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04/04/2011

La semaine du boulet - Chapitre I - Le boulet sentimental

 

Aujourd'hui, début de la grande semaine du boulet où nous allons passer en revue tous les individus qui nous siphonnent notre énergie et nous titillent l'hypophyse à longueur de temps.


Pour démarrer, le boulet sentimental.


J'ai eu, comme tout le monde, à traîner des boulets sentimentaux. Et encore récemment, j'ai du expliquer un peu brutalement à une de mes (désormais ex) copines que ses déboires en boucle commençaient légèrement à me courir sur le haricot. J'en avait fait un billet que je recycle honteusement aujourd'hui.


Parce que se faire plaquer sauvagement par un ou une malotru(te) ça peut arriver à tout le monde.


Mais quand on devient une sérial-plaquée, qui inonde toutes ses relations de ses déboires sentimentaux en boucle, parce qu'on choisit systématiquement des hommes mariés ou qu'on traîne ses conquêtes choisir les alliances au bout de 2 jours de relation, on tombe dans la catégorie... boulet.

 

 

 

Elle : (sanglots) allo (sanglots)


Manu : qu'est-ce qui t'arrives encore (agacement)


Le meuri (en fond) : groumpf


Elle: il n'est pas venu, tu te rends compte, je l'ai attendu toute la soirée, il n'est pas venu. Et il ne m'a même pas appelée.


Manu : ben il a du avoir un empêchement vu la situation.


Elle : Mais il m'avait promis de parler à sa femme. il me l'avait promis. (re sanglots).


Manu : (exaspération) bon écoute, je te l'ai déjà dit, si tu fréquentais AUTRE CHOSE que systématiquement des hommes mariés tu aurais moins de problème.


Elle : mais je l'aime, c'est l'homme de ma vie. Je le sais, c'est le bon cette fois.


Manu : comme les douze fois précédentes.


Elle : je t'assure, il me l'a dit, il va quitter sa femme, il n'y a plus rien entre eux. Le temps de régler deux/trois points pratiques.


Manu : mais bien sur. Et il t'a certainement dit qu'il ne la touchait plus, non ?


Elle : comment tu le sais ?


Manu : parce que les douze précédents t'ont servi la même soupe à la truffe. Et que la truffe, c'est toi.


Elle : tu es odieuse, je te l'ai déjà dit.


Manu : oui, mais je fais comme toi, je n'en tiens pas compte.


Le meuri : groumpf groumpf


Manu : maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai une soupe et une tisane qui m'attendent. Toi tu as tes histoires de fesses, moi j'ai mes histoires de mamie.


Elle : (sanglots) tu es horrible, je te souhaite un jour d'être au fond du trou et de n'avoir personne pour te tendre la main.


Manu : c'est probablement ce qui va arriver. Autre chose ?


Elle : et ce n'est pas la peine de me rappeler.


Manu : ça ne risque pas.


Elle : raccrochement rageur.


Le meuri : y'a quelque chose à la télé ?


Manu : boh, rien, comme d'hab...

 

 

Culotte-de-Bridget-jones.jpg


06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : boulet, sentimental, copine | |  Facebook | |  Imprimer | |

12/01/2011

Donc finalement je suis entourée de boulets....

Après entretien avec un vampire, chapitre II

 

Elle : (sanglots) allo (sanglots)


Manu : qu'est-ce qui t'arrives encore (agacement)


Le meuri (en fond) : groumpf


Elle: il n'est pas venu, tu te rends compte, je l'ai attendu toute la soirée, il n'est pas venu. Et il ne m'a même pas appelée.


Manu : ben il a du avoir un empêchement vu la situation.


Elle : Mais il m'avait promis de parler à sa femme. il me l'avait promis. (re sanglots).


Manu : (exaspération) bon écoute, je te l'ai déjà dit, si tu fréquentais AUTRE CHOSE que systématiquement des hommes mariés tu aurais moins de problème.


Elle : mais je l'aime, c'est l'homme de ma vie. Je le sais, c'est le bon cette fois.


Manu : comme les douze fois précédentes.


Elle : je t'assure, il me l'a dit, il va quitter sa femme, il n'y a plus rien entre eux. Le temps de régler deux/trois points pratiques.


Manu : mais bien sur. Et il t'a certainement dit qu'il ne la touchait plus, non ?


Elle : comment tu le sais ?


Manu : parce que les douze précédents t'ont servi la même soupe à la truffe. Et que la truffe, c'est toi.


Elle : tu es odieuse, je te l'ai déjà dit.


Manu : oui, mais je fais comme toi, je n'en tiens pas compte.


Le meuri : groumpf groumpf


Manu : maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai une soupe et une tisane qui m'attendent. Toi tu as tes histoires de fesses, moi j'ai mes histoires de mamie.


Elle : (sanglots) tu es horrible, je te souhaite un jour d'être au fond du trou et de n'avoir personne pour te tendre la main.


Manu : c'est probablement ce qui va arriver. Autre chose ?


Elle : et ce n'est pas la peine de me rappeler.


Manu : ça ne risque pas.


Elle : raccrochement rageur.


Le meuri : y'a quelque chose à la télé ?


Manu : boh, rien, comme d'hab...

 

 

J'ai légèrement arrangé le dialogue mais grosso modo, l'esprit y est.

Et mon ex-copine a raison, je finirai probablement seule avec mes chats.


furry_phone_ces.jpg

 

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : copine, téléphone, pleurs, engueulade | |  Facebook | |  Imprimer | |

20/01/2009

Blaireau du jour, bonjour..

