Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/10/2012

Chers CM, chères agences

En temps ordinaires, je t'aime bien, tu sais.

J'ai même quelques copains/copines qui pratiquent cette activité salutaire de façon tout à fait honorable pour la plus grande satisfaction de leur client, voire la mienne quand on m'invite à boire une coupette dans des festivités festives.

Mais parfois, chers CM, chères agences, tu pousses le bouchon un peu loin Maurice.

Exemple : on te demande si tu veux faire un petit concours sympatoche et sans prétention pour faire gagner un petit truc à tes lecteurs.

Ok. J'aime faire plaisir, pourquoi pas. Et tu réponds que tu vas faire un billet en début de semaine.

Et puis tu as une vie, tu pars en goguette avec un collègue anglois, les invitations à boire des mojitos pleuvent et le meuri réclame que tu passes au moins 5 minutes par jour à la maison sinon il achète la collection complète des DVD de Thalassa.

Donc tu perds genre 24 ou 48 h sur le planning initial.

Planning informel, je rappelle.

Bon.

Au moment d'écrire le billet, tu ouvres un mail qui te dis en substance "Très chère Emanu, j'ai pas vu ton billet, tu en est où ?"

En gros.

Alors attends, Maurice, je vais t'expliquer un truc.

En temps normal, sous des aspects fioufious, je suis assez sérieuse. Je m'engage, je fais.

Juste, il y a un truc qui m'insupporte plus que tout dans l'univers of the world, c'est d'avoir quelqu'un sur le dos.

Je suis sérieuse, mais j'ai un léger problème avec l'autorité.

C'est un miracle qu'un employeur veuille encore de moi par exemple alors que j'ai passé toute ma carrière à engueuler mes chefs.

Je rappelle également zossi, que je n'étais ni rétribuée, ni créditée de quoi que ce soit pour ce billet à part une invitation à une inauguration d'un centre commercial, pas au défilé Chanel.

Et que in fine, c'est mon blog, je fais ce que je veux. Sauf si, précisément, je signe un contrat formel assorti d'une rétribution pour laquelle je tiens à respecter mes engagements.

Donc, je fais ma diva. 

Ca tombe bien, ça colle pile poil avec mon personnage. Au moins je suis cohérente.

Je préfère faire diva que poire, à choisir.

Ce que, visiblement, certains oublient parfois. 

(note que je n'ai pas utilisé le terme "pigeon" assez préempté de nos jours)

Ah et au passage, ceci me décide à arrêter totalement les concours. 

J'en ai assez de gérer l'organisation, les allers-retours, les tirages au sort et le reste. Ca m'ennuie.

Et quand je m'ennuie, tu sais ce qui se passe, je tourne les talons et je m'en vais.

Je perdrais éventuellement un peu de visites, mais, bon, je vais y gagner en tranquillitude.

 

Sur ce, jeunes gens, jeunes filles, je réenfile mon costume de diva et je pars à la recherche de quelqu'un d'autre à flinguer.

C'est comme le sport, ça me maintient en forme.

flingueuse1.jpg


 

ET psssstttt au passage les agences, faudrait parfois étudier un peu la psychologie de vos interlocuteurs et apprendre à travailler avec différentes cibles. Tout le monde n'est pas prêt à faire n'importe quoi en échange d'une coupe de champagne. 

 

06:00 Publié dans Blog, Concours | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : cm, agences, concours, billet, relations | |  Facebook | |  Imprimer | |

08/12/2011

L'économie expliquée aux blondes - 11 - le AAA c'est l'Eurovision

Blonde ma soeur, tu observes avec effroi les hommes en costumes noirs t'expliquer à la télé que si la France perd son triple AAA on est bons pour retourner habiter des cavernes vêtus de peaux de bêtes en déchiquetant du mammouth avec nos dents.

 

Mais, au fait qu'est-ce que c'est que ce truc AAAtaire donnés par des gens aux noms bizarres comme "Standard et Pauvre" ou "Mou-dingue" ? 

 

Ca te parait aussi obscur que la raison pour laquelle OPI ne distribue pas en France "My left foot is more beautiful than my right foot" un noir irisé tellement beau que tu tuerais ta propre mère pour l'obtenir.

Je t'explique c'est tout bête.


le AAA c'est comme l'Eurovision. 

 

A l'Eurovision tu a des jurys qui distribuent consciencieusement des notes "Albania 10 points, Latvia 8 points, Kazakhstan 5 points"

Sauf qu'en général, les pays se soutiennent par zone géographique. La Russie vote pour la Lituanie, qui vote pour la Lettonie, qui vote pour la Russie, etc, etc...

On s'arrange un petit peu entre voisins, quoi.

