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01/02/2013

Dézinguons un peu quelques spectacles. Ca défoule

Selon mes proches je n'aime rien.

C'est pas faux.

En fait je n'aime rien de ce qu'ils aiment.

Et inversement.

Ca rend parfois la communication difficile.

Notamment avec les 64999999 autres français qui ont vu "Bienvenue chez les ch'tis" alors que tu refuse obstinément d'en visionner la moindre scène.

Pour autant, je ne suis pas snob, vous savez.

Je vais même assez joyeusement voir des trucs que les Inrocks ou Télérama jetteraient au loin en hurlant "HERESIE" car ils rassemblent plus de 23 spectateurs/auditeurs/lecteurs. 

Quand je vais donc voir ces trucs de bon coeur et volontairement d'un pas sautillant en espérant passer un bon moment de détentitude et de rigolitade conjugués, je suis d'autant plus déçue quand ce moment n'est pas au rendez-vous.

Du coup, je dézingue.

Normal.

1ère déception dézinguée : Sister Act la comédie musicale

Très cliente du film d'origine avec Whoopi Goldberg et son choeur de nonnes déchaînées, j'étais plutôt impatiente de voir l'adaptation scénique.

Quand l'occasion d'en faire notre sortie d'équipe pro de fin d'année s'est présentée, je frétillais plutôt d'impatience en attendant que le rideau de se lève en bonne compagnie.

L'impatience s'est rapidement transformée en "ah bon ?" et le "ah bon ?" en "Pfffffff".

Concrètement, je ne suis jamais parvenue à rentrer dans le spectacle.

Pourtant, l'histoire est quasiment la même que dans le film. Mais c'est un peu le seul point de comparaison.

L'action a été ramenée des années 80 vers la période disco (pourquoi, mystère ?)  et  la bande originale de la pièce n'est pas du tout identique à celle du film. Forcément, le film ne comporte que 4 ou 5 chansons alors qu'il en faut beaucoup plus pour la comédie musicale sur scène.

Probablement à cause d'une question de droits, la musique a donc été totalement réécrite mais format comédie musicale de Broadway très classique dirais-je version gentille. Formatée et ultra-banale dirais-je version méchante.

On a que très rarement envie d'aller chanter "Halleluyah" avec le choeur des nonnes 

Les costumes sont atroces, reconstitution de l'époque disco ou pas. On a l'impression que le budget du costumier lui a tout juste permis d'acheter au kilomètre du tissu stretch à paillettes importé de Chine chez Vanoprix à Barbès. (Pour les non-parisiens, Vanoprix était - car il a brûlé - un magasin genre Tati où on pouvait trouver des vêtements bas de gamme).

Les décors ont été visiblement faits par un transfuge de l'Allemagne de l'Est période stalinienne. Les lumières sont mal réglées, vous font mal aux yeux et n'avantagent pas les artistes.

Mais le pire du pire est un espèce d'humour de bazar fait à base de jeux de mots ringards qui te laisse la bouche ouverte avec le filet de bave qui coule au coin.

Tout ceci te donne une impression de "ce sera assez bien pour la ménagère de province qui vient se payer une soirée à la capitale".

Visiblement la pièce a été produite à l'économie et destinée à générer le plus de profit possible. Une des caractéristique du producteur, Stage Entertainment, qui a racheté le théâtre Mogador et y fait tourner ses comédies musicales les unes après les autres. Sister Act ayant succédé au Roi Lion et à Mamma Mia.

Le Roi Lion que j'avais vu ET adoré par contre, tu vois je ne suis pas QUE négativité.

Seul poste positif de la pièce : les chanteurs, qui sont vraiment excellents et méritent le détour.

Je trouve que pour un tarif de billets (en ligne) allant de 42 à près de 200 euros, le rapport qualité-prix n'est pas du tout au rendez-vous. A 200 euros la place  d'ailleurs autant mettre un peu plus cher,  se payer un Eurostar et aller voir à Londres ou la version anglaise qui,  parait-il est nettement supérieure, ou une des autres comédies musicales à l'affiche actuellement.

