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30/10/2012

L'horreur

Il y a bien eu des reportages dans les JT, les magazines TV et les journaux papiers et en ligne.

Mais les principaux protagonistes n'étant pas très connus ici, il n'est pas certain que les Français se passionnent vraiment pour cette affaire qui se déroule de l'autre côté de la Manche.

Et pourtant, elle est gravissime.

Le personnage central de cette histoire, je le connais bien. Je le voyais régulièrement à la télévision lors de mes séjours d'adolescente en Angleterre. 

Je peux donc tout à fait comprendre et partager la surprise, puis l'horreur et le dégoût au Royaume-Uni, ainsi que le scandale qui éclabousse un certain nombre de gens haut placés à la BBC et dans les milieux officiels.

Jimmy Savile était un personnage éminemment célèbre en Grande-Bretagne. Animateur télé adoré des ados, depuis les années 60, il avait présenté des shows célébrissimes comme "Top of The Pops" et "Jim’ll Fix It", qui permettait à des enfants de réaliser leurs rêves.

C'était aussi un bienfaiteur qui a contribué à recueillir des millions de livres au profit de bonnes causes. Il s'occupait énormément des enfants hospitalisés, entre autre.

Il avait été anobli par la reine, décoré par le pape Jean-Paul II, avait ses entrées à Buckingham, l'oreille de nombreuses personnes influentes, dont le Prince Charles, et ses obsèques l'an dernier ont été quasiment nationales.

Une figure emblématique de la télévision et de la philanthropie. Pour donner une idée, en France ce serait un mélange entre Jacques Martin et l'Abbé Pierre.

Bref, un quasi-héros national

Enfin, c'était un héros national. 

Peu après son décès, un journaliste anglais, alerté par le recoupement de plusieurs témoignages mène une enquête à charge . 

Le résultat est consigné dans un documentaire accablant, initialement destiné à être diffusé sur la BBC.

Qui déprogramme le dit documentaire au dernier moment, sans explication plausible. 

Le documentaire finit par atterrir sur une chaîne privée, ITV qui le diffuse début octobre causant un seisme d'ampleur nationale dans le pays.

Car Jimmy Savile y est accusé par 5 victimes aujourd'hui adultes d'avoir abusé d'elles adolescentes, entre l'âge de 12 et 15 ans. 

Comment de tels actes ont-ils pu rester secrets pendant si longtemps ? Pour le commissaire chargé de l’enquête, la réponse est simple : les victimes, toutes de sexe féminin à l’exception de deux cas impliquant des garçons, ne s’étaient pas senties "capables de parler". 

Un policier, aujourd’hui à la retraite, a bien tenté de mener une enquête sur Jimmy Savile dans les années 80. Mais elle avait tourné court, faute de preuves suffisantes.

Ce scandale retentissant a plongé la BBC dans une crise profonde. Le groupe audiovisuel public est en effet accusé d’avoir étouffé l’affaire, jusqu'à, donc, déprogrammer le documentaire à charge.

Depuis les langues se délient et les plaintes s'accumulent. Entre 200 à 300 victimes sont d'ores et déjà recensées. Pendant une quarantaine d’années, Jimmy Savile aurait donc commis impunément ces sévices sur de jeunes adolescentes, ce qui ferait de lui l’un des agresseurs sexuels au plus grand nombre de victimes en Grande-Bretagne.

Pire, ne serait pas le seul en cause. Scotland Yard se prépare aussi à arrêter d’autres suspects qui auraient commis des abus sexuels avec lui. 

C'est déjà le cas pour une ex-star du Glam Rock, Gary Glitter, qui a connu son heure de gloire dans les années 70 et a été condamné il y a quelques années pour agressions pédophiles au Vietnam.

Il est soupçonné d'avoir eu des rapports sexuels avec une mineure dans la loge même de Jimmy Savile à la BBC.

