde peut bien tourner sans moi et que finalement, ce n'est pas grave.

Et en prime c'est reposant, pas de disputes, pas de commentaires, pas de réflexion, pas de chasse au scoop, pas de flux tendu du cerveau.

Un genre de repos total du neurone.

Evidemment que ça m'a manqué, mais finalement et curieusement, on se déshabitue aussi vite qu'on devient accro. Quelques jours sans et je suis certaine qu'on s'en passe très bien.

Pour m'aider dans cette détox expresse, le soleil du week-end a incité à la ballade, le dimanche a été partiellement consacré à un test de restaurant Thaï en famille et surtout j'ai reçu des livres.

J'ai donc pu pour la première fois depuis longtemps hors vacances, feuilleter au calme des ouvrages imprimés et non pas lire sur un écran.

Ouvrages imprimés que je ne peux que vous recommander ci-dessous.

Hollywood Babylone de Kenneth Anger

Si tu aimes l'histoire du cinéma, ses coulisses un peu scandaleuses et la culture underground, ce petit bouquin est fait pour toi. Kenneth Anger retrace depuis les débuts d'Hollywood (au commencement du XXème siècle) jusqu'aux années 70 quelques-uns des scandales les plus retentissants de la Mecque du cinéma, loin des versions officielles livrées à la presse par les patrons des studios.

Orgies, drogue, meurtres, suicides, manipulations en tous genre, chantage, corruption, procès... Hollywood aujourd'hui parait presque puritain à côté des folles années de la métropole du cinéma.

On y apprend notamment que le gentil Charlot avait un gros penchant pour les très jeunes filles. Que les stars du cinéma muet carburaient à la cocaïne qui expliquait leur jeu énervé à l'écran. Que les stars féminines avaient des vies qui renverraient Madonna au couvent des oiseaux.

Mais aussi comment la petite boutique artisanale des années 1910 est devenue une énorme machine de guerre. Ou comment les mythiques producteurs de l'âge d'or arrosaient juges, procureurs et politiques pour étouffer les scandales ou les morts suspectes des stars de l'époque.

Le côté obscur de la machine à rêves.

Celle qui mettait de simples mortels au rang de demis-dieux, pour les broyer impitoyablement au moindre faux pas ou bide cinématographique.

J'y ai appris, entre autres, que le terme "has-been" était apparu au début des années 30 sous l'effet conjugué de l'apparition du parlant et de la grande crise qui poussaient beaucoup d'acteurs à la ruine, à la déchéance, voire au suicide.

Le bouquin fait environ 300 pages et se lit facilement, comme un Voici chez le coiffeur, la profondeur et le trash en plus. Les informations que Kenneth Anger y livre ne sont pas toutes vérifiées et il est possible qu'il y ait rajouté une bonne dose de scandale inventé et de fantasme, ce qui est sa marque de fabrique.

Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est considéré comme l'un des réalisateurs indépendants les plus influents du cinéma.  Anger est  l'un des premiers réalisateurs publiquement gay d'Amérique, et certainement le premier dont l'œuvre aborde l'homosexualité de manière directe.  Son rôle est réputé central dans la visibilité de la culture gay au sein du cinéma américain. Il a aussi fait de l'occultisme le thème central de plusieurs de ses films, montrant sa fascination pour le fameux occultiste anglais Aleister Crowley. Il est lui-même cité comme ayant à son tour influencé des réalisateurs comme Martin Scorsese, David Lynch et John Waters. Hollywood Babylone est son seul livre avec une première version publiée à la fin des années 50 et une deuxième en 1986.

Pour finir le titre vient d'une super-production du réalisateur W. Griffith en 1915 "la chute de Babylone". Les décors démentiels et gigantesques resteront debout de longues années malgré les dégradations, les incendies et les intempéries, et se tiendront fantomatiques  au bord de ce qui allait devenir plus tard Sunset Boulevard.


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11,95 édition Tristram


Dans un registre totalement différent : 101 petits secrets de mode qui font les grandes créations.

Un petit guide en 101 fiches qui t'explique la mode, ses techniques et ses grands et petits secrets dont la dernière (et OUI je te spoile la fin) est une citation d'Yves-Saint-Laurent "Les modes passent, le style est éternel".

Je ne peux que plussoyer cette pensée du maître.

Le livre se prend, se repose, se feuillette au gré de tes envies et de ton inspiration. Tu peux parcourir les fiches ou t'arrêter pour comprendre une technique de coupe ou de stylisme.

Le livre s'articule autour de 5 grands thèmes :

la mode,  

les métiers de la mode,

style et processus créatif,

tissus, couleurs et motifs,

confection.

Chaque fiche est accompagnée d'un croquis en noir et blanc illustratif ou explicatif.

Même si le livre semble plus fait pour ceux qui se destinent à une carrière dans la mode et que ce n'est pas ton cas, il est toujours intéressant de connaître le pourquoi du comment de certains vêtements, techniques de stylisme ou créations.

Pour ma part, je pense que certaines personnes devraient lire la fiche "il existe une zone d'ombre dangereuse entre vêtement et déguisement".

Non, je ne donnerai pas de noms.

C'est trop facile...

Mouhahahahahahahhahaah

 

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9,90 Editions Dunod

 

Et sinon à venir quand je l'aurai fini,  On/Off d'Olivier Pourriol où l'ex-chroniqueur livres du Grand Journal décrit sa "saison en enfer" dans l'émission et les coulisses du talk-show de manière très acide.

02/10/2012

Sur la route

Hier autour d'une pizza que je payais à mon jeune collègue désargenté...

(oui, j'offre des pizzas à des petits jeunes, ça me donne l'impression d'être une vieille dame indigne qui se paye un gigolo, c'est délicieux)

Nous devisions de façon badine sur la différence entre les punks et les hippies. je replaçais pour lui ces mouvements de djeuns échevelus sur l'échelle chronologique.

