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19/06/2012

Enlevez-moi le cerveau

Non pas qu'il tienne une place extraordinaire tu sais..

Je suis une fille, blonde et très peu neuronée, faut pas me demander de réinventer le carré de l'hypothénuse.

A priori je suis la débile de service à tous les tests de QI.

Ah juste, nota bene, mon oncle qui était une pointure de la physique et qui a contribué à développer la fibre optique était aussi le débile de service à tous les test de QI.

Un jour je te ferai un billet sur mon incapacité à faire quoi que ce soit, entravée que je suis par le poids de mes ascendants maternels tous BEAUX ET TALENTUEUX.

Mes ascendants paternels étant tous totalement BRINDEZINGUES en revanche.

Ca fait une moyenne.

Mais revenons à nos kangourous. (le kangourou étant le mouton de l'hémisphère sud)

Je voudrais qu'on m'enlève le cerveau.

Cet organe me torture.

Car il tourne, en boucle, tout le temps, en permanence, sans aucun répit. 

Là-haut c'est pire qu'une rame de métro un jour de grève de la CGT.

Les idées se bousculent, se téléscopent, s'affrontent, se cognent, partent, reviennent.

En permanence.

C'est épuisant. Même au niveau du langage, j'ai une furieuse tendance à ne pas finir mes phrases parce que mon cerveau est déjà passé à l'idée suivante.

Parfois même je perds le fil de mes propres histoires, laissant mes interlocuteurs hébêtés, plantés au milieu de nulle part.

Voire je passe pour Alzheimer quand au milieu d'une longue tirade, je leur sors "qu'est-ce que je disais déjà" ?

Ce n'est pas tant que je vire à mamie gaga. C'est juste que mon cerveau est déjà loin, bien loin de ce que ma bouche était en train d'énoncer.

C'est épuisant.

A la fois parce que tu as l'impression d'avoir en permanence une cocotte minute sous le crâne.

Et également parce que plus personne ne veut t'écouter.

En plus tu passes pour une dingue parce que tu parles toute seule.

Et oui, il faut bien évacuer la pression intra-cranienne, sinon il y a risque d'embolie.

Ma vie est misérable. Si encore j'inventais des choses valables intellectuellement ou lucratives, mais même pas.

Je n'arrive à inventer que des imbécilités. Qui font rire mes contemporains, certes, mais ne me rapportent pas grand chose.

Je voudrais arrêter de turbiner du bulbe, je n'en peux plus.

Je suis prête à tout essayer : la lobotomie, le congélateur, la drogue, les films de Bergman, les épinards et même le FOOT si ça peux aider.

Quoique.

Au foot je suis capable de m'arrêter au milieu du terrain en criant "mais où je courais déjà" ? 

Le coach risque de ne pas aimer.

 

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En illustration symbolique, ça pourrait donner ça, effectivement...

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cerveau, idée, pensée, vitesse | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/12/2011

La beauté me paralyse

L'avancée en âge a aussi des avantages.

Par exemple, on s'affranchit parfois des conventions, on prête de moins en moins d'attention à ce que les gens peuvent penser de vous et on gagne en assurance.

Notamment pour affirmer ses convictions.

Il y a un seul moment où cette belle force de caractère vole en éclat dans mon cas.

Mettez-moi devant un exemple de beauté physique, artistique ou matériel et je deviens un monticule de gelée tremblotante totalement incapable d'articuler deux syllabes intelligibles de suite.

Et qui se tortille comme une ado qui vient de voir Robert Pattinson torse nu dans twilight pour la première fois.

 

La beauté me paralyse, me rend stupide voire débile.

 

Je peux pleurer devant un tableau, valser comme un derviche tourneur sous acide sur une chanson, rester la bouche ouverte comme une souris hypnotisée par un cobra devant un paysage (avec le filet de bave qui coule sur le côté). 

Quant à mon attitude devant un beau gosse, même s'il a un QI proche de la moule, je vous laisse imaginer.

Ce qui est paradoxal c'est que l'intelligence me fait l'effet inverse. Je vais essayer d'entrer en compétition avec Einstein en personne si l'occasion se présente. Le défier sur le plan intellectuel est un puissant aphrodisiaque et je n'aurais de cesse de trouver le terrain mental sur lequel je vais pouvoir lui coller une pile.