Le Directeur général de la BBC depuis un mois seulement mais employé de la BBC depuis 23 ans, George Entwistle, a du répondre mardi dernier à un interrogatoire très serré sur l’apparent laxisme voire l’omerta de son groupe. Pendant deux heures, il a du faire face aux questions musclées de dix membres d'une commission parlementaire, pour défendre l’honneur de l’institution et sa propre responsabilité dans la gestion du scandale. Il a démenti toute tentative récente pour “étouffer” l’affaire. Mais il a reconnu “un problème" culturel à la BBC.

Car les gens savaient, indubitablement. Mais se taisaient face à l'écrasante notoriété de l'animateur. Le témoignage de certaines victimes ex-enfants malades sont édifiants. Ils déclarent par exemple que des infirmières employées par des hôpitaux auxquels Jimmy Savile rendait visite,  leur conseillaient "de faire semblant de dormir" lorsqu'il passait à côté d'eux.

Pour faire un parallèle, encore une fois, c'est un peu comme si Jacques Martin avait tripoté pendant 20 ans des enfants à l'école des fans et que les responsables de France Télévisions avaient fermé les yeux.

C'est horrible. De savoir que ce type a pu profiter de ses activités pour abuser d'enfants et d'ados, bien sur. Il était un prédateur sexuel de grande ampleur et a su se servir du système pour assouvir ses pulsions. Voir à, l'enquête le dévoilera peut-être, utiliser ce même système pour monter des réseaux pédophiles.

Mais aussi de savoir que beaucoup des adultes de son entourage ont fermé les yeux par lâcheté. Par peur. Par intérêt. Même quand Jimmy Savile abusait d'enfants au sein même des locaux de la BBC ou des institutions qu'il aidait financièrement ou parrainait.

Une des animatrices vedettes de la chaîne et présidente de l'association de protection des enfants Childklike, Esther Rantzen déclare : "Nous avons fait de lui le Jimmy Savile intouchable qu'il était devenu, que personne ne pouvait critiquer, une sorte de personnage quasi divin. Nous avons tous fermé nos oreilles aux rumeurs qui circulaient. Dans notre milieu de la télévision, il semble que nous nous soyons d'une certaine façon associés à Jimmy Savile l'agresseur d'enfants."

Car il est établi désormais que les rumeurs ont longtemps circulé, mais sans résultat. Dans le milieu des médias, il avait une réputation épouvantable, et beaucoup ont été témoins de ses dérapages, mais personne n'a jamais parlé. A l'image d'un Lance Armstrong qui "tenait" le Tour de France et faisait taire ou faisait peur aux gens tentés de témoigner, Jimmy Savile est resté intouchable pour ses victimes.

Revoir les images d'archives où l'animateur jovial et hilare, est constamment entouré d'enfants et d'adolescents qu'il enlace volontiers tendrement, prend donc aujourd'hui une dimension terrifiante.

Combien de vies a-t-il saccagé ? On ne le saura probablement jamais.

Comme d'habitude dans ce genre d'affaires, pour tous ceux qui portent plainte, combien continueront à se taire par honte et souffriront en secret toute leur vie ?

En plus de ses victimes, sa propre famille est probablement aujourd'hui complètement dévastée par le scandale.

Elle a du moins choisi de faire tomber et détruire l'énorme stèle qui ornait sa tombe au cimetière de Woodlands, à Scarborough dans le Yorkshire, "par respect pour l'opinion publique et pour ceux qui sont enterrés ici."

Les monuments et rues à son nom sont également démontés et débaptisées à travers tout le Royaume-Uni.

Le seul point positif c'est que tout ou partie des victimes vont enfin pouvoir s'exprimer mais sans malheureusement pouvoir voir leur bourreau condamné, puisqu'il est mort tranquillement dans son lit.

On peut au moins espérer que cette affaire serve d'exemple à ne surtout pas reproduire et que la plupart des coupables, actifs ou passifs par "omission" se retrouvent sous les verrous.

La justice doit au moins ceci aux victimes. 

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Certaines des infos ci-dessous sont repiquées des sites d'Europe 1 et du Nouvel Obs


06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jimmy savile, bbc, gary glitter, scandale | |  Facebook | |  Imprimer | |

17/02/2012

My name is Holmes, Sherlock Holmes

Sherlock Holmes est un des personnages de fiction emblématique.