Evidemment, ce petit coq est né bien après que le dernier punk ait coupé sa crête et enfilé un costume de golden boy pour faire fortune en bourse dans les années 80, tout ceci est, pour lui, un peu obscur.

Je lui explique donc que les hippies n'étaient pas une génération spontanée mais avait beaucoup emprunté aux beatniks.

C'est à ce stade qu'il me regarde d'un air effaré en disant "les quoi" ?

Et que mon âge me revient dans la figure comme  un boomerang dans la main d'un aborigène.

Car oui, j'ai quand même connu la fin des beatniks, mes parent m'ayant par exemple traîné dans une communauté à Amsterdam vers 1965, les hippies, puis les divers mouvement qui ont mené au punks, la cold wave, la new wave et j'ai du décrocher de la danse de zazous vers la house fin 80 /début 90.

Le meuri m'ayant mis le grappin dessus il m'a interdit les raves et la drogue.

A l'énumération de ces divers mouvements, le petit (qui fait quand même un bon 1,85 sous la toise) me dit litteralement "waah, c'te chance, nous on a eu que des trucs de daube, genre Patrick Sebastien et la techno"

J'ai plussoyé. Patrick Sebastien et la techno même combat, ce jeune a quand même un commencement de discernement, tout n'est pas perdu.

Et réalisé que oui, au-delà des quelques décennies que je venais de me prendre en facepalm, j'avais eu de la chance.

J'étais une enfant de ce que l'on a appelé "la parenthèse enchantée". Les 10 / 15 ans entre la banalisation de la contraception et l'arrivée du Sida. Ou flottait un certain parfum de liberté malgré le clash pétrolier de 1973, les groupes terroristes d'extrêmes droite ou gauche (y'avait DEJA des illuminés AVANT Al Qaida, prêts à se faire péter la durite) et les Carpentier à la télé le samedi soir (ne crois jamais quelqu'un qui te dit "c'était géniaaaaal", c'était nul à chier).

Où plutôt de liberté à conquérir. Ce qui est autrement plus excitant que de se préoccuper de la sortie du prochain Iphone, je te confirme.

Car braver les interdits, et flirter avec la loi, te laisse des souvenirs impérissables qu'aucun smartphone ne remplacera jamais

Ca tu peux le mettre à mon crédit comme la réflexion de la vieille conne de service qui fait la leçon à tout le monde avec ses "avant c'était mieux".

Non avant c'était pas mieux, c'était différent. 

Ne croyez jamais les gens qui vous disent que c'était mieux avant de toutes manières.

Les beatniks donc, mouvement des années 50-début 60, que l'on rattache aux hippies, par leur style de vie bohème mais dont le nihilisme les rapproche plus des punks que des babas-cools et de leur idéal communautaire planant et quelque peu crétin.

C'est ce que je tentais de lui expliquer avant de lui dire, "tu n'as qu'à lire "Sur la Route", de Jack Kerouac, tu vas comprendre"

Et qu'il a répondu "Jack qui ?"

C'est à ce moment précis que je l'ai achevé à coups de roulette à pizza.

Avant de passer ses membres dans la broyeuse à papier pour faire disparaître les traces.

D'autant qu'il m'avait dit juste avant "moi j'aime bien Joy Division" 

Crime structurellement tout aussi impardonnable à mes yeux que d'ignorer qui est Jack Kerouac.

Je n'ai jamais aimé Joy Division, ni hier, ni maintenant.

C'est pourquoi je vais probablement lui prêter ce P.... de bouquin afin qu'un minimum de culture intelligente pénètre ses synapses envahis par les pixels et les mojitos.

Je pourrais mourir en me disant que j'ai au moins fait un truc utile dans ma vie.

Bon pour Joy Division, y'a pas grand chose à faire. 

Eventuellement Marvin Gaye. 

Marvin Gaye peut tout. 

Quelque soit la décennie dont on parle.

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Et beau gosse aussi Jack, en prime...

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu, Livre, Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : kerouac, joy division, beatniks, hippies, punks | |  Facebook | |  Imprimer | |

27/10/2011

Roman Noir - 2

Ca puait.

Pas seulement à cause des ordures renversées, des odeurs de vomi, de pisse et des déos bon marché de mes collègues.

La scène puait.

La fille étalée devant la sortie de secours de la boite de nuit avait du avoir un joli sourire.

Sauf que son sourire il était maintenant rouge-brun, qu'il allait d'une oreille à l'autre  et que les mouches bourdonnaient dessus.

Ses omoplates faisaient un angle bizarre, une de ses chaussures avait disparu, l'autre était enroulée autour de son bras et sa jupe à la base déjà courte, ne cachait plus grand chose.

Vu sa tenue elle ne travaillait visiblement pas à l'armée du salut pour gagner sa vie

Le gros Sullivan échangeait des blagues grasses avec les gars de la scientifique. Il m'interpelle

"Hey, Miss Monde, tu devrais porter des jupes, comme la fille, au lieu de te faire des tatouages tous les mois, ça t'irait bien"

"Ta gueule, Sullivan, occupe-toi de tes fesses et de relever les indices"

"Ouhla, Mademoiselle est de mauvais poil, ce soir, elle a ses règles ?"

"Encore une connerie de ce genre, espèce de débile, et je te fais remonter les couilles dans les sinus. Si j'arrive à les retrouver au milieu du tas de graisse qui te sert de bide"


Les gars de la scientifique se marrent. Le chef intervient.

"Ca suffit vous deux, j'en ai marre de vous entendre vous disputer en permanence. Si ça continue, je vous colle à ranger les archives"


"Sullivan, va interroger le personnel de la boite" "toi, tu retrouves ses fréquentations, son client, son mac, son entourage" "en silence et au galop"

 Sullivan se retourna en marmonnant et fit trémoussser sa graisse jusqu'à la sortie du bar.

