Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/06/2013

La politique expliquée aux blondes - 17 - La combine à Nanard

Etant donné qu'on a parlé hier ici de Guéant qui a le bon goût de jouer les fusibles pour son chef, notamment dans l'affaire Tapie, il était somme toute logique de s'intéresser à l'affaire Tapie elle-même.

Car  Bernard a atterri en garde à vue hier, mais finalement pourquoi en fait ?

Au vu des explications embrouillées parfois offerte à ta curiosité, amie blonde, j'ai décidé dans ma grande bonté de t'aider à comprendre le pourquoi du comment du Nanard en remontant la chronologie de l'affaire.

Après avoir été chanteur et pilote de F3 et avant d'avoir été dirigeant de foot,  animateur télé, ministre, taulard, chanteur, comédien, homme d'affaires et taulard, Tapie a été homme d'affaires.

Euh, oui, vu comme ça, c'est moyennement clair.

Pour simplifier au début de cette affaire, Bernard était dans le business. Sa spécialité ? Reprendre des boites qui allaient mal, claironner qu'il allait les remonter et les revendre par petits bouts en empochant des bénéfices au passage.

Sa gouaille de camelot et son énergie le rendent assez sympathique à l'époque pour enfumer les milieux d'affaires et même le monde politique.

Il incarne la réussite à la française et  fascine même littéralement Mitterrand qui le nomme carrément ministre de la ville en 1992.

Mais revenons à l'affaire Adidas

Parce qu'il est ministre et pour éviter qu'on l'accuse de conflits d'intérêt, Tapie revend  le groupe Adidas, qu'il avait acheté en perdition et, accordons-lui ce crédit, remis sur les rails,  pour 315millions d’euros à des investisseurs, dont le Crédit Lyonnais.

Le groupe est revendu en 1994 par le dit Crédit Lyonnais pour 701 millions d’euros. 2 fois son prix d'achat. Nanard hurle au "montage frauduleux".

S'ensuivent une cascade de procès plus ou moins continus en fonction des autres aléas judiciaires de Bernard, notamment sa mise à l'ombre en 97 dans l'affaire OM-Valenciennes.

(oui, il se murmure que Nanard truquait un poil ses matches, mais se sont de mauvaises langues qui se permettent d'insinuer, jamais il n'aurait fait ça)

Entre temps le Crédit Lyonnais fait un peu n'importe quoi avec ses investissements et le lion se retrouve quasiment à poil. (lion-poil, humour, pouet pouet).

L'état (donc toi et moi) se cotise pour éponger ses conneries, au lion,  et met en place le Consortium De Réalisation (CDR), chargé de gérer le passif de la banque.

A peu près en même temps,  le siège du Crédit Lyonnais brûle de façon fort opportune et une partie des archives disparaissent dans l'incendie.

Ben voyons. Comme c'est pratique.

(Pour les très jeunes et ceux qui ne suivent rien le Crédit Lyonnais c'est LCL aujourd'hui, la banque a remonté la pente et changé de nom pour se faire un peu oublier et éventuellement nous prendre pour des buses)

D'aléas en intempérie, en avanie, en allers-retours et en procès divers, finalement en 2005 le fameux CDR est condamné par la cour d’appel de Paris à verser 135 millions d’euros à Bernard Tapie.  

Le consortium consortise et fait à nouveau appel du jugement, refusant de mettre la main au portefeuille. 

2006 la Cour de cassation fait son boulot et casse. La condamnation du CDR est annulée. Retour à la case départ, on en voit pas le bout.

2007 : entre temps Nanard est devenu pote avec Nicolas, et fait activement campagne pour lui. En mai Nicolas est élu, Bernard se serait écrié "c'est dans la poche". En Octobre : le CDR et Bernard Tapie acceptent de régler leur petite affaire auprès d’un tribunal arbitral privé, procédure parfois employée dans ce type de conflit au long cours. On apprend aujourd'hui que cette décision a donné lieu à pas mal de de réunions de concertation, dont certaines à l'Elysée ET potentiellement en présence de Bernard (ce qu'il nie farouchement). Voire de Nicolas (ce qu'il nie farouchement aussi).

2008 : les trois juges du tribunal arbitral condamnent en toute impartialité le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral, soit 403 millions d’euros avec les intérêts.

Note les 45 millions au titre de "préjudice moral" qui te donne carrément envie de coller toi aussi un procès à ta banque pour préjudice moral parce qu'elle s'est trompée dans ses agios.

Bernard exulte et s'empresse de faire quelques menues emplettes discrètes comme un yacht, une villa à Saint-Trop', un hôtel particulier à Neuilly et un groupe de presse, La Provence.

2011 : Nicolas arrive en fin de mandat et les juges qu'il a passablement agacé pendant sa présidence se vengent en commençant à farfouiller dans ses petite affaires. Dont ce fameux jugement arbitral. Et à force de farfouiller, il trouvent des petits détails embarrassants. Tellement embarrassant que le 4 août, la Cour de justice de la République (CJR) ouvre officiellement une enquête sur Christine Lagarde, qui était ministre des finances au moment du jugement pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de biens publics ».

9 décembre : le PDG d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, est entendu comme témoin par la CJR. Le PDG d'Orange est vert de rage. (boh, je peux non ? Non ?)

2012 : en mai, Nicolas est définitivement battu. Bernard perd son pote et ses éventuels soutiens. Les juges grattent de plus en plus profond, ça sent le règlement de comptes. Fort fort fort.

18 septembre : ouverture d’une information judiciaire contre X pour « usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit » au préjudice du CDR.

En gros pour te résumer on soupçonne X d'avoir magouillé en abusant de sa position pour arriver à ses fins.

Qui est X ? On ne sait pas pour l'instant. Marc Dorcel ne répond pas au téléphone à ce stade.

 

2013

24 janvier : perquisitions chez Bernard Tapie et Stéphane Richard.