Il est antipathique, misogyne, supérieurement intelligent, drogué, musicien. Il se travestit. Il a une véritable indifférence pour la plupart de ses congénères mis à part quelques personnes dont sa logeuse, Mme Hudson, son compère, le Dr Watson, son frère Mycroft qu'il estime encore plus intelligent que lui, la belle et dangereuse Irène Adler, seule femme qu'il daigne considérer.


Et évidemment son ennemi juré, le diabolique Dr Moriarty.


Un vrai bad boy. Il a donc tout pour me plaire.


Il est un peu à l'image de son auteur d'ailleurs. Conan Doyle était un opiomane totalement brindezingué ce qui transparait dans certains de ses récits qui partent parfois un poil en sucette.


Sherlock fut et reste un de mes héros favoris. Gamine j'ai dévoré quasiment toutes ses aventures. Dévoré et re-dévoré.

Car tout y est, le suspense, la psychologie, le mystère, le flirt avec le fantastique, l'ambiance. Le décor est si exactement planté que vous le visualisez parfaitement, tout comme la physionomie et les costumes des personnages.

Et si je ne me suis pas plongée dans les livres de Conan Doyle depuis belle lurette, je le referais volontiers avec plaisir.


Même si je connais le dénouement de quasi-toutes les intrigues.

Et que certaines de ces intrigues à la lumière d'une lecture attentive se révèlent quand même un peu capillotractées.


En fan des livres, j'ai donc suivi attentivement les diverses adaptations cinémato-télévisuelles de ce grand classique de la littérature.

Certaines très réussies, d'autres, euh.. on va dire nanardesques.

Quand l'année dernière s'est annoncée une version contemporaine des aventures de Sherlock, autant vous dire que j'étais dubitative au départ.

Mais la rumeur était favorable, j'ai donc cédé à la curiosité.

Et bien (ou mal) m'en a pris car je suis tombée dedans les deux pieds devant comme des millions de personnes.

L'adaptation est superbe : on y découvre un Sherlock et un Watson jeunes (et geeks !!) totalement intégrés au Londres des années 2000. Les histoires originales sont parfaitement adaptées. Et décors léchés, acteurs impeccables, suspense, mystère et déduction sont toujours présents pour notre plus grande délectation.

Petit bonus, Sherlock est interprété par le très charismatique Benedict Cumberbatch dont le regard bleu acier vous fera frissonner !!

Autant vous dire qu'une avant première du premier épisode de la saison 2 ne se refuse pas dans ces conditions. 

Et qu'elle a tenu toutes ses promesses. On y retrouve un Holmes fidèle à la saison 1 avec une bonne dose de sarcasme et d'humour anglais en plus !! 

On touche quasiment à la perfection.

Avec des trouvailles visuelles très innovantes en primes.

Mais je n'en dit pas plus pour ne rien dévoiler et gâcher votre futur plaisir. Sinon que dans cet épisode il retrouvera son ennemi mortel, le Dr Moriarty et rencontrera la très belle et très vénéneuse Irène Adler.

Seul bémol dans cette béatitude télévisuelle, comme la saison 1, la saison 2 ne compte que 3 épisodes de 90 minutes.

C'EST TROP PEU !!

JE DEMANDE DU SHERLOCK EN MASSE !!

En tous cas, si vous êtes amateurs, la série débute prochainement sur France 4. 

Je me demande d'ailleurs si je ne regarderais pas à nouveau l'épisode 1. Par pure gourmandise...

Et pour vous mettre encore un peu plus l'eau à la bouche, Les bandes annonces sont ici, sur le site de France 4.

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L'info en plus : la saison 3 est déjà dans les tuyaux. Elle a été commandée il y a quelques mois par la BBC. Et comptera... 3 épisodes (grrrr) (merci Seb Thiebaud )

Et thanks le club300 allociné et Miss Maylis bien sur...

06:00 Publié dans Séries, TV | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : sherlock, conan doyle, série, bbc, france 4 | |  Facebook | |  Imprimer | |