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12/04/2011

La semaine du boulet joue les prolongations

A peine avais-je fini de me gausser de mes contemporains lourdingues, que l'univers s'est vengé de façon magistrale..

 

Tout a commencé par un innocent coup de fil disant "ah ça fait une paye qu'on ne s'est pas vues, ça te dirait un petit thé toutes les deux" ?

 

Après tout, un petit thé ça ne se refuse pas.

Là où mon alarme personnelle aurait du se déclencher c'est quand cette première phrase a été suivie de "dimanche je suis dans ton quartier, je passe te voir vers 3/4 heures"

Ordinairement, je n'aime pas qu'on vienne perturber mon dimanche en m'obligeant à sortir les gateaux secs.

Ordinairement, je n'aime pas qu'on vienne me perturber chez moi tout court, j'ai horreur de recevoir.

Ordinairement, les seuls individus qui parviennent à passer le seuil de mon appartement sont passés à la décontamination et invités à remplir une enquête psychologique.

Ordinairement je suis fêlée.

 

Le dimanche arrive donc sous un soleil radieux et je suis coincée chez moi avec mon thé et mes gâteaux car obligée d'attendre Germaine qui passe donc vers 3 ou 4 de l'aprem'

Dans le créneau indiqué (à sa décharge, elle a été carrée sur l'heure) le carillon de ma porte retentit, j'ouvre l'huis, après avoir vérifié que mon 357 magnum est prêt à servir, et je trouve sur le pas de la porte ..

.. Un truc qui ressemble vaguement à une copine que je fréquentais un peu il y a quelques mois/années. Mais format bibendum. Et qui m'inspire irresistiblement l'envie de chanter la chanson d'Aznavour "tu t'laisses aller, tu t'laisses aller"...

Prendre du poids ça arrive à tout le monde, mais le cheveux gramouillé, la liquette pendouillante et pas très nette, le vernis écailllé, je l'ai connue nettement plus glamour.

Après quelques formalités d'usage "tu vas bien" "oui et toi" "les enfants" "oui, ça va" "et toi" "oui pas mal", Miss France rentre direct dans le vif du sujet sans préliminaires : elle s'effondre et me raconte que son mari la trompe depuis plusieurs mois.

Je précise que c'est une "copine" pas une "amie" et que je ne la connais pas tant que ça...

Entre deux hoquets, car Germaine a ouvert les vannes, je reste désemparée et me cache dans la cuisine en prétendant faire chauffer l'eau pour live-twitter mon désespoir, le sien et hurler à la face de l'univers

POURQUOI ????

Oui, pourquoi, moi alors que je pourrais être en train de boire un mojito sur une plage Bulgare ?

Mais Germaine ne désempare pas et me déballe les détails sordides de son cocufiage : où, avec qui, quand..

J'essaye tant bien que mal de trouver les mots pour venir à bout de sa détresse. Mais rien ne vient. Ma capacité d'empathie étant très basse, je suis handicapée du réconfort.

C'est à ce moment que Germaine, pour me prendre à temoin de la gravité de la situation,  saisit son portable et appelle l'adultère époux et que sa partie du dialogue passe du sanglotant au hurlement..

pendant que dans le téléphone l'autre protagoniste chuchote "arhqhhgfgqgRERETETERRpfsschehhe"

Je suis paralysée au milieu de mon salon. Mon cerveau se met en mode panique et mes neurones tentent de trouver une issue de secours à Tchernobyl numéro 2 le retour.

Germaine finit par raccrocher et j'arrive à la persuader de rentrer chez elle se calmer en commettant tout de même une petite erreur. Sur le pas de la porte je lui lâche "tu me tiens au courant, hein"...

 

... Ce qu'elle fait dès le lendemain, en m'appelant hystérique au boulot, en plein milieu d'une réunion.

Dont je suis sortie pour lui dire (enfin) ma façon de penser en lui demander d'éviter dorénavant de me casser les couilles que je n'ai pas avec ses conneries et qu'il n'y a pas marqué "bureau des pleurs" sur mon front

Avant de lui raccrocher au nez.

 

2011 sera donc l'année où je me débarrasse petit à petit de toutes mes anciennes copines.

Je finirai seule en compagnie de mes chats.

 

Ce qui, au vu de la qualité des relations que je pouvais avoir, est finalement un moindre mal.

CLASSE.jpg

 Ceci est ma photo de classe de seconde.

Le jeu du jour est "trouvez Manu"

Un indice : je précursais déjà vachement la fasheune.

 

 

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : copines, boulet, adultère | |  Facebook | |  Imprimer | |