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28/05/2013

Je m'emmerde au Club Med' le retour du fils de la revanche

Préambule 1

(oui je refais des préambules comme hier, j'aime bien préambuler en fait)

J'ai pris l'habitude de ne pas répondre aux trolls de tous poils en suivant ainsi le 3ème commandement de l'empire galactique après "Long live and prosper" et "Même pas en rêve Germaine", à savoir "don't feed the troll".

Mais, va savoir pourquoi répondre à celui-ci m'inspire particulièrement.

Préambule 2

J'ai décidé pour une fois d'être lâche, mesquine et sans aucune moralité et de laver mon linge sale en public en clouant au pilori un pauvre contradicteur sans défense pour l'exposer à la vindicte de mes lecteurs qui pourront lui jeter des tomates à loisir.

C'est moche.

Mais jouissif, finalement.

 

Recontextualisons la chose.

Il y a quelques années, je faisais mon dernier probable séjour au Club Med moyen de contenter la famille entre ceux qui voulaient faire du sport, danser jusqu'à l'aube ou buller tranquille. L'expérience s'est révélée plutôt décevante. Décevante étant un euphémisme.

Je me suis un poil lâchée dans un billet au retour pointant les us, coutumes et travers des clients du dit club. Dont je te laisse prendre connaissance

Bon.

Je reçois récemment un mail furieux d'une personne (anonyme évidemment) qui parle d'elle au masculin, d'où la conclusion facile que c'est probablement un homme, qui, se sentant PARTICULIEREMENT et PERSONNELLEMENT INSULTÉ par mon billet tient à m'apprendre la vie, l'amour, les vaches et à me signifier que je suis une odieuse personne xénophobe et immature (dans le texte) qui généralise des rencontres avec des GM détestables à tous les adorables clients du club. Et que j'ai du coup un lectorat probablement constitué d'abrutis congénitaux.

Et me menace même de divers sévices dont procès potentiels pour avoir publié des photos de gens sans leur autorisation.

Je ne reproduit pas ici l'intégralité de ce mail, tu en as à peu près la teneur globale.

1/ Finalement c'est assez ennuyeux à lire 

2/ Je n'ai pas envie de relayer la promotion appuyée du club faite par ce monsieur qui me fait penser dans un accès de paranoïa totale que finalement il n'est pas forcément tout seul à avoir rédigé sa bafouille électronique. J'aime bien imaginer que je suis quelqu'un de tellement important que la Direction du Club aidée des services secrets bulgares appuyés par les Chinois ont décidé de me saper psychologiquement en m'envoyant ce mail.

Le seul truc rigolo sur lequel j'ai failli me faire quand même pipi dessus c'est que mon auteur a trouvé la raison de mon anthipathie décrite donc dans les billets d'origine envers une clientèle assez beauf et relativement ouvertement raciste : le golf. Oui, les golfeurs sont des gens détestables, tout le monde le sait. (du coup c'est moi qui généralise, on note).

Mais je vais y répondre.

Immature psychologiquement, oui, totalement, j'ai 12,5 ans pour le restant de ma vie ce qui me pose d'ailleurs de légers problèmes avec mon entourage qui lui mûrit alors que je reste bloquée au stade adolescent ad vitam aeternam.

Xénophobe aussi. Oui, je suis xénophobe envers les cons. Je le concède, on devrait tous les renvoyer dans leurs pays respectifs en charters. La France serait tellement plus belle si on restait entre gens intelligents, débarrassés de tous les cons qui viennent manger notre pain et siphonner nos allocations familiales.

Cher ami, si vous vous sentez personnellement visé, j'en suis absolument navrée. Ceci dit, quand on se sent PERSONNELLEMENT visé, psychologiquement, je ne veux rien dire mais c'est un poil borderline. Si je devais me sentir PERSONNELLEMENT visée par tous les gens qui écrivent des billets assassins sur les méchants qui tapent sur les gentils clients du club med' je serais actuellement internée à Saint-Anne sous dose massive de propofol.

Ce billet dont j'ai volontairement grossi le trait au deuxième degré n'a pas pour but de généraliser mais de raconter l'ambiance et une clientèle que j'ai perçues comme réellement antipathiques lors de ce séjour, golf ou pas.

Vous n'y étiez pas, vous vous permettez donc de juger une situation que vous n'avez pas connue. Comme moi je me permet de juger un système qui ne me convient plus.

J'en parle d'autant plus à l'aise que j'ai été une fidèle cliente du Club Med' (et d'autres). Moi-même et ma famille en conservons d'ailleurs d'excellents souvenirs. Je n'ai juste plus envie qu'on m'appelle toutes les deux minutes pour faire des jeux piscines, la compétition de pétanque, ou le spectacle des GM. Et je n'ai plus envie de partager mon petit déjeuner avec 250 personnes en faisant la queue au stand crêpes.

Mais encore une fois c'est certainement parfait pour des gens qui aiment la convivialité, le contact et des parents qui veulent un peu de tranquillité pendant que leurs enfants martyrisent les GO du mini-club.

Notez également, cher ami, que je tiens à garder un vouvoiement de bon aloi entre nous, alors que je tutoie facilement le reste de mon lectorat. Vous en tirerez les conclusions qui vous arrangent, apparemment vous vous débrouillez très bien dans ce domaine.