27 février : perquisitions au domicile de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée lors de l’arbitrage. Dont on parlait hier, souviens-toi.

20 mars : perquisition au domicile parisien de Christine Lagarde. C'est potentiellement là qu'on a retrouvé la fameuse lettre "oh-oui-Nicolas-prend-moi-sur-la-table-du-conseil-des-ministres"

24 mai : Christine Lagarde est placée sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République (CJR) à l’issue de deux jours d’audition.

Christine is free. Elle est heureuse. Le FMI commence à se dire qu'il ne mettra plus de français à sa direction avant environ 2 siècles.

29 mai : L’un de trois juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup, est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée. ». Pour quelqu'un qui disait ne pas connaitre du tout Tapie, on retrouve quand même chez lui une douce dédicace de Nanard le remerciant d' "avoir changé le cours de sa vie". 

10 juin : Stéphane Richard et Jean-François Rocchi, président du CDR, sont placés en garde à vue. Je ne sais pas très bien pourquoi le président du CDR est collé au zonzon, mais bon à ce stade, tout le monde y va. Il n'y a pas de raison qu'il ne s'amuse pas un peu aussi.

12 juin : Stéphane Richard est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Mais relâché. "Un type bien" disent tous ses collaborateurs. Apparemment, oui. Un type bien pour donner des sous en tous cas.

 

Hier : Bernard retrouve le chemin du parloir. Et dit qu'il "n'en a rien à foutre".

Rodomontade tapinesque ou vraie affirmation ? Va savoir. Parce ce qui est intéressant maintenant c'est de savoir comment Tapie a obtenue une somme pharaonique. Certes, il a soutenu Nicolas dans sa campagne et après et, comme tous les gens de gauche qui ont retourné leur veste, il a été récompensé par un sucre. Mais dans ce cas le sucre est quand même gigantesque ce n'est même plus un sucre ou une sucrière mais carrément une usine à betteraves ! A-t-il activé des réseaux ? Gardé des dossiers du temps de son ministère ? A-t-il encore des atouts dans sa manche ?. Connaissant le personnage, c'est fort probable.

L'autre question est de savoir s'il va entraîner d'autres personnes que lui dans sa chute ou si on va lui laisser porter le chapeau...

Les prochains jours devraient nous éclairer sur ce dernier point.

 

J'ai emprunté la chronologie des Echos pour écrire ce billet...

 

 

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tapie, credit lyonnais, garde à vue, sarkozy, guéant, lagarde, richard | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/06/2013

La politique expliquée aux blondes - 16 - Mon boulot ? Fusible du chef

Amie blonde je m'aperçois avec horreur que je t'ai laissée dans le brouillard et l'incertitude depuis le mois de mars.

Ceci dit, l'affaire Cahuzac était relativement facile à comprendre, sauf cas neuronal désespéré. Et le reste des rebondissements de notre politique intérieure pas tellement passionnants à suivre. 

L'inspiration n'était donc pas au rendez-vous pour me lancer dans un decryptage blondesque.

Mais, le printemps et l'été promettent quelques dossiers qui me font frotter les mains d'avance (après avoir appliqué du top coat, bien sur) car cette fois, il y a matière à rigoler et à décrypter la chose pour toi, amie peroxydée qui cherche à comprendre les mystères des cabinets ministériels et de la présidence.

Euh, non, ne me tends pas un rouleau de papier toilette.

Cabinet ne veut pas forcément dire pipi.

Quoique.

Parfois on a envie de se faire pipi dessus aussi.

Je vais prochainement par exemple m'atteler à un résumé de l'affaire Tapie, qui est presque aussi claire que le tunnel sous la manche par temps de brouillard  vu la façon dont les divers médias nous la présentent.

Même moi je n'y comprends parfois pas grand chose, c'est dire.

Note au passage la très haute estime dans laquelle je tiens mon cerveau, c'est toujours pas mal d'estimer une partie de son anatomie, et vu que j'ai omis de passer le rester à la chirurgie esthétique, il ne me reste que ça en fait.

Note également comme j'use et abuse de la digression pour remplir un billet avant d'arriver à son sujet principal qui finalement ne tiendra qu'en quelques lignes.

C'est ce qui s'appelle noyer le poisson.

Ou envoyer un écran de fumée pour faire croire que tu sais des choses.

Ou, quand tu as quelqu'un à envoyer à ta place pour prendre des coups quand tu as fait des trucs pas très recommandables, faire sauter un fusible.

Et en politique, quand tu arrives au sommet et que tu es chef, il est souvent hors de question d'être mis en cause dans des dossiers où tu risques de te faire pincer les doigts dans une porte. 

En général, tu t'arranges avant pour désigner un gusse de ton équipe pour aller à la Santé et ramasser la savonnette qu'un gentil co-détenu a malencontreusement fait chuter à ta place.

Par exemple, pour revenir en arrière sur les présidences précédentes, Charles Hernu avait porté le chapeau pour Mitterrand dans l'affaire du Rainbow Warrior (c'est moi seul qui ait donné l'ordre, le président ne savait rien), et Juppé dans celui des emplois fictifs de la Mairie de Paris (c'est moi seul qui ait signé les papiers, le président ne savait rien).

A priori là tout de suite maintenant pour Sarkozy, on sent confusément que c'est plouf-plouf-ce-sera-toi-qui-portera-le-chapeau.... CLAUDE GUEANT TU AS GAGNEEEEEEE OUAIIIIIIIIS.  Tu t'y colles et on viendra te porter des oranges au parloir. Et quand tout ça ce sera fini on te trouveras un joli placard doré bien payé où tu pourras finir ta carrière péperlito, voire même repartir de zéro, avec un peu de chance, tu sais les gens ont tellement peu de mémoire...

Claude effectivement, peut chanter "toute la pluie tombe sur moi" en faisant des claquettes menottes aux poignets.