Bon personne ne vote pour la France étant donné que les français cassent les pieds à tous le monde avec leur râlage permanent et leur arrogance d'une part. Et qu'ils ont des chanteurs en carton d'autre part.


Mais c'est fait exprès, la France ne veut pas récupérer l'Eurovision vu que celui qui gagne se tape l'organisation l'année suivante et que ça coute une blinde.

Un jour je t'expliquerai ça aussi.

Grosso modo l'Eurovision c'est pipeau et flutiau


C'est exactement pareil pour les agences de notations. Les notes AAA BBB CCC et consoeurs sont données par des jurys qui notent les performances financières (et pas vocales) des gens qui viennent faire le mondiovision de l'économie. 


C'est pareil, on se soutient entre voisins par intérêt commun. Machin qui a des actions dans truc, dégrade la note de bidule qui est son concurrent.


Au final c'est petit arrangements entre amis.

Et ça n'a aucun intérêt. A part servir celui des gens qui balancent ces notes.

Quant à la France et à ses notes c'est exactement comme pour l'Eurovision aussi.

Personne ne nous aime. Les gens nous prennent pour des baltringues. Du coup, on nous enlève des A.

Pour nous apprendre vivre.

En fait, amie blonde, a priori, le triple A envolé,  il ne va rien se passer.

Ton OPI risque juste d'augmenter un peu. 

Tu en achèteras un de moins, c'est tout.

 

eurovision-lithuania.jpg?1275052067

Les représentants de la Lituanie à l'Eurovision 2010

si si. Je t'assure.  

 

NB : pour les vraies blondes, j'ai totalement inventé  "My left foot is more beautiful than my right foot" noir irisé. Si OPI veut racheter le nom, je le vends. Cher.

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique expliquée aux blondes, aaa, notation, agences, eurovision | |  Facebook | |  Imprimer | |

26/03/2010

Foutage de gueule et enculage de moucherons


Voici la raison de mon râlage mystérieux d'hier. Pour ceux qui suivent

Ceux qui ne suivent pas on s'en fout de toutes manières.


Donc, j'étais partie mercredi soir sautillante et primesautière à l'invitation du Syntec, le syndicat des agences de Relations Presse pour une réunion d'information sur les relations bloggeurs - agences.


Où je croyais avoir plein d'informations intéressantes pour ma culture personnelle et l'évolution de mon blog.


Après un drink ou deux et un peu d'attente, se sont installés sur scène un aréopage ou si vous voulez en termes compréhensibles par les non-culturés, une brochette de gens biens et propres sur eux.


Et certainement rémunérés de la rémunération.


Il y avait là des patrons d'agences, une journaliste, des bloggeurs-journalistes, des journalistes-bloggeurs, des patrons d'agences-bloggeurs, des bloggeurs-patrons d'agences et des bloggeurs - euh - influents. Enfin normalement.


Au bout de 3 phrases, j'ai tout de suite compris que nous allions avoir droit à une splendide masturbation neuronale en direct live, entre gens de bonne compagnie, qui parlaient des bloggeurs comme s'ils n'étaient pas là.

 

Avec en plat de résistance, avec en dessert, un festival de moimoimoimoimoijaifaitci moimoimoimoimoimoimoijepenseque en moi-même dans ma personne.



Résumé des débats ci-dessous


Blablablabla

Blog

Blabalablaba

Relations Digitales

Blablablablabla

Ecosystème

Blablablablabla

Opérations

Blablablabla

Marques

Blablablabla

Charte de déontologie

Blablablabla

Rémunération

Blablablabla

Avantages des bloggeurs

Blablablabla

Cadrage..


Attends.. Pardon.. Tu me la refais ??

 

Blablablabla

Cadrage...


STOP..

Je vais t'expliquer un truc darling. Juste un truc. Enfin plusieurs.


Mon blog n'est PAS une marchandise. Ni un truc que tu vas pouvoir cadrer avec une charte de déontologie quelconque. Je le fais pour MOI et les quelques personnes qui me font le plaisir d'y venir. Et ma liberté de parole est non négociable. Alors tes directives tu les prends, tu les tailles en pointe et tu te fais un bon fist fucking avec.


Les agences de Relations Publiques sont d'abord complètement passées à côté de la première vague de relations digitales face à des interlocuteurs qu'elles jugeaient peu crédibles et inintéressants. Par la suite, face à l'audience exponentielle du web en général et des réseaux sociaux en particulier (blogs compris) , démunies et méconnaissantes des us et coutumes de la toile, elle ont arrosé tout le monde sans souvent d'autres stratégie ou logique que de ratisser le plus large possible.  Elles ont  ELLES-MEMES créé ce système de rémunérations et d'avantages de plus en plus élevés pour les bloggeurs, qui leur échappe désormais. Résultat, elles veulent maintenant "encadrer" "recadrer" "déontologiser". Et bien, démerdez-vous avec votre propre monstre les gars. On ne le fera pas pour vous.