Je ramasse ses affaires que les types de la scientifique ont mis dans des petits sacs plastiques : un sac, un portefeuille et un étui à cigarettes Vuitton, un Iphone 4S qui allait nous cracher gentiment sa liste de contact,  du maquillage haut de gamme, des clés, un permis de conduire et un porte carte de visite ... en plastique. Curieux pour une fille qui avait des accessoires dont le prix auraient pu nourrir un village africain à vie.

Dedans des cartes de visites d'hommes, beaucoup, quelques magasins haut de gamme et de spas de luxe. Rien de très original.

Je veux le mettre avec le reste des affaires, mais je remarque un détail : un des emplacement est arraché. Il manque visiblement une carte.

Au même moment les gars de la scientifique enlevent le corps pour l'amener direction la morgue. A l'endroit où elle était allongée, dans le reflet des phares un petit rectangle blanc et brillant attire mon attention. Je le ramasse. La carte.

Et mes cheveux se dressent dans ma nuque. Un nom : Daemon Stockwell. Un logo : Secrétariat d'Etat à la Défense.

Je le savais bien que ça puait.

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To be NOT continued...

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : polar, roman noir, suspense, police, intrigue | |  Facebook | |  Imprimer | |

14/11/2010

Roman noir....

Il y a avait quelqu'un dans mon bureau.


Cette légère odeur de cigarette blonde. Je pouvais la répérer à plusieurs mètres depuis que j'avais arrêté de fumer 10 ans plus  tôt.

 

Le jour où, à cause de la flamme de mon briquet, mon équipier s'était pris la balle d'un 45 tenu par un latino camé en cavale en plein front.

Effectivement, ma porte était déverrouillée, je tournais la poignée d'un coup sec, donnait un coup d'épaule dans la porte et dégageais mon flingue de son étui en me précipitant à l'intérieur.

Elle ne cria même pas. A peine si sa main gantée se crispa un peu sur sa cigarette.

Sa bouche esquissa une moue dédaigneuse.

Puis, en en quart de seconde elle changea d'expression. Comme si un masque se plaquait sur son visage. Le masque d'une petite fille perdue et suppliante.

Sauf que la petite fille perdue et suppliante faisait un 95 C que sa petite robe noire trop sage peinait à maîtriser et que ses longues jambes auraient fait pâlir les danseuses de tout les cabarets de la ville. Sans parler de sa crinière blonde disciplinée dans un chignon sage.

Bien trop sage pour être honnête.

"Mr Smith" ?

"Smythe, chérie, Smythe, c'est écrit sur la porte"

"On m'a recommandé vos services" "il parait que vous êtes le meilleur dans votre domaine".

"Qui vous a donné mon nom ?"

"Peu importe" "J'ai besoin de vous, c'est urgent" "Ma colocataire a disparu depuis plus d'une semaine, elle est partie sans rien emporter" "Pas un mot, pas un appel. Je suis morte d'inquiétude"

Elle battit des cils en essayant de faire couler une larme. Elle était aussi morte d'inquiétude qu'un cobra au moment de mordre dans sa proie.

Elle me tendit une enveloppe. "Je crois que c'est votre tarif".

Je comptais les billets. Effectivement. Les affaires n'étaient pas florissantes, mon dernier client était insolvable et j'avais des charges à payer.

Mais j'aurais du écouter l'araignée qui venait de se poser sur ma nuque et commençait à me gratter la moelle épinière avec ses pattes.

Au lieu de ça, j'ai jeté à nouveau un coup d'oeil à l'enveloppe.

Et je me suis entendu dire "Je vous écoute"

....

 

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Hommage au roman noir. Un genre trop sous-estimé et malheureusement moins en vogue aujourd'hui. Dommage.

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : roman noir, policier | |  Facebook | |  Imprimer | |

21/07/2010

Métronome...


En vacances on bouquine.


Enfin moi. Car j'aime me culturer et élever mon neurone dans des sphères altières...


Et parmi ses lectures j'ai bien apprécié un bouquin écrit par un "amateur", que plusieurs personnes, dont Dom, m'avaient recommandé chaudement.


Métronome : l'histoire de France au rythme du métro parisien de Lorant Deutsch, acteur de son état, et accessoirement amoureux fou de Paris.


Au fil des stations de métro parisiennes, Lorant remonte le cours de l'histoire de France en général et de Paris en particulier. De la petite bourgade des Parisii à la Lutèce romaine, en passant par la capitale des premiers rois de France, la révolution française, les grands travaux du baron Haussmann jusqu'au Paris contemporain...


Saviez-vous par exemple que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ?


Probablement pas.


Au fil de ses découvertes, Lorant Deutsch vous amène dans une promenade parisienne insolite, drôle, mystérieuse et très intéressante.


Même si le bouquin déplaît aux grincheux et aux puristes de l'histoire (que j'emmerde profondément par ailleurs) je l'ai trouvé plutôt bien fait et très distrayant, malgré quelques "trous" conséquents (entre le règne de Louis XIV et la révolution française par exemple) dans la chronologie du livre ; Et qu'il soit plutôt centré autour d' anecdotes et de "petites histoires". Mais ne dit-on pas justement que ce sont les "petites histoires" qui contribuent à faire la grande ?


Bien que connaisse Paris plutôt pas mal, j'ai appris énormément de choses sur des lieux témoins de l'histoire qu'ils soient encore visibles ou pas.

 

Si comme moi, vous êtes parisien(ne) vous pourrez découvrir des lieux inconnus ou redécouvrir des monuments familiers avec un oeil neuf. Si vous n'êtes pas parisien, le bouquin vous offrira l'occasion d'une ballade originale hors des sentiers battus touristiques..


Je vous recommande donc à mon tour ce livre !! Et je vous promet vous ne le regretterez pas. A peine plus cher qu'un guide touristique classique et bien plus intéressant !!