Affaire Tapie, dessous de tables de cabinet, financement Libyen de la campagne de Sarkozy, emploi fictif, détournement de mobilier, la TO-TALE.

Même le Figaro en parle et liste le cahier des charges c'est dire si Claude est dans la panade.

D'autant que son ex-patron le petit Nicolas s'est soigneusement chargé de proclamer "c'est pas moi, c'est lui" dans les médias.

Je lui reconnais au passage un immense talent à Nicolas. Celui de toujours trouver quelqu'un pour prendre les coups à sa place. Ca doit dater de la cour de récré où déjà il devait soudoyer ses copains avec des bonbons pour se faire taper dessus par le baleze de l'école à sa place.

A ce stade de tirage sur l'ambulance, je soupçonne quand même qu'en prime d'avoir endossé plus ou moins volontairement le job de fusible, ses copains à qui il a servi des coups tordus à l'Elysée, puis au ministère de l'intérieur ne se vengent en balançant quelques dossiers juteux, maintenant que Claude n'a plus aucune protection officielle.

Et oui, rappelons au passage que Claude a loupé son parachutage à Boulogne. Qui lui aurait procuré une immunité parlementaire qui lui fait bien  défaut aujourd'hui. 

C'est ballot.

Nous verrons donc si Claude poursuit son rôle jusqu'au bout ou si, dans un accès de folie furieuse, il arrache ses fringues en hurlant "JE VAIS TOUT VOUS DIRE, NICOLAS A TOUT MANIGANCE".

J'ai un gros doute sur ce dernier point. 

On en a retrouvé suicidés dans la nuque pour moins que ça.

A moins que le gars veuille entraîner lui-même, son parti et ses copains dans l'abîme sans aucune chance de remonter la pente après, il n'y a pas intérêt.

Il va donc certainement préférer le placard doré, éventuellement après un court passage dans le quartier VIP à la Santé assorti d'un petit procès.

Ca va lui permettre éventuellement de peaufiner sa vengeance.

Après tout, Guéant aussi doit avoir des petits dossiers bien propres sur ses amis qui peuvent servir en temps voulu.

On a pas fini de rire et de faire des "politique expliquée aux blondes"

C'est clair comme de l'Excellence crème 10 minutes de L'Oréal

3600521453469_XL.jpg

 

 

 

 

25/03/2013

La politique expliquée aux blondes - 15 - Le retour de la revanche de Liliane

J'avais, en des temps reculés où l'homme ne connaissait pas encore le feu et où les premières traces de conscience peinaient à émerger, commis une chronologie pour les blondes de l'affaire Bettencourt.

En 2010 très exactement.

Ne rigole pas, 3 ans en temps interneto-twitterien ce n'est même plus OLD c'est antédéluvien...

Ici même.

Où l'on s'était arrêtés à la démission du sieur Woerth.

Depuis ?  

Pas grand chose, le feu couvait sous la cendre des ruines de l'empire de l'étoile noire atomisée en plein vol (tavu, je sais aussi être lyrique et incompréhensible quand je veux)

Sauf que...

En 2012 le président du pouvoir d'achat a été remplacé par le président normal. Et que l'affaire a été confiée à un juge qui porte visiblement mal son patronyme de Gentil, vu qu'il tient plus du pittbull à qui on a retiré son pouet-pouet que d'un bisounours a priori.

De plus Sarkozy a un peu titillé les juges pendant son mandat.

Et un magistrat, même de droite, si tu le cherches un peu, il est pire que Mariah Carey qu'on filme sur le mauvais profil. Il n'oublie pas. Jamais. Jamais.

Mais revenons là où nous nous en étions arrêtés...

Fin 2010 donc, l'homme à la tête de chauve, le sieur Woerth porte le chapeau et accepte volontairement qu'on le pousse à la démission.

Autrement dit il quitte son poste à l'insu de son plein gré pour éteindre l'incendie et servir de fusible au chef.

Par un tour de magie magique l'affaire est  déplacée dans un tribunal de province, histoire qu'elle soit moins  visible et éventuellement enterrée dans le vignoble Bordelais.

En 2011, du coup les choses n'avancent pas monstrueusement.
 
Néanmoins, le parquet de Bordeaux, remonté comme un coucou suisse à qui on fait une interdiction bancaire, poursuit son offensive contre l'ex-ministre et organise une perquisition pour fouiller ses petites affaires  et une autre au siège de l'UMP.

Pendant ce temps, l'ex-comptable de Liliane sur qui on peut compter, Claire Thibout, répète juré-craché en boucle au juge et à qui veut l'entendre avoir remis 50.000 euros en espèces en janvier 2007 à Patrice de Maistre, l'ex-gestionnaire de forture de Liliane sur qui l'histoire a prouvé qu'on ne pouvait pas compter. 

Pardon, il y a beaucoup d'ex dans cette histoire, d'où risque de confusage, mais je n'y peut pas grand-chose si plein de gens sont virés ou démissionnent.

Ce dernier lui aurait laissé entendre qu'il les remettrait à Woerth le 19 janvier 200. Woerth, qui a porté plainte en 2010 pour dénonciation calomnieuse, a toujours démenti.

Dans cette affaire tout le monde dément, donc, y compris Liliane qui dément qu'elle est démente.

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Déprez qu'on a dessaisi de l'affaire sort elle un bouquin "Sarko m'a tueR" . Elle y affirme que elle affirme que l’infirmière de Liliane Bettencourt a confié, dans le secret de son cabinet, avoir vu Nicolas Sarkozy recevoir de l’argent liquide, avant l’élection présidentielle de 2007.

L'UMP proteste dans un élan unanime "cette juge est FOLLE et le petit personnel c'est plus ce que c'était ma pauvre dame".

Tout ceci reste relativement étouffé et on s'attend à ce que l'affaire retombe dans les limbes des affaires jamais abouties.