Je rappelle au passage ce que, dans un rare éclair de lucidité, un des intervenants à également dit : puisqu'on compare si volontiers les bloggeurs aux journalistes, ces derniers n'ont AUCUNE charte de déontologie. Il peuvent accepter des voyages luxueux et des camions de gadgets high-tech qu'on leur livre en rédaction, sans que personne n'y trouve à redire.


Je ne vois donc pas pourquoi on viendrait nous emmerder pour une clé USB ou un pot de crême.


Je ne vais pas raconter de carabistouilles, ni jouer les vierges effarouchées, le système, j'en profite et je contribue à l'entretenir. MAIS je considère que c'est un échange de bons procédés : on m'invite, je passe un bon moment, j'en parle ou on me fournit de quoi faire un concours pour mes lecteurs, j'en parle. Ce qu'on me propose ne me plait pas ou ne me correspond pas, je n'en parle pas. Voilà, c'est clair et tout le monde y trouve son compte.


Je précise aussi que ces opinions et cette façon de faire n'engage que moi. Je ne demande à personne d'adhérer ou de m'imiter.  Je ne juge personne non plus. Chacun fait ce qu'il veut de sa vie, de ses fesses et de son blog.


Pour revenir à la soirée et si vous voulez vraiment avoir la conclusion, la substantifique moelle de deux heures de phosphoration brillante : "on ne parle pas aux bloggeurs comme on parle aux journalistes."


Ah ouais ? On y aurait jamais pensé. Moi et mes copines on vous fait une table ronde pour beaucoup moins cher et on vous explique comment il faut parler aux bloggeurs en beaucoup moins de temps.


Il n'y a d'ailleurs pas que moi que le discours a irrité. Un bloggeur influent (dont je n'ai pas retenu le nom) - qui est d'ailleurs un des rares en France à vivre entièrement de son blog - s'est levé et est parti après un débat plutôt houleux avec les orateurs.


Vous l'avez donc compris j'ai trouvé toute cette "discussion" si on peut parler d'une discussion d'une banalité consternante, voire affligeante.


Ces gens n'ont rien compris aux fonctionnement de "l'écosystème" internet tel qu'ils le dénomment et ils essayent, très clairement, de se raccrocher au wagons.


J'aimerais quand même faire une digression sur le métier de journaliste. Les agences se sont trompées et continuent de se tromper en pensant qu'elle peuvent "utiliser" les bloggeurs pour toucher plus directement leurs cibles. Au détriment des journalistes.

Les bloggeurs ne sont pas des journalistes. En aucun cas, sauf s'ils ont une double casquette. S'il y en a quelques-uns pour le penser ils commettent une grave erreur. Les bloggeurs sont des raconteurs, des amuseurs, des gens qui mettent leurs opinions ou leurs compétences sur la toile. C'est tout et c'est déjà très bien. Un journaliste digne de ce nom a une formation, une technique d'écriture, de traçage, d'analyse et de vérification de l'information. Il écrit ses articles en respectant la méthode de  la thèse, l'antithèse et la conclusion.  Vouloir ignorer les journalistes c'est mettre en difficulté toute une profession. Et un pays qui a une presse faible, ça conduit à un pays qui a une presse Berlusconisée.


Je voudrais décerner pour finir d'épancher ma mauvaise humeur un gland d'or à un des intervenants. Ce monsieur et moi ne devons pas avoir exactement la même notion de la politesse. Quand on s'assoit à une table pour parler à quelqu'un la moindre des choses est de saluer les autres personnes présentes et non de les ignorer totalement. Ce ce que m'a enseigné ma maman. Mais pas la sienne visiblement. Au fait, monsieur, ton blog, ton nom, ton agence, ton influence et le reste, je m'en contrecogne aussi force 12 du coup.


Si finalement tiens, j'ai juste envie de vous dire un dernier truc...


IMG_0196.JPG


Et c'est vraiment le mien.


Et merci à Zalapabelle, MrsClooney et Valvec qui ont enduré mes récriminations toute la soirée. Ce sont des anges descendues droit du paradis.


Vous aurez remarqué que je n'ai cité aucun nom dans cette note.  Finalement je suis lâche. Et en plus à partir de cet instant, je n'aurai VRAIMENT plus d'amis.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (86) | Tags : réunion, agences, syntec, bloggeurs, communication, journalistes | |  Facebook | |  Imprimer | |