Après, je n'ai pas non plus le monopole du bon goût et contrairement à moi, d'autres personnes ont beaucoup aimé. A toi de te faire un avis.

Je voudrais aussi terminer en soulignant la paranoïa totale des producteurs qui interdisent strictement toute photo en salle et te font pointer aimablement au laser par les ouvreurs devant tout le monde dès que tu as le malheur de sortir un portable. C'est extrêmement agréable et respecteux du spectateur.

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(La vierge psychédélique derrière elle m'a brouillé la vue pendant plusieurs jours)

 

2ème déception dézinguée : Django Unchained

 

Aaaah le Tarantino. On l'attendait comme le messie. J'étais partagée.

Pour : Tarantino. Je suis cliente. J'aime la dinguerie du gars, même s'il tombe parfois dans la facilité. J'aime ses trouvailles, ses personnages déjantés, ses dialogues interminables, ses scènes de violences artistiques.

Contre : je déteste le western comme genre. Y compris le western spaghetti. Dont je ne trouve regardable que "le bon, la brute et le truand". Point. 

Mais compte tenu du bruissement très favorable autour du film, je suis passée outre mon anti-westernisme et j'ai visionné l'affaire.

L'histoire : dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche.

Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.

Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves et qui est détenue par un grand propriétaire de Louisiane cruel et sadique, Calvin Candie …

Tarantino a voulu rendre un hommage à l'une de ses idoles Sergio Léone en mélangeant les codes du western spaghetti avec une évocation de l'esclavage dans les états du Sud des USA.

Or, pour moi, l'hommage est raté. 

En peu de mots : je me suis irrémédiablement et totalement ennuyée.

Au bout d'une demi-heure j'en avais déjà assez et j'ai vraiment eu du mal à aller jusqu'au bout des 2.45 h du film.

Le film est long, beaucoup trop long et verbeux avec des séquences entières inutiles.

Et surtout, il est autocentré. Visiblement Tarantino se fait plaisir en se regardant filmer. A tel point qu'il en oublie complètement le spectateur.

Alors que dans Pulp Fiction les dialogues sont longs mais jouissifs sorte de ping-pong déjanté entre protagonistes, dans Django, le même procédé finit en monologue verbeux et dormitif.

Même le pauvre Christopher Waltz semble annoner son texte en attendant que le film s'arrête. Quand à la prétendue géniale performance de Di Caprio, je la cherche encore.

A force de vouloir reconstituer l'ambiance et la lumière des westerns spaghettis, Tarantino livre une espèce de carte postale surexposée qui tourne rapidement plus à la caricature qu'à l'hommage.

Comble du ridicule, les scènes de duel à l'arme à feu où on voit littéralement les pots de sauce tomate format 1 kilo exploser sur la poitrine des acteurs.

La BO d'habitude tellement surprenante chez le réalisateur m'a laissée complètement indifférente. 

A trop vouloir copier un de ses maîtres, Tarantino s'est complètement perdu.

Encore une fois, les avis divergent sur le film. Certains spectateurs ont, eux, vraiment adoré au point de parler de chef-d'oeuvre.

Fais-toi ta propre opinion.

 

(BA Allociné)

 

 

 

 

 

 

06:00 Publié dans Cinéma, Sorties, Spectacles | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sister act, django unchained, comédie musicale, tarantino | |  Facebook | |  Imprimer | |

22/01/2010

Le roi Lion : pour rugir de plaisir

(oui bon ok, j’ai emprunté le slogan à une grande marque alimentaire que je citerais uniquement contre sponsoring. Mais on ne peut pas être créative TOUT le temps non plus)..

 

Ce billet va être court et pourrait se résumer une phrase :


Le Roi Lion c’est GENIALISSIME, courrez-y comme un troupeau de gazelles qui a vu une mare d’eau..

 

Et pourtant je ne suis pas très cliente de ce genre en temps ordinaire..