Je ne suis d'ailleurs pas la seule à le penser puisque c'est un vrai succès, plus de 350.000 exemplaires déjà écoulés.


Edité chez Michel Lafon, 17,80 euros (pas encore en édition de poche pour l'instant)


Je précise que ce n'est pas un article sponsorisé, mais que j'ai vraiment apprécié le bouquin.


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06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : metronome, lorant deutsch, livre | |  Facebook | |  Imprimer | |

30/03/2010

Une femme aux cheveux châtains est une blonde modeste

 

 

En France, nous avons de très bons écrivains.

Bon, peut-être moins dans les décennies les plus récentes. Surtout si on considère les Lévy et autre Musso qui sont à la littérature ce qu'une boite de saucisses-lentilles est à la gastronomie.

 

Mais les américains nous expédient l'auteur de Twilight, on peut bien leur balancer nos merdes en retour.

 

Et des mauvais écrivains, après tout, il y en a toujours eu.


Et pourtant il y a bon, un excellent écrivain qui n'est pas assez considéré, enfin à mon sens : Frédéric Dard et son inoubliable Commissaire San-Antonio.

Oh, je sais, vous allez me crier "littérature de gare" ...

Et je vais vous répondre, que nenni..


Mais d'abord quelques mots sur l'auteur :

Né en 1921 dans l'Isère, Dard passe son enfance dans la région Lyonnaise. Après des études commerciales peu convaincantes, il est engagé comme stagiaire au journal "Le Mois de Lyon", il assume peu après un rôle de secrétaire de rédaction, puis de courtier en publicité. Ses premiers articles sont publiés anonymement dans le journal dès 1939. Enfin journaliste, le métier qui l'attire depuis longtemps, il passe à l'écriture à proprement parler et publie fin octobre 1940 son premier livre La Peuchère (une "nouvelle paysanne", ainsi que la qualifiera son éditeur Marcel Grancher), son premier vrai roman, Monsieur Joos, récompensé par le premier Prix Lugdunum décerné sur manuscrit lui apportant enfin en mars 1941 la notoriété.

Frédéric Dard écrit d'abord des  livres pour enfants et des romans populaires pour nourrir sa petite famille, et  rencontre aussi des écrivains repliés à Lyon. Sa notoriété commence à dépasser les limites de la capitale rhodanienne. Très influencé par le roman noir américain (Faulkner, Steinbeck et surtout Peter Cheyney), il se lie avec Georges Simenon, qui lui rédige une préface pour son livre Au massacre mondain. Il écrit alors des romans avec ses premiers pseudonymes pittoresques : Maxell Beeting, Verne Goody, Wel Norton, Cornel Milk, etc.


Sur un coup de tête , il part en 1949 s'installer aux Mureaux avec sa famille. Après quelques années de vache maigre, il connaît ses premiers succès d'écriture, au théâtre. C'est en 1949 que paraît Réglez-lui son compte !, roman policier signé San Antonio, et qui est un échec commercial. Il rejoint alors les éditions du Fleuve noir, où il va côtoyer Jean Bruce et Michel Audiard, et y publie deux romans : Dernière Mission, et le second San-Antonio, Laissez tomber la fille.


La notoriété naissante du Commissaire San-Antonio engendre le succès, qui, dès lors, ne le quittera plus. Dard écrit vite et beaucoup, au rythme de quatre à cinq ouvrages par an : romans policiers, romans d'espionnage ou d'épouvante, scénarios, adaptation de roman pour le cinéma, etc. L'aisance financière se double de démêlés orageux avec le fisc français.

En 1968, il prend la route de la Suisse avec sa nouvelle femme. Le couple se fait construire le « chalet San Antonio » à Gstaad.

Ils auront une fille, Joséphine, née en 1970 qui est aujourd'hui l'épouse de Guy Carlier. En mars 1983, Joséphine est enlevée quelques heures de leur domicile de Vandœuvres par un caméraman de télévision. Elle sera libérée contre le versement d'une rançon de 2 millions de francs suisses. Le ravisseur sera arrêté et la rançon récupérée, mais l'épisode a longtemps traumatisé Frédéric Dard.

Après une carrière bien remplie, il  meurt le 6 juin 2000, à son domicile de Bonnefontaine, en Suisse. Frédéric Dard a écrit 288 romans, 20 pièces de théâtre et 16 adaptations pour le cinéma. La série des San-Antonio comporte 174 ouvrages.



Dans les années 60 ou 70, acheter un San-Antonio c'était, pour l'élite bien-pensante de l'époque acheter de la littérature de beauf. Sauf qu'un jour, en vacances, n'ayant rien à lire, on m'en a prêté un exemplaire et je suis tombée dedans les deux pieds en avant..


Pourquoi ? Il faut lire pour comprendre. C'est un univers fait de personnages et de mots. Les intrigues n'ont, somme toute que peu d'importance, même si elles sont bien menées. Plonger dans un San-Antonio c'est entrer dans un univers Rabelaisien où Dard joue avec le français comme d'autres jouent au football. C'est un délice de retrouver le commissaire,  son acolyte l'inénarrable, crado et sage Bérurier, flanqué de sa femme, la gironde Berthe. Sans oublier le chef de San-A, le très rigide Achille, la maman du commissaire, Félicie ou encore son grand amour impossible, la nièce de Bérurier, Marie-Marie, la mutine.


Adeptes du bon goût et des manières, passez votre chemin.


Amoureux de la langue et de la truculence, vous ne pourrez qu'être séduits.


Car Dard invente, compacte, retourne, et - si j'ose - baise la langue française comme peu savent le faire. Il m'a influencé profondément dans l'utilisation de mots inventés ou détournés de leur usage, ou de mots triviaux et populaires mêlés à d'autres précieux ou recherchés.

Je l'admire profondément et j'aimerais un jour avoir le quart du dixième de son art pour faire valser le français.