 

Même s'il est spécialiste d'un domaine où je ne connais absolument rien comme la reproduction des lépidoptères ou la vitesse de pointe des neutrinos.

 

En revanche si le prix Nobel a un physique de top model, je vais le regarder par dessous en battant des cils comme une cagole décerébrée moyenne.

Heureusement pour moi, c'est rarement le cas. Je peux donc continuer à aiguiser mon intellect en toute sérénité, grosso modo.

Oui, je sais c'est cliché. Ce n'est pas parce que tu as un physique de bombe que tu as un QI de trou noir, bien au contraire.

La preuve, regarde moi.. Mouahahahahah (nan je déconne).

 

Ce qui est curieux c'est qu'à mon stade logiquement, ça devrait être tout à fait l'inverse. Je devrais baver devant les phares de la pensée moderne et arrêter de faire l'imbécile devant une oeuvre d'art.

La faute à un déséquilibre probable entre un cerveau rationnel tout à fait rationnel et un cerveau émotionnel resté au stade pré-pubère. Petits cris et gloussements stupides inclus.

Je me ridiculise régul!èrement aux yeux de mes proches ou d'inconnus par un comportement infantile totalement hors de propos, pour peu qu'on me mette un chat mignon sur les genoux.

Mais, comme je le disais en préambule, je prête de moins de moins d'attention à ce que les gens peuvent bien en penser, donc, peu me chaut comme dirait Perceval le Gallois.

En revanche, j'aimerais quand même pour ma dignité personnelle arrêter de me comporter comme une imbécile devant la première belle gueule que je croise.

Quoique, à bien y réflêchir, ça ne m'a pas si mal réussi jusqu'à présent. 

Mais ceci mes petit choux, est une autre histoire..

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : beauté, intelligence, robert pattinson, comportement, cerveau | |  Facebook | |  Imprimer | |

24/11/2010

Depuis hier je suis rassurée sur ma santé mentale

Selon une étude sur le cerveau, les femmes parviennent souvent moins bien à se détendre complètement au point d’oublier tous les soucis du quotidien. Et pour cause, le cerveau féminin aurait une plus faible capacité à se reposer que celui des hommes. Une différence qui trouverait peut-être sa source dans le taux des hormones sexuelles.

C'est exact.

Vous vous avez toujours une pensée qui tourne (on mange quoi ce soir ? Ca me va le rose ou pas ? Où j'ai mis le gosse ?)

Alors que quand vous voyez votre cheuri les yeux vides fixés sur l'ordi, la télé ou un porno, en fait... Il reboote.

Il est inutile de parler à un homme qui reboote. Son système auditif charge la version 4.2.2 et ne peut absorber en même temps vos interrogations existentielles, surtout si elles comportent une alternative du style "on part où cet été ? Mer ou montagne ?


C'est pourquoi les femmes sont toujours plus stressées que les hommes. En plus du fait qu'elles se tapent majoritairement la joie de la gestion du foyer.


Sauf moi, j'en fous pas une, mais en tant que femelle alpha de mère en fille, j'ai appris à manipuler la testostérone et donc à faire bosser le mâle.


La bonne nouvelle (ou pas) toujours selon la même étude c'est que étonnamment,  chez les sujets schizophrènes, ce constat est inversé. L’activité cérébrale des femmes malades ressemble davantage à celle des hommes sains, et inversement.

 

Donc mes chéries, si vous vouler vous la couler douce avec les yeux dans le vide, assise dans le canapé une bière à la main avec des chaussettes sales aux pieds, soyez schizophrènes.

 

Vous pourrez rebooter tranquille, en entendant des voix dans votre tête qui vous ordonnent de massacrer tous les gens habillés en violet. Et en plus avoir plein de drogues gratos, un noeud en cheveux sur la tête et des lunettes peinturlurées....

 

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C'est tentant, non ?

 

Merci à Freddinette qui m'a envoyé l'article évoqué ci-dessus.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cerveau, femme, homme, folie, détente | |  Facebook | |  Imprimer | |