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28/03/2013

Je ne sais pas m'excuser

Voir passer une pensée du style "s'excuser c'est faire passer sa relation avant son égo".

Méditer.

Réagir spontanément en répondant "je privilégie mon égo, toujours".

Réaliser que le fait de s'excuser m'est assez étranger.

Pourquoi s'excuser d'ailleurs. Mieux vaut réfléchir avant de parler ou de faire.

Une fois qu'une personne est blessée, heurtée, choquée, le mal est déjà fait. Chercher à minimiser ses paroles et ses gestes c'est un peu un pansement sur une artère sectionnée.

Ca ne sert à rien. Ou à pas grand chose.

Il en résultera  un ou une blessé(e) et un ou une dévalorisé(e). Les deux seront mal à l'aise.

Qu'on cherche à se faire pardonner, passe encore, mais qu'on tente d'échapper à des reproches en cherchant à fuir ses responsabilités me dépasse totalement.

Pardon ou fuite, je n'aime ni l'un ni l'autre.

Je ne peux quasiment pas physiquement parlant demander pardon de toutes manières. J'ai passé l'âge et l'envie de revenir sur mes erreurs, mes décisions, mes affirmations, de demander l'avis des gens sur la façon dont je me comporte. Et d'expier mes pêchés comme il est de bon ton chez nos amis catholiques.

Je ne suis pas catholique, l'expiation et moi ne sommes pas compatibles.

Sauf en cas d'énorme boulette professionnelle ou organisationnelle qui plante un nombre appréciable de gens. Et qui serait due à mon incompétence ou à une erreur imbécile.

Sinon, a priori, tu peux toujours attendre que je quémande une absolution de ta part.

J'ai pleinement conscience de mes fautes, ça devrait suffire.

Et si ça ne suffit pas, et bien tant pis.

Je peux vivre avec le regard des autres qui ne comprennent pas mon orgueil insensé.

Mon orgueil insensé et moi-même vous saluons bien au passage d'ailleurs.

A bon entendeur...

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06:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : comportement, excuses, orgueil | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/12/2011

La beauté me paralyse

L'avancée en âge a aussi des avantages.

Par exemple, on s'affranchit parfois des conventions, on prête de moins en moins d'attention à ce que les gens peuvent penser de vous et on gagne en assurance.

Notamment pour affirmer ses convictions.

Il y a un seul moment où cette belle force de caractère vole en éclat dans mon cas.

Mettez-moi devant un exemple de beauté physique, artistique ou matériel et je deviens un monticule de gelée tremblotante totalement incapable d'articuler deux syllabes intelligibles de suite.

Et qui se tortille comme une ado qui vient de voir Robert Pattinson torse nu dans twilight pour la première fois.

 

La beauté me paralyse, me rend stupide voire débile.

 

Je peux pleurer devant un tableau, valser comme un derviche tourneur sous acide sur une chanson, rester la bouche ouverte comme une souris hypnotisée par un cobra devant un paysage (avec le filet de bave qui coule sur le côté). 

Quant à mon attitude devant un beau gosse, même s'il a un QI proche de la moule, je vous laisse imaginer.

Ce qui est paradoxal c'est que l'intelligence me fait l'effet inverse. Je vais essayer d'entrer en compétition avec Einstein en personne si l'occasion se présente. Le défier sur le plan intellectuel est un puissant aphrodisiaque et je n'aurais de cesse de trouver le terrain mental sur lequel je vais pouvoir lui coller une pile.

 

Même s'il est spécialiste d'un domaine où je ne connais absolument rien comme la reproduction des lépidoptères ou la vitesse de pointe des neutrinos.

 

En revanche si le prix Nobel a un physique de top model, je vais le regarder par dessous en battant des cils comme une cagole décerébrée moyenne.

Heureusement pour moi, c'est rarement le cas. Je peux donc continuer à aiguiser mon intellect en toute sérénité, grosso modo.