Je trouve aussi qu'il n'est pas encore reconnu à sa juste valeur. Même si des linguistes et des universitaires commencent à se pencher sérieusement sur son oeuvre. Je crois même que quelques thèses de littérature ont été écrites sur les aventures du sexy commissaire..

J'espère qu'un jour ses écrits seront étudiés dans les écoles..

Euh, non enfin, pas dans les écoles tout de même... Le commissaire et son adjoint ont le sang chaud et trouvent sur le chemin assez régulièrement des jeunes femmes  pas très farouches.


Mais si vous avez plus de 18 ans et que vous aimez vous envoyer en l'air avec un bouquin.... N'hésitez PLUS !


Et pour vous mettre en appétit... Quelques citations issues des San-Antonio ...

(bien évidemment le titre de ce billet en est une)


"Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire."

Description de Bérurier ""Ses oreilles en conques marines, ses tifs graisseux sous le bord du bitos effondré, son nez comme un projet de groin, son regard couleur de rubis, sa bouche en forme de sandwich, ses pommettes sous lesquelles on voit circuler le beaujolais."

"Les crêpes, c’est comme les français : elles retombent toujours du même coté"

"Le malheur est à l’art ce que le fumier est à la culture maraîchère"

"Avec le temps, certaines célébrités deviennent comme la Sibérie : on sait qu’elle existe mais personne ne veut y aller"

"Je me demande si la mort vaut vraiment le coup d'être vécue"

"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève"


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(j'avais adoré celui-là)...



06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : frédéric dard, san antonio | |  Facebook | |  Imprimer | |

07/09/2009

Ouaiche, cousine, descends, y'a battle

Olympe m'a traitée..

Oui, carrément,

Sur la note d'hier - la liste des 100 bouquins préférés des français - elle m'a mise au défi de compter les bouquins écrits par des filles et de compléter jusqu'à totale parité.

Non mais quoi alors, j'aurais pas suffisamment de cojones et je laisserai tomber ??

Même pas en rêve, cousine..

Or donc, dans les 100 livres préférés des français, voici ceux qui ont été écrits par des FEMMES...


Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody

Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank.

La bicyclette bleue de Régine Deforge

Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough

Dix petits nègres d’Agatha Christie

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.

Jane Eyre de Charlotte Brontë.

Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur

Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.

La mère de Pearl Buck

Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur.

Bonjour tristesse de Françoise Sagan

Le club des cinq d’Enid Blyton.

Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck

Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir

Jalna de Mazo de la Roche

Les enfants de la terre de Jean M. Auel

La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe.


Soit un total de 18 sur 100.

 

Il me fallait donc trouver 82 bouquins écrits par des femmes pour arriver à parité avec cette liste de 100. Je les ai mis dans l'ordre de mémorisation, tous genres confondus. Ce qui donne un joyeux tout et n'importe quoi, mais c'est ça qui est drôle


Je vous rassure néanmoins sur ma performance intellectuelle, je ne suis pas un MONSTRE de connaissances livresques : je suis loin d'avoir lu TOUS ces bouquins et je me suis un poil aidée d'internet. Mais s'ils figurent dans cette liste c'est que j'ai au moins entendu parler, soit de l'auteur, soit du titre..