Mais début 2012, ce sont les juges de la cours de cassation qui mitonnent à leur tour leur petite vengeance à l'encontre de l'omniprésident : ils libèrent la voie pour les juges Bordelais, en leur donnant un sérieux coup de pouce. Ils valident enfin les enregistrements pirates du maître d'hotel comme pièces du dossier à charge.

Tu te rappelles peut-être, si tu suis grosso-modo l'affaire depuis le début, de ces fameux enregistrements où mamie parlait de sous et avait parfois de grosses absences et qui suggéraient aussi des opérations financières destinées à échapper au fisc (La FAMEUSE île privée aux Seychelles, les comptes en Suisse et à Singapour), des interventions de l'Elysée dans la procédure d'abus de faiblesse, ainsi que des liens troubles entre Liliane Bettencourt,  Eric Woerth et son épouse Florence.

NDLR J'aime bien écrire "des liens troubles entre..." CA FAIT PEUR.

Et Hollywood élaborerait le scénario, ils ne feraient pas mieux.Nous les français on est vachement balèzes en trucs tordus quand même.

Les opés spéciales de la CIA c'est le bingo du samedi soir à Bouzy-les-Foins en comparaison.

Dans le courant du premier semestre 2012,  dommages collatéraux de la poursuite de l'enquête et de la validation de ces pièces, un certain nombre de protagonistes de l'affaire partent au zonzon dont de Maistre, et l'ex-avocat de Liliane, condamné pour abus de faiblesse. Tiens, déjà... 

Mai 2012, Nico se vautre à l'élection présidentielle et son immunité part au lavage mi-juin. Avec son écharpe de président.

Du coup en juillet, les juges, ces petits galopins qui ne respectent rien font perquisitionner son ancien cabinet d'avocat.

Et même le domicile de Carla Bruni.

Dans lequel ils retrouvent quelques bricoles, une guitare, des pulls en cachemires, mais pas sa voix par contre.

Si quelqu'un sait où elle a disparu, Carla offre une bonne récompense.

L'étau se resserre autour de l'ex-président tel un boa constrictor autour d'un lapin de garenne ou le neurone d'un footballeur quand on lui présente un livre pour adultes.

Des proches sont convoqués en tant que témoins : l'ex-secrétaire général à l'Elysée, Xavier Musca, son ancien conseiller juridique, Patrick Ouart, son avocat, Me Thierry Herzog, que l'on voit à la manoeuvre aujourd'hui et le très controversé ancien procureur de Nanterre Philippe Courroye surnommé "la noix de son maître".

(désolée pour cette vanne navrante, je n'ai pas pu m'empêcher, mon tourette)

22 novembre 2012: Nicolas Sarkozy connait sa première audition directe avec le juge Gentil à Bordeaux.  Interrogé pendant douze heures, l'ancien président ressort sous le statut de témoin assisté, sans être mis en examen.

Il se serait écrié "Bordeaux, c'est le bordel" à la sortie. Avant d'égorger un hamster avec ses dents. Mais ceci n'a été corroborré par aucun témoignage sérieux..

Dans la foulée, Me Thierry Herzog, dans un élan visionnaire, déclare "il n'y a pas de convocation prochaine" et "espère" que c'est "une affaire qui n'existait pas et qui n'existe plus".

Le juge Gentil a du apprécier d'enquêter sur une affaire qui n'existe pas, puisqu'il vient donc de convoquer Sarkozy pour lui coller une mise en examen pour abus de faiblesse dans la machoire.

En gros, et pour faire simple, l'ex-président est soupçonné d'avoir extorqué des sous à Mamie Liliane pour financer sa campagne de 2007 alors qu'il est désormais prouvé qu'elle la battait largement, la campagne, depuis 2006.

Pour l'instant on en est là. 

L'agenda judiciaire fait que L'ex-président pourrait ne pas pouvoir se présenter en 2017, la procédure suit son cours.

Et oui, quand tu piétines pendant 5 ans allégrement tous les gens autour de toi, ils ont une fâcheuse tendance à vouloir se venger dès que tu n'as plus le pouvoir.

Ce qui est embêtant pour Sarkozy, c'est que contrairement à ce qui s'était passé entre Chirac et lui au moment de la passation de pouvoir, il n'y a pas eu d'accord avec Hollande pour que les procédures n'aillent pas trop loin une fois qu'il aurait perdu son immunité.... Et que plusieurs autres casseroles risquent de faire du bruit à ses oreilles d'ici peu.

Il est par exemple un poil empêtré dans l'affaire Karachi ou les millions qu'il a gentiment rendu à Tapie.

C'est ballot pour lui.

Du coup, il fulmine dans son coin pendant que son avocat riposte en préparant la contre-offensive qui consiste visiblement à discréditer les juges.

Ses copains montent plus ou moins au front en fonction de leurs intérêts : Guaino pète un câble,  Guéant siffle dans sa langue, Morano crie au scandale, Raffarin retourne sa veste une énième fois.

Par contre, Copé fait semblant de s'indigner mais ouvre une bouteille de champagne, et on a surpris Fillon en plein Harlem Shake avec des hardeuses Hongroises.

Quant aux autres ils protestent mollement. Plutôt contents que l'ex-taulier finisse éventuellement en taule et leur foute définitivement la paix.

Marine Le Pen, en embuscade, se frotte les mains.

Et Carla sort un disque.

Je crois bien que dans toute cette affaire c'est CA le plus grave.

(je me suis appuyée sur les chronologies du HuffingtonPost.fr et de SudOuest.fr pour rédiger ce lamentable essai, pardon à eux)

Fotolia_50289996_XS.jpg


06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bettencourt, sarkozy, woerth, gentil | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/11/2012

La politique expliquée aux blondes - 14 - C'est qui le chef de le L'UMP ?