Dimanche midi, anniv' d'une copine. On se réjouissait à l'avance d'une bonne bouffe et d'un coup à boire en très agréable compagnie d'une vingtaine d'adultes consentants dont quelques inconnus, mais, comme dit l'autre, plus on est de fous..

Et puis les copains de ma copine sont mes copains...

Quoique...

Nous arrivons devant la propriété grande banlieusarde de ma potesse au moment où son meuri (car elle a aussi un meuri) descend de sa voiture. Par l'autre portière s'extrait une... comment dire ... hallucination visuelle. Format joueur de rugby qui aurait arrêté le rugby (c'est à dire que les muscles migrent vers l'avant pour se transformer en cuirasse Kronenbourg), 2 mètres, 100 kilos, des mocassins marron au pied, un jean, une chemise bleue AVEC cravate sous un gilet rose (pétard le rose, genre Paris Hilton) et une casquette de sport bleue délavée, visiblement chinée chez Emmaus.

Un croisement entre Michael Moore et le paysan Creusois en goguette au salon de l'Agriculture..

Ma lèvre inférieure subit un flêchissement imperceptible de quelques centimètres. Et je me dis  "NON MANU, tu ne JUGES pas sur l'apparence, TU DIS BONJOUR, TU NE RIGOLES PAS et tu es une BONNE FILLE".

Ok, on se présente, Manu, bisous, bisous, le meuri, poignée de main... tout ça..

On part s'installer dans le salon pour l'apéro, en saluant les invités déjà arrivés et en attendant ceux qui ne l'étaient pas encore..

Mon instinct de survie me commande de me placer LOIN de l'énergumène sus-décrit. J'ai un assez bon instinct de survie, lié à quelques générations d'ancêtres plus ou moins massacrés.

Et heureusement...

Car à l'autre bout du salon, les plaisanteries graveleuses, hors sujet et pas franchement drôles commencent à jaillir au fur et à mesure que l'apéro - et les verres absorbés - progressent.

Pourtant j'aime plutôt pas mal les plaisanteries pouet-pouet en temps ordinaire, vous avez pu vous en rendre compte..

Arrivée d'un couple de copains dont la moitié masculine est Antillaise, saluée par un "ah voilà les quotas !". Personne ne relève, je dresse l'oreille, mais pense avoir mal interprété le contexte. Nouvelle salve de plaisanteries vaseuses et bruyantes jusqu'à l'arrivée d'un autre couple dont la partie testostéronée est ... Tunisien. Retour des quotas... Petit bruissement dans l'assistance MAIS personne ne réagit. Troisième salve de quotas à l'arrivée d'une copine dont le prénom est un peu exotique...  Au 4ème quota je me lève d'un bond et commence à l'ouvrir... Mais brouhaha aidant personne ne m'entend.

Oui, car quand je m'énerve, j'ai tendance à monter à la charge en oubliant totalement le format de mon interlocuteur. Qu'il soit un bestiau d'un quintal tout en muscles, ceinture noire de Tae-Kwan-Do et moi un yorkshire nain énervé, ne va pas du tout m'arrêter. Mon meuri a l'habitude. Il n'intervient même plus.

La copine assise à mes côtés me tire en revanche par la manche en m'enjoignant  de me rasseoir..  Elle me raisonne en me disant que ce n'est ni l'endroit ni le moment de faire un esclandre. Le maître de maison nous rejoint et je lui fait part de mon étonnement de le voir  fréquenter un boulet pareil. Il me dit de ne pas le prendre ce que dit l'énergumène au pied de la lettre et qu'il ne connait personne d'aussi gentil et timide.

Un peu estourbie par ces révélations, je lui demande "mais qui c'est, ce clampin, au fait ?" Il répond "c'est mon avocat !"

Blanc...

Comme quoi le blaireau se reproduit dans toutes les couches sociales, contrairement à ce qu'on pourrait en penser...

Le repas et l'après-midi se déroulent sur fond de vannes et réflexions toutes plus distinguées et drôles les unes que les autres. Je ferme les écoutilles en faisant abstraction et me concentre sur des conversations VRAIMENT intéressantes et drôles avec mes cop's...

A la fin de l'après-midi, les présents réduits à un petit comité se disent au revoir en se souhaitant bonne route. L'avocat du diable m'empoigne et me plaque au mur en faisant mine de me rouler une pelle, devant mon meuri. Je lui sussurre à l'oreille "tu sais que mon genou est juste à la bonne hauteur, je te conseille vivement de me lâcher, sinon tu vas très bien imiter Mikael Jackson pendant les 5/10 minutes qui viennent"...

La menace s'étant frayée un chemin jusqu'à son cerveau babouinesque, l'hurluberlu me lâche enfin et nous prenons congés...

Renseignements pris, le monsieur, par ailleurs normalement gentil et sympathique a eu une année très difficile sur le plan personnel et a vraisemblablement melangé alcool et médocs ce qui l'a conduit à ces dérapages à répétition. Ce qui peut expliquer, mais pas excuser sa conduite. Et le maître de maison qui le trouvait jusqu'ici gentil comme tout en avait quand même un peu ras-le-bol en fin d'après-midi...

Ceci dit, au niveau professionnel, ce monsieur reste apparemment un très bon avocat..

Et vous, vous en avez eu récemment à faire à des blaireau de ce style ?? (ennA avait fait il y a peu  un article sur le même sujet)...

 

blaireaud%27eurasie.jpg

 

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : boulet, beauf, blaireau, anniversaire, copine | |  Facebook | |  Imprimer | |