1. A Aphrodite Sappho (ou Sapho)

2. Correspondance - La Marquise de Sévigné

3. La mare au diable - George Sand

4. Le coeur est un chasseur solitaire - Carson Mc Cullers

5. Eaux profondes - Patricia Highsmith

6. Le mariage inattendu de Chérubin -  Olympe de Gouges (et paf Olympe, t'es démasquée)

7. Les rois et les voleurs - Muriel Cerf

8. Mordoc - Patricia Cornwell

9. La pesanteur et la grâce - Simone Weil

10. Frankenstein - Mary Shelley

11. Orgueil et préjugés - Jane Austen

12. Stupeur et tremblements - Amélie Nothomb

13. Le Huit - Katherine Neville

14. Pars vite et reviens tard - Fred Vargas

15. Enfance - Nathalie Sarraute

16. Prozac et autres curiosités - Lucia Etxebarria

17. De l'Allemagne - Madame de Staël

18. L'amant - Marguerite Duras

19. Le rempart des Beguines - Françoise Mallet-Joris

20. La ferme Africaine - Karen Blixen

21. La nuit du renard - Mary Higgins Clark

22. Les chats en particulier - Doris Lessing

23. Gigi - Colette

24. Le journal d'Asta - Ruth Rendell

25. L'oeuvre au noir - Marguerite Yourcenar

26. Emmanuelle - Emmanuelle Arsan (MOUAHAHHAH - immanquable !!)

27. L'ile des morts - PD James

28. Mrs Dalloway - Virginia Woolf

29. La princesse de Clèves - Mme de Lafayette

30. Blonde - Joyce Carol Oates

31. Sourire de loup - Zadie Smith

32. Histoire d'O - Pauline Réage

33. Va voir maman, papa travaille - Françoise Dorin

34. Sex & the city - Candace Bushnell

35. Le Diable s'habille en Prada - Lauren Weisberger

36. Lestat le Vampire - Ann Rice

37. Lettres de Mme Roland - Mme Roland

38. L'Ame - Elsa Triolet

39. Sonnets - Louise Labé

40. Le voyage enchanté - Louise Weiss

41. Agnes Grey - Anne Bronte

42. Lettres - Ninon de Lenclos

43. A la recherche d'un jeune peintre - Gertrude Stein

44. Beloved - Toni Morrison

45. Les vivants et les morts - Anna de Noailles

46. Le lit à colonne - Louise de Vilmorin

47. Le dieu des petits riens - Arundhati Roy

48. Accordez-moi cette valse - Zelda Fitzgerald

49. Henry & June - Anais Nin

50. Trafiquant de beauté - Zoé Valdes

51. Voyage d'une parisienne à Lhassa - Alexandra David-Neel

52. La joueuse de Go - Shan Sa

53. Ruth - Lou Andréas Salomé

54. L'accro du shopping - Sophie Kinsella

55. Rebecca - Daphné du Maurier

56. Lame de fond - Minette Walters

57. Baise-moi - Virginie Despentes

58. Belle et Sebastien - Cécile Aubry

59. Fantomette contre Fantomette - Josette Stéfani

60. Le bon plaisir - Françoise Giroud

61 L'Astragale - Albertine Sarrazin

62. Comme une valse - Dorothy Parker

63. Le sorcier de Terremer - Ursula le Guin

64. Meurtre sur la Falaise - Elisabeth Georges

65. Nefertiti et le rêve d'Akhenaton - Andrée Chédid

66. Pages d'Islam - Isabelle Eberhardt

67. Jeunesse d'Isabelle Eberhardt - Edmonde Charles-Roux (Mouahahahha, je triche)

68. Le merveilleux voyage de Nils Olgersson - Selma Lagerlof

69. La maison aux esprits - Isabel Allende

70. Prélude - Katherine Mansfield

71. Les 4 filles du Dr Marsh - Louisa May Alcott

72. Le complexe d'Icare - Erica Jong

73. La couleur pourpre - Alice Walker

74. Epistre au dieu d'amour - Christine de Pisan

75. Voyages dans les ténèbres - Jean Rhys

Et pour terminer, parce que je commence à en avoir plein les flûtes, je fais quelques doublons avec les auteurs déjà cités ci-dessus

76. Chéri - Colette

77. Mort sur le Nil - Agatha Christie

78. Aimez-vous Brahms - Françoise Sagan

79. La petite Fadette - George Sand

80. Oui oui et le Père Noel - Enid Blyton

81. Reflet dans un oeil d'or - Carson Mc Cullers

 

82. Les Pensées de Manu - Manu


MOUAHAHAHAHHA... C'te mégalo.. Bon, 3 heures de boulot, MAIS J'AI REUSSI !!

C'est qui la plus forte, hein, hein ???

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Et si vous voulez du Manu un peu différent de ce que vous avez l'habitude de lire c'est aujourd'hui chez Luc (à partir de 10 h) - où je me lance dans l'analyse politique..

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : liste, livres, femmes, écrivains | |  Facebook | |  Imprimer | |

06/09/2009

Manu fait son intello (qui se la pète en plus)...

Ce tag a parcouru les blogs il y a quelques temps. Je m'étais dit que je le ressortirais en cas de panne d'inspiration.

Donc étant donné que je manquais d'inspiration et que personne ne m'a demandé de le faire, par pur esprit de contradiction hop je m'y colle..


Il s'agit de cocher dans la liste des cent livres que préfèrent  les Français ceux qu'on a lus.

En mauve ceux que j'ai lus


1. La Bible.
2. Les Misérables de Victor Hugo.
3. Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry.
4. Germinal d’Emile Zola.
5. Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien.
6. Le rouge et le noir de Stendhal.
7. Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier.
8. Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne.

9. Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10. Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas.
11. La gloire de mon père de Marcel Pagnol.
12. Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank.
13. La bicyclette bleue de Régine Deforges
14. La nuit des temps de René Barjavel
15. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16. Dix petits nègres d’Agatha Christie.
17. Sans famille d’Hector Malot
18. Les albums de Tintin de Hergé.
19. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.
20. L’assommoir d’Emile Zola.
21. Jane Eyre de Charlotte Brontë.
22. Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc.
23. Au nom de tous les miens de Martin Gray
24. Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.
25. La cité de la joie de Dominique Lapierre
26. Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.
27. La peste d’Albert Camus.
28. Dune de Frank Herbert.
29. L’herbe bleue Anonyme
30. L’étranger d’Albert Camus.
31. L’écume des jours de Boris Vian.
32. Paroles de Jacques Prévert.
33. L’alchimiste de Paulo Coelho
34. Les fables de Jean de La Fontaine.
35. Le parfum de Patrick Süskind.
36. Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.
37. Vipère au poing d’Hervé Bazin.
38. Belle du seigneur d’Albert Cohen.
39. Le lion de Joseph Kessel
40. Huis clos de Jean-Paul Sartre.
41. Candide de Voltaire.
42. Antigone de Jean Anouilh.
43. Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet.
44. Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45. Si c’est un homme de Primo Levi.
46. Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur.
47. Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne.
48. Les fourmis de Bernard Werber.
49. La condition humaine d’André Malraux.
50. Les Rougon-Macquart d’Emile Zola.

51. Les rois maudits de Maurice Druon.
52. Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.
53. Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.
54. Madame Bovary de Gustave Flaubert.
55. Les raisins de la colère de John Steinbeck.
56. Le château de ma mère de Marcel Pagnol.
57. Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.
58. La mère de Pearl Buck
59. Le pull-over rouge de Gilles Perrault.
60. Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61. Des grives aux loups de Claude Michelet
62. Le fléau de Stephen King.
63. Nana d’Emile Zola.
64. Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur.
65. Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66. Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67. Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68. Robinson Crusoé de Daniel Defoe.
69. L’île mystérieuse de Jules Verne.
70. La chartreuse de Parme de Stendhal.
71. 1984 de George Orwell.
72. Croc-Blanc de Jack London.
73. Regain de Jean Giono
74. Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.
75. Et si c’était vrai de Marc Levy
76. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.
77. Racines d’Alex Haley
78. Le père Goriot d’Honoré de Balzac.
79. Au bonheur des dames d’Emile Zola.
80. La terre d’Emile Zola. Oui.
81. La nausée de Jean-Paul Sartre.
82. Fondation d’Isaac Asimov
83. Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway.
84. Louisiane de Maurice Denuzière
85. Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86. Le club des cinq d’Enid Blyton.
87. Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88. Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89. Les cavaliers de Joseph Kessel
90. Jalna de Mazo de la Roche
91. J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92. Bel-Ami de Guy de Maupassant.
93. Un sac de billes de Joseph Joffo
94. Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
95. Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96. Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97. La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98. La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe.
99. Les Thibault de Roger Martin du Gard
100. Le silence de la mer de Vercors

 


Ok, je me la pète, j'ai lu 40 des 100 bouquins préférés des français...C'est ça la classe, point final..

