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25/10/2011

Maitre du monde... Mais incognito

Maître du monde c'est mon truc depuis l'enfance.

J'aime commander à mon entourage, voire le torturer un peu au passage.

Je veux qu'on s'exécute sans moufter.

J'adore influencer les gens pour les amener à penser comme moi. 

Car je suis le grand tout. 

(non pas la piqure, doc, je serai sage promis).


Donc, maître du monde oui, mais ... incognito.


Parce que la célébrité s'il y a 20, 30 ans c'était juste pesant, mais assez agréable, aujourd'hui, elle n'offre strictement plus aucun avantage.

Il suffit que vous sortiez de chez vous et que vous vous grattiez le nez pour que 140 personnes vous prenne en photo avec leur portable et envoient un gros plan de vos crottes de nez sur internet.

Le moindre de vos gestes est épié, scruté. La moindre de vos paroles, analysée. Quant à la bourde potentielle, la sortie de boite en vrac à 4 heures du maitn  ou la gamelle ridicule dans la rue, elles font le tour du monde en trois secondes.

L'enfer sur terre, de quoi devenir fou. 

Pas étonnant que les people, ou ceux qui prétendent l'être finissent souvent par péter une durite.

Sans parler de la versatilité de la célébrité qui fait que vous pouvez passer en deux jours de la gloiritude à l'anonymat le plus total. De façon foudroyante.

Plus sérieusement ce long préambule sans aucune logique sert uniquement à dire que si j'apprécie d'être reconnue pour ce que je fais (ou ce que je suis) (ou la tonicité de mon fessier) je ne veux pas  être connue. 


Avoir une vie publique en pleine lumière, très peu pour moi. Paradoxal pour quelqu'un qui raconte sa vie à longueur de pixel.

Reconnue mais inconnue... Appréciée mais anonyme.. Mise en scène mais en ombre chinoise... Maître du monde mais incognito.

Ce qui est probablement dans notre société du spectacle une équation sans solution.

De toutes manières, vu qu'il y a peu de chances pour que je quitte un jour l'anonymat, le problème ne se posera donc probablement jamais.

Et heureusement.

Je vais donc continuer à tyranniser mon entourage à l'abri des sunlights des tropiques.

Et rester maître de mon petit monde sans que le grand monde s'en aperçoive.

Je préfère définitivement être une never will be à une has been. 

C'est tellement plus confortable.

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06:04 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : anonymat, célébrité, lumière, ombre | |  Facebook | |  Imprimer | |

18/09/2009

Etre à la hauteur

Pas au niveau taille évidemment, ça fait bien longtemps que j’ai pris l’habitude d’arriver sous les aisselles de mes contemporains, enfants compris.

 

Non, c’est juste que parfois le doute m’étreint – et il essaye de me peloter par la même occasion, ce sagouin – sur mes capacités à remplir les fonctions que la destinée m’a assigné, voire à effectuer une tâche que mon employeur, mon meuri, ou un corps d’état quelconque (remplissez le formulaire V312 en 4 exemplaires, signez-le et retournez-le nous dûment affranchi) me contraignent à faire.

 

Car sans mon employeur, mon meuri et les corps d’état qui veulent TOUJOURS qu’on leur renvoie des formulaires, je n’en glanderais pas une, c’est clair.

 

Et bien après une introspection de moi-même en personne, j’en suis arrivée à conclure que..

 

NON.. je ne suis pas à la hauteur.

 

Je suis une copine instable et versatile, incapable de venir en aide à qui que ce soit ; une épouse calamiteuse : la desperate housewive du couple c’est mon meuri, moi je cours le guilledou ; une mère pathétique qui soit hurle sur ses enfants, soit les bourre de gadgets idiots pour pouvoir en fait les détourner à son propre usage ; une employée pas du tout performante ; un écrivain raté qui déverse sa frustration dans de pauvres billets sur le web ; une incommensurable flemmarde qui préfère se regarder les doigts de pieds plutôt que se bouger le derrière (à part pour danser)..

 

Entres autres.

 

J’en passe et des meilleures.

 

L’ivresse des sommets et de la tâche bien accomplie ne passera donc probablement jamais par moi.

 

Et vous savez quoi ??

 

C’est trooooooooooop boooooon d’être MINABLE… C’est formidable de ne PAS ETRE une winneuse performante.. Oui, j’ai totalement raté ma vie qui est abominablement banale et sans aucun intérêt. Je ne serais jamais Einstein, ni Mozart, ni … rien d’ailleurs.. ET C’EST LA CLAAASSSSE..

 

Aucune pression, aucune attente, aucun challenge RIEN. Rien qu’un grand vide reposant. Je regarde courir les gens importants le sourire aux lèvres en peaufinant ma manucure. Et je les plains.

 

Parfois néanmoins, une interrogation m’habite (comme dirait Rocco Siffredi)   : vaut-il mieux avoir connu – même brièvement - l’ivresse des sommets et vivre ensuite le reste de sa vie dans les abimes de l’oubli ou avoir une vie qui ressemble à un long fleuve tranquille mais je jamais ressentir la griserie du POUVOIR… ??

 

Je n’ai pas encore trouvé réponse à cette question.

 

 

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : hauteur, ambition, carrière, réussite, célébrité | |  Facebook | |  Imprimer | |