A aujourd'hui amie blonde je te sens plongée dans un abîme de perplexitude et d'anxiogénie.

On y comprend plus rien à l'UMP. C'est comme qui dirait un bordel monstre et on est presque au stade de suicides collectifs massifs tellement les gens sont désespérés.

Ou se marrent. En fonction des sensibilités ou de l'heure de la journée.

Non, je t'en prie, toi ne fais aucun geste désespéré, je vais tenter de t'expliquer de quoi il en retourne

Chronologiquement parlant, hein, pour ménager tes petits neurones surchargés.

Je ne voudrais pas être responsable d'une embolie cérébrale.

Mai 2012 

La France Forte flotte. L'ex petit président perd l'élection et prend des longues vacances au Maroc avec Carla. Du coup son parti n'a plus de chef. Enfin si. Y'en avait un. Qui s'y voyait déjà en haut de l'affiche. Jean-François. Un grand type dégarni qui danse en short avec des milliardaires Libanais un peu douteux. Et qui joue de l'harmonium pendant les fêtes de sa ville de Meaux. Un gars sérieux, quoi. 

Juin 2012 et un peu après

Jean-François dit qu'il veut rester chef de le L'UMP. Mais le problème c'est que les autres veulent être chef aussi. Parce que chef de le l'UMP ça veut dire que tu peux éventuellement être président dans 5 ans. Et Président c'est un peu chouette. Tu as des huissiers qui t'apportent des jus d'orange, un avion privé de président avec un four à pizzas et tu tapes la converse avec Obama. Mais donc, il faut d'abord être chef de le L'UMP.

C'est pour ça que François, l'ancien premier ministre du petit président, dit gros-sourcils, veut être chef aussi Après 5 ans passés à se faire taper dessus, il estime qu'il a le droit de taper sur les autres. En plus il aime moyen Jean-François alors ça l'ennuie de le voir devenir chef. Le L'UMP décide alors de faire dans la modernité des States et d'organiser des élections internes pour décider qui sera Le le chef de le parti. Je ne te refais pas la chronologie de qui déclare quand il veut être chef, ça va t'embrouiller.

Juin à novembre 2012 : 

Les candidats qui veulent être chef font campagne en tenant des discours dans toute la France. Des discours à base de "avec moi tout va mieux" et de "je suis le meilleur de l'univers" . Mais aussi de pains au chocolat volés par des méchants salafistes en burka qui veulent faire sauter nos boulangeries. C'est Jean-François qui veut absolument défendre le pain au chocolat made in France. François lui, il se contente de tomber de scooter, de froncer les sourcils, de prendre des anti-dépresseurs et de dire "je suis bon comme chef, si si". (ou à peu près). Les sondages donnent François gagnant. Le pain au chocolat ne semble pas faire recette.

DIMANCHE 18 NOVEMBRE

C'est le jour de le vote. Au fil de la journée, les premières remontées des bureaux de vote montrent que le pain au chocolat fait finalement de bons scores. Ala fin de la journée on comprend que le compte des voix risque d'être long parce que le score est serré comme le front de Marion Cotillard quand elle essaie de jouer une scène de mort très compliquée. Alors qu'on devait avoir le résultat à 21 heures, à 23 heures, on attend toujours. Alors Jean-François s'énerve et, comme Napoléon, se pose la couronne sur la tête tout seul. En disant qu'il a 1000 voix d'avances.

De rage, François jette ses anti-dépresseurs en les piétinants et annonce aux tévés que pas du tout, c'est lui qui a été élu avec 224 voix d'avance. 

Les noms d'oiseaux fusent entre les deux camps qui s'accusent mutuellement d'avoir triché. Pour les uns, c'est le camp adverse qui a mal organisé les élections exprès . Pour les autres, l'ennemi a bourré les urnes en faisant voter les absents, les morts, voire les chats.

Bref à 5 heures du matin, au grand désespoir des envoyés spéciaux qui font le pied de grue devant le siège de l'UMP et sont à la limite du nervous breakdown, on en est toujours au même stade.


LUNDI 19 NOVEMBRE

La France qui se lève tôt apprend avec stupre et putréfaction que le bordel de la soirée précédente n'est toujours pas terminé. Et que l'UMP a une commission électorale qui répond au doux nom de COCOE qui va recompter les votes.

D'où un nombre incalculable de blagues vaseuses dans les médias et sur les réseaux sociaux à base de noix de coco et autres fruits exotiques. 

Les deux camps se renvoient toujours "tu as triché" "non c'est toi le tricheur pas joli" "non c'est toi" à la figure, via les lieutenants des deux chefs.

Pendant ce temps la COCOE recompte. Et finit par annoncer le soir que c'est Jean-François, son orchestre et ses pains au chocolat qui ont gagné avec .... 98 voix d'avance.

A ce stade, il a certes gagné le droit d'être chef, mais la France entière rigole sous cape. Et sur cape aussi d'ailleurs. 

François boude dans son coin. Et reprend un anti-dépresseur.

MARDI 20 NOVEMBRE

Jean-François, les gens qui aiment les pains au chocolat et la France forte jubilent. Et commencent à se répartir les bureaux (tiens toi tu vas t'installer dans le bureau à gauche du couloir, celui qui est repeint en vert) pour régner sur le L'UMP et l'univers. 

Vu qu'il y a quand même des gens pro-François qui menacent quitter le parti, Jean-François fait l'effort de dire que François peut lui tenir sa traîne dans les cérémonies officielles pour faire genre je suis ton meilleur ami.

Et reviens Léon j'ai les mêmes à la maison.

Mais François boude toujours dans son coin. Et refuse. En machouillant ses anti-dépresseurs.

 

MERCREDI 21 NOVEMBRE

Retournage total de situation. Les copains de François ont tout recompté et clament que la COCOE a oublié 1000 votes. Dans des coins paumés dont tout le monde se contrecogne en temps ordinaire genre Wallis et Futuna.