Il y en a peut-être d'autres que j'ai lu d'ailleurs, mais que j'ai oublié... J'ai la classe mais un trou dans la tête aussi...

Je tiens à protester vivement contre la présence de Marc Lévy dans ce classement ce qui m'oblige à le citer sur mon blog.. Il n'y a que lui pour penser qu'il est écrivain.


Ah oui, et relisez la bible aussi, je ne fais pas de prosélytisme, c'est juste qu'historiquement c'est assez intéressant. Et procurez vous une version non expurgée.. Vous verrez, c'est marrant pour un fondement de la culture judéo-chrétienne, c'est plein de stupre et de fornication, et pas de la petite bière, croyez-moi, comme dirait le personnage le personnage principal : dieu.


Lisez en général, tout, c'est bien. Sauf Marc Lévy. Sinon on va se fâcher..

 

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PS : et ne comptez pas sur moi pour faire le tag bleu en revanche, j'ai dit non, c'est non...

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29/07/2009

Elevons le niveau

Après 3 semaines de blog-sitting et 2 semaines à parler de futilités absolument superficielles, je me suis dit en moi-même, toute seule, personnellement,  en mon for - fort ? faure ? forre ? phaure ? .. pitin c'est la loose orthographique - intérieur, qu'il fallait au moins une note intellectuellement correcte.

Dont acte (j'aime bien dire dont acte, ça énerve tout le monde).

Et pour faire une transition avec des vacances qui s'éloignent (snif, ....), j'ai décidé en moi-même, toute seule, personnellement et en mon for..  - et puis merde - de vous parler de quelques-unes des lectures livresques de vacances.

Et cette année, ma liste de lecture estivale avait un petit quelque chose de particulier puisque c'est une bloggeuse qui l'avait concoctée. Oui, notre George nationale étant experte es-litterature ET travaillant dans une librairie, elle avait bien voulu me fournir en nourriture pour l'esprit avant mon départ.

Je ne vais pas vous dérouler TOUS les bouquins proposés, mais simplement vous présenter les 2/3 que j'ai particulièrement apprécié .. J'espère qu'ils vous tenteront aussi  !


L'AFFAIRE JANE EYRE par Jasper Fforde

Dans le monde de Thursday Next, la littérature est une affaire d'état. A tel point qu'une brigade spéciale dont elle fait partie a été créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Aventure qui va être offerte par Achéron Hadès, un dangereux criminel, incarnation du mal, qui a décidé de saboter les oeuvres majeures de la littérature en kidnappant des personnages et modifiant ainsi l'histoire, grâce à un portail qui permet de pénêtrer au coeur des livres.  La jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman Jane Eyre de Charlotte Brontë d'une fin certaine...

Le roman est une uchronie (j'ai appris ce mot cet été, depuis je le ressors à toutes les sauces, ça me donne un air intelligent) qui est une évocation imaginaire dans le temps. En littérature, c'est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’histoire à partir de la modification d’un événement du passé. On utilise également l’expression « histoire alternative ». Par exemple, imaginons ce qui aurait pu se passer si Kennedy n'avait pas été assassiné et qu'il ait viré au dictateur à vie...

Capice ? Non ? Pas grave, je continue..

Nous avons adoré ce bouquin. Je dis nous, en parlant de moi et mon fils de 16 ans. Pourquoi ? C'est drôle, bien écrit, divertissant, imaginatif et très documenté sur l'histoire de la littérature ce qui ne gâte rien. Evidemment,  les références sont celles de grandes oeuvres classiques  anglaises, mais les notes du traducteur vous expliquent à chaque fois à quel auteur ou à quel livre Jasper Fforde fait référence. L'affaire Jane Eyre nous a fait penser à une sorte de Harry Potter pour adultes. Que vous dire d'autre  ? L'affaire Jane Eyre, devenu culte dans les pays anglo-saxons, est le premier d'une série de 5 épisodes à date, que nous allons nous procurer, pour connaître la suite des aventures de Thursday Next..

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TOUTES LES FAMILLES SONT PSYCHOTIQUES par Douglas Coupland

Douglas Coupland décrit la vie et les déboires d'un famille déjantée de la middle-class américaine à grand renfort de flash-backs. Escroc à la petite semaine, le fils ainé, Wade est atteint du VIH - qu'il a transmis à sa mère, Janet, après que Ted, son père,  lui ait tiré dessus, pour  avoir couché avec Nickie,  ignorant qu'il s'agissait de sa nouvelle belle-mère ! Bryan, le cadet est un suicidaire qui se raccroche à une nouvelle amie, au nom imprononçable, Shw, laquelle attend un enfant qu'elle souhaite revendre via Internet à un couple de riches Américains de Daytona Beach. Et  Sarah, la fille, l'astronaute surdouée à qui il manque un bras et qui a tout l'air d'une sainte, n'est pas en reste puisqu'elle trompe son mari avec le commandant de bord de sa navette spatiale qui doit décoller incessamment... Evènement pour lequel toute la famille se réunit à Cap Canavéral.

Vous avez suivi ? Non ? Pas grave.. Vous renouerez les fils au fur et au mesure de la lecture du  livre.  Qui m'a fait penser à un épisode des Simpson où tout le monde veut tuer tout le monde dans un climat d'hystérie collective permanente.. Mais irresistible.

C'est drôle, impertinent, piquant, et tout sauf politiquement correct.. Ecrit par l'auteur du célèbre "Génération X" - que j'ai lu après celui-ci - et moins aimé, je dois bien le dire..