 

Les spectacles musicaux avec grandes envolées lyriques et chanteurs survitaminés qui braillent « Beeeellllle c’est un mot qu’on croiraiiiit inventééééé pour ellllle » (suivez mon regard), me laissent relativement indifférente, voire ….. totalement indifférente.

 

Mais ici franchement l'inquiétude de piquer un roupillon avant l'entracte a disparu au bout de 30 secondes..


L’histoire reprend bien évidemment celle du célèbre dessin animé de Walt Disney (un des premiers vus par mon fils aîné au cinéma, pour la petite histoire)  : sur la terre des lions, Simba est le fils du roi des animaux, Mufasa. Lionceau turbulent et joueur il aime le danger et va donner à son fourbe oncle Scar une idée pour éliminer son frêre Mufasa et s'emparer du trône. Simba, convaincu qu'il est responsable de la mort de son père va s'enfuir de la terre des Lions et rencontrer Timon, le suricate et Pumba le phacochère. Il va grandir auprès des deux compères jusqu'à ce que Nala, sa compagne d'enfance le retrouve par hasard. Arrivera-t-elle à le convaincre de revenir défier son oncle et reprendre sa place de roi ??


La bande originale du film a été enrichie : le spectacle comprend quinze numéros musicaux dont les cinq chansons du long métrage animé écrites par Elton John et Tim Rice. Ces derniers ont composé trois nouvelles chansons dans un style pop-rock. Pour magnifier le contexte africain du livret, de nouvelles chansons, dont des chorales zouloues, ont été spécialement écrites par Lebo M, artiste sud-africain.

 

Tout dans ce spectacle est excellent : chant, danse, décors, costumes animaliers, trouvailles scéniques, marionnettes géantes animées par – ou sur – les danseurs vous font oublier les « humains » sous les animaux.. Et, ce qui ne gâte rien, le plancher de l'orchestre du théâtre à été incliné pour donner une disposition en escalier qui vous permet d'avoir une vision optimale du spectacle sans vous tordre le cou quand votre voisin de devant est grand.



 

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Mention spéciale à la diva afro qui interprète le rôle de la vieille babouine Rafiki et qui a une voix à faire tomber les lustres du théâtre et aux deux petits chanteurs-danseurs trop mignons qui jouent Simba et Nala enfants..


 

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Et pour les mamans qui accompagneraient leur progéniture, je signale que Simba adulte, il est gaulé sévère (plaisir des yeux).. Moi je dis ça, je ne dis rien

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Cerise sur le gâteau de la soirée : on célèbrait le millionnième spectateur qui s'est avéré être une spectactrice. La jeune fille a eu les honneurs de toute la troupe réunie sur scène sous une pluie de confettis et de ballons. En présence de quelques VIP assis à portée de main de nos augustes personnes. Vus, entre autres, Smaïn accompagné d'une grande gigue botoxée aux lèvres de poulpe, Patrice Laffont, Demaison et Alain Prost. Bon c'est pas du perdreau de l'année en terme de pipeule, mais quand même..

Trêve de plaisanterie, je ne peux que vous conseillez encore une fois d'aller voir ce spectacle car ma pauvre description rend bien mal compte de la magie du Roi Lion..

 

Le seul truc que je n'ai pas digéré, c'est qu'e-zabel et son mari étaient mieux placés que nous.. Il va falloir qu'on me donne des explications du pourquoi de cet affront, et rapidement...

 

Vous pouvez voir quelques extraits filmés du spectacle sur le site.

Vous pourrez également y commander des places de 49 à 95 euros (oui, c'est un poil cher, mais vous en aurez pour vos sous).

Théâtre Mogador, 25 rue Mogador, 75009 Paris.

Et merci à l'équipe de Stage Entertainment qui nous a permis d'assister à cette fabuleuse représentation.

Toutes les photos sont (c) Disney - Brinkhoff-Mügenbürg

06:00 Publié dans Spectacles | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : roi lion, mogador, comédie musicale, elton john | |  Facebook | |  Imprimer | |