La COCOE refuse de revenir sur sa décision. D'ailleurs ses membres sont tous morts d'épuisement. Ou alcooliques. Ou drogués à ce stade.

Le clan de François propose qu'Alain, figure historique de le L'UMP, autrement dit "le meilleur d'entre nous" essaye de trouver une solution pour réconcilier tout le monde. Sinon, certains d'entre eux menacent de partir en trépignant très fort avec leurs petits pieds. C'est "parlementaires au bord de la crise de nerf". 

La France aussi est au bord de la crise de nerfs. Tout le monde en a marre de ce bordel. Les licornes se suicident en masse et des Femen extrémistes menacent de pendre Nadine Morano par le brushing pour qu'on en finisse.

La tension est à son comble quand François  annonce sur le plateau du 20 heures de TF1 qu'il renonce à être chef, mais pas à se venger (faut ce qu'il faut) il envisage donc d'aller devant la justice parce que le monde est cro cro méchant. Sur le plateau de France 2, Jean-François sort les pec's, se frappe la poitrine et défie son rival de saisir la Commission Nationale des Recours de le l'UMP.

Ou CONAR. Si. je t'assure. Tu ne rêves pas.

Entre temps les gens se demandent si on peut vraiment faire confiance à un partir qui nomme ses commissions COCOE et CONAR.

 

JEUDI 22 NOVEMBRE

 

La guerre des tranchées continue. "C'est lui", "c'est moi" "non c'est lui" "non c'est toi" qui a triché . Et ça contine encore et encore.

Résultats et contre résultats s'envolent de chaque côté.

Alain qui a accepté de tenter de régler ce souk, en a marre et tape du poing sur la table "ON FAIT COMME JE DIS OU CA VA CHIER ET VOUS AVEZ JUSQU'A 20 HEURES".

Pendant ce temps la COCOE admet qu'elle s'est plantée. Mais ne veut rien savoir, son président affirmant "c'est comme ça épicétout". Formidable argument politique. 

La presse craque. Olivier Mazerolle pète un câble en direct sur BFM et avale tous les anti-dépresseurs à sa portée, dont certainement ceux de François. Les réseaux sociaux sont hilares. Les centristes ouvrent des bouteilles de Veuve Clicquot et font des champagnes showers. Marine Le Pen danse la gigue en sabots suédois. Ils vont récupérer watmilles adhérents.

Tonton Alain garde néanmoins le cap et dit qu'il espère résoudre la situation. En râlant. Et propose de faire une commission pour dénouer le problème.

Le nom de la commission ? On ose même plus y penser. 

 

VENDREDI 23 NOVEMBRE

Tonton Alain s'énerve à nouveau. Il en a marre qu'on le prenne pour une buse.

Avant que sa commission ne se mette au travail lundi, il demande une réunion de calumet de la paix avec les deux rivaux dimanche soir. Jean-François veut, puis veut plus, puis reveut, puis ne reveut plus.

Bref, comme les jours précédents, on ne sait plus trop. Ca énerve visiblement Jean-François qu'Alain prenne des décisions. Après tout c'est lui le chef, dit-il. Tout l'énerve cet homme en fait, même les pains au chocolat.


SAMEDI 24 NOVEMBRE

C'est calme. Jean-François fait du shopping. François du vélo. Leurs copains s'engueulent copieusement. Un samedi normal, je te dis.


DIMANCHE 25 NOVEMBRE

Retour vers le futur. Ou au point de départ. 

Alors que la CONAR a commencé ses travaux dont tout le monde se contretamponne totalement, les membres de cette commission proches de François claquent la porte. Parce que les proches de Jean-François sont cro cro méchants et trichent.

Les autres ont continué jusqu'à 19h. Pourquoi ? On ne sait plus trop.

La réunion de calumet de la paix convoquée par Alain entre les deux ennemis capote. Alain claque la porte en gueulant  "ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENC...." (enfin je suppose).

Jean-François déclare "c'est moi le chef épicétout" .

François déclare "SI C'EST COMME CA JE FAIS UN PROCES".

Et on repart pour un tour.

Et pendant ce temps là Nicolas ricane dans ses talonnettes.

Et attend qu'on le rappelle.

 

C'est tout pour le moment.

A suivre.

 

2345657_ump3.jpg


 

(j'ai achevé ce billet hier soir en début de soirée, s'il y a des développements postérieurs, évidemment ils ne sont pas intégrés)

 Inspiré des chronologies du Monde et de l'Express.

 

MISE A JOUR DU LUNDI 26 NOVEMBRE

Dans la nuit de dimanche à lundi François a fini par s'endormir, ses lieutenants lui ayant remplacé ses anti-dépresseurs par des somnifères. Jean-François lui ne dort pas. Il se bourre de pains aux chocolat pour tenir. Du coup il appelle son ancien chef, Nicolas les talonnettes, de retour d'Asie. On ne sait pas trop ce qu'il se sont dit mais Jean-François est encore plus remonté que d'habitude et court sur tous les plateaux télé pour crier "C'EST MOI LE CHEF".

François lui déjeune avec Nicolas qui applique à ce stade le vieil adage "ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier". Un pied dans chaque camp, juste au cas où.

Alain est tellement à cran qu'il poste des vidéos comiques sur les réseaux sociaux, puis les retire, contre tout bon sens et tenue qui sied à son rang.

Les supporters de François veulent revoter et lancent une pétition. Ils proclament que plein de gens veulent faire comme eux.

En milieu d'après-midi la désormais célèbre CONAR décrète que c'est Jean-François qui est le chef. Et que comme Jésus il a mystérieusement multiplié les pains. Ou plutôt les voix. Il en a dix fois plus d'avance qu'avant.

Jean-François kiffe la vaïbe et prononce son 3ème discours de "j'ai gagné" en une semaine.