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TOUT EST SOUS CONTROLE (non recommandé par Georges, celui-ci) par Hugh Laurie

Oui, vous avez bien lu, j'ai LU le bouquin écrit par l'interprête de Dr House. Je nourris d'habitude une solide méfiance vis-à-vis des livres écrits par des célébrités - enfin souvent SIGNES par des célébrités et écrits par ce qu'on nomme délicatement un nègre. Aussi quand une copine m'a fourré le bouquin dans les mains en me disant "lis-le, je viens de le finir, c'est top". J'étais dubitative

Pourtant je me suis plongée dans l'histoire  qui s'est révelée rapidement être bon thriller, assez captivant :  Thomas Lang est un ancien militaire d'élite qui, hormis sa moto Kawasaki, n'a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu'on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d'affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l'indécence jusqu'à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L'enfer en est pavé.

Non seulement l'histoire est un bon thriller, mais l'écriture est plutôt réjouissante. Evidemment on retrouve ce qui fait l'essence du personnage de Grégory House : humour très british, situations décalées et répliques assassines. On sent que  Hugh Laurie s'est inspiré des maîtres de l'humour anglais notamment mon idole - et probablement la sienne - PG Woodehouse, l'auteur de l'immortelle série des Jeeves.  Et je dirais qu'à part quelques longueurs et un ou deux passages où l'histoire flotte un peu, le livre se lit vraiment très bien et rapidement.. En revanche si vous êtes allergiques à l'humour grand-briton, passez votre chemin.

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PS  j'aurais bien proposé ces livres à qui aurait voulu les lire. Malheureusement je les ai laissé derrière moi sur mon lieu de vacances, désolée !!

PS2 : si ça trouve, demain, y'aura de la surprise, mais chuuuuut...

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : hugh laurie, jasper fforde, douglas coupland | |  Facebook | |  Imprimer | |

10/01/2009

La page culturationnelle du samedi

Je peux parler littérature, je m'en fiche, c'est samedi et le premier week-end des soldes la blogosphère sera vide de toutes façons..

Je suis tombée dans le métro sur les affiches du film "Slumdog Millionnaire".

Et je me suis aperçue que le sous-titre en était "Les Fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint millionnaire".

Or, en ignorant totalement qu'il devait être adapté au cinéma, j'ai lu très récemment le livre dont est tiré ce film, dont je voulais d'ailleurs vous parler un de ces jours.

Voici donc l'occasion de le faire...

Le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de "Qui veut gagner un milliard de roupie" (version indienne de qui veut gagner des millions). Comment ce serveur de 18 ans, traîne-misère et inculte a-t-il pu répondre à 13 questions qui nécessitaient plus qu'une base de culture générale ?

Accusé d'escroquerie par la production, et sauvé de la prison par une mystérieuse jeune avocate, Ram va raconter son histoire.

De sa naissance, au prêtre louche, à la diva Bollywoodienne déchue, en passant par les mendiants des bidonvilles, les monstres exploiteurs d'enfants, la famille d'expatriés Australiens et les gangsters indiens, au fil de ses rencontres, la vie de Ram défile et va livrer l'explication de son arrivée dans le jeu et du comment il a pu répondre à ces fameuses questions.

L'histoire est constuite sous forme de flashbacks, qui ne sont pas livrés dans l'ordre chronologique. C'est donc le lecteur qui va lui-même reconstituer le fil du récit.

J'ai bien aimé ce livre qui donne une vision réaliste de la société indienne contemporaine tiraillée entre tradition et modernité, grande misère et nouvelle opulence. Même si certains passages comportent quelques longueurs et que la fin est un peu trop à l'eau de rose à mon goût..

Il a en tous cas renforcé mon envie d'aller un jour en Inde.

Et pour ceux qui ne voudraient pas lire le livre, le film sort donc mercredi prochain.

Je n'en ai lu aucunes critiques pour l'instant. Tout ce que j'ai pu noter c'est qu'il était réalisé par Danny Boyle - le réalisateur du film Trainspotting.

Vais-je aller le voir ?? Je n'en sais rien pour le moment. Je suis rarement enthousiasmée par des adaptations cinéma de livres que j'ai pu lire....

C'est normal : quand on se fait des images dans sa tête en lisant un bouquin, on est souvent déçu par la vision que peut en avoir une autre personne..

Vous avez donc le choix

 

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OU

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ET ATTENTION !! NOUS ENTRONS DANS LA ZONE CHAUDE POUR LE 7000EME COMMENTAIRE.... Je rappelle que celui ou celle qui le dépose gagne un CADOX...

 

EDIT.... EDIT... EDIT ... : LE 7000ème COMMENTAIRE A ETE ATTEINT.... Vous avez fait TRES FORT car je ne l'attendais pas avant 2/3 jours ... Vu le rythme habituel de mes coms'

Et c'est PIVOINE... qui va être contente en rentrant du jardin d'enfants !!

Et qui gagne - alors là je vais être super-terre à terre. Ca ne se fait pas du tout, mais je n'aime pas spécifiquement le parfum d'une des bougies de mon coffret Dyptique reçu à Noël - Une petite bougie DYPTIQUE  parfum Baies (la moitié du format normal) ! J'espère que toi, elle te plaira. Sinon tu la revends sur E-bay ! (Baies sur E-bay HUMOUR !!!)

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MAIS je ne peux pas ne pas récompenser Daydreamer sans qui le 7000ème commentaire ne serait pas arrivé aussi rapidement... Donc, elle recevra aussi une mini (mini quand même je ne suis pas Bill Gates) surprise...

Et merci à tous les participants d'avoir fait litteralement EXPLOSER le compteur à com (plus de 100) entre hier et aujourd'hui !!

 

06:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : vikas swarup, slumdog millionnaire, danny boyle | |  Facebook | |  Imprimer | |