Vous dites pour terminer votre lettre cybernétique que vous ne supportez ni la violence gratuite, ni la bêtise humaine sur internet, je crois que vous venez en produire un excellent exemple. 

Sans aucun second degré, en revanche, de votre côté, j'en ai peur.

Néanmoins, comme j'ai le coeur aussi généreux que désinvolte, je vous autorise à protester vigoureusement à la lecture de ce billet.

Pas certain que je réponde cette fois, par contre.

Vous me faites peur, et je suis lâche comme je l'ai mentionné plus haut.

Et surtout j'ai autre chose à faire.

Comme avoir une vie ou organiser des vacances notamment. Et pas au Club Med'...

DSC00200.jpg

Tiens  par exemple c'était tellement mieux...

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : club med, réclamation, polémique, séjour, vacances, déception | |  Facebook | |  Imprimer | |

29/05/2012

Un film qui ne tient pas ses prométheus

Dans notre société postmoderne et consommatrice il est assez peu envisageable désormais de diffuser un produit culturel sans une promotion appuyée.

Enfin, culturel, quand tu parles d'un disque de Christophe Maé ou d'un bouquin de Lévy, c'est beaucoup dire.

C'est le jeu ma pauvre Lucette, et, après tout, on peut s'en accomoder plus ou moins.

Mais parfois tu t'en accomodes moins.

C'est le cas quand, par exemple, les acteurs d'un film qui va visiblement être le nanard intersidéral de l'année sont invités dans absolument tous les talk-shows possibles et imaginables sauf le journal du hard. Et encore.

Et que tu entends 675 fois de suite raconter le pitch du chef-d'oeuvre suivi de "ce film est tellement drôle" "l'équipe de tournage est une seconde famille" "les scénaristes ont fait un travail formidable" "c'est le meilleur tournage de toute ma carrière".

C'est un tantinet usant, voire casse-bonbons, voire insupportable. A priori, en ce qui me concerne, ce rouleau compresseur à toutes les chances de me dissuader à jamais d'aller voir ou écouter le chef-d'oeuvre impérissable qu'on tente de me fourguer.


Mais parfois une promotion moins frontale et plus subtile porte à tes oreilles le doux bruit d'un chef-d'oeuvre à venir qui te ferait quitter ton fauteuil et ta télé pour retourner exceptionnellement partager ton pop-corn avec de jeunes zazous encapuchés dans une salle de cinéma. Qui saluerait la chose d'un "oueche, trop de la bombe l'actrice, c'est quoi son nom ?"


Et fait que tu l'attends, ce chef-d'oeuvre, avec l'impatience du lapin qui attend une carotte.

Comme les trois quarts des fans de sci-fi, de cinéma et toute la geekosphère en folie qui se passe en boucle la bande annonce.


Surtout que ce chef-d'oeuvre est réalisé par l'homme qui a commis un de tes films de chevet : Blade Runner. 

Rien que pour celà, il figure dans ton panthéon personnel à côté de Fred Astaire, de Barry White et de la personne qui a inventé le financier au thé vert.


Ce préambule gigantesque pour te dire que oui, j'attendais Prométhéus de Ridley Scott, avec une impatience non dissimulée et que j'étais prête à casser ma tirelire pour aller le voir le plus tôt possible.

Voire à proposer des gâteries buccales au distributeur contre une avant-première (sans aucun succès d'ailleurs, mon égo en a drôlement pris un coup).

En plus d'être censé être un chef-d'oeuvre métaphysico-visuel, le film se voulait un prequel et une clé explicative à la saga Alien. Et tu sais qu'une des passion des geeks c'est de chercher le pourquoi du comment de trucs totalement fictionnels et absolument inutiles comme le pourcentage de gênes humains dans l'ADN de Mr Spock.


Il y avait juste une petite voix à l'arrière de mon cortex qui me sussurrait "méfiance, Josiane, prends l'avis de gens autorisés qui ont vu le film avant de te précipiter".


Ce que j'ai fait hier donc, auprès de gens ayant EUX eu la chance d'être invités à une avant-première. On ne leur demandera pas quelles faveurs ils ont dispensé pour en arriver là d'ailleurs.

Et que le couperet est tombé sec et impitoyable

"visuellement, ça tient le choc. Traitement de l'histoire, zéro. Grosse désillusion".

Mesure ma déception, camarade. J'en aurais presque pleuré de désespoir en jetant de dépit ma collection d'objets Star Wars.


Ce sera donc une bonne leçon pour ne plus écouter les sirènes du marketing quand il s'agit de production artistique s'il m'en fallait encore une.

Et de m'en remettre plutôt à mon instinct ou aux avis de mes proches. Enfin ceux qui ont les mêmes goûts que moi. C'est à dire a priori personne.


Et j'attendrais probablement un DVD (ou un streaming, hein, coucou Hadopi) pour visionner Michael Fassbender en androïde.


Je ne vais pas mettre 10 euros, plus le pop corn ET faire la queue pendant des siècles pour voir un truc mitigé, non ?

Je suis bloggeuse, merde, quoi.

prometheus_ridley_scott.jpg

Et par ici l'avis de Céline Crespin qui, elle, l'a déjà vu. Comme je l'ai dit plus haut, on ne lui demandera pas ce qu'elle a fait pour être invitée à l'avant-première, hein...

06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : prometheus, blade runner, ridley scott, critique, déception, star wars | |  Facebook | |  Imprimer | |