François appelle son avocat en grommelant "ta mère suce des b... en enfer, motherfucker" (François a trop regardé l'Exorciste) (d'où les sourcils). 

Aux dernières nouvelles Nicolas les talonnettes, de retour d'Asie, après dit à tout le monde qu'il soutenait tout le monde histoire de mettre le souk  a décidé de continuer à dynamiter son ex-parti. En déclarant qu'il pense qu'il vaut mieux voter à nouveau. 

A ce stade Nadine qui soutenait Jean-François mais kiffe Nicolas est hystérique façon Castafiore sous amphétamines. Olivier Mazerolle se fait hara-kiri sur le plateau de BFM. Alain  sort tout nu dans les rues de Bordeaux en courant. Jean-François se roule par terre en hurlant. François commence l'héroïne

Et nous on sent bien qu'on est pas encore couchés. Ni sortis des ronces.

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : crise, ump, fillon, copé, juppé, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | |

19/09/2012

Laisse pas traîner ton fils

J'avais du faire un billet identique il y a quelques années, mais c'est un sujet d'énervement récurrent pour votre servitrice qui l'amène à se couvrir de plaques rouges et a crier cré cré fort à chaque récidive.

J'en ai marre qu'on me vende les fils et filles de comme les 8èmes merveilles du monde alors qu'à une forte proportion ce sont souvent des clampins sans aucun talent.

En politique, dans les affaires, et ce qui m'irrite plus que tout vu ma sensibilité exacerbée pour ce qui concerne l'artistique, dans le showbiz, pas un papa qui ne tente de nous fourguer sa progéniture soit disant considérablement douée.

En politique, ne parlons pas des Les Pen chefs de parti de père en fille (et maintenant en petite-fille) ni du calamiteux épisode de l'Epad où Sarko a tenté de nous faire croire qu'un post-ado au brushing mini-vague qui a fait péniblement DEUG en 5 ans était capable de diriger un organisme au budget d'un milliard d'euros.

Que dire de la calamiteuse gestion du fils Lagardère plus occupé à aller manger au Quick avec sa grande bécasse pour la bécoter que de gérer son groupe industriel légué par papounet.

Ou encore des filles Halliday, Depardieu et consoeurs dont le jeu ferait passer les roulements de pupilles des acteurs du muet pour un modèle de subtilité.

Ou enfin, exemple dramatique parmi d'autres, de la FILLE de Francis Cabrel qui se lance dans la chanson, produite par papa, comme c'est surprenant. Qui trouve qu'elle a énormément de talent... Voilà voilà voilà...  On va dire que pour animer une soirée au Club Med' ça serait pas mal.

Mais la goutte qui a fait récemment déborder les nerfs c'est l'interview du fils Delon (pas Anthony, le petit dernier) dans le magazine 7/7. Un dimanche soir. Alors qu'il y a 100.000 autres sujets à traiter.

Le fils Delon. Il a fait quoi à part fumer du shit et être né Delon ce petit branleur, rappelle-moi ? 

Rien.

Comme tous les héritiers X ou Y à qui les magazines consacrent des articles entiers pour faire plaisir à papa ou maman et parce que potentiellement, ça fait vendre.

Et le summum du foutage de poire est atteint lorsque tous ces gens nous assurent que leur progéniture "ont passé le casting, comme tout le monde" "qu'il a du faire ses preuves" "et que le réalisateur a trouvé que le ou la choisir pour le rôle, c'était une évidence".

Mais bien sur, on y croit. Fort.

Prends-moi pour un jambon aussi.

A force d'avoir des gens "à la naissance" plutôt "qu'au mérite" pas étonnant que notre niveau général baisse. Dans les arts ou ailleurs.

Je pensais que nous avions enterré l'ancien régime. Mais non, visiblement, la monarchie de droit divin s'est transformée en transmission de rôles de droit divin.

Attention, je ne veux pas sombrer non plus dans un poujadisme de bon aloi, ceci une irritation contre les descendants non méritants. 

Il y a évidemment des contre-exemples brillants d'enfants qui ont égalé voire dépassé leurs parents dans le même domaine ou d'autres spécialités.

Et moi-même si j'avais influence et réseaux, évidemment que je serais la première à mettre le pied à l'étrier de ma progéniture. Je pense juste avoir assez peu d'indulgence pour leur demander dans ce cas hypothétique de faire leurs preuves avant de leur confier un rôle important.

Ce qui n'est pas le cas, ils vont donc devoir faire leur chemin tous seuls.

J'espère juste qu'un clampin sans aucune capacité ne leur piquera pas leur beefsteak parce que son papa est le PDG de la boite.

Vu la nature humaine et mon pessimisme naturel, j'ai un gros doute.

fils%2Bde.jpg

02/04/2012

(J'aime) J'aime pas Carla Bruni

Je détourne volontairement un thème récurrent de la blogosphère à des fins propagandistes.

Quoique, dans mon esprit, il s'agirait moins de propagande purement politique que de la critique d'un personnage qui est un concentré d'à peu près tout ce que je déteste.

Une femme qui est passée en quelques années d'une séductrice libérée, voire libertine à une bobonne au foyer élevant ses enfants et essuyant le front de son époux fatigué.

Si sa plastique mettait visiblement en émoi pas mal des mes confrères masculins il y a quelques années, je ne l'ai jamais trouvée pour ma part très attirante.

Trop refaite, trop mince, trop mielleuse, trop prompte à afficher ses amants célèbres.

Car des amants célèbres, elle en a eu une jolie collection. Mais là n'est pas le problème. Aux yeux du monde un homme qui collectionne les conquêtes est un Don Juan. Une femme, une salope. Encore. Malheureusement.

Le problème c'est qu'elle s'est servi de chacune de ses conquêtes. Pour se retrouver sur le devant de la scène, faire de la musique, avoir des couvertures de magazines, des relations, un carnet d'adresses.

