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27/02/2012

Psychanalyse express

J'ai trouvé.

Enfin je pense avoir trouvé l'origine de quelques-uns de mes TOCs.

Du TOS en tous cas (Trouble Obsessionnel Suédois).

Sachant que scientifiquement parlant, nous sommes attiré(e)s par un profil que nous jugeons le plus apte à la reproduction.

Que ce profil est généralement le plus éloigné possible de notre propre origine, ventilation génétique oblige. Ce qui contredit tous les tenants du "on est mieux entre nous" (coucou Marine Le Pen, ça biche ?)

Sachant que je viens plutôt d'Europe centrale clandestinement et à pied (coucou Claude Guéant, ça biche ?)

Logiquement quand même  l'Europe du Nord est moyennement une bonne ventilation génétique. 

L'Europe du sud et le latin lover aurait été plus appropriée comme ventilation.

Mais enfin bon, on ne choisit pas sa famille, et visiblement on ne choisit pas ses phéromones non plus.

Ma phéromone est donc définitivement suédoise. Et pourquoi ?  J'ai fini par percuter : ma mère me parlant avec une fréquence régulière d'un voyage effectué avec mes parents à l'âge de 6 ans au Danemark et en Suède. 

En deux chevaux et on the road façon beatnik à l'époque. Au cours duquel je m'étais amusée comme jamais selon la maternelle. Avec séjour chez l'habitant autochtone. 

 

Si on suit donc la théorie de papa Freud selon laquelle tout se joue avant 6 ans, je suppose donc qu'un habitant autochtone blond et musclé a percuté ma rétine et que son image s'est fixée dans mon hypophyse à jamais.


Et si on couple la génétique avec papa Freud, étant donné qu'il a percuté ma rétine et que son capital génétique est éloigné du mien d'environ 2 à 3000 kilomètres, les deux paramètres mis bout à bout ont donc influencé toute ma vie sentimentalo-émotionnelle depuis 45 ans.

Preuve en est une liste de petits copains, compagnons et meuri majoritairement scandinaves-friendly à une ou deux exceptions près.

C'est totalement rationnel et capillotracté comme hypothèse.

 

Mais j'aime les explications rationnelles capillotractées.

Il fallait que j'en trouve une rapidement sous peine de devenir  zinzin.

Ah j'oubliais, je suis déjà zinzin.

 

Mais il y a pire.

Depuis peu je développe un autre TOC. Assez récent, mais prononcé. Voire de plus en plus prononcé.

L'homme tatoué déclenche un pic hormonal Emanu124etlien à tous les coups. Et si l'homme tient au bout de son bras tatoué une guitare, qu'il a une gueule d'amour par dessus c'est  c’est le bonus pack, la fête du slip, le craquage de string, la douche glacée nécessaire. 

(bon on va quand même éviter le camionneur et son "Johnny Halliday for ever au-dessus d'un aigle " sur l'avant bras, hein)

Etant donné que j'avais retrouvé l'origine du toc suédois dans mon enfance, je me suis dit qu'en creusant un peu je pouvais y retrouver le pourquoi du comment du dessin sur la peau aphrodisiaque.

Et de fait.

Après quelques plissements de synapses, j'ai mis le doigt dessus.

Ca doit remonter à mon premier séjour en Angleterre. Et à mon premier boyfriend anglais. Thimothy si ma mémoire est fiable, 17 ans au compteur (oh ça va hein, moi j'en avais 14).

A l'époque le look fasheune en Grande-Bretagne c'était coupe mulet, pate d'eph', boucle d'oreille et platform shoes.

Oui c'est totalement ridicule aujourd'hui mais à l'époque c'était hype. Tu verras quand tu regarderas les photos de hipsters dans 20 ans.

Ca et LE DEBARDEUR ET LES TATOUAGES.

Timothy, il avait un très joli débardeur noir sur une peau d'anglais très blanche et des tatouages plein l'avant bras. C'est avec lui que j'ai pris ma première cuite et fumé ma première clope. Il ma tenu la tête pendant que je vomissais, amené à des matches de foot et à des concerts et fait découvrir le glam' rock. Moi je lui ai appris des gros mots en français, ça le faisait rigoler.

Et non, le reste ce fut plus tard si tu te poses la question. 

Voilà tu as compris - et moi aussi du coup.

Je suis en pleine régression infantilo-adolescente.

Quoique régression, je ne suis pas certaine, vu qu'a priori émotionnellement parlant, je n'ai jamais dépassé un âge mental de douze ans et demi.

 

Le suédois pour le physique, l'anglais pour le débardeur et les tatouages. On y est.


Du coup, je déconseille à tout suédois mâle de plus de 30 ans tatoué de croiser mon chemin.

Ca pourrait mal finir.

Mais au moins maintenant toi et moi, on sait pourquoi. 


 

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Oui, toi, planque-toi chéri, je vais bientôt hurler au loup.


En bonus culturel, sache que quand tu rencontre un partenaire potentiel, ton système hormonal met environ deux minutes à déterminer que c'est la bonne personne et à lui balancer les phéromones en conséquence. Et qu'un des critères de sélection n'est pas ses tablettes de chocolat ou le rembourrage de son pantalon mais... L'écartement de ses narines. Va comprendre... Moi je ne cherche même plus..

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : suédois, anglais, vie sentimentale, tatouages | |  Facebook | |  Imprimer | |