Oui, je sais c'est cliché. Ce n'est pas parce que tu as un physique de bombe que tu as un QI de trou noir, bien au contraire.

La preuve, regarde moi.. Mouahahahahah (nan je déconne).

 

Ce qui est curieux c'est qu'à mon stade logiquement, ça devrait être tout à fait l'inverse. Je devrais baver devant les phares de la pensée moderne et arrêter de faire l'imbécile devant une oeuvre d'art.

La faute à un déséquilibre probable entre un cerveau rationnel tout à fait rationnel et un cerveau émotionnel resté au stade pré-pubère. Petits cris et gloussements stupides inclus.

Je me ridiculise régul!èrement aux yeux de mes proches ou d'inconnus par un comportement infantile totalement hors de propos, pour peu qu'on me mette un chat mignon sur les genoux.

Mais, comme je le disais en préambule, je prête de moins de moins d'attention à ce que les gens peuvent bien en penser, donc, peu me chaut comme dirait Perceval le Gallois.

En revanche, j'aimerais quand même pour ma dignité personnelle arrêter de me comporter comme une imbécile devant la première belle gueule que je croise.

Quoique, à bien y réflêchir, ça ne m'a pas si mal réussi jusqu'à présent. 

Mais ceci mes petit choux, est une autre histoire..

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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : beauté, intelligence, robert pattinson, comportement, cerveau | |  Facebook | |  Imprimer | |

04/08/2010

Paye ton ado


A la demande générale de deux personnes, je me fends d'un billet sur les ados et leur comportements.



Curieusement, autant on trouve énormément de littérature sur les enfants en bas-âge,  autant l'ado reste un continent mystérieux et peu abordé dans la blogosphère.


Il me parait donc utile de préparer les parents des dits marmots au choc tellurique que représente la poussée pubertaire chez leur progéniture.


Car un jour viendra où ils seront irrémédiablement confrontés au fait que la théorie de l'évolution est légitime : l'ado descend du singe.


La preuve ? Votre fils, à peine sorti des couches, se met un jour à se mouvoir dans votre logis avec la grâce d'un orang-outang en pleine possession de ses moyens : bras aux genoux, crinière en pétard, et odeur délicate faite pour attirer un bataillon de mouches.


Car ses glandes sudoripares se sont mises en route. Malheureusement pour vos narines, il fait comme si il n'en était rien.  En considérant que la salle de bains est la pièce de tous les dangers.


Oui alors, quand il accepte enfin d'en franchir le seuil, il l'occupe durant environ deux heures, jusqu'à ce que la peinture se décolle des murs à cause de l'humidité.


Dans ce dernier cas, il s'en extrait généralement en disant "je sors".


Car la puberté va faire que votre ado subit une perte massive de neurones. Il lui en reste environ 3 polarisés respectivement sur


  • Je sors (donc)
  • Mes potes
  • Je veux fourrer ma langue dans la bouche de quelqu'un

 

 

Abandonnez immédiatement l'espoir qu'il y ait un neurone polarisé sur les études. Et si c'est le cas amenez votre jeune consulter immédiatement. C'est très grave, il faut le traiter sans attendre.


Outre cette perte de neurones, les autres manifestations physiques sont, (liste non exhaustive) :


  • Une léthargie chronique dans la posture dite du rouleau de réglisse : totalement enroulé sur lui-même. La léthargie est assez difficile à combattre. Ceci dit,  elle peut s'interrompre : une sonnerie de portable marche assez bien. Un pot de Nutella agité sous le nez aussi. En cas de forte résistance la phrase "tu peux sortir" vient à bout des cas les plus sévères.


  • Une modification de fréquence vocale assez extraterrestre. Qui va des ultras au infras sons. Avec une épreuve quasi-insupportable pour des oreilles normales : l'hilarité de l'ado. Qui réussit l'exploit d'allier en un seul son braiement d'âne, beuglement d'éléphant de mer, corne de brume et un soupçon de vuvuzela. Je ne peux que vous conseiller d'investir dans les boules quies


  • Une myopie soudaine couplée à des hallucinations visuelles obsessionnelles. Qui conduisent l'ado à vous confondre avec un DAB où il tente en permanence de retirer des billets de 10 euros. "T'as pas 10 euros ?" est quasiment d'ailleurs la seule parole qu'il vous adresse avec "y'a plus de Nutella ?". La myopie étant d'ailleurs aggravée par un débridage capillaire autrement appelé "mêche". Mêche qui DOIT impérativement couvrir l'intégralité des globes oculaires sous peine de hasbinnage total.


  • Un changement radical de régime alimentaire. Qui se compose principalement de Mac Do, de grecs et de Nutella au quintal. Ne tentez surtout pas l'introduction de fruits et de légumes, on risque le choc anaphylactique sévère.


  • Une crispation brusque des fessiers. Qui doivent impérativement être soutenus par dessous par la ceinture du pantalon. En laissant à l'air libre les 2/3 du slip. Cette crispation s'accompagne d'un dérèglement de la température : hyperthermie chronique en hiver ou le sujet sort en tee-shirt par moins douze et refroidissement en été où le must est de se promener en pull quand le thermomètre franchit les trente degrés.


  • Un système nerveux de poulpe, qui le rend totalement hermétique à vos récriminations. Il opposera à vos reproches alternativement un silence hébété ou une seule et unique phrase hurlée en boucle "personne ne me comprend dans cette maison t'façon".


  • Et enfin une incapacité totale à évoluer seul. L'ado vit en groupe en permanence, ou plutôt en grappe. Non seulement il ne bougera pas un orteil s'il est isolé, mais il évolue littéralement collé à ses congénères. Soit en position horizontale : écroulés les uns sur les autres dans une chambre sombre, non aérée avec musique stridente + ordinateur connecté sur facebook + portables en batterie. Soit en position verticale, dans la rue ou autres lieux public. La grappe d'ados évolue plus soudée qu'un pack de rugby. Vraisemblablement parce que ses composants ont l'espoir de fourrer leur langue dans la bouche d'un congénère, sur un malentendu.



Quant aux manifestations habituelles d'affection "maman ze t'aime, tu es la plus belle des mamans" vous pouvez les oublier directement. L'ado souffre également de crises d'allergie violentes à toute tentative de communication affective ou autre, nécessitant l'agitation rapide d'un billet de 10 euros devant son visage pour les calmer. Sauf que parfois, au moment où ça vous arrange le moins (pédicure, mains dans la farine, téléphone avec votre belle-famille), l'ado, oubliant qu'il fait deux mètres et 90 kilos se jette sur vous pour un câlin sauvage qui vous laisse enfoncée dans le sol avec deux côtes fêlées.


Je vous parle de ce que je connais le mieux : la version mâle de la bête.

 

D'après les témoignages des quelques parents qui ont survécu, la version femelle remet elle en question la théorie de l'évolution. Des chercheurs très sérieux affirment qu'elle descend d'un croisement entre la poule et le T-Rex, ce qui explique ses sautes d'humeur et ses caquetages hystériques. Une autre théorie courante, mais pas totalement vérifiée, est qu'elle possède également un neurone de plus que son congénère, neurone qui ne servirait qu'à une seule et unique fonction : choisir des vêtements.


Vous ne pourrez plus dire désormais que vous n'étiez pas prévenus. Prenez votre mal en patience, vous allez rentrer dans un tunnel d'environ 4 ou 5 ans ponctués de crise de nerfs et de conflits nevrotiques. Avec en point d'orgue l'année du bac où vous finirez en ayant perdu la moitié de votre estomac, douze kilos et les derniers restes de votre jeunesse.


Tout ceci mis à part, les ados c'est plutôt sympa, rigolo, inventif et plein d'imagination.


Mais essentiellement quand ce ne sont PAS les vôtres.


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06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (64) | Tags : ados, comportement, nutella, euros | |  Facebook | |  Imprimer | |