Avec des succès divers. A la fin de sa carrière de mannequin, elle s'est essayée à la musique, son premier disque a bien marché. Le deuxième a fait un flop.

La lumière des projecteurs se faisant plus faible, à l'aube de la quarantaine, elle s'est arrangée pour passer le casting le plus important de sa vie.

N'avait-elle pas confié à une de ses amies quelques temps auparavant vouloir un compagnon "qui a le pouvoir nucléaire" ?

Elle l'a eu. Et pour le garder a remisé peu a peu ses idées, sa liberté, et même son look au placard. Passant progressivement de l'amazone libre, voire polygame à un avatar de Bernadette Chirac, mal coiffée, pas maquillée, engoncée dans des pulls informes après la naissance de sa fille.

Le visage trop botoxé à mi-chemin entre le poisson-lune et la mère de famille fatiguée.

Elle qui avait semblé vouloir donner une autre signification à la fonction officieuse de première dame, elle s'est contentée d'une pseudo-implication dans une fondation contre le sida.

A part ça ? Pas grand chose. Un 3ème disque qui a fait un bide retentissant.

Et un retour vers ce qu'elle sait faire : potiche. Faire-valoir.

Hier présentoir de luxe. Aujourd'hui argument électoral. Pour des électeurs traditionnalistes auprès de qui une amazone libérée passe plutôt mal. 

Multipliant les déclarations "mon mari pense que..." (sa propre pensée ne comptant visiblement pas).

Clamant haut et fort qu'elle ne veut nullement exposer sa vie et ses enfants. Qu'on retrouve dans des photos opportunément "volées" en pleine campagne électorale. (non, je ne crois pas du tout au hasard)

Je suis volontairement sévère avec Carla Bruni.

Parce qu'elle ne rend pas service à la condition féminine du tout en abandonnant toute personnalité propre pour se couler dans un rôle où - elle suppose - on l'attend.

Toute dévouée à la carrière de son "grand" homme.  

Parce que la sienne, en grande partie axée sur son seul talent : un physique avantageux, tire visiblement à sa fin.

Parce qu'elle incarne en grande partie tout ce que je déteste : superficialité, obsession de l'image, arrivisme,  goût du pouvoir, effacement, entre autres.

Je ne lui trouve que peu de circonstances atténuantes.

A part sa peur de vieillir et que les projecteurs s'éteignent définitivement pour elle qui doit la terrifier ?
 

Eventuellement. Et encore...


426238_10150751505594815_733299814_12330156_1767343145_n.jpg

 

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : actualités, campagne électorale, 2012, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | |

13/02/2012

Soudain la poisse s'enroule autour de la scoumoune

J'ai tellement aimé cette phrase tirée d'un article de JF Kahn pour La Libre Belgique que j'ai voulu la garder pour en faire un billet.

En fait Kahn parlait de la spirale de l'échec que traverse la communication de Sarkozy en ce moment : quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, l'initiative revient en boomerang dans sa figure.

Le cercle vicieux de la malchance. Ou le retournement de son public.  Ou encore vengeance des médias, résultat d'un peu plus de deux ans d'humiliations et de réduction au silence ?

Va savoir. Toujours est-il que le président et son entourage ne peuvent plus lever le petit doigt sans controverse immédiate. Et que la moindre initiative finit contre un mur.

Dans la vraie vie des vrais gens aussi, on traverse parfois ce tunnel de poisse. Vraie faute au destin ou à pas de chance ? Mauvais karma ? Pulsion d'échec qui vous amène systématiquement dans le mur ? 

Va savoir. Parfois un peu des trois.

J'ai connu quelques personnes dont la vie entière était placée sous le signe de la mauvaise étoile. De façon totalement hallucinante. A croire qu'on les avait enduits de poisse à la naissance. Certains évènements qu'ils vivaient pouvaient être assimilés à un auto-sabotage que la psychalyse se charge volontiers de nous expliquer, mais d'autres étaient totalement indépendants de leur volonté, en apparence du moins.

J'ai également connu moi-même des tunnels de poisse intensive où quoique je tente, quoique je fasse, tout se terminait irrémédiablement en catastrophe.

Et même si je ne faisais rien de particulier d'ailleurs, les ennuis s'accumulaient sur mon brushing. Maladies en série, cambriolage, job menacé, soucis familiaux. Pas un jour sans tuile majeure ou mineure. Sans parler des peines de coeur ou des engueulades avec l'entourage amical.

Ces dernières péripéties pouvant être expliquées par des nerfs au taquet compte tenu des ennuis précédents.

Mais pour le reste ? Mystère ? Loi des séries ? Horoscope défectueux ? Bonne étoile en panne ?

Même si je ne suis pas du tout supersitieuse ou encline à la pensée magique (quoique, je crois toujours qu'en parlant des suédois en boucle, il y en a un qui va tomber du plafond) mais certains cas ou configuration d'évènements sont vraiment troublantes.

Le fameux "jamais deux sans trois" ayant une sérieuse propension à se réaliser.

Je prends toute explication rationnelle tenant la route.

Car malgré de nombreuses années passées à me poser des questions sur je sujet je n'en ai jamais trouvé une qui tenait la route.

Vu que je réfléchis avec un seul neurone actif, je ne vais pas très loin, c'est clair.

Malheureusement contre la poisse, il n'y a pas grand chose à faire. A part éventuellement l'exorcisme ou le vaudou. 

Mais mes dernières tentatives dans ces domaines ont été couronnées d'échec. J'ai seulement réussi à transformer une poule en Nadine Morano.


Je pense que je vais donc m'abstenir à l'avenir. 

Typographic_Tattoos_14.jpg

Ah ouais, là vraiment....

 

Merci à M. Le Poireau d'avoir envoyé cet article sur twitter.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : chance, mauvaise étoile, poisse, scoumoune, sarkozy | |  Facebook | |  Imprimer | |