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28/06/2011

Bad Company

Un billet (par ailleurs fort émouvant) sur la difficulté d'avoir de la constance dans ses relations m'a renvoyé à ma propre incapacité à entretenir des relations sur le long terme.

Je suis probablement trop autocentrée pour me préoccuper véritablement des états d'âmes de mon entourage.

Ceci doublé d'une totale incapacité à demander des nouvelles des gens, ou à leur souhaiter leur anniversaire. Ou a appeler pour ... rien. Je n'appelle que quand j'ai quelque chose à dire. 

Du syndrome "loin des yeux, loin du coeur" : tu t'éloignes de ma sphère immédiate, tu disparais

D'un caractère à ne jamais revenir en arrière sur une grosse engueulade : tu me prends à revers sérieusement ? Hop, abracadadabra, je te zappe, tu disparais, tu n'existes plus.

D'une capacité d'empathie proche du zéro absolu. Et d'un agacement certain manifesté par la lèvre supérieure qui se crispe et se relève sur la canine gauche devant les gens qui se pleurent sur les chouzes.

Je déteste pleurnicher. Je déteste donc les pleurnicheurs

Imaginez le nombre de gens que j'ai perdu en route 

Surtout à une époque où les mails et les réseaux sociaux n'existaient pas (si si on a vécu sans)

Ca va un peu mieux aujourd'hui, et encore.

Envoyer un simple mail avec "coucou comment tu vas" m'est parfois aussi difficile que de faire une démonstration de natation synchronisée.

Tu verrais comment je nage, tu comprendrais mieux.

Etant donné qu'une relation amicale suppose un minimum d'investissement et de retour, je pense que ce n'est tout simplement pas mon fond de commerce.

Je m'étonne même d'avoir réussi à vivre un mariage au long cours avec un individu qui a réussi à me supporter plus de vingt ans dans ces conditions.

Donc aucun amis de collège, de lycée, d'études supérieures, ni d'entrée dans la vie active. J'ai découragé tout le monde au fur et à mesure.

Quant au reste... Cette année a un peu été le Titanic de mes relations amicales un peu plus anciennes... Par l'éloignement des centres d'intérêt, les divergences d'opinion ou un ras-le-bol de servir de punching ball, d'infirmière ou de doudou.

J'ai fini par ne plus me culpabiliser de ne pas savoir entretenir la flamme. Après tout, je m'aperçois que même si je ne suis pas très active à prendre des nouvelles, d'autres ne se précipitent pas à en prendre non plus, sauf pour demander quelque chose (t'as pas une crème à me donner, toi qui en as tellement).

Un partout, la balle au centre.

J'ai passé la première moitié de ma vie (ben quoi, on peut être optimiste, non ?) à être asociale. Je pense que je vais passer la deuxième à être totalement asociale.

Après tout, se regarder le nombril, c'est une activité très honorable.

C'est mon avis et je le partage. Au moins je suis d'accord avec moi-même. C'est déjà ça.

 

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Euh... Non.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : amitié, correspondance, durée | |  Facebook | |  Imprimer | |

23/05/2010

Pas douée pour l'amitié


Il est temps que je fasse mon coming-out et que je vous révèle un terrible secret.

Je profite pour cela d'un long week-end où il n'y aura pas grand-monde en ligne. Ca se verra moins.


Je ne suis pas formidablement douée pour les relations humaines en général. Mais encore moins pour l'amitié.

Bien sur comme beaucoup de gens j'ai eu petite et ado quelques amitiés fusionnelles "t'es ma copine à la vie et la mort, et si ça se trouve on est cousines et on le sait pas"..

Mais depuis...


Ce n'est pas que je suis asociale (quoi que) mais l'amitié ça s'entretient parait-il..

Et je comme je suis une ménagère calamiteuse, ça vaut aussi pour l'entretien moral : j'oublie régulièrement, voire systématiquement de téléphoner, de prendre des nouvelles, ou de demander comment vont les gens.

Pire.


L'empathie n'étant pas mon fort, j'ai tendance à lever rapidement les yeux au ciel en cherchant la sortie dès que quelqu'un me raconte ses malheurs ou cherche du réconfort. D'ailleurs réconforter quelqu'un est un exercice que j'ai du mal à accomplir. A part "mais oui, ça va aller", je suis souvent démunie quand il s'agit de trouver les mots pour remonter un moral.

 


Evidemment de ce fait, j'ai perdu de vue un nombre conséquent de gens lassés de n'avoir de mes nouvelles que quand EUX décrochaient leur téléphone pour en prendre.


Mais ce n'est pas tout. Je n'aime pas non plus qu'on s'approche de moi de trop près. Qu'on me colle, matériellement ou spirituellement est insupportable. C'est pourquoi, dès que quelqu'un tente de s'introduire un peu trop dans mon intimité, je recule immédiatement et je lève la herse.

 


Compte tenu de tout ce qui précède, je peux dire que j'ai des copains et des copines, oui. Mais des amis ? A voir.


Je n'en veux à personne, quand on donne aussi peu de soi-même il est normal que les gens ne se jettent pas sur vous avec des cris hystériques.

C'est probablement aussi pourquoi les relations virtuelles me conviennent aussi bien. Peu de contacts réels, pas d'engagement, rien d'implicant.

 


Suis-je un monstre pour autant ? Je ne pense pas. J'ai juste un fonctionnement un peu atypique. Dans ce domaine en tous cas.

Est-ce que j'en souffre ? Non plus. Il faut accepter ce qu'on est. J'ai arrêté de vouloir aller contre ma nature à tout prix pour "faire comme les autres" et avoir un carnet d'adresses débordant de noms et de numéros de téléphone.

 


Finalement être misanthrope ça a aussi des avantages. Vous pouvez par exemple envoyer paître les gens sans une once de culpabilité.

Essayez c'est extrêmement jouissif.


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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : amitié, relations, misanthrope | |  Facebook | |